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Douleur ligamentaire : Guide complet

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Illustration de deux os reliés par un ligament déchiré, guide complet Douleur ligamentaire en physiothérapie Physioactif

Douleur ligamentaire : Guide complet

Écrit par:
Lorianne Gonzalez-Bayard
Révisé scientifiquement par :
Claudine Farah

Une blessure ligamentaire touche un ligament, une bande résistante qui relie des os. Elle peut survenir quand vous tournez la cheville sur un sol inégal ou quand vous blessez votre genou pendant un sport. La douleur peut être intense. L’évaluation précise la blessure et recherche les signes qui demandent des soins urgents.

La récupération dépend du ligament blessé, des autres lésions, de la stabilité de l’articulation et des activités à reprendre. Le suivi examine aussi la douleur, les mouvements et la force. Une revue de neuf études sur l’entorse latérale de cheville a trouvé certains liens entre ces éléments et l’évolution. Toutefois, les données ne permettent pas de recommander un facteur de départ comme prédicteur fiable à lui seul1.

La physiothérapie peut aider à reprendre les mouvements et les activités après plusieurs blessures ligamentaires. Elle commence par une évaluation qui recherche les atteintes demandant d’abord des soins médicaux. Pour l’entorse de cheville, une synthèse de 46 revues appuie la reprise précoce du mouvement, les exercices et certaines techniques manuelles pour la douleur, le gonflement et les capacités2. Pour une rupture du ligament croisé antérieur du genou, une réadaptation, c’est-à-dire un programme pour retrouver ses capacités, peut précéder une éventuelle chirurgie. Trois essais n’ont pas montré de différence cliniquement importante pour les capacités du genou rapportées par les participants entre cette stratégie et la chirurgie précoce. La certitude de cette conclusion reste faible à très faible3. Les mêmes résultats ne s’appliquent pas automatiquement à tous les ligaments. Le choix tient compte de la blessure, des objectifs et des préférences. Consultez notre guide complet sur la physiothérapie et ses approches thérapeutiques.

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Qu'est-ce qu'un ligament et quel est son rôle dans la stabilité articulaire?

Un ligament relie des os entre eux et aide à stabiliser leur articulation en limitant les mouvements excessifs. Cette bande de tissu fibreux se distingue du tendon, qui relie un muscle à un os4. Le ligament contient surtout du collagène de type I, une protéine qui forme des fibres résistantes5. Les muscles et la forme des os participent aussi à la stabilité.

Les fibres de collagène s’organisent en ensembles qui permettent au ligament de supporter et de transmettre les forces6. Les cellules du ligament réagissent aux efforts : une revue de biologie décrit des changements de l’organisation des fibres lorsque les charges sont adaptées, insuffisantes ou excessives5. Ces mécanismes expliquent une capacité d’adaptation, mais ne donnent pas à eux seuls le bon nombre de répétitions pour une personne blessée7.

Le tendon transmet la force du muscle vers l’os4. La jonction entre le muscle et son tendon assure cette transmission quand le muscle se contracte8. Le ligament, lui, guide et limite les déplacements entre les os.

Le corps compte de nombreux ligaments adaptés aux différentes articulations et à leurs mouvements.

Comment se produit une entorse ligamentaire?

Une entorse survient quand une force étire ou déchire un ligament au-delà de ce qu’il peut supporter. Une torsion, une chute ou un impact peut provoquer cette blessure. Dans 445 vidéos de blessures de cheville en sports de salle ou de terrain, les mécanismes comprenaient un contact ou un mouvement sans contact. Atterrir sur le pied d’un autre joueur était fréquent; le pied tournait surtout vers l’intérieur9. D’autres travaux distinguent l’entorse latérale de l’atteinte de la syndesmose, l’ensemble des ligaments qui relient les deux os de la jambe au-dessus de la cheville10. Ces observations sur la cheville ne décrivent pas toutes les entorses.

L’examen recherche les ligaments sensibles et vérifie comment l’articulation bouge et supporte l’appui. Il recherche aussi une fracture ou une autre blessure associée. La douleur et le gonflement peuvent limiter le premier examen; une réévaluation devient parfois utile11.

Le récit de la blessure aide à choisir les tests. Il ne suffit pas à déterminer le ligament atteint ni la date de reprise des activités.

Le mécanisme rapporté, y compris au cours d'une blessure musculaire, peut orienter l'évaluation sans identifier seul le tissu atteint ni déterminer le traitement ou le délai.

Quels sont les trois grades d'entorse et que signifient-ils pour votre guérison?

Les grades I, II et III décrivent respectivement une atteinte légère, une déchirure partielle et une déchirure complète d’un ligament. Pour la cheville, le classement tient compte des signes et des difficultés à utiliser l’articulation12. Une atteinte plus importante demande souvent davantage de protection et de réadaptation, mais le grade ne fixe pas une date de récupération.

