Glossaire de physiothérapie
Les mots de la physiothérapie expliqués simplement, de A à Z, par les physiothérapeutes de Physioactif. Appuyez sur un mot pour lire sa définition.
Abducteurs
Muscles qui écartent un membre du centre du corps, par exemple ceux qui éloignent la cuisse sur le côté. À la hanche, ce sont surtout le moyen et le petit fessier, que le physiothérapeute évalue et renforce souvent pour une douleur à la hanche ou à l’avant du genou.
Acide lactique
Substance que les muscles produisent pendant un effort intense. Contrairement à une croyance répandue, il ne cause pas les courbatures, ces douleurs musculaires qui apparaissent le lendemain d’un effort inhabituel.
Acromio-claviculaire
Qui concerne l’articulation au sommet de l’épaule, entre la clavicule et l’acromion, la partie de l’omoplate qui forme le toit de l’épaule. Une chute directement sur l’épaule peut y causer une entorse, c’est-à-dire une blessure des ligaments qui tiennent ces deux os ensemble.
Acromion
Partie de l’omoplate qui avance au-dessus de l’épaule et en forme le toit. Les tendons de la coiffe des rotateurs et une petite poche de liquide, la bourse, glissent sous lui quand on lève le bras.
Adducteurs
Groupe de cinq muscles à l’intérieur de la cuisse qui ramènent la jambe vers le centre du corps, vers l’autre jambe. Ils s’attachent au bassin près de l’aine, et leurs blessures sont fréquentes dans les sports avec des changements de direction rapides, comme le soccer.
Aigu
Se dit d’une douleur ou d’un problème récent, présent depuis peu de temps, et non d’une douleur forcément intense. Pour le dos, on parle souvent de douleur aiguë avant six semaines, de douleur subaiguë entre six et douze semaines et de douleur chronique au-delà.
Aiguilles sèches
Technique, appelée aussi dry needling ou aiguilletage, qui consiste à introduire de fines aiguilles dans un muscle sans injecter de produit. Physioactif ne l’offre pas, car on considère qu’elle soulage surtout les symptômes.
Allodynie
Douleur ressentie lors d’un contact qui ne fait normalement pas mal, comme le frottement d’un vêtement ou un toucher léger. Le physiothérapeute la recherche à l’examen, notamment quand la douleur semble liée à un nerf ou à un système nerveux devenu plus sensible.
Anneau fibreux
Partie externe d’un disque entre deux vertèbres, faite de couches de fibres solides qui entourent et retiennent le centre mou du disque. Une hernie discale survient quand une partie de ce centre passe à travers une fissure de l’anneau.
Aponévrose
Nappe épaisse et résistante de tissu fibreux qui enveloppe des muscles ou leur sert d’attache. Sous le pied, l’aponévrose plantaire va du talon à la base des orteils et soutient l’arche; c’est elle qui est touchée dans la fasciite plantaire.
Approche biopsychosociale
Façon de comprendre et de soigner un problème de santé en tenant compte du corps, des pensées et des émotions, et du contexte de vie, comme le sommeil ou le travail. En physiothérapie, elle guide surtout le suivi des douleurs qui durent, en combinant l’exercice, l’enseignement sur la douleur et l’ajustement des activités.
Arthroplastie
Chirurgie qui remplace une partie ou la totalité d’une articulation abîmée par une prothèse, c’est-à-dire une articulation artificielle. Les plus connues sont les prothèses de hanche et de genou, et un programme d’exercices accompagne souvent la récupération.
Arthroscopie
Chirurgie faite par de petites incisions, avec une petite caméra et des instruments glissés dans l’articulation. Pour certains problèmes du genou liés à l’âge, comme une déchirure du ménisque apparue sans accident, les études ne lui trouvent pas d’avantage sur un traitement sans chirurgie.
Articulation facettaire
Petite articulation à l’arrière de chaque vertèbre, de chaque côté, qui relie une vertèbre à la suivante et guide le mouvement de la colonne. Ses changements avec l’âge sont fréquents et souvent présents sans douleur, et aucun test simple ne confirme qu’elle cause une douleur au dos.
Articulation temporo-mandibulaire
Articulation qui relie la mâchoire inférieure au crâne, juste devant chaque oreille, et qui permet d’ouvrir la bouche, de mâcher et de parler. On l’appelle souvent ATM; ses troubles peuvent causer de la douleur à la mâchoire, des bruits ou une difficulté à ouvrir la bouche.
Auto-efficacité
Confiance d’une personne en sa capacité à faire une chose difficile, par exemple rester active ou faire ses exercices malgré la douleur. Une plus grande auto-efficacité est associée à moins de douleur et de limitations, et de petits succès répétés peuvent la renforcer.
Bandelette ilio-tibiale
Bande épaisse de tissu fibreux qui descend sur le côté externe de la cuisse, du bassin jusqu’au tibia, l’os de la jambe, juste sous le genou. Chez les coureurs, une douleur sur le côté externe du genou peut venir de la région située sous cette bande, mais sa cause exacte reste incertaine.
Biomécanique
Étude des forces et des mouvements du corps, par exemple la façon dont le pied absorbe les chocs ou dont la rotule glisse quand le genou plie. En physiothérapie, l’analyse de la biomécanique aide à comprendre ce qui charge un tissu, sans expliquer à elle seule la douleur.
Bourse séreuse
Petite poche mince remplie de liquide, placée entre un os et un tendon, un muscle ou la peau pour réduire le frottement pendant le mouvement. On en trouve notamment sous la pointe osseuse de l’épaule, sur le côté de la hanche et à la pointe du coude.
Calcanéum
Os du talon, le plus gros os du pied. Le tendon d’Achille s’attache à son arrière, et la bande de tissu fibreux qui soutient l’arche du pied s’attache dessous: ce sont deux endroits où la douleur au talon est fréquente.
Calcification
Dépôt de calcium qui se forme dans un tissu mou, comme un tendon de l’épaule, et qui se voit à la radiographie. Il ne cause pas toujours de douleur et il peut disparaître de lui-même avec le temps.
Canal carpien
Passage étroit à l’avant du poignet, formé par les petits os du poignet et un ligament épais, où passent le nerf médian et des tendons qui plient les doigts. Quand le nerf y est comprimé, on parle de syndrome du canal carpien, qui cause des engourdissements dans la main.
Canal rachidien
Tunnel formé par les vertèbres empilées, qui loge et protège la moelle épinière et les racines nerveuses. Son rétrécissement s’appelle une sténose; dans le bas du dos, il peut causer des douleurs ou des engourdissements dans les jambes à la marche.
Capsule articulaire
Enveloppe solide et souple qui entoure une articulation et contient le liquide qui l’aide à glisser. Elle aide à stabiliser l’articulation; quand elle s’épaissit et se resserre, comme dans la capsulite de l’épaule, l’articulation devient raide.
