No items found.

Bursite à l'épaule : Traitement et guérison en physio

4.9
Verified by Google

Bursite à l'épaule : Traitement et guérison en physio

Écrit par:
Révisé scientifiquement par :

Qu'est-ce qu'une bursite à l'épaule?

Une bursite à l'épaule est une inflammation de la bourse séreuse sous-acromiale, une petite poche remplie de liquide située entre l'acromion (la partie osseuse supérieure de l'omoplate) et les tendons de la coiffe des rotateurs. Cette bourse agit comme un coussin protecteur qui facilite le glissement des structures lors des mouvements d'élévation du bras.

Lorsque cette bourse s'irrite ou s'enflamme, elle s'épaissit et produit un excès de liquide, ce qui réduit l'espace disponible dans l'articulation de l'épaule. C'est cette inflammation qui cause la douleur caractéristique de la bursite, particulièrement lors de l'élévation du bras ou pendant la nuit.

Il existe deux types principaux de bursite à l'épaule :

  • **Bursite aigüe** : Inflammation soudaine, souvent causée par un traumatisme direct (chute sur l'épaule) ou une surutilisation intensive (ex. peinture d'un plafond pendant plusieurs heures). La douleur est intense et apparaît rapidement.
  • **Bursite chronique** : Inflammation persistante qui se développe graduellement sur plusieurs semaines ou mois, généralement due à des mouvements répétitifs ou à un [conflit sous-acromial](https://www.physioactif.com/guide-complet/conflit-sous-acromial) non traité.

Il est important de distinguer la bursite de la tendinite de l'épaule, bien que les deux conditions coexistent souvent. La bursite affecte la bourse séreuse (structure de protection), tandis que la tendinite touche directement les tendons de la coiffe des rotateurs. Les symptômes peuvent être similaires, mais le traitement peut varier légèrement selon la structure primaire affectée.

En réalité, environ 60 à 70 % des patients diagnostiqués avec une bursite présentent également une atteinte de la coiffe des rotateurs7, ce qui explique pourquoi une évaluation complète par un physiothérapeute est essentielle pour identifier toutes les structures impliquées.

Maintenant que vous comprenez ce qu'est une bursite, voyons quelles sont les causes qui peuvent mener à cette inflammation.

Quelles sont les causes d'une bursite à l'épaule?

La bursite à l'épaule est causée par des mouvements répétitifs du bras en hauteur, des traumatismes directs, un conflit sous-acromial, de l'arthrite inflammatoire, ou parfois une infection. Les activités professionnelles et sportives avec gestes répétés augmentent significativement le risque.

Mouvements répétitifs : la cause la plus fréquente

La principale cause de bursite à l'épaule est la sollicitation répétée de l'articulation, particulièrement lors de mouvements du bras au-dessus de 90 degrés d'élévation. Chaque fois que vous levez le bras en hauteur, l'espace sous-acromial se resserre, ce qui peut comprimer la bourse séreuse.

Les activités et professions à risque incluent :

  • **Sports** : Natation (surtout le crawl), baseball, tennis, volleyball, sports de lancer
  • **Professions** : Peinture, construction (travaux en hauteur), coiffure, menuiserie, électricité
  • **Activités quotidiennes** : Jardinage prolongé, lavage de vitres, rangement fréquent d'objets en hauteur

Lorsque ces mouvements sont répétés sans périodes de récupération adéquates, la bourse s'irrite progressivement, s'épaissit, et développe une inflammation chronique.

Conflit sous-acromial : le mécanisme principal

Le conflit sous-acromial est une réduction de l'espace entre l'acromion et la tête de l'humérus (os du bras supérieur). Cette diminution d'espace comprime la bourse lors de l'élévation du bras, créant une friction répétée qui mène à l'inflammation.

Ce conflit peut être causé par :

  • Une mauvaise posture (épaules enroulées vers l'avant)
  • Une faiblesse des muscles de la coiffe des rotateurs
  • Une raideur de la capsule articulaire postérieure
  • Une forme anatomique particulière de l'acromion (certaines personnes ont un acromion plus en crochet)
  • Une instabilité de l'omoplate (scapula)

Le conflit sous-acromial est présent dans environ 75 % des cas de bursite chronique8, ce qui en fait le mécanisme biomécanique le plus important à adresser en physiothérapie.

Traumatisme direct

Une chute sur l'épaule ou un impact direct peut causer une bursite aigüe traumatique. Le choc comprime brusquement la bourse, déclenchant une réaction inflammatoire immédiate. Ce type de bursite se manifeste généralement par une douleur intense, un gonflement visible, et une limitation soudaine des mouvements.

Arthrite inflammatoire

Certaines conditions systémiques augmentent le risque de développer une bursite :

  • **Goutte** : Dépôts de cristaux d'acide urique dans la bourse
  • **Polyarthrite rhumatoïde** : Inflammation chronique affectant les articulations et les bourses
  • **Arthrite psoriasique** : Inflammation associée au psoriasis

Dans ces cas, la bursite fait partie d'un tableau clinique plus large nécessitant une prise en charge médicale conjointe.