Les critères varient selon le ligament et le système utilisé. Dans une étude sur les blessures de cheville d’athlètes adultes, un classement en quatre grades à l’imagerie par résonance magnétique, un examen qui montre notamment les ligaments, donnait des résultats variables selon l’évaluateur et le ligament13. L’évolution se suit donc avec plusieurs repères, comme l’appui, la mobilité, la force et la stabilité. La revue sur l’entorse latérale aiguë ne recommande aucun facteur de départ comme prédicteur fiable à lui seul1.

Entorse de grade I : étirement léger

Une entorse de grade I comporte un étirement et de petites lésions des fibres. Dans le classement de la cheville, l’examen ne montre habituellement pas d’instabilité11.

Ce que vous ressentez: douleur généralement légère, peu de gonflement et appui souvent possible. Évolution: la progression dépend du ligament touché, de l'importance de la blessure, du traitement et des critères cliniques suivis.

Entorse de grade II : déchirure partielle

Une entorse de grade II comporte une déchirure partielle du ligament. À la cheville, le ligament peut laisser davantage de jeu, tout en gardant une résistance lorsque le professionnel teste l’articulation11.

Ce que vous ressentez: douleur et gonflement souvent modérés, parfois un bleu sous la peau, avec une difficulté à prendre appui ou une sensation que l’articulation lâche. Évolution: la récupération est suivie avec la mobilité, la stabilité, la force, les activités importantes et la réaction après l'effort; son rythme varie selon la blessure et le contexte.

Entorse de grade III : déchirure complète

Une entorse de grade III comporte une déchirure complète d’un ou de plusieurs ligaments. À la cheville, l’instabilité est généralement plus marquée. L’examen recherche aussi les lésions associées11.

Ce que vous ressentez: douleur et gonflement souvent importants, bleu marqué et grande difficulté à prendre appui au début. La douleur peut diminuer malgré une rupture complète. Dans une étude auprès de 17 personnes avec une rupture récente du ligament croisé antérieur, la douleur avait diminué de moitié environ deux semaines après la blessure14. Ce résultat du genou ne constitue pas un calendrier pour toutes les entorses. Évolution: le plan et la progression sont déterminés après l'évaluation du ligament, de la stabilité, des lésions associées, du traitement choisi et des objectifs de la personne.
Grade Dommage au ligament Stabilité Repères pour progresser
Grade I Étirement et petites lésions des fibres Habituellement conservée à la cheville Retrouver les mouvements et l’appui tolérables
Grade II Déchirure partielle Du jeu peut apparaître à l’examen Retrouver l’appui, la mobilité et la force avec le soutien prescrit
Grade III Déchirure complète Instabilité souvent marquée Protéger la blessure, préciser le traitement et vérifier les capacités avant la reprise

Comment les ligaments guérissent-ils et pourquoi la patience est-elle essentielle?

Un ligament blessé se répare par une réaction inflammatoire, la fabrication d’un tissu de réparation puis sa réorganisation progressive. Ce dernier travail peut continuer après l’amélioration de la douleur, ce qui justifie une reprise graduelle des activités15.

Phase inflammatoire

L’inflammation commence après la blessure et participe au nettoyage des débris avant la réparation15. La région peut gonfler, devenir chaude et plus sensible11. Ces signes ne mesurent pas à eux seuls la gravité de l’atteinte. Le suivi tient compte aussi des mouvements, de l’appui et de la stabilité.

Après une entorse, une réaction inflammatoire peut accompagner la douleur, le gonflement et les changements de fonction. Si vous envisagez un médicament, vérifiez avec un pharmacien ou un médecin qu'il convient à la blessure, à votre état de santé et à vos autres médicaments.

Fabrication du tissu de réparation : phase de prolifération

Les fibroblastes, des cellules qui fabriquent le tissu de réparation, produisent du collagène, notamment de types I et III16. Les premières fibres sont moins bien organisées que celles du ligament intact. Dans les travaux sur les ligaments du genou, le tissu cicatriciel peut rester différent et moins résistant que le tissu d’origine7. Une étude détaillée de l’organisation des fibres utilisait des ligaments sectionnés chez des rats. Elle aide à comprendre la réparation, mais ne mesure pas directement le délai de guérison d’une entorse humaine16.

Pendant la réparation, le ligament a besoin d’une protection adaptée. Une reprise graduelle du mouvement et de l’appui peut être planifiée selon la douleur, le gonflement, la stabilité et les activités possibles. Le professionnel ajuste les exercices si les symptômes augmentent ou si l’articulation devient moins stable. Respectez une immobilisation prescrite avant de reprendre les mouvements.