Cartilage
Tissu lisse et ferme qui recouvre le bout des os dans une articulation et les aide à glisser l’un sur l’autre en répartissant les charges. Il n’a ni nerfs ni vaisseaux sanguins: il se nourrit du liquide de l’articulation, et le mouvement favorise ces échanges.
Catastrophisme
Tendance à penser au pire face à la douleur, à y penser sans arrêt et à se sentir impuissant devant elle. Ce n’est pas un signe de faiblesse; il est associé à une douleur plus intense et peut se travailler en traitement.
Centralisation
Recul de la douleur ressentie dans un bras ou une jambe vers le centre, c’est-à-dire vers le cou ou le bas du dos, pendant des mouvements répétés ou des positions maintenues. Le physiothérapeute s’en sert comme repère, car elle est souvent associée à une évolution favorable.
Chaîne cinétique
Idée selon laquelle les parties du corps sont reliées dans le mouvement, de sorte que ce qui se passe à une articulation influence les autres, par exemple la cheville, le genou et la hanche. En physiothérapie, on regarde donc parfois au-delà de la région douloureuse, comme la hanche pour une douleur au genou.
Claudication neurogène
Douleur, engourdissements ou faiblesse dans les jambes qui apparaissent ou augmentent à la marche ou debout, et qui diminuent quand on s’assoit ou qu’on se penche vers l’avant. C’est le symptôme typique de la sténose spinale lombaire, un rétrécissement du canal où passent les nerfs dans le bas du dos.
Co-contraction
Contraction de deux muscles en même temps, par exemple quand ceux qui entourent une articulation se contractent ensemble pour la raidir. Elle protège parfois une articulation blessée, et certains exercices l’entraînent pour mieux contrôler le tronc.
Cognitivo-comportemental
Se dit d’une approche qui aide à repérer et à ajuster les pensées, les émotions et les habitudes qui entretiennent un problème, comme une douleur qui dure. La thérapie cognitivo-comportementale est une forme de psychothérapie; en physiothérapie, certaines de ses stratégies s’ajoutent à l’exercice et à l’enseignement sur la douleur.
Coiffe des rotateurs
Groupe de quatre muscles de l’épaule, le supra-épineux, l’infra-épineux, le petit rond et le sous-scapulaire, dont les tendons entourent la tête de l’humérus, l’os du bras. Ils aident à lever et à tourner le bras et gardent l’articulation centrée pendant le mouvement.
Collagène
Protéine qui forme des fibres très résistantes et qui compose une grande partie des tendons, des ligaments, de la peau et du cartilage. Après une blessure, le corps fabrique du nouveau collagène, et une reprise graduelle des mouvements peut aider ces fibres à s’organiser dans le sens des efforts.
Comorbidité
Autre problème de santé présent en même temps que celui qu’on traite, par exemple le diabète chez une personne qui consulte pour son genou. Certaines comorbidités, comme le diabète ou l’obésité, peuvent ralentir la récupération.
Concentrique
Se dit d’une contraction où le muscle se raccourcit en travaillant, par exemple le biceps quand on plie le coude pour lever une charge. C’est l’inverse de la contraction excentrique, où le muscle freine un mouvement en s’allongeant.
Condyle
Bosse arrondie au bout d’un os, qui s’emboîte ou glisse dans une articulation. Par exemple, le bout de la mâchoire bouge juste devant l’oreille, et le condyle externe du fémur, l’os de la cuisse, forme la bosse sur le côté externe du genou.
Contracture
Muscle qui reste contracté ou raccourci malgré soi. Le mot décrit ce qu’on ressent ou ce qu’on observe, mais il ne dit ni quelle est la blessure ni combien de temps elle durera.
Contre-indication
Situation où un traitement ou une technique est déconseillé pour une personne, parce qu’il pourrait lui nuire. Le physiothérapeute les vérifie avant de choisir ses techniques, par exemple avant certaines manipulations du cou.
Controlatéral
Qui se trouve de l’autre côté du corps. Par exemple, dans un test pour une hernie discale au bas du dos, lever la jambe qui ne fait pas mal peut réveiller la douleur dans la jambe atteinte.
Coracoïde
Petite saillie de l’omoplate, en forme de crochet, qui avance à l’avant de l’épaule sous la clavicule. Des ligaments la relient à la clavicule, et ils sont déchirés dans les entorses graves du sommet de l’épaule.
Corticostéroïde
Médicament de la famille de la cortisone qui diminue l’inflammation, donné en comprimés ou en injection dans une articulation ou près d’un tendon. L’injection soulage souvent à court terme, mais son effet est temporaire et ses risques se discutent avec le médecin.
Courbatures
Douleurs musculaires qui suivent un effort inhabituel; elles commencent souvent de 12 à 24 heures après et sont souvent les plus fortes entre 24 et 72 heures. Elles diminuent en quelques jours et ne mesurent pas la qualité de l’entraînement.
Crânio-cervical
Qui concerne la jonction entre le crâne et le haut du cou. La flexion crânio-cervicale consiste à rentrer le menton, comme pour faire un double menton, afin de renforcer les muscles profonds du cou.
Cyphose
Courbure arrondie du haut du dos, normale à cet endroit de la colonne. Quand elle s’accentue, on parle de dos rond ou voûté, ce qui peut arriver après des fractures de vertèbres liées à l’ostéoporose, une fragilité des os.
Cytokines
Petites substances que les cellules de défense du corps utilisent pour communiquer entre elles. Certaines, comme les interleukines, participent à l’inflammation, la réaction du corps à une blessure ou à une infection.
Décubitus
Position couchée, précisée selon la partie du corps qui repose sur la table ou le lit. On parle de décubitus dorsal sur le dos, de décubitus ventral sur le ventre et de décubitus latéral sur le côté.
Densité osseuse
Quantité de minéraux dans les os, qui donne une idée de leur solidité et se mesure par un examen appelé DEXA. Une densité basse augmente le risque de fracture, et les exercices de renforcement aident à la maintenir.
Désensibilisation
Traitement qui aide une région devenue trop sensible, souvent la peau, à mieux tolérer le toucher. On y applique des contacts bien tolérés, puis on les augmente peu à peu.
Discectomie
Chirurgie qui retire la partie d’un disque sortie de sa place et qui appuie sur un nerf. Quand elle se fait par une petite incision, on l’appelle microdiscectomie, et elle peut soulager rapidement les personnes dont les symptômes justifient une chirurgie.
Dorsiflexion
Mouvement qui remonte le pied vers le tibia, l’os de la jambe; l’inverse s’appelle la flexion plantaire. Le physiothérapeute la mesure souvent, par exemple pour un problème au tendon d’Achille ou une fasciite plantaire.
Douleur neuropathique
Douleur causée par une lésion ou une maladie du système nerveux qui transmet les sensations, par exemple un nerf comprimé, le diabète, le zona ou une atteinte de la moelle. Des brûlures, des chocs électriques ou des picotements peuvent orienter l’évaluation, mais ne suffisent pas à la confirmer.