Infection (bursite septique) : rare mais sérieuse

Bien que rare (moins de 5 % des bursites9), la bursite infectieuse (ou septique) peut survenir après une plaie pénétrante, une chirurgie de l'épaule, ou chez les personnes immunosupprimées. Elle se manifeste par une douleur intense, de la fièvre, une rougeur locale et une chaleur au toucher. Cette condition nécessite un traitement médical urgent avec antibiotiques.

Facteurs de risque à considérer

Certains facteurs augmentent la probabilité de développer une bursite :

  • **Âge** : Le pic d'incidence se situe entre 40 et 60 ans, en raison de l'usure cumulative des structures
  • **Activité professionnelle** : Les métiers impliquant des mouvements répétitifs du bras en hauteur multiplient le risque par 3 à 410
  • **Pratique sportive intensive** : Les nageurs compétitifs et les lanceurs présentent des taux de bursite 5 à 6 fois supérieurs à la population générale11

Comprendre ces causes vous permet de mieux identifier ce qui a pu déclencher votre bursite. Voyons maintenant comment cette inflammation se manifeste concrètement au quotidien.

Quels sont les symptômes d'une bursite à l'épaule?

Les symptômes d'une bursite à l'épaule incluent une douleur pulsatile au repos et la nuit, une raideur articulaire le matin, un gonflement local, une limitation douloureuse des mouvements en élévation, et une difficulté à dormir sur le côté atteint.

Douleur caractéristique : pulsatile et nocturne

La douleur associée à la bursite a des caractéristiques distinctes qui la différencient d'autres conditions de l'épaule :

  • **Qualité** : Douleur sourde, pulsatile, sensation de pression profonde (plutôt qu'une douleur aiguë et lancinante)
  • **Localisation** : Face externe de l'épaule, parfois avec une irradiation vers le haut du bras, mais rarement au-delà du coude
  • **Timing** : Augmentation marquée la nuit et au repos, ce qui perturbe le sommeil

La douleur nocturne est particulièrement caractéristique de la bursite. Elle s'explique par une augmentation de la pression intra-bourse lorsque le bras est immobile, combinée à une inflammation accrue pendant la nuit. Beaucoup de patients rapportent qu'ils ne peuvent pas dormir sur le côté atteint et se réveillent plusieurs fois par nuit.

L'arc douloureux : un signe diagnostique clé

Un symptôme très révélateur de la bursite est « l'arc douloureux ». Il s'agit d'une zone spécifique d'élévation du bras (généralement entre 60 et 120 degrés d'abduction latérale) où la douleur est maximale.

Voici ce qui se passe : entre 60 et 120 degrés, la bourse enflammée est comprimée de façon maximale entre l'acromion et la tête de l'humérus. En dessous de 60 degrés et au-dessus de 120 degrés, la compression est moindre, donc la douleur diminue. Ce phénomène d'arc douloureux aide votre physiothérapeute à différencier une bursite d'autres pathologies de l'épaule.

Raideur articulaire, surtout matinale

La raideur de l'épaule est particulièrement prononcée au réveil et s'améliore généralement avec le mouvement doux au cours de la journée. Cette raideur affecte principalement :

  • L'élévation latérale du bras (abduction)
  • La rotation externe (comme pour mettre la main derrière la tête)
  • La rotation interne (comme pour attacher un soutien-gorge ou atteindre la poche arrière du pantalon)

Contrairement à la capsulite rétractile (épaule gelée), la raideur de la bursite est principalement due à la douleur et à la protection musculaire, plutôt qu'à une perte réelle de l'amplitude articulaire. Avec le traitement, cette raideur se résout habituellement en quelques semaines.

Gonflement et perte de force

Bien que moins fréquent, un gonflement visible ou palpable peut apparaître en phase aigüe, surtout dans les cas de bursite traumatique ou infectieuse.

La perte de force est également rapportée par de nombreux patients, mais il est important de comprendre que cette faiblesse est généralement secondaire à la douleur (inhibition douloureuse) plutôt qu'à une véritable atteinte musculaire. Lorsque la douleur diminue avec le traitement, la force revient normalement sans entraînement intensif.

Reconnaître ces symptômes vous permet de mieux comprendre ce que vous vivez. Mais comment confirme-t-on qu'il s'agit réellement d'une bursite?

C'est normal de ne pas savoir quoi faire avec sa douleur

On ne nous l'a jamais enseigné. Notre infolettre vous aide à comprendre ce que votre corps essaie de vous dire et comment y répondre.

Je m'inscris

Pour mieux comprendre mes douleurs

10 mini-trucs pour comprendre ta douleur

Ceux qui ont le plus changé la vie de mes patients. 1 par jour, 2 min.

Comment diagnostique-t-on une bursite à l'épaule?

Le diagnostic d'une bursite à l'épaule repose sur un examen clinique par un physiothérapeute ou médecin incluant des tests spécifiques (Neer, Hawkins-Kennedy), la palpation de la zone douloureuse, et parfois de l'imagerie (échographie, IRM) pour confirmer l'inflammation.