Phase de remodelage

Le remodelage réorganise progressivement les fibres de collagène15. Les travaux sur la cicatrisation ligamentaire décrivent une évolution qui peut durer des mois, parfois des années après une rupture complète16. Cette durée biologique ne correspond pas automatiquement au délai pour marcher ou reprendre un sport. Ces activités se préparent avec la stabilité, la force et les gestes nécessaires.

La durée de récupération varie selon le ligament, la stabilité, les lésions associées, le traitement et les activités visées. La progression est réévaluée avec la fonction et le contexte de la personne, sans calendrier fixe.7

La reprise des activités s'appuie sur l'évaluation de la fonction, de la stabilité, des tâches visées et du contexte de la personne. La douleur est interprétée avec ces autres éléments, plutôt que seule.

Quelles sont les entorses les plus fréquentes selon la région du corps?

Les entorses touchent souvent la cheville, le genou, le poignet et le pouce. L’entorse latérale est le type d’entorse de cheville le plus fréquent dans une revue de 181 études17. Les blessures peuvent aussi concerner l’épaule ou les ligaments du cou. Les descriptions suivantes illustrent leurs mécanismes; elles ne remplacent pas l’examen.

La cheville : l'entorse la plus commune

Une entorse latérale de cheville touche les ligaments situés sur le côté externe, souvent quand le pied tourne brusquement vers l’intérieur. Le ligament talofibulaire antérieur, entre le talus, un os du pied, et la fibula, l’os situé sur le côté externe de la jambe, est souvent atteint18. Une revue de 181 études suivies dans le temps retrouve l’entorse latérale plus souvent que les entorses internes ou celles situées au-dessus de la cheville17. La fréquence varie selon l’âge, le sexe, le sport et la façon de compter les blessures.

Après une entorse latérale de cheville, l'évaluation tient compte des structures concernées, de la stabilité et des lésions associées. Le mécanisme rapporté peut orienter cet examen sans déterminer à lui seul les tissus atteints.

La récupération après une entorse de cheville varie selon le ligament, la stabilité, les lésions associées, le traitement et les activités visées. Pour en savoir plus, consultez notre guide complet sur l'entorse de la cheville.

Le genou : les ligaments croisés et collatéraux

Le genou possède quatre ligaments principaux : deux ligaments croisés, à l’intérieur du genou, et deux ligaments collatéraux, sur ses côtés19. Le ligament croisé antérieur (LCA) limite le glissement du tibia, le principal os de la jambe, vers l’avant et aide à contrôler la rotation. Le croisé postérieur limite le déplacement du tibia vers l’arrière. Les collatéraux soutiennent les côtés du genou. Ces rôles sont décrits dans le guide anatomique d’une association américaine de chirurgiens orthopédistes (AAOS).

Une blessure du LCA peut survenir lors d’un changement rapide de direction, d’un arrêt brusque, d’une réception de saut ou d’un contact. L’examen vérifie la stabilité du genou et recherche d’autres lésions. Ces mécanismes sont décrits dans le guide de l’AAOS sur les blessures du LCA.

Une blessure du ligament collatéral médial touche le côté interne du genou. Elle peut suivre un choc sur le côté externe ou un changement rapide de direction. Plusieurs blessures isolées peu graves se traitent avec une protection et de la physiothérapie. Les lésions associées peuvent changer ce choix, selon le guide de l’AAOS sur les ligaments collatéraux. Consultez aussi notre guide sur la physiothérapie pour la douleur au genou.

Le poignet et le pouce

Le pouce du skieur touche souvent le ligament collatéral ulnaire, du côté du pouce le plus près de l’index. Une chute qui force le pouce vers l’arrière et l’écarte de la main peut blesser ce ligament. La pince entre le pouce et l’index peut devenir douloureuse ou moins solide. Une douleur ou une instabilité après ce traumatisme mérite un examen, comme l’explique le guide de l’AAOS sur l’entorse du pouce. Consultez notre guide sur le pouce du skieur.

Une entorse du poignet peut survenir lors d’une chute sur la main ouverte. Elle touche les ligaments qui maintiennent les os du poignet ensemble. Une douleur persistante doit être évaluée, même avec peu de gonflement : une fracture peut ressembler à une entorse, selon le guide de l’AAOS sur les entorses du poignet. Consultez notre guide sur la douleur au poignet et à la main.

L'épaule

Une entorse acromio-claviculaire touche les ligaments qui soutiennent la jonction entre la clavicule et le sommet de l’omoplate. Elle suit souvent une chute directe sur l’épaule. Une douleur au sommet de l’épaule ou une bosse visible demande un examen. Le guide de l’AAOS sur cette blessure décrit ces structures. Consultez aussi notre guide sur la douleur à l’épaule.