Douleur nociplastique
Douleur réelle liée à un système nerveux devenu plus sensible, sans blessure des tissus ni lésion ou maladie du système nerveux qui l’explique clairement. On la rencontre dans certaines douleurs qui durent depuis plus de trois mois, comme la fibromyalgie, et un examen normal ne suffit pas à la confirmer.
Douleur référée
Douleur ressentie à un autre endroit que la région qui a un problème. Par exemple, un problème à la hanche ou au bas du dos peut se faire sentir dans la cuisse.
Drapeaux rouges
Signes rares qui peuvent indiquer un problème sérieux et qui demandent une évaluation médicale rapide. Par exemple, une douleur intense qui ne diminue pas au repos ou une faiblesse qui s’aggrave rapidement.
Dyskinésie scapulaire
Variation du mouvement de l’omoplate quand on bouge le bras. Elle est fréquente même sans douleur: une revue l’a observée chez 48 % des personnes sans symptômes et chez 60 % des personnes avec des symptômes.
Dyspareunie
Douleur répétée ou persistante pendant les relations sexuelles, quelle qu’en soit la cause. Une évaluation en physiothérapie du plancher pelvien, les muscles au bas du bassin, peut faire partie des options de traitement.
Dysplasie
Partie du corps qui s’est formée de façon anormale pendant la croissance. Par exemple, une hanche qui s’emboîte mal à la naissance, ou une rainure peu creusée à l’avant du genou, là où glisse la rotule, qu’on appelle dysplasie trochléenne.
Dyssynergie
Manque de coordination entre des muscles qui devraient travailler ensemble. Dans la dyssynergie de la défécation, les muscles au bas du bassin se contractent ou ne se relâchent pas au moment d’aller à la selle, ce qui peut causer de la constipation.
Échelle de Borg
Outil qui sert à noter soi-même l’effort ressenti pendant une activité, sur une échelle qui va d’un effort très léger à un effort maximal. Le physiothérapeute s’en sert pour régler l’intensité des exercices selon ce que vous ressentez, sans appareil de mesure.
Éducation thérapeutique à la neuroscience de la douleur
Enseignement qui explique comment le système nerveux et le cerveau participent à la douleur, et pourquoi son intensité ne mesure pas à elle seule l’état des tissus. En physiothérapie, il s’ajoute habituellement à l’exercice et à la reprise graduelle des activités pour aider à mieux comprendre et gérer une douleur qui dure.
Électrodiagnostic
Ensemble d’examens qui étudient le fonctionnement des nerfs et des muscles à l’aide de l’électricité. Ils comprennent l’étude de la conduction nerveuse, qui fait passer un faible courant dans les nerfs, et l’électromyographie, qui mesure l’activité électrique des muscles.
Électromyographie
Examen, souvent abrégé EMG, qui mesure l’activité électrique des muscles avec de petits capteurs ou de fines aiguilles. Il aide le médecin à préciser certaines atteintes des nerfs ou des muscles, par exemple dans le syndrome du canal carpien.
Électrothérapie
Soins faits avec des appareils qui envoient un faible courant électrique dans le corps par de petites pastilles collées sur la peau; le plus connu est le TENS. Physioactif n’utilise aucun appareil d’électrothérapie, y compris pour le plancher pelvien, car leurs bienfaits restent incertains dans la recherche.
Endurance musculaire
Capacité d’un muscle à travailler longtemps ou à répéter un effort sans se fatiguer trop vite, par exemple pour marcher longtemps ou monter plusieurs étages. Le physiothérapeute l’entraîne souvent vers la fin de la réadaptation, en plus de la force, pour préparer le retour au travail ou au sport.
Épicondyle
Bosse osseuse de chaque côté du coude, au bout de l’humérus, l’os du bras. Les tendons des muscles qui bougent le poignet et les doigts s’y attachent, et c’est là que se situe l’épicondylite, un problème de ces tendons parfois associé à des efforts répétés.
Espace sous-acromial
Petit espace sous l’acromion, la partie de l’omoplate qui forme le toit de l’épaule, où glissent des tendons de l’épaule et une bourse, une petite poche de liquide. Les changements de cet espace vus à l’imagerie sont fréquents, même chez des personnes qui n’ont aucune douleur.
Excentrique
Contraction d’un muscle qui s’allonge tout en travaillant pour freiner un mouvement, comme les cuisses quand on descend un escalier. Les exercices excentriques servent en réadaptation de certains tendons et de certaines blessures musculaires, par exemple un claquage des ischio-jambiers.
Exposition graduelle
Méthode qui consiste à reprendre par étapes une activité ou un mouvement qui fait peur ou que vous évitez, en commençant par une version bien tolérée. Le physiothérapeute vous accompagne pour augmenter peu à peu la difficulté selon vos symptômes, afin de retrouver confiance et activité.
Fascia
Tissu mince qui enveloppe et relie les muscles et d’autres structures du corps, en couches qui permettent aux tissus de glisser entre eux. Sous le pied, le fascia plantaire soutient l’arche; chez Physioactif, les soins ne reposent pas sur l’idée de libérer le fascia.
Fémoro-acétabulaire
Qui concerne l’articulation de la hanche, entre la tête du fémur, l’os de la cuisse, et l’acétabulum, le creux du bassin où elle s’emboîte. Le conflit fémoro-acétabulaire associe une forme particulière de ces os à une douleur, souvent à l’aine, et peut se traiter par des exercices ou parfois par une chirurgie.
Fémoro-patellaire
Qui concerne l’articulation entre la rotule et le fémur, l’os de la cuisse. La douleur fémoro-patellaire, autour ou derrière la rotule, dépend de plusieurs facteurs, dont les efforts que reçoit le genou, et augmente souvent dans les escaliers, en squat ou en position assise prolongée.
Fessiers
Groupe de trois muscles de la fesse et du côté de la hanche: le grand, le moyen et le petit fessier. Ils ramènent la cuisse vers l’arrière, l’écartent du corps et gardent le bassin stable quand vous marchez ou tenez sur une jambe.
Fibres musculaires
Cellules longues et minces qui forment les muscles et qui peuvent se contracter, c’est-à-dire se raccourcir pour produire un mouvement. Certaines résistent mieux à la fatigue et d’autres produisent plus de force rapidement; un claquage est une déchirure d’une partie de ces fibres.
Fibroblaste
Cellule qui fabrique le tissu de soutien du corps, surtout le collagène, une protéine qui forme des fibres résistantes. Après une blessure, par exemple à un ligament, les fibroblastes produisent le tissu de réparation, qui s’organise peu à peu au fil des semaines.
Fibrocartilage
Cartilage renforcé de fibres solides, plus résistant que le cartilage lisse qui recouvre le bout des os. On le trouve notamment dans les ménisques du genou, dans le disque de la mâchoire et à l’avant du bassin, où il aide à supporter les efforts.