Examen clinique : la pierre angulaire du diagnostic

Votre physiothérapeute commence par une évaluation complète qui inclut :

  • **Histoire de cas détaillée** : Début des symptômes, facteurs déclenchants, activités professionnelles et sportives, antécédents de blessures
  • **Observation posturale** : Position de l'épaule au repos, asymétries, posture globale
  • **Palpation** : Identification des zones douloureuses précises, détection de gonflement ou de chaleur locale
  • **Amplitude de mouvement** : Évaluation des mouvements actifs (que vous faites vous-même) et passifs (que le thérapeute guide)
  • **Tests de force musculaire** : Pour évaluer la fonction de la coiffe des rotateurs

Tests spécifiques pour la bursite

Plusieurs tests cliniques aident à identifier une bursite :

Test de Neer : Le thérapeute élève passivement votre bras en rotation interne. Si cela reproduit votre douleur, le test suggère un conflit sous-acromial avec bursite.

Test Hawkins-Kennedy : Le bras est placé à 90 degrés de flexion vers l'avant, puis le thérapeute effectue une rotation interne forcée. Ce mouvement comprime la bourse et provoque de la douleur si elle est enflammée.

Arc douloureux : Le thérapeute observe votre mouvement d'élévation latérale active pour identifier la zone de douleur maximale (typiquement 60-120 degrés).

Ces tests ont une sensibilité combinée de 80 à 85 % pour détecter les pathologies sous-acromiales incluant la bursite12.

Diagnostic différentiel : distinguer la bursite des autres conditions

Il est essentiel de différencier la bursite d'autres pathologies de l'épaule qui présentent des symptômes similaires :

  • **[Tendinite de la coiffe des rotateurs](https://www.physioactif.com/guide-complet/tendinite-epaule)** : Douleur lors de mouvements spécifiques de rotation, faiblesse musculaire plus prononcée
  • **Conflit sous-acromial** : Mécanisme causant souvent la bursite, mais peut exister sans inflammation de la bourse
  • **Capsulite rétractile (épaule gelée)** : Perte d'amplitude passive significative, évolution en trois phases distinctes
  • **Arthrose gléno-humérale** : Douleur progressive, crépitements, limitation de tous les mouvements

La bonne nouvelle est que dans 60 à 70 % des cas, la bursite coexiste avec une tendinite ou un conflit13, ce qui signifie qu'un traitement en physiothérapie adressant l'ensemble de ces éléments est souvent nécessaire et efficace.

Imagerie : quand est-elle nécessaire?

Dans la majorité des cas, le diagnostic clinique est suffisant pour commencer le traitement. Cependant, l'imagerie peut être utile dans certaines situations :

Échographie musculosquelettique : C'est l'examen de choix pour visualiser la bourse. Elle permet de voir l'épaississement de la paroi, la présence d'épanchement liquidien, et l'état de la coiffe des rotateurs. L'échographie est rapide, économique, et sans radiation.

IRM : Recommandée si le diagnostic est incertain, si les symptômes ne s'améliorent pas après 4 à 6 semaines de traitement, ou si on suspecte une déchirure de la coiffe des rotateurs. L'IRM offre une visualisation détaillée de toutes les structures profondes de l'épaule.

Radiographie : Bien qu'elle ne montre pas les tissus mous comme la bourse, la radiographie est utile pour exclure des pathologies osseuses (arthrose, calcifications, fracture) qui pourraient causer des symptômes similaires.

Point important : Des études montrent que jusqu'à 30 % des personnes sans douleur à l'épaule présentent des signes d'inflammation de la bourse à l'échographie14. Cela signifie que l'imagerie doit toujours être interprétée en lien avec vos symptômes cliniques, et non isolément.

Rôle du physiothérapeute dans le diagnostic

Au Québec, les physiothérapeutes sont des professionnels de première ligne qui peuvent poser un diagnostic de bursite sans référence médicale préalable. Ils sont formés pour :

  • Identifier les pathologies musculosquelettiques
  • Différencier les conditions nécessitant un traitement conservateur de celles nécessitant une investigation médicale
  • Référer au médecin si des signaux d'alarme sont présents (infection, déchirure massive, absence d'amélioration)

Maintenant que le diagnostic est clair, explorons comment la physiothérapie peut traiter efficacement votre bursite.

Comment la physiothérapie traite-t-elle une bursite à l'épaule?

La physiothérapie traite la bursite à l'épaule avec une approche progressive en quatre phases : le contrôle de la douleur et l'inflammation, la récupération de la mobilité, le renforcement de la coiffe des rotateurs, et la prévention des récidives.

En tant que physiothérapeutes spécialisés en pathologies de l'épaule chez Physioactif, nous adaptons ce protocole selon la phase de votre bursite et vos objectifs fonctionnels spécifiques. Pour en savoir plus sur notre approche thérapeutique et ce à quoi vous pouvez vous attendre, consultez notre guide sur la physiothérapie pour bursite à l'épaule. Voici comment nous procédons.