Une déformation importante peut refléter une atteinte de plusieurs ligaments. L’examen et les images précisent la gravité avant de choisir les soins. Notre guide sur l’entorse acromio-claviculaire explique cette blessure.

La colonne vertébrale

Le coup de fouet cervical suit une accélération et une décélération brusques du cou, par exemple dans un accident de voiture20. Il peut concerner plusieurs tissus, dont les ligaments. Une revue de 53 études décrit des symptômes et des limitations variés, qui dépassent parfois la douleur au cou21.

Une revue des lésions possibles distingue les petites articulations à l’arrière des vertèbres, pour lesquelles des tests diagnostiques spécialisés existent, des autres tissus dont le rôle dans les symptômes persistants reste plus difficile à établir22. Un examen recherche les signes d’atteinte nerveuse ou de blessure qui exigent une évaluation médicale rapide. Consultez notre guide complet sur la douleur au cou.

Comment distinguer une douleur ligamentaire d'autres types de douleur?

Le professionnel distingue les causes possibles de douleur en combinant le récit de la blessure, sa localisation, les mouvements et les tests de l’articulation. Une douleur près d’un ligament ne prouve pas à elle seule qu’il est blessé. Les muscles, les tendons et l’articulation peuvent aussi être atteints lors du même événement.

Repères qui orientent l’examen d’une douleur ligamentaire

Événement au moment de la blessure. Une torsion, une chute ou un impact peut blesser un ligament. Une douleur musculaire peut aussi commencer brusquement. L’étude de 445 vidéos de blessures de cheville décrit des contacts directs, indirects et des gestes sans contact9. Elle ne compare pas les blessures musculaires et ligamentaires. Localisation de la douleur. À la cheville, une sensibilité devant ou sous la bosse osseuse externe peut orienter vers les ligaments latéraux. Le professionnel palpe aussi les os et les autres tissus pour rechercher une lésion associée11. Gonflement important ou rapide. Un gonflement après un traumatisme mérite une évaluation, surtout s'il s'accompagne d'une incapacité à utiliser le membre, d'une déformation ou d'autres signes préoccupants. Sensation d'instabilité. Une impression que l'articulation lâche ou ne tient pas bien peut orienter l'examen, sans confirmer à elle seule une blessure ligamentaire. Douleur avec certains mouvements. Le professionnel compare les mouvements que vous faites et ceux qu’il accompagne. Il vérifie aussi la résistance des muscles et la stabilité du ligament. Ces tests se combinent au récit et aux autres signes.

Comparaison avec la douleur musculaire

Une douleur musculaire peut s’accompagner d’une faiblesse, de crampes ou d’un gonflement après un effort ou une blessure. Un claquage touche des fibres musculaires et peut aussi concerner la jonction avec le tendon. Les descriptions de l’AAOS montrent que plusieurs signes ressemblent à ceux d’une entorse.

La douleur quand le muscle se contracte ou s’étire aide à orienter son examen. Une douleur au même endroit peut toutefois venir d’un autre tissu. Le bilan tient donc compte aussi de la force et de l’évolution.

Comparaison avec la douleur articulaire

Une douleur articulaire peut suivre une blessure ou accompagner un problème durable, comme l’arthrose. La douleur à la marche, la raideur après une période sans bouger et le gonflement orientent l’évaluation. Certains problèmes apparaissent soudainement, d’autres progressivement. La page du service public de santé britannique (NHS) sur la douleur articulaire décrit ces différences. Un bruit articulaire seul ne donne pas le diagnostic.

Caractéristique Douleur ligamentaire Douleur musculaire Douleur articulaire
Début Souvent après une torsion, une chute ou un choc Un claquage peut commencer brusquement pendant l’effort Soudain après une blessure, ou progressif selon le problème
Localisation Près du ligament, par exemple sur le côté externe de la cheville Dans une région musculaire ou près de son tendon Autour d’une articulation, parfois à plusieurs endroits
Gonflement Possible avec un bleu après l’entorse Possible après un claquage; ne distingue pas à lui seul les tissus Possible après une blessure ou une inflammation
Sensation d'instabilité L’articulation peut sembler lâcher; sa stabilité est testée Une faiblesse peut gêner l’appui ou le mouvement Plusieurs problèmes peuvent gêner l’appui sans rupture ligamentaire
Raideur matinale Une gêne après l’immobilité est interprétée avec les autres signes L’examen recherche aussi une douleur à la contraction ou à l’étirement Une raideur prolongée au réveil mérite d’être discutée avec le médecin

Quand devriez-vous consulter pour une blessure ligamentaire?