Fibrose
Accumulation de tissu fibreux, semblable à du tissu de cicatrice, qui rend un tissu plus épais ou moins souple. On en observe par exemple dans la capsule de l’épaule lors d’une capsulite; la fibrose kystique, elle, est une maladie héréditaire distincte, malgré son nom.
Flexion plantaire
Mouvement qui pointe le pied et les orteils vers le bas, comme pour se mettre sur la pointe des pieds; l’inverse s’appelle la dorsiflexion. Les muscles du mollet produisent ce mouvement par le tendon d’Achille, qui aide à pousser le corps vers l’avant pendant la marche, la course et le saut.
Foramen
Ouverture dans un os, par laquelle passent des nerfs ou des vaisseaux sanguins. Dans la colonne, le foramen intervertébral est le passage sur le côté, entre deux vertèbres, par lequel sortent les racines nerveuses, la partie des nerfs la plus proche de la colonne.
Gastrocnémien
Muscle le plus en surface du mollet, celui qu’on voit quand on monte sur la pointe des pieds; on l’appelle aussi les jumeaux. Il s’attache au talon par le tendon d’Achille, comme le soléaire, situé plus en profondeur, et il est souvent touché dans un claquage du mollet.
Gléno-huméral
Qui concerne l’articulation principale de l’épaule, entre la tête de l’humérus, l’os du bras, et la glène, un creux peu profond de l’omoplate. C’est l’articulation qui permet les grands mouvements du bras, et celle qui devient raide dans une capsulite.
Grand trochanter
Grosse bosse osseuse du haut du fémur, l’os de la cuisse, que l’on sent sur le côté de la hanche. Plusieurs tendons des fessiers s’y attachent, et une douleur à cet endroit peut impliquer ces tendons ou, parfois, une bourse, un petit coussin de liquide.
Hallux
Mot médical qui désigne le gros orteil, formé de deux petits os appelés phalanges. On le retrouve surtout dans l’expression hallux valgus, une déviation du gros orteil vers les autres orteils, souvent appelée oignon, qui peut être présente sans douleur.
Hyperactivité musculaire
Muscle qui reste trop actif ou trop contracté, même au repos, et qui a de la difficulté à se relâcher. Au plancher pelvien, les muscles au bas du bassin, on parle aussi d’hypertonicité; le traitement peut alors viser d’abord la détente et la coordination plutôt que le renforcement.
Hyperalgésie
Douleur plus forte que prévu quand on reçoit une stimulation qui fait normalement un peu mal, comme une piqûre ou une pression ferme. Le physiothérapeute la recherche à l’examen, car elle peut indiquer un système nerveux devenu plus sensible.
Hypersensibilité
Sensibilité plus grande que la normale au toucher, à la pression, au mouvement, à la chaleur ou au froid. Elle peut accompagner une douleur liée à un nerf ou une douleur qui dure, quand le système nerveux réagit plus fort qu’avant, un peu comme une alarme devenue trop sensible.
Hypertonie
Tension trop élevée d’un muscle au repos: le muscle résiste davantage quand on bouge le membre, ou reste trop tendu. Chez l’enfant ou après une atteinte du système nerveux, c’est un signe à évaluer, pas un diagnostic; au plancher pelvien, elle désigne des muscles trop tendus qui se relâchent mal.
Hypervigilance
Attention très soutenue et inquiète portée aux sensations du corps ou aux mouvements, comme surveiller sans arrêt sa douleur. Le physiothérapeute peut l’aborder avec vous, tout comme la peur de bouger et l’évitement de certaines activités, quand une douleur dure.
Hypoalgésie
Douleur moindre que prévu face à un pincement, une pression ou une chaleur qui fait normalement mal. En physiothérapie, le mot désigne souvent la baisse de sensibilité mesurée juste après un exercice ou une technique faite avec les mains; son ampleur varie d’une étude à l’autre et ses mécanismes restent incertains.
Hypotonie
Tension trop basse d’un muscle au repos: le muscle offre moins de résistance quand on bouge le membre, et un bébé peut sembler mou. C’est un signe à évaluer et non un diagnostic, et une baisse de tonus ne veut pas dire automatiquement une perte de force.
Hystérectomie
Chirurgie qui retire l’utérus, l’organe dans lequel se développe une grossesse, faite par un gynécologue. Des études observent un lien avec les fuites d’urine, sans prouver que la chirurgie les cause; la physiothérapie du plancher pelvien, les muscles au bas du bassin, peut ensuite aider.
Idiopathique
Se dit d’un problème de santé dont aucune cause n’a été trouvée, après avoir cherché les autres explications possibles. Par exemple, une capsulite de l’épaule ou une marche sur la pointe des pieds chez l’enfant peuvent être dites idiopathiques.
Infra-épineux
Muscle de l’arrière de l’épaule, placé dans le creux sous l’arête de l’omoplate, aussi appelé sous-épineux. Il fait partie de la coiffe des rotateurs, avec le supra-épineux, le petit rond et le sous-scapulaire, et il sert surtout à tourner le bras vers l’extérieur.
Innervation
Présence de nerfs dans un tissu, comme un muscle, une articulation ou le fascia, la mince enveloppe qui entoure les muscles. Certains nerfs commandent les muscles; d’autres captent le toucher, l’étirement ou la position du corps, ou transmettent des signaux de danger qui peuvent mener à la douleur.
Instabilité articulaire
Sensation qu’une articulation lâche, se déplace trop ou manque de soutien, parfois après une entorse ou une luxation, c’est-à-dire un déboîtement. Elle peut venir d’un relâchement des ligaments, les bandes solides qui relient les os, mais aussi d’un contrôle musculaire moins précis du mouvement.
Ischémie
Manque de sang dans une partie du corps, quand un vaisseau sanguin est bouché ou comprimé, ce qui prive les tissus d’oxygène. Par exemple, dans un accident vasculaire cérébral ischémique, un vaisseau du cerveau est bouché, ce qui demande une aide médicale d’urgence.
Ischio-jambiers
Groupe de trois muscles à l’arrière de la cuisse, qui partent de l’os sur lequel on s’assoit et s’attachent sous le genou. Ils plient le genou et ramènent la cuisse vers l’arrière, et ils sont souvent touchés par des claquages, des déchirures de fibres musculaires, pendant un sprint.
Isométrique
Contraction d’un muscle qui travaille sans changer de longueur ni faire bouger l’articulation, comme pousser la tête contre sa main ou tenir une position de squat au mur. Ces exercices servent souvent en début de réadaptation; certaines personnes ont moins mal après, mais l’effet varie d’une personne à l’autre.
Isotonique
Se dit d’un exercice où le muscle travaille en faisant bouger l’articulation, en se raccourcissant ou en s’allongeant pour freiner, comme dans un squat ou une fente. En réadaptation, on passe souvent d’exercices isométriques, sans mouvement, à des exercices isotoniques quand le mouvement est mieux toléré.