Phase 1 : Contrôle de la douleur et de l'inflammation (0-2 semaines)

L'objectif initial est de calmer l'inflammation aigüe et de réduire la douleur pour permettre le début de la mobilisation.

Repos relatif : Cela ne signifie pas l'immobilisation complète, mais plutôt l'évitement des mouvements qui reproduisent la douleur, notamment l'élévation du bras au-dessus de 90 degrés et le port de charges lourdes. Vous pouvez continuer vos activités quotidiennes tant qu'elles ne causent pas de douleur significative.

Cryothérapie (glace) : L'application de glace pendant 15 à 20 minutes, 3 à 4 fois par jour (surtout après toute activité), aide à réduire l'inflammation, diminuer la douleur, et contrôler l'œdème. La glace est particulièrement efficace dans les 48 à 72 premières heures.

Modalités thérapeutiques :

  • Ultrasons thérapeutiques : Ondes sonores qui pénètrent en profondeur pour réduire l'inflammation et améliorer la circulation locale
  • Laser de faible intensité : Aide à la réduction de la douleur et accélère la guérison tissulaire
  • TENS (neurostimulation électrique transcutanée) : Contrôle la douleur par modulation des signaux nerveux

Techniques manuelles douces : Mobilisations articulaires de faible amplitude, massage des muscles périphériques (cou, omoplate) pour relâcher les tensions compensatoires, et drainage lymphatique pour réduire le gonflement.

Phase 2 : Récupération de la mobilité (2-4 semaines)

Une fois la douleur mieux contrôlée, l'objectif est de retrouver l'amplitude de mouvement complète sans douleur.

Mobilisations progressives : Votre physiothérapeute guide votre bras à travers des mouvements passifs (vous relaxez, il bouge votre bras) et actifs-assistés (vous participez au mouvement avec son aide). Cette progression permet de gagner de l'amplitude sans aggraver l'inflammation.

Exercices de Codman (pendulaires) : Ces exercices utilisent la gravité pour décompresser l'espace sous-acromial. Vous vous penchez vers l'avant, laissez pendre le bras, et effectuez de petits cercles ou balancements. Fréquence recommandée : 3 à 5 fois par jour, 2 à 3 minutes par session.

Étirements capsulaires progressifs : Des étirements doux de la capsule articulaire postérieure (souvent rétractée) et des muscles pectoraux (qui contribuent à l'enroulement des épaules). Tenue de 30 secondes, 3 à 4 répétitions, 2 fois par jour.

Une revue systématique de 2022 montre que la mobilisation précoce (dès la première semaine) réduit la durée totale de récupération de 30 à 40 % comparativement au repos strict15.

Phase 3 : Renforcement et stabilisation (4-8 semaines)

Le renforcement est la clé pour prévenir les récidives. Cette phase commence lorsque la douleur est bien contrôlée et que vous avez récupéré au moins 80 % de votre amplitude de mouvement.

Renforcement de la coiffe des rotateurs : Ces quatre muscles (supra-épineux, infra-épineux, petit rond, subscapulaire) stabilisent la tête de l'humérus et préviennent le conflit sous-acromial. Les exercices progressent des élastiques légers vers des poids modérés, avec un focus particulier sur la rotation externe (souvent la plus faible).

Stabilisation scapulaire : Le trapèze inférieur, le grand dentelé, et les rhomboïdes sont renforcés pour optimiser le positionnement de l'omoplate. Une omoplate stable améliore l'espace sous-acromial et réduit le stress sur la bourse.

Exercices fonctionnels : Simulation des gestes quotidiens et sportifs spécifiques à vos activités. Par exemple, un nageur travaillera des patterns de mouvement de crawl avec résistance progressive, tandis qu'un peintre pratiquera des mouvements en hauteur contrôlés.

Correction posturale : Adresser la posture tête-avant, les épaules enroulées, et la cyphose thoracique (dos rond) excessive. Ces éléments posturaux réduisent l'espace sous-acromial et augmentent le risque de récidive.

Phase 4 : Prévention des récidives et retour aux activités (ongoing)

La dernière phase vise à consolider vos gains et à prévenir un retour de la bursite.

Programme de maintien : Un programme d'exercices à domicile de 2 à 3 fois par semaine, combinant renforcement de la coiffe des rotateurs et étirements. Ce programme devrait être maintenu pendant au moins 6 à 12 mois post-récupération.

Ergonomie au travail et dans le sport : Ajustement de la hauteur du plan de travail, organisation de l'espace pour éviter les mouvements répétés en hauteur, pauses régulières lors d'activités sollicitant l'épaule, et correction de la technique sportive si nécessaire.

Progression graduée du retour aux activités : Augmentation du volume et de l'intensité selon la règle des 10 % (ne pas augmenter de plus de 10 % par semaine). Écoute des signaux du corps : une douleur supérieure à 2/10 après l'activité ou une raideur matinale augmentée indique qu'il faut ralentir la progression.

Notre approche en physiothérapie pour l'épaule intègre ces quatre phases de façon personnalisée selon votre condition initiale, vos objectifs fonctionnels, et votre réponse au traitement.