Une blessure ligamentaire présumée demande une évaluation urgente si l’articulation est déformée, si vous ne pouvez plus prendre appui, si le gonflement augmente très vite ou si le membre devient engourdi, pâle ou froid. Ces signes peuvent accompagner une fracture, une luxation, c’est-à-dire un déplacement de l’articulation, ou une atteinte d’un nerf ou de la circulation. L’incapacité à marcher et une articulation déplacée exigent cette évaluation même sans blessure récente, selon le NHS sur la douleur articulaire. Appelez le 911 si vous ne pouvez pas vous déplacer de façon sécuritaire.

Signes d'urgence : consultez immédiatement

Signe d'alarme Ce que ça peut indiquer Action
Déformation visible de l'articulation Luxation ou fracture associée Urgence immédiate
Impossibilité de marcher ou de prendre appui, même sans blessure récente Blessure sévère possible Évaluation urgente
Gonflement important ou rapide après un traumatisme Blessure nécessitant une évaluation Évaluation médicale rapide
Engourdissement ou picotements Atteinte nerveuse possible Évaluation urgente
Pâleur ou froideur du membre Problème de circulation possible Urgence immédiate

Après une blessure de cheville ou du pied, le professionnel peut appliquer les règles d’Ottawa pour décider d’une radiographie. Ces règles combinent la zone douloureuse, des points osseux précis et la capacité de faire quatre pas23. Elles ne remplacent pas l’évaluation urgente devant les signes du tableau.

Signes nécessitant une consultation rapide

Après une blessure, une douleur très forte ou qui augmente, un gonflement important ou une grande difficulté à bouger demande une consultation rapide. Une forte fièvre ou des frissons demande aussi une consultation rapide. Consultez aussi si l’articulation est douloureuse, gonflée et chaude, ou si sa douleur s’accompagne d’un malaise général. Ces signes figurent dans les pages du NHS sur les entorses et la douleur articulaire. Une instabilité qui persiste ou une nouvelle entorse mérite aussi un rendez-vous dans les jours suivants.

Quand attendre est raisonnable

Des mesures à domicile peuvent convenir si la douleur reste légère à modérée, si vous pouvez bouger et prendre appui, si le gonflement est léger et si les symptômes s’améliorent. Cette option ne s’applique pas aux signes urgents décrits plus haut. Faites évaluer une douleur persistante, une instabilité, une perte de capacités ou un diagnostic incertain. Pour le poignet et le pouce, une blessure même discrète doit être évaluée si elle ne s’améliore pas rapidement.

Comment traiter efficacement une entorse ligamentaire?

Le traitement d’une entorse combine une protection adaptée, des mouvements permis et une reprise progressive des efforts après l’évaluation de la blessure. Une attelle ou une immobilisation peut être nécessaire selon le ligament et la stabilité. Le programme tient compte aussi des lésions associées, de vos objectifs et de la réaction aux activités.

Phase 1 : Protection et gestion des symptômes

Protection et reprise du mouvement. Une attelle, une botte ou des béquilles peut protéger la blessure si cela est indiqué. Pour certaines entorses graves, le médecin prescrit une immobilisation avant les exercices. Pour une entorse de cheville qui permet l’appui, la marche reprend progressivement avec le soutien recommandé. Respectez les consignes propres à votre ligament. Mesures de confort. Une poche froide enveloppée dans un tissu peut soulager temporairement. Une compression confortable et le membre surélevé peuvent aussi être proposés. La compression ne doit pas provoquer d’engourdissement ni changer la couleur du membre. Ces mesures accompagnent la protection et la reprise adaptée des activités; elles ne remplacent pas le traitement requis. Médicaments. Si vous envisagez un médicament pour la douleur, vérifiez avec un pharmacien ou un médecin qu'il convient à votre état de santé, à vos autres médicaments et à la blessure évaluée.

Dans un essai sur une entorse récente de cheville, une attelle semi-rigide a amélioré davantage les capacités qu’un bandage élastique après dix jours et un mois. L’étude n’a pas trouvé de différence claire pour la douleur ou le gonflement. Cinquante personnes avaient été réparties au hasard et 35 ont terminé le suivi24. Ce résultat concerne l’entorse récente, pas une instabilité chronique déjà établie.

Phase 2 : Récupération de la mobilité et début du renforcement

Les exercices visent à retrouver les mouvements utiles, puis la force. Le physiothérapeute introduit des exercices de mobilité doux lorsque la blessure permet de bouger. Pour la cheville, cela peut commencer par de petits mouvements du pied; une autre blessure peut exiger une protection plus longue.

Dans un essai auprès de 101 personnes avec une entorse récente de cheville de grade I ou II, les participants étaient répartis au hasard entre deux groupes. L’ajout d’exercices précoces aux conseils de protection, repos, glace, compression et élévation a amélioré les capacités de la cheville après une et deux semaines. L’étude n’a pas trouvé de différence claire pour la douleur ou le gonflement25. Ce résultat ne définit pas le programme d’un autre ligament.