Kinésiophobie
Peur importante de bouger ou de faire une activité par crainte de se blesser ou d’aggraver sa douleur. Elle peut mener à éviter le mouvement et entretenir les limitations; l’enseignement sur la douleur et une reprise graduelle des activités peuvent la réduire.
Labrum
Anneau de cartilage solide qui borde le creux d’une articulation, à la hanche comme à l’épaule. Il contribue à la stabilité de l’articulation, et des changements du labrum se voient aussi à l’imagerie chez des personnes qui n’ont aucune douleur.
Laminectomie
Chirurgie de la colonne vertébrale qui retire en entier ou en partie une ou plusieurs lames, les plaques d’os à l’arrière des vertèbres, pour donner plus d’espace aux nerfs. Le chirurgien la propose surtout pour une sténose spinale qui limite beaucoup la marche, et un programme d’exercices peut accompagner la récupération.
Laxité ligamentaire
Jeu plus grand que la moyenne dans une articulation, parce que les ligaments, les tissus solides qui relient les os, sont plus souples ou relâchés. Elle peut être naturelle ou suivre une blessure, et le physiothérapeute l’évalue avec la force et le contrôle des muscles autour de l’articulation.
Lombo-pelvien
Qui concerne à la fois le bas du dos et le bassin. On parle par exemple de douleur lombo-pelvienne quand la douleur est ressentie dans ces deux régions, ce qui va parfois de pair avec des difficultés des muscles du plancher pelvien, au bas du bassin.
Lordose
Courbure naturelle de la colonne vers l’avant, dans le cou et dans le bas du dos. Sa forme varie beaucoup d’une personne à l’autre et n’est pas un défaut, et la forme de la courbure ne suffit pas à elle seule à expliquer une douleur.
Malléole
Bosse osseuse de chaque côté de la cheville: la malléole interne est le bout du tibia, l’os de la jambe, et la malléole externe est le bout du péroné, l’os mince de la jambe. Après une entorse de cheville, la douleur et le gonflement se trouvent souvent autour de la malléole externe.
Manipulation vertébrale
Technique de thérapie manuelle où le physiothérapeute fait un mouvement bref et rapide, de faible amplitude, sur une articulation de la colonne, parfois avec un craquement. Ce bruit ne veut pas dire qu’un os a été replacé, et la technique s’utilise seulement si elle est indiquée, avec des exercices.
Matrice extracellulaire
Structure de soutien qui entoure les cellules d’un tissu, faite surtout de fibres de collagène et d’autres substances. Après une blessure, des cellules la reconstruisent peu à peu, et le tissu en réparation n’a pas tout de suite toutes ses capacités.
Méniscectomie
Chirurgie qui retire une partie ou la totalité d’un ménisque, un des deux coussinets de cartilage entre les os du genou. Pour une déchirure du ménisque apparue sans accident, des exercices supervisés sont souvent proposés d’abord, et la chirurgie reste réservée à certaines situations, comme un genou qui bloque.
Métatarse
Os long de l’avant du pied, entre le milieu du pied et les orteils; chaque pied en compte cinq. Leurs bouts arrondis, appelés têtes métatarsiennes, prennent appui au sol sous l’avant du pied, là où l’on peut ressentir une douleur appelée métatarsalgie.
Microdéchirure
Très petite déchirure de quelques fibres d’un muscle, d’un tendon ou d’un ligament. Le mot sert souvent à expliquer les courbatures ou une entorse légère, mais la recherche n’a pas confirmé que ces petites lésions expliquent à elles seules la douleur.
Microtraumatisme répétitif
Petite contrainte répétée sur un tissu, par exemple un même geste fait souvent ou un effort prolongé, qui ne cause pas de blessure à elle seule. Leur accumulation est associée à certains problèmes, comme au travail, mais leur apparition dépend aussi de l’intensité des tâches et du temps de récupération.
Mobilisation articulaire
Technique de thérapie manuelle où le physiothérapeute fait bouger une articulation avec ses mains, par des mouvements répétés et contrôlés dont la force et l’amplitude respectent votre tolérance. Elle vise à réduire la douleur et la raideur à court terme et se combine habituellement à des exercices.
Mobilisation avec mouvement
Technique de thérapie manuelle, développée par le physiothérapeute Brian Mulligan, où le physiothérapeute applique un glissement à une articulation pendant que vous faites vous-même le mouvement. Elle doit rester sans douleur et peut parfois rendre le mouvement moins douloureux tout de suite, sans qu’un mécanisme unique l’explique.
Modulation de la douleur
Façon dont le système nerveux augmente ou diminue les signaux de danger avant qu’une douleur soit ressentie, selon le contexte, les émotions et l’état du corps. En physiothérapie, le mot désigne aussi les moyens qui visent à réduire la douleur, comme l’exercice, l’enseignement sur la douleur ou la chaleur.
Moelle épinière
Cordon de tissu nerveux logé dans le canal de la colonne vertébrale, qui prolonge le cerveau et transmet les messages entre le cerveau et le reste du corps. Les nerfs du tronc et des membres en partent par des racines nerveuses.
Multifides
Petits muscles profonds du dos, placés tout près des vertèbres, de chaque côté de la colonne. Ils participent au contrôle du mouvement entre les vertèbres, avec les autres muscles du tronc, et font souvent partie des exercices de stabilisation du bas du dos.
Myofascial
Qui concerne les muscles et le fascia, la mince enveloppe de tissu qui entoure et relie les muscles. On parle de douleur myofasciale quand la douleur semble venir d’un muscle et de points sensibles au toucher; ce diagnostic et ses mécanismes restent débattus.
Myosine
Protéine qui se trouve dans les fibres des muscles et qui permet leur contraction. Elle s’accroche à une autre protéine, l’actine, et les deux glissent l’une sur l’autre pour raccourcir le muscle quand un nerf lui envoie un signal.
Néovascularisation
Formation de nouveaux petits vaisseaux sanguins dans un tissu, par exemple pendant la réparation après une blessure ou autour d’une hernie discale. Dans un tendon douloureux, ces vaisseaux se voient souvent à l’échographie, mais leur présence ne suffit pas à expliquer la douleur.
Neurodynamique
Ensemble de techniques, appelées aussi mobilisation neurale, qui font bouger les nerfs par rapport aux tissus voisins à l’aide de mouvements du bras, de la jambe ou de la colonne. Le physiothérapeute les ajuste selon la sensibilité du nerf; elles peuvent réduire certains symptômes, mais leur mécanisme précis reste incertain.
Neuromatrice
Modèle proposé pour décrire les réseaux du cerveau qui, ensemble, contribuent à l’expérience du corps et de la douleur. Selon ce modèle, la douleur rassemble les sensations, les émotions et les pensées, et ne vient pas d’un centre unique de la douleur dans le cerveau.