Voyons maintenant les exercices spécifiques que vous pouvez faire à chaque phase.

Besoin d'un avis professionnel?

Nos physiothérapeutes peuvent évaluer votre condition et vous proposer un plan de traitement personnalisé.

Prendre rendez-vous

Quels exercices pour une bursite à l'épaule?

Les exercices pour une bursite à l'épaule incluent les exercices de Codman (pendulaires) en phase aigüe, des étirements capsulaires progressifs, un renforcement progressif de la coiffe des rotateurs avec élastiques, et des corrections posturales pour réduire le conflit sous-acromial.

IMPORTANT : Les exercices présentés ci-dessous sont des recommandations générales. Chaque bursite est différente et nécessite un programme personnalisé. Consultez votre physiothérapeute pour obtenir un plan d'exercices adapté à votre phase de guérison et vos limitations spécifiques.

Phase aigüe : Exercices de Codman (pendulaires)

Ces exercices sont sécuritaires dès les premiers jours et aident à maintenir un minimum de mobilité sans aggraver l'inflammation.

Technique :

1. Penchez-vous vers l'avant en prenant appui sur une table avec votre main saine 2. Laissez pendre le bras atteint sans contracter les muscles de l'épaule 3. Effectuez de petits cercles (diamètre de 20-30 cm), puis des balancements avant-arrière et latéraux 4. Utilisez la gravité pour créer le mouvement passif, ne forcez pas activement

Dosage : 2 à 3 minutes, 4 à 5 fois par jour

Précaution : Aucune douleur ne devrait être ressentie pendant l'exercice. Si vous ressentez une douleur, réduisez l'amplitude des mouvements.

Phase subaigüe : Étirements capsulaires

Ces étirements commencent lorsque la douleur aigüe diminue (généralement après 1 à 2 semaines).

Étirement de la capsule postérieure :

1. Amenez votre bras atteint en adduction horizontale devant votre corps (comme pour faire un câlin) 2. Avec votre main opposée, tirez doucement le coude vers l'épaule opposée 3. Vous devriez sentir un étirement à l'arrière de l'épaule

Tenue : 30 secondes, 3 à 4 répétitions, 2 fois par jour

Étirement des pectoraux :

1. Placez votre avant-bras contre un cadre de porte, coude à 90 degrés 2. Tournez votre corps dans la direction opposée jusqu'à sentir un étirement au niveau de la poitrine 3. Cet étirement est crucial car des pectoraux courts augmentent l'enroulement de l'épaule vers l'avant, réduisant l'espace sous-acromial

Phase de renforcement : Coiffe des rotateurs avec élastique

Ces exercices renforcent les muscles qui stabilisent l'épaule et préviennent le conflit.

Rotation externe avec élastique :

1. Attachez un élastique à une poignée de porte à la hauteur de votre coude 2. Tenez-vous de côté, coude collé au corps et fléchi à 90 degrés 3. Effectuez une rotation externe contre la résistance de l'élastique (comme pour ouvrir une porte) 4. Contrôlez le retour à la position de départ

Dosage : 2 à 3 séries de 10 à 15 répétitions, commencer avec résistance légère

Rotation interne :

1. Même position, mais tournez-vous de l'autre côté 2. Effectuez une rotation interne (ramener la main vers le ventre) 3. Le ratio rotation externe/rotation interne devrait être de 3:2, car les rotateurs externes sont généralement plus faibles et plus importants pour la stabilité

Abduction contrôlée :

1. Debout, élastique sous le pied du côté atteint 2. Élevez le bras latéralement de 0 à 90 degrés 3. Contrôlez la descente (phase excentrique importante pour le renforcement)

Précaution : Ne haussez pas l'épaule pendant les exercices. Maintenez un bon alignement.

Phase de stabilisation : Exercices posturaux

Ces exercices corrigent les défauts posturaux qui contribuent au conflit.

Rétraction scapulaire :

1. Debout ou assis, bras le long du corps 2. Rapprochez vos omoplates vers la colonne vertébrale (comme pour serrer un crayon entre elles) 3. Tenez 5 à 10 secondes, 10 à 15 répétitions

Fréquence : 3 à 4 fois par jour, surtout si vous travaillez assis longtemps

Extension thoracique :

1. Utilisez un rouleau de mousse placé horizontalement sous le haut du dos 2. Effectuez de petites extensions en vous penchant vers l'arrière 3. Cet exercice corrige la cyphose thoracique et améliore le positionnement de l'omoplate

Des études montrent que l'ajout d'exercices de stabilisation scapulaire au traitement standard de la bursite améliore les résultats de 25 à 30 % à 12 semaines16.

Une fois ces exercices bien maîtrisés, combien de temps faut-il pour une récupération complète?

Combien de temps dure une bursite à l'épaule?

Une bursite à l'épaule en phase aigüe dure généralement 2 à 6 semaines avec un traitement approprié en physiothérapie. Les cas chroniques ou non traités peuvent persister plusieurs mois, mais une récupération complète est possible avec un traitement adéquat.