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Le programme peut ensuite inclure un travail d’équilibre et de coordination. Après une entorse de cheville, tenir sur une jambe près d’un appui stable est un exemple d’exercice possible lorsque l’appui est autorisé. Le physiothérapeute adapte la difficulté à vos capacités.

Phase 3 : Renforcement et retour fonctionnel

Le renforcement musculaire prépare les efforts de vos activités. Pour une cheville, il peut inclure des montées sur la pointe des pieds ou une résistance élastique, selon les mouvements autorisés. Le programme progresse avec la force, la stabilité et la réaction à l’effort.

Le retour aux activités se prépare avec les gestes réellement nécessaires : marcher, courir, sauter ou changer de direction, selon vos objectifs. La décision tient compte des tests pertinents, de la confiance et de la réaction après l’entraînement. Elle se discute avec vous.

Quand la chirurgie est-elle nécessaire?

La chirurgie peut être proposée pour certaines ruptures instables, certaines lésions associées ou une instabilité qui persiste malgré une réadaptation adaptée. Elle n’est pas nécessaire pour toutes les déchirures complètes. Par exemple, la plupart des entorses latérales isolées de cheville se traitent sans chirurgie, alors que certaines ruptures du pouce ou du poignet demandent une réparation.

Pour une rupture du ligament croisé antérieur, trois essais totalisant 320 personnes n’ont pas montré de différence cliniquement importante pour les capacités du genou rapportées par les participants entre une chirurgie précoce et une réadaptation d’abord, avec chirurgie ensuite au besoin. La certitude de ce résultat reste faible à très faible3. L’instabilité, les autres lésions, les activités, vos préférences et la réponse au programme orientent la décision. Cette revue ne démontre pas qu’une stratégie est préférable pour chaque sport séparément.

Comment la physiothérapie aide-t-elle à récupérer après une blessure ligamentaire?

La physiothérapie aide à retrouver les mouvements, la force et les activités après une blessure ligamentaire grâce à l’évaluation, aux exercices et aux conseils adaptés. Pour la cheville, les techniques manuelles peuvent aussi faire partie du programme2. Le physiothérapeute suit les progrès et ajuste le traitement.

Évaluation complète

Votre physiothérapeute vous demande comment la blessure est survenue et quelles activités restent difficiles. Il examine les mouvements, la stabilité, la force et l’appui. Il recherche les signes qui demandent un examen médical et fixe avec vous les objectifs du programme.

Programme d'exercices personnalisé

Votre programme vise les capacités à retrouver. Après une entorse de cheville, les exercices peuvent travailler les mouvements du pied, la force du mollet et l’équilibre. Une entorse du pouce, du genou ou de l’épaule demande d’autres gestes et parfois une période de protection avant de commencer.

Le physiothérapeute modifie un exercice si la douleur ou le gonflement augmente, ou si l’articulation devient moins stable. La progression peut changer la résistance, le nombre de répétitions ou la difficulté du geste. L’objectif reste la reprise de vos activités, avec les protections nécessaires.

Techniques manuelles

Une technique manuelle peut aider à diminuer une douleur ou à retrouver un mouvement limité. Le physiothérapeute accompagne doucement l’articulation avec ses mains et vérifie ensuite l’effet. Pour l’entorse de cheville, les revues appuient certaines techniques manuelles avec un niveau de preuve modéré pour la douleur, le gonflement et les capacités2. Elles accompagnent les exercices selon les besoins.

Éducation et prévention

Votre physiothérapeute explique la blessure retenue, les activités à adapter, les signes à surveiller et les critères de progression. Vous pouvez ainsi savoir quoi essayer, quoi modifier et quand consulter. Aucun programme ne garantit l’absence de nouvelle entorse.

Si votre entorse affecte votre qualité de vie ou si vous voulez optimiser votre guérison, nos physiothérapeutes peuvent évaluer votre condition. Consultez notre page sur les services de physiothérapie.

Comment réduire les nouvelles entorses et suivre une instabilité persistante?

Les exercices d’équilibre et une orthèse adaptée peuvent réduire les nouvelles entorses de cheville; une instabilité persistante demande une réévaluation. Une orthèse est un dispositif de soutien; le taping utilise une bande adhésive. Une synthèse de revues appuie fortement l’orthèse et modérément les exercices de contrôle du mouvement pour réduire les récidives2. Chez les athlètes, une synthèse de six essais retrouve une diminution du risque avec l’orthèse comparée à l’absence d’orthèse, sans supprimer tout risque26.

Certaines personnes gardent des limitations durables. La revue sur le pronostic de l’entorse latérale cite environ une personne sur trois avec une limitation importante liée à la douleur, à l’instabilité ou aux récidives lorsque l’amélioration plafonne entre un et cinq ans. Cette estimation vient des études citées en contexte; elle ne prédit pas votre évolution1. Une évaluation de la stabilité, de la force, de l’équilibre et des activités difficiles guide alors les soins27.