Neuromusculaire
Qui concerne à la fois les nerfs et les muscles, et la façon dont ils travaillent ensemble. Le contrôle neuromusculaire désigne cette coordination pendant un geste, comme atterrir d’un saut, et les exercices qui l’entraînent font souvent partie de la réadaptation du genou ou de l’épaule.
Neuroplasticité
Capacité du système nerveux à modifier ses connexions et son fonctionnement au fil des expériences, de la pratique et après une lésion. Ces changements peuvent rendre le système nerveux plus sensible à la douleur, mais aussi soutenir la récupération, ce qui fait partie des bases de la réadaptation.
Neuroréadaptation
Réadaptation des personnes qui ont un problème du système nerveux, comme un accident vasculaire cérébral, une commotion cérébrale, la maladie de Parkinson ou un retard de développement chez l’enfant. Elle utilise des exercices de mouvement, d’équilibre et de tâches du quotidien, choisis selon les objectifs de la personne.
Neurostimulation
Soin qui envoie de petits courants électriques vers des nerfs pour diminuer la douleur, par des pastilles collées sur la peau, comme le TENS, ou par un petit appareil placé près d’un nerf par un médecin. Physioactif n’utilise aucun appareil d’électrothérapie, dont le TENS, car leurs bienfaits restent incertains dans la recherche.
Névralgie d’Arnold
Douleur liée au grand nerf occipital, un nerf à l’arrière de la tête, qu’on appelle aussi névralgie occipitale. Elle est souvent ressentie de la nuque vers le haut du crâne, parfois comme des décharges, et elle se distingue des maux de tête liés au cou.
Névralgie post-herpétique
Douleur liée à un nerf qui persiste après un zona, une réactivation du virus de la varicelle qui cause une éruption douloureuse sur la peau. Le risque augmente avec l’âge; le suivi médical peut inclure des médicaments, et la physiothérapie peut aider à mieux tolérer le toucher quand la peau est guérie.
Nociception
Signal de danger que le système nerveux détecte et transmet quand un tissu reçoit une pression, une chaleur ou une substance qui pourrait l’abîmer. La nociception n’est pas la douleur: le cerveau tient compte de ce signal avec d’autres informations, et le signal seul ne détermine pas la douleur ressentie.
Noyau pulpeux
Centre mou et gélatineux d’un disque entre deux vertèbres, riche en eau, qu’on appelle aussi nucleus pulposus. Il aide le disque à répartir les forces qui l’écrasent; avec l’âge, il perd une partie de son eau, et dans une hernie, une partie de ce centre sort par une fissure de l’anneau qui l’entoure.
Ondes de choc
Soin qui envoie, avec un appareil posé sur la peau, des ondes sonores vers une région précise, souvent un tendon douloureux. Ses effets sur les douleurs persistantes d’un tendon varient d’une étude à l’autre, et Physioactif n’offre pas ce soin.
Orthèse plantaire
Semelle placée dans la chaussure, déjà moulée ou fabriquée sur mesure, qui soutient le pied ou change la façon dont il s’appuie au sol. Elle peut compléter les exercices et les autres soins si elle améliore le confort ou la marche; son utilité se vérifie selon les symptômes de chaque personne.
Os sous-chondral
Couche d’os située juste sous le cartilage, au bout des os d’une articulation, qui soutient ce cartilage. Avec l’arthrose, cet os peut s’épaissir ou présenter de petites poches de liquide, appelées kystes, que les examens d’imagerie peuvent montrer.
Ostéophyte
Petite excroissance d’os qui se forme au bord d’une articulation, souvent avec l’arthrose, et qu’on surnomme parfois bec de perroquet. Elle est fréquente avec l’âge et souvent présente sans symptômes; dans la colonne, elle peut parfois réduire l’espace où passent la moelle ou les nerfs.
Paresthésie
Sensation inhabituelle dans la peau, comme des picotements, des fourmillements ou l’impression d’un membre endormi. Elle peut accompagner une irritation ou une compression d’un nerf, par exemple dans les doigts avec le syndrome du canal carpien ou dans la jambe avec une hernie discale au bas du dos.
Physiothérapie du plancher pelvien
Physiothérapie des muscles au bas du bassin, chez la femme comme chez l’homme, qui combine des exercices de contraction ou de relâchement, des techniques faites avec les mains et des conseils. Elle aide notamment pour les fuites d’urine, les descentes d’organes et certaines douleurs pelviennes; Physioactif n’y utilise aucun appareil à courant électrique.
Physiothérapie vestibulaire
Physiothérapie qui traite certains vertiges, étourdissements et troubles de l’équilibre liés aux organes de l’équilibre dans l’oreille interne et à leurs liens avec le cerveau. Elle comprend des manœuvres qui guident la tête et le corps pour certains vertiges, et des exercices pour stabiliser le regard et l’équilibre.
Plancher pelvien
Ensemble de muscles et de tissus qui ferme le bas du bassin comme un hamac. Il soutient la vessie, l’intestin et, chez la femme, l’utérus, aide à retenir l’urine et les selles, participe à la vie sexuelle et doit aussi savoir se relâcher.
Plexus
Réseau de nerfs qui se rejoignent, se séparent et se mélangent avant d’aller vers une région du corps. Le plus connu en physiothérapie est le plexus brachial, qui part du cou et du haut du dos pour se rendre au bras, à l’avant-bras et à la main.
Pliométrie
Exercices de sauts, de bonds ou de lancers qui enchaînent rapidement un freinage et une relance, comme atterrir puis repartir aussitôt. Ils entraînent la production rapide de force et le contrôle des réceptions, et s’ajoutent souvent en fin de réadaptation, avant le retour au sport.
Point gâchette
Petite zone très sensible au toucher, parfois appelée nœud musculaire, repérée dans une partie tendue d’un muscle. Appuyer dessus peut faire ressentir une douleur à distance, mais la définition et les mécanismes de ces points restent débattus dans la recherche.
Polyneuropathie
Atteinte de plusieurs nerfs en même temps; dans sa forme la plus courante, elle touche les deux côtés du corps, d’abord les pieds, puis parfois les mains. Le diabète en est une cause fréquente, et elle peut donner des brûlures, des engourdissements ou des picotements.
Pronation
Mouvement de rotation vers l’intérieur: à l’avant-bras, il tourne la paume de la main vers le bas; au pied, il fait rouler le pied vers l’intérieur pendant l’appui. Son inverse s’appelle la supination, et la pronation du pied ne suffit pas à elle seule pour choisir des chaussures.
Proprioception
Capacité du corps à percevoir la position et le mouvement de ses articulations sans les regarder, grâce à des capteurs dans les muscles, les tendons, les ligaments et la peau. Après une entorse, des exercices d’équilibre et de contrôle du mouvement aident à réduire le risque de récidive.