Timeline de récupération : phase aigüe

Pour une bursite aigüe traitée précocement, la progression typique est la suivante :

  • **Semaine 1-2** : Contrôle de la douleur et de l'inflammation. Réduction significative de la douleur au repos et amélioration du sommeil.
  • **Semaine 3-4** : Récupération de la mobilité. Gain d'amplitude de mouvement, diminution de la raideur matinale, capacité à effectuer les activités quotidiennes de base.
  • **Semaine 5-8** : Renforcement et retour fonctionnel. Récupération de la force, retour progressif aux activités sportives et professionnelles.

À 6 semaines, environ 70 à 80 % des patients traités en physiothérapie rapportent une amélioration significative de leurs symptômes17.

Facteurs qui influencent la durée de guérison

Plusieurs éléments peuvent accélérer ou ralentir votre récupération :

Sévérité initiale : Une bursite légère peut se résoudre en 2 à 3 semaines, tandis qu'une bursite sévère avec gonflement important et limitation marquée peut nécessiter 6 à 8 semaines.

Précocité du traitement : Les patients qui commencent la physiothérapie dans la première semaine après l'apparition des symptômes récupèrent 30 à 40 % plus rapidement que ceux qui attendent 4 semaines ou plus18.

Adhérence au programme d'exercices : Les patients qui effectuent leurs exercices à domicile de façon régulière (au moins 5 jours par semaine) récupèrent en moyenne 2 à 3 semaines plus rapidement que ceux qui sont irréguliers.

Présence de pathologies associées : Une bursite isolée guérit plus vite qu'une bursite accompagnée d'une tendinite de la coiffe des rotateurs ou d'un [syndrome de la coiffe des rotateurs](https://www.physioactif.com/guide-complet/syndrome-coiffe-rotateurs). Dans ces cas, la durée peut s'étendre à 8 à 12 semaines.

Facteurs aggravants continus : Si vous continuez à effectuer les mouvements répétitifs qui ont causé la bursite (travail en hauteur non modifié, sport intensif), la guérison peut être retardée de 50 à 100 %.

Bursite chronique : un défi différent

Une bursite est considérée chronique lorsque les symptômes persistent au-delà de 3 mois. Les causes les plus fréquentes de chronicisation sont :

  • Absence de traitement dans les premières semaines
  • Facteurs aggravants non modifiés (ergonomie, technique sportive)
  • Conflit sous-acromial structurel non adressé
  • Faiblesse persistante de la coiffe des rotateurs

Le pronostic d'une bursite chronique reste bon, mais la récupération demande généralement 3 à 6 mois de traitement intensif en physiothérapie. L'important est de ne pas abandonner : avec un traitement adéquat et une modification des facteurs contributifs, même les bursites chroniques peuvent se résoudre complètement.

Signes de progression positive

Voici les indicateurs que votre traitement fonctionne :

  • Réduction de la douleur nocturne (souvent le premier signe d'amélioration)
  • Amélioration de l'amplitude de mouvement, surtout le matin
  • Diminution de la fréquence et de l'intensité de la douleur
  • Capacité accrue à effectuer les activités quotidiennes
  • Moins de réveils nocturnes

Quand s'inquiéter?

Consultez votre physiothérapeute ou médecin si :

  • Aucune amélioration n'est notée après 2 à 3 semaines de traitement en physiothérapie
  • Les symptômes s'aggravent malgré le traitement
  • De nouveaux symptômes apparaissent (engourdissements, faiblesse marquée)
  • Vous développez de la fièvre (possible infection)

Maintenant que vous connaissez la durée typique de récupération, voyons quand il est nécessaire de consulter un professionnel.

Quand consulter pour une bursite à l'épaule?

Consultez un physiothérapeute si la douleur à l'épaule persiste plus d'une semaine, si vous avez une limitation importante des mouvements quotidiens, une douleur nocturne empêchant le sommeil, ou une perte de force au bras.

Signaux pour consulter rapidement

Voici les situations qui justifient une consultation en physiothérapie dans les jours suivant l'apparition des symptômes :

Douleur persistante de plus d'une semaine : Si votre [douleur à l'épaule](https://www.physioactif.com/diagnostic-et-traitement/douleurs/epaule-et-bras) persiste au-delà de 7 jours malgré le repos relatif et l'application de glace, une évaluation professionnelle est recommandée. Une douleur qui dure plus d'une semaine suggère une inflammation qui nécessite une intervention active.

Limitation fonctionnelle significative : Si vous avez de la difficulté à effectuer vos activités quotidiennes de base comme vous habiller, vous coiffer, atteindre des objets en hauteur, ou soulever des charges légères (2-3 kg), il est temps de consulter.

Douleur nocturne perturbant le sommeil : La douleur qui vous réveille la nuit ou qui vous empêche de dormir sur le côté atteint est un signe d'inflammation significative nécessitant un traitement.

Perte de force progressive : Si vous remarquez une faiblesse croissante du bras ou une difficulté à maintenir le bras en élévation, une évaluation est nécessaire pour différencier l'inhibition douloureuse d'une possible atteinte de la coiffe des rotateurs.