Pourquoi l'instabilité chronique se développe-t-elle?

Une instabilité persistante peut associer un ligament qui laisse trop de jeu et un contrôle moins précis de l’articulation. Une faiblesse musculaire, des difficultés d’équilibre ou une moins bonne perception de la position du pied peuvent y contribuer. Ces éléments peuvent se combiner, comme le décrit la revue sur l’instabilité chronique de cheville27.

La sensation que la cheville lâche et le jeu mesuré à l’examen ne sont pas exactement la même chose. Le professionnel vérifie les deux et recherche d’autres problèmes possibles avant de choisir les soins27.

Comment réduire le risque de nouvelle entorse?

Complétez votre réadaptation. Ne vous fiez pas uniquement à la disparition de la douleur. Assurez-vous de récupérer la force, l'équilibre et la fonction complète avant de reprendre vos activités. Travaillez l’équilibre et la force. Après une entorse de cheville, le programme peut inclure l’équilibre sur une jambe et le renforcement du mollet. La difficulté progresse selon les mouvements autorisés et la réaction aux exercices. Préparez les gestes de votre activité. La course, les sauts et les changements de direction demandent une progression différente de la marche. Le programme travaille les gestes nécessaires et votre confiance, sans supposer qu’un muscle remplace le ligament. Utilisez du taping ou une orthèse au besoin. Pour les activités à risque (sports de pivotement), le taping ou une orthèse peut offrir un soutien supplémentaire. Chez les athlètes, l'orthèse réduit le risque d'une première blessure et le risque de récidive comparativement à l'absence d'orthèse, avec une certitude faible pour la prévention d'une première blessure et modérée pour la prévention des récidives26. Entre l'orthèse souple et le taping, les données ne tranchent pas: une étude sans répartition au hasard n’a pas trouvé de différence claire de récidive à un an après une entorse latérale récente28. Le besoin de soutien peut être réévalué pendant la réadaptation et lors de la reprise du sport.

Traitement de l'instabilité chronique établie

Une instabilité persistante demande une évaluation de la cheville et des activités difficiles. Le traitement peut comprendre des exercices, une orthèse ou une discussion chirurgicale selon les résultats du bilan.

Une chirurgie peut être discutée si la cheville reste instable malgré une réadaptation adaptée et si les ligaments laissent trop de jeu à l’examen. Les opérations peuvent réparer, reconstruire ou renforcer le ligament. Une revue Cochrane de 2006 jugeait la qualité des essais insuffisante pour choisir une intervention précise29. Une revue publiée en 2025 a comparé une réparation ligamentaire à son renforcement par un ruban de suture dans trois essais, soit 235 personnes. Les résultats globaux ne montraient pas de différence claire, mais certains résultats sportifs favorisaient le renforcement et un essai trouvait un retour plus rapide aux activités30. Le chirurgien doit expliquer les bénéfices, les risques et les autres options pour votre situation.

Questions fréquentes sur la douleur ligamentaire

Les questions fréquentes sur la douleur ligamentaire concernent le délai de guérison, le froid et la chaleur, la marche, le besoin de traitement, la distinction avec une fracture et le retour au sport.

Combien de temps prend la guérison d'une entorse?

Une entorse légère peut s’améliorer en quelques semaines, tandis qu’une entorse grave peut demander plusieurs mois. Le NHS indique que la plupart des entorses et blessures musculaires vont mieux après deux semaines, sans que cela signifie une guérison complète. Le ligament, les lésions associées, le traitement et les activités à reprendre expliquent les différences. Le suivi ne repose pas seulement sur le grade.

Faut-il mettre de la glace ou de la chaleur sur une entorse?

Le froid peut aider temporairement au confort avec un tissu entre la peau et la poche froide. Dans les premiers jours d’une entorse gonflée, le NHS conseille d’éviter les bains très chauds et les compresses chaudes. La chaleur peut ensuite être essayée pour la détente si elle est confortable. Arrêtez si la peau devient douloureuse ou si les symptômes augmentent.

Une entorse peut-elle guérir sans traitement?

Une entorse légère peut parfois s’améliorer avec une protection et des soins à domicile, sans traitement en clinique. Une douleur importante ou persistante, une instabilité ou une difficulté à reprendre vos activités demande toutefois une évaluation. Certaines déchirures nécessitent une attelle, une immobilisation ou une chirurgie. Ne considérez pas une amélioration de la douleur comme une preuve que toutes les structures sont réparées.

Puis-je marcher avec une entorse?