Prostatectomie
Chirurgie qui retire la prostate, une glande située sous la vessie chez l’homme. Elle peut entraîner des fuites d’urine, et la physiothérapie du plancher pelvien, les muscles au bas du bassin, fait souvent partie de la récupération après l’opération.
Ptérygoïdiens
Deux paires de muscles situés en profondeur, à l’intérieur de la mâchoire, qui aident à ouvrir et à fermer la bouche et à déplacer la mâchoire vers l’avant ou sur les côtés. Ils peuvent être sensibles dans les troubles de la mâchoire, mais une zone sensible ne prouve pas qu’un muscle reste contracté.
Quadriceps
Groupe de quatre muscles à l’avant de la cuisse qui étend le genou et contrôle sa flexion, par exemple quand on descend une marche. Sa force passe par la rotule et le tendon rotulien jusqu’au tibia, l’os de la jambe.
Rachis
Autre nom de la colonne vertébrale, l’empilement des vertèbres qui va du crâne jusqu’au coccyx, le petit os tout en bas du dos. On parle par exemple du rachis cervical pour le cou, du rachis lombaire pour le bas du dos, et des muscles érecteurs du rachis qui longent la colonne.
Radiofréquence
Intervention faite par un médecin qui utilise la chaleur pour interrompre les signaux de petits nerfs, par exemple ceux des petites articulations à l’arrière de la colonne. Elle se discute après des injections tests qui ont soulagé la douleur; son effet varie, les nerfs peuvent repousser, et elle ne remplace pas les exercices.
Réflexes primitifs
Mouvements automatiques présents chez le nouveau-né, faits sans décision volontaire, comme le réflexe de préhension, qui fait serrer le doigt posé dans sa main. Plusieurs s’atténuent dans les premiers mois, à mesure que le système nerveux mûrit, et le physiothérapeute les observe selon l’âge pour suivre le développement de l’enfant.
Remodelage tissulaire
Phase de la guérison d’une blessure, après l’inflammation et la formation de nouveau tissu, pendant laquelle ce tissu se réorganise et se renforce peu à peu. Elle peut durer plusieurs mois, et la résistance du tissu continue d’évoluer même après la fin de la douleur.
Repos relatif
Éviter ce qui fait très mal, tout en continuant à bouger. Une douleur est acceptée si elle n’est pas handicapante.
Rhomboïdes
Muscles du haut du dos, entre les omoplates, qui relient la colonne au bord interne de chaque omoplate. Ils rapprochent les omoplates l’une de l’autre et aident à contrôler leur position quand on bouge le bras, et on les renforce souvent dans les exercices pour l’épaule.
Sacro-iliaque
Qui concerne l’articulation entre le sacrum, l’os à la base de la colonne, et l’os iliaque, l’os du bassin, de chaque côté du bas du dos. Elle peut être enflammée dans certaines maladies, comme la spondylarthrite ankylosante, une maladie inflammatoire de la colonne, et la douleur peut alors se ressentir dans une fesse.
Sacrum
Os en forme de triangle à la base de la colonne, formé de vertèbres soudées, qui relie la colonne au bassin entre les deux hanches. Le coccyx se trouve juste en dessous, et plusieurs nerfs du bassin, comme le nerf pudendal, prennent naissance près de lui.
Scaphoïde
Petit os du poignet situé du côté du pouce, souvent fracturé lors d’une chute sur la main. Une première radiographie normale n’écarte pas toujours cette fracture; une douleur qui persiste de ce côté après une chute mérite donc une évaluation rapide, car une fracture repérée trop tard peut mal guérir.
Sensibilisation centrale
Augmentation de la réponse de certaines cellules nerveuses de la moelle épinière et du cerveau aux messages qu’elles reçoivent, comme une alarme qui réagit plus facilement. Elle peut contribuer à une sensibilité accrue, mais elle ne se confirme pas à partir d’un seul symptôme ni d’un seul test.
Sensibilisation périphérique
Changement par lequel les détecteurs de danger dans les tissus, appelés nocicepteurs, deviennent plus réactifs. Ils s’activent alors pour une stimulation moins forte ou répondent plus fortement à la même stimulation, par exemple pendant une inflammation, et une simple pression peut alors faire plus mal qu’avant.
Seuil de douleur
Niveau de pression, de chaleur ou d’une autre stimulation à partir duquel une personne commence à la ressentir comme douloureuse. En recherche, on le mesure en appuyant de plus en plus fort sur un point; ce résultat ne décrit pas à lui seul la douleur au quotidien ni les activités de la personne.
Signe de Lasègue
Test où le professionnel lève la jambe tendue d’une personne couchée sur le dos pour mettre les nerfs en tension. Une douleur qui descend sous le genou oriente vers l’irritation d’une racine nerveuse, la partie du nerf près de la colonne, mais ce résultat ne suffit pas à confirmer une compression.
Signe de Tinel
Test qui consiste à tapoter le trajet d’un nerf, par exemple au poignet ou derrière la bosse interne de la cheville, pour voir si cela reproduit des picotements ou une douleur. Un résultat positif oriente l’évaluation, mais ce test ne suffit pas à lui seul à confirmer qu’un nerf est comprimé.
Soléaire
Muscle profond et plat du mollet, situé sous le gastrocnémien, le muscle qu’on voit quand on monte sur la pointe des pieds. Il rejoint le tendon d’Achille et ne croise que la cheville, c’est pourquoi on le travaille surtout avec le genou plié.
Sous-occipitaux
Groupe de petits muscles profonds situés à l’arrière du cou, juste sous la base du crâne, qui relient le crâne aux premières vertèbres. Ils participent aux petits mouvements de la tête et peuvent être sensibles au toucher chez certaines personnes qui ont des maux de tête.
Sous-scapulaire
Muscle de la coiffe des rotateurs placé à l’avant de l’omoplate, entre celle-ci et les côtes, dont le tendon s’attache à l’avant de l’humérus, l’os du bras. Il tourne le bras vers l’intérieur, par exemple pour placer la main dans le dos, et aide à garder l’épaule stable.
Spasticité
Raideur d’un muscle qui résiste davantage quand on l’étire rapidement, parce qu’un réflexe d’étirement est devenu trop facile à déclencher après une atteinte du cerveau ou de la moelle épinière. On la voit par exemple après un accident vasculaire cérébral ou dans la paralysie cérébrale, et elle peut gêner certains mouvements.
Sphincter
Muscle en forme d’anneau qui ferme un passage du corps en se contractant, comme ceux qui retiennent l’urine ou les selles. Les sphincters de l’urètre et de l’anus travaillent avec le plancher pelvien, et une perte de leur contrôle avec une douleur au dos demande une consultation urgente.
Spondylose
Mot qui désigne les changements des disques et des articulations de la colonne qui viennent avec l’âge, souvent appelés arthrose du cou ou du dos. Ces changements sont fréquents, et une image qui les montre ne suffit pas, à elle seule, à expliquer une douleur.