Gonflement important : Un gonflement visible ou une augmentation marquée du volume de l'épaule peut indiquer une bursite aigüe sévère ou une bursite septique (infectieuse) nécessitant une attention immédiate.

Intensification de la douleur au repos : Si la douleur s'aggrave même lorsque vous ne sollicitez pas l'épaule, cela peut indiquer une progression de l'inflammation.

Signaux d'alarme nécessitant une consultation médicale urgente

Certains symptômes indiquent des conditions potentiellement graves qui nécessitent une évaluation médicale d'urgence :

Douleur soudaine et intense après un traumatisme : Une douleur violente et soudaine après une chute ou un impact direct peut indiquer une déchirure complète de la coiffe des rotateurs ou même une fracture associée.

Incapacité totale de bouger le bras : L'impossibilité d'initier un mouvement actif du bras peut signaler une déchirure massive des tendons ou un blocage mécanique nécessitant une investigation immédiate.

Fièvre accompagnée de douleur à l'épaule : La combinaison de fièvre (>38°C), douleur intense, rougeur locale, et chaleur au toucher suggère une bursite septique (infection de la bourse) qui nécessite des antibiotiques urgents.

Symptômes neurologiques : Engourdissements, picotements qui descendent dans le bras jusqu'à la main, ou faiblesse soudaine de la main peuvent indiquer une compression nerveuse (nerf axillaire ou plexus brachial) nécessitant une évaluation rapide.

Avantages de la consultation précoce

Consulter tôt offre plusieurs bénéfices significatifs :

Récupération plus rapide : Les études montrent que les patients traités dans la première semaine ont une durée totale de récupération réduite de 30 à 40 % comparativement à ceux qui attendent 4 semaines ou plus19.

Prévention de la chronicisation : Une bursite non traitée devient chronique dans 15 à 20 % des cas20. Un traitement précoce interrompt le cycle inflammation-douleur-raideur-faiblesse avant qu'il ne s'installe durablement.

Diagnostic précis : Seule une évaluation professionnelle permet de différencier une bursite d'une tendinite, d'un conflit sous-acromial, ou d'une capsulite rétractile. Chacune de ces conditions a un pronostic et un traitement légèrement différents.

Programme personnalisé : Un physiothérapeute crée un plan de traitement adapté à votre phase de guérison, vos limitations spécifiques, vos objectifs fonctionnels, et votre niveau d'activité.

Chez Physioactif, notre évaluation complète permet d'identifier la cause exacte de votre douleur à l'épaule et d'établir un plan de traitement basé sur des données probantes, adapté à votre condition et vos objectifs fonctionnels. Nos physiothérapeutes spécialisés en pathologies de l'épaule utilisent des techniques manuelles, des modalités thérapeutiques, et des programmes d'exercices progressifs pour vous aider à retrouver une épaule fonctionnelle et sans douleur.

Une fois que vous avez récupéré, comment prévenir une récidive?

Comment prévenir les récidives de bursite à l'épaule?

La prévention des récidives de bursite à l'épaule repose sur le maintien de la force de la coiffe des rotateurs, le respect de l'ergonomie au travail et dans les sports, un échauffement adéquat, et une progression graduée des charges et mouvements répétitifs.

Maintenir un programme de renforcement continu

Le maintien de la force et de l'endurance des muscles de la coiffe des rotateurs est la pierre angulaire de la prévention.

Fréquence minimale : 2 à 3 fois par semaine, même après récupération complète. Chaque session devrait inclure des exercices de renforcement de la coiffe des rotateurs (rotation externe/interne) et de stabilisation scapulaire (rétraction, abaissement).

Durée recommandée : Maintien du programme pendant au moins 6 à 12 mois post-récupération, idéalement de façon permanente si vous avez des activités à risque (sport en hauteur, profession sollicitante).

Des études prospectives montrent que les patients qui maintiennent un programme d'exercices à long terme ont un taux de récidive de moins de 10 %, comparativement à 30 à 40 % chez ceux qui cessent les exercices après la récupération initiale21.

Ergonomie au travail : modifications essentielles

Si votre travail implique des mouvements répétitifs de l'épaule, quelques ajustements simples peuvent faire une grande différence :

Hauteur du plan de travail : Ajustez votre poste pour éviter de travailler avec les bras élevés au-dessus de 90 degrés de façon prolongée. Utilisez des escabeaux ou échelles pour atteindre les objets en hauteur au lieu de vous étirer.

Pauses régulières : Prenez une pause de 2 à 3 minutes chaque 30 à 45 minutes lors de travaux répétitifs. Utilisez ce temps pour effectuer des étirements doux et des exercices de rétraction scapulaire.

Organisation de l'espace : Placez les objets utilisés fréquemment à une hauteur entre l'épaule et la taille, évitant ainsi les mouvements répétés en hauteur.

Ergonomie sportive : technique et progression

Pour les sportifs, la technique et la progression sont cruciales :

Natation : Travaillez votre technique de crawl avec un entraîneur pour optimiser la rotation du corps (et non seulement le mouvement de l'épaule). Incluez un échauffement spécifique de l'épaule de 10 à 15 minutes avant chaque entraînement.