La marche peut reprendre progressivement si l’évaluation autorise l’appui et si la blessure le tolère. Utilisez le soutien ou les béquilles prescrits. Certaines blessures demandent d’éviter temporairement l’appui. Une incapacité à marcher ou à prendre appui exige une évaluation urgente, même sans blessure récente.

Comment savoir si c'est une entorse ou une fracture?

Une entorse et une fracture peuvent provoquer une douleur, un gonflement et une difficulté à bouger après le même traumatisme. L’examen, puis une radiographie lorsque cela est indiqué, aide à les distinguer. Pour la cheville et le pied, les règles d’Ottawa combinent la région douloureuse, la sensibilité de points osseux précis et la capacité de faire quatre pas23.

Dans une revue, 27 études totalisant 15 581 personnes ont servi à l’analyse. Ces règles repéraient presque toutes les fractures, mais pouvaient aussi recommander une radiographie chez une personne sans fracture. Leur utilisation pouvait réduire de 30 à 40 % les radiographies inutiles23. Elles s’utilisent avec l’examen et ses conditions d’application. Une radiographie normale n’exclut pas toutes les fractures; si le doute persiste, une autre image ou une réévaluation peut être nécessaire.

Les ligaments peuvent-ils guérir complètement?

Un ligament peut retrouver une fonction utile sans reprendre exactement sa structure d’avant la blessure. Les travaux sur les ligaments du genou décrivent un tissu cicatriciel qui peut rester moins résistant que le tissu d’origine7. Cette observation ne fixe pas votre capacité future. Pour l’entorse latérale de cheville, la revue de pronostic ne dispose pas de preuves suffisantes pour recommander un facteur de départ comme prédicteur fiable à lui seul1. Les activités, la stabilité et vos objectifs restent les repères du suivi.

Quand puis-je reprendre le sport après une entorse?

Le retour au sport devient envisageable quand les capacités nécessaires sont revenues et que le professionnel confirme la progression appropriée. Il examine les mouvements, la force, l’équilibre, les gestes du sport, la confiance et la réaction après l’entraînement. Reprendre un entraînement complet avant la compétition peut faire partie de cette progression. Le ligament, les lésions associées et le sport modifient ces critères; un délai seul ne suffit pas.

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Références

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  1. Thompson JY, Byrne C, Williams MA, Keene DJ, Schlussel MM, Lamb SE. Prognostic factors for recovery following acute lateral ankle ligament sprain: a systematic review. BMC Musculoskelet Disord. 2017;18(1):421. (Retour aux passages : 1, 2, 3, 4)
  2. Doherty C, Bleakley C, Delahunt E, Holden S. Treatment and prevention of acute and recurrent ankle sprain: an overview of systematic reviews with meta-analysis. Br J Sports Med. 2017;51(2):113-125. (Retour aux passages : 1, 2, 3, 4)
  3. Saueressig T, Braun T, Steglich N, Diemer F, Zebisch J, Herbst M, et al. Primary surgery versus primary rehabilitation for treating anterior cruciate ligament injuries: a living systematic review and meta-analysis. Br J Sports Med. 2022;56(21):1241-1251. (Retour aux passages : 1, 2)
  4. Hudson DM, Archer M, Rai J, Weis M, Fernandes RJ, Eyre DR. Age-related type I collagen modifications reveal tissue-defining differences between ligament and tendon. Matrix Biol Plus. 2021;12:100070. (Retour aux passages : 1, 2)
  5. Stańczak M, Biały M, Hagner-Derengowska M. Ligament Cell Biology: Effect of Mechanical Loading. Cell Physiol Biochem. 2025;59(2):252-295. (Retour aux passages : 1, 2)
  6. Zitnay JL, Weiss JA. Load transfer, damage, and failure in ligaments and tendons. J Orthop Res. 2018;36(12):3093-3104. (Retour au passage : 1)
  7. Frank CB. Ligament structure, physiology and function. J Musculoskelet Neuronal Interact. 2004;4(2):199-201. (Retour aux passages : 1, 2, 3, 4)
  8. Tong S, Sun Y, Kuang B, Wang M, Chen Z, Zhang W, et al. A Comprehensive Review of Muscle-Tendon Junction: Structure, Function, Injury and Repair. Biomedicines. 2024;12(2). (Retour au passage : 1)
  9. Bagehorn T, de Zee M, Fong DTP, Thorborg K, Kersting UG, Lysdal FG. Lateral Ankle Joint Injuries in Indoor and Court Sports: A Systematic Video Analysis of 445 Nonconsecutive Case Series. Am J Sports Med. 2024;52(6):1572-1584. (Retour aux passages : 1, 2)
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  12. Exercise for the Treatment of Ankle Sprain: A Review of Clinical Effectiveness and Guidelines. Exercise for the Treatment of Ankle Sprain: A Review of Clinical Effectiveness and Guidelines. 2020. (Retour au passage : 1)
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