Sterno-cléido-mastoïdien
Long muscle sur le côté du cou qui va de l’arrière de l’oreille au sternum, l’os au centre de la poitrine, et à la clavicule. Il penche la tête de son côté et la tourne vers l’autre; chez le bébé, sa raideur ou son raccourcissement est en cause dans le torticolis congénital.
Subaigu
Se dit d’une douleur ou d’un problème qui dure depuis plusieurs semaines, entre la phase aiguë du début et la phase chronique. Pour le dos, on parle souvent de douleur subaiguë entre six et douze semaines, mais ces limites varient selon les sources.
Subluxation
Déplacement partiel d’une articulation, où les surfaces des os sortent en partie de leur position sans se séparer complètement, par exemple à la rotule ou à l’épaule. Il ne faut pas la confondre avec la luxation, un déboîtement complet, ni avec la subluxation dont parle la chiropratique traditionnelle.
Supination
Mouvement de rotation de l’avant-bras qui tourne la paume de la main vers le haut, comme pour tenir un bol de soupe. Au pied, le mot désigne le mouvement qui fait rouler le pied vers son bord externe, à l’inverse de la pronation.
Supra-épineux
Muscle de la coiffe des rotateurs situé sur le dessus de l’omoplate, aussi appelé sus-épineux. Son tendon passe sous l’acromion, le toit osseux de l’épaule, pour s’attacher en haut de l’humérus, l’os du bras, et il aide à lever le bras sur le côté.
Syndrome de la queue de cheval
Compression grave des racines nerveuses au bas de la colonne, là où les nerfs forment un faisceau qui ressemble à une queue de cheval. Une difficulté nouvelle à uriner, une perte de contrôle de la vessie ou des intestins, ou un engourdissement autour des organes génitaux demandent de consulter à l’urgence sans délai.
Syndrome du défilé thoracique
Ensemble de symptômes qui peut venir de la compression de nerfs ou de vaisseaux sanguins dans le passage entre le bas du cou et le haut de la poitrine. La forme qui touche les nerfs peut donner de la douleur, des fourmillements ou de la faiblesse dans le bras et la main.
Synovie
Liquide épais et glissant contenu dans les articulations mobiles, comme le genou ou l’épaule, aussi appelé liquide synovial. Il aide les surfaces à glisser et nourrit le cartilage, et le mouvement favorise ces échanges.
Système nerveux autonome
Partie du système nerveux qui règle sans qu’on y pense des fonctions comme le rythme cardiaque, la respiration, la digestion et la température du corps. Il comprend deux parties, l’une qui prépare le corps à l’effort ou au stress, l’autre qui favorise le repos et la digestion.
Taping
Technique qui consiste à coller sur la peau un adhésif élastique ou rigide. Le *taping* rigide limite un mouvement, par exemple après une entorse de cheville; l’élastique vise à diminuer la douleur, mais son effet reste incertain et il complète les exercices.
Tendinose
Mot plus ancien qui désigne des changements dans la structure d’un tendon, par exemple des fibres de collagène moins bien organisées, vus au microscope dans des atteintes qui durent. Aujourd’hui, on parle plutôt de tendinopathie, et ces changements peuvent coexister avec des signes d’inflammation.
Tendon d’Achille
Gros tendon à l’arrière de la cheville qui relie les muscles du mollet, le gastrocnémien et le soléaire, à l’os du talon. Il transmet la force du mollet pour pousser le pied vers le bas pendant la marche, la course et le saut.
Test de Phalen
Test où l’on garde le poignet plié vers l’avant pendant un moment pour voir si la position reproduit les engourdissements ou les picotements habituels dans la main. Il aide à évaluer un syndrome du canal carpien, mais ne suffit pas à lui seul à poser le diagnostic.
Test de provocation
Test où le physiothérapeute fait prendre une position ou faire un mouvement, ou applique une charge, pour voir s’il reproduit la douleur habituelle. Il aide à repérer les gestes qui réveillent les symptômes et à choisir l’intensité des exercices; son résultat s’interprète avec le reste de l’examen.
Test de Trendelenburg
Test où l’on observe le bassin pendant que la personne se tient debout sur une jambe, pour voir s’il descend du côté de la jambe levée. Ce signe renseigne sur le contrôle du bassin par les fessiers du côté de l’appui, sans mesurer à lui seul leur force ou l’état d’un tendon.
Test du slump
Test où la personne, assise, arrondit le dos, penche la tête vers l’avant et allonge une jambe, pour voir si cette position reproduit ses symptômes. Il aide à juger si un nerf de la jambe est plus sensible à l’étirement, et la même position, adaptée, sert aussi d’exercice.
Thrombose
Caillot de sang qui se forme dans une veine ou une artère et gêne la circulation. Une douleur au mollet avec un gonflement d’un seul côté, de la rougeur et de la chaleur peut signaler une thrombose veineuse profonde et demande un avis médical rapide.
Tissu conjonctif
Tissu qui soutient, enveloppe et relie les autres parties du corps, riche en collagène, une protéine qui lui donne sa résistance. Les tendons, les ligaments et le fascia en sont faits, et certaines maladies de ce tissu, comme le syndrome d’Ehlers-Danlos, s’accompagnent souvent d’une grande souplesse des articulations.
Transverse de l’abdomen
Muscle le plus profond du ventre, qui l’entoure comme une ceinture, des côtes jusqu’au bassin. Il travaille avec d’autres muscles du tronc pour soutenir la colonne, et le physiothérapeute peut l’intégrer à des exercices pour le dos selon votre évaluation.
Tubérosité
Bosse sur un os, où s’attache un tendon ou un ligament. La plus connue en physiothérapie est la tubérosité tibiale, la bosse sous le genou où s’attache le tendon de la rotule, qui peut devenir sensible chez l’adolescent sportif en croissance.
Ultrasons thérapeutiques
Traitement qui envoie dans les tissus des ondes sonores que l’oreille humaine n’entend pas, ce qui peut les réchauffer. Physioactif n’utilise pas les ultrasons thérapeutiques, dont les bienfaits restent incertains dans la recherche.
Valgus
Se dit d’un os ou d’un membre dont la partie la plus éloignée du tronc dévie vers l’extérieur, loin du centre du corps. Un genou en valgus rentre vers l’intérieur, en forme de X, et dans l’hallux valgus, le gros orteil dévie vers les autres orteils.
Varus
Se dit d’un os ou d’un membre dont la partie la plus éloignée du tronc dévie vers l’intérieur, vers le centre du corps. Des genoux en varus s’écartent l’un de l’autre, comme des jambes arquées; c’est l’inverse du valgus.
Zona
Éruption de petites cloques douloureuses sur la peau, causée par le réveil du virus de la varicelle resté endormi dans des cellules nerveuses. La douleur peut parfois persister sur le trajet du nerf après la guérison de la peau; on parle alors de névralgie post-herpétique.