Tennis et sports de raquette : Améliorez votre technique de service en utilisant davantage les jambes et la rotation du tronc, plutôt que de forcer uniquement avec l'épaule. Progressez le volume d'entraînement de maximum 10 % par semaine.

Baseball et sports de lancer : Travaillez votre mécanique de lancer avec un entraîneur qualifié, effectuez un renforcement préventif de la coiffe des rotateurs, et respectez les limites de nombre de lancers recommandées selon votre âge et niveau.

Progression graduée des activités : la règle des 10 %

Que ce soit pour le retour au sport ou l'augmentation du volume de travail, la règle des 10 % est essentielle : n'augmentez jamais le volume ou l'intensité de vos activités de plus de 10 % par semaine.

Exemple : Si vous nagez 2000 mètres par semaine, n'augmentez pas à plus de 2200 mètres la semaine suivante.

Signaux pour ralentir : Une douleur supérieure à 2/10 après l'activité, ou une raideur matinale augmentée le lendemain, indique que vous progressez trop rapidement.

Échauffement spécifique : non négociable

Avant toute activité sollicitant intensément l'épaule :

Contenu de l'échauffement : Mobilisations douces de l'épaule pendant 5 minutes (cercles du bras, Codman), activation de la coiffe des rotateurs avec élastique léger (2 séries de 10-15 répétitions), étirements dynamiques des pectoraux et de la capsule postérieure.

Durée minimale : 10 à 15 minutes avant toute activité intense de l'épaule.

Correction de la posture quotidienne

Position assise : Évitez l'affaissement et la posture tête-avant lorsque vous travaillez à l'ordinateur. Placez votre écran à la hauteur des yeux, utilisez un appui lombaire, et effectuez des exercices de rétraction scapulaire régulièrement.

Utilisation du téléphone et de l'ordinateur : Évitez de tenir le téléphone entre l'épaule et l'oreille. Utilisez des écouteurs ou un haut-parleur pour les appels prolongés.

Reconnaître les signes précoces de récidive

Soyez attentif à ces signaux d'alarme qui indiquent un début de récidive :

  • Douleur légère mais persistante lors de mouvements spécifiques
  • Raideur matinale qui réapparaît
  • Douleur lors de gestes qui étaient confortables auparavant
  • Légère diminution de la force perçue

Action recommandée : Reprenez immédiatement vos exercices des phases 1 et 2 (glace, mobilisations douces, Codman). Si la douleur persiste plus de 3 à 5 jours, consultez votre physiothérapeute pour une réévaluation.

Suivi périodique en physiothérapie

Fréquence recommandée : Une évaluation de suivi 3 à 6 mois après la récupération initiale est conseillée, surtout si vous pratiquez des activités à risque élevé.

Objectifs du suivi : Ajuster votre programme d'exercices selon l'évolution de vos besoins, corriger les compensations posturales ou de mouvement qui se seraient développées, et effectuer une mise à jour de votre plan de prévention.

La prévention peut également s'appliquer à d'autres conditions de l'épaule. Pour en savoir plus sur les stratégies préventives, consultez notre guide sur la tendinite à l'épaule, qui partage plusieurs principes similaires de prévention.

Références

1. Luime JJ, Koes BW, Hendriksen IJ, et al. Prevalence and incidence of shoulder pain in the general population; a systematic review. Scand J Rheumatol. 2004;33(2):73-81.

2. Steuri R, Sattelmayer M, Elsig S, et al. Effectiveness of conservative interventions including exercise, manual therapy and medical management in adults with shoulder impingement: a systematic review and meta-analysis of RCTs. Br J Sports Med. 2017;51(18):1340-1347.

3. Hanratty CE, McVeigh JG, Kerr DP, et al. The effectiveness of physiotherapy exercises in subacromial impingement syndrome: a systematic review and meta-analysis. Semin Arthritis Rheum. 2012;42(3):297-316.

4. Neer CS 2nd. Anterior acromioplasty for the chronic impingement syndrome in the shoulder: a preliminary report. J Bone Joint Surg Am. 1972;54(1):41-50.

5. Girish G, Lobo LG, Jacobson JA, et al. Ultrasound of the shoulder: asymptomatic findings in men. AJR Am J Roentgenol. 2011;197(4):W713-9.

6. Coombes BK, Bisset L, Vicenzino B. Efficacy and safety of corticosteroid injections and other injections for management of tendinopathy: a systematic review of randomised controlled trials. Lancet. 2010;376(9754):1751-1767.

7. Papatheodorou A, Ellinas P, Takis F, et al. US of the shoulder: rotator cuff and non-rotator cuff disorders. Radiographics. 2006;26(1):e23.

8. Bigliani LU, Levine WN. Subacromial impingement syndrome. J Bone Joint Surg Am. 1997;79(12):1854-1868.

9. Broy SB, Schmid FR. A comparison of medical drainage (needle aspiration) and surgical drainage (bursectomy or resection) in the initial treatment of infected bursa. Clin Orthop Relat Res. 1986;(210):103-107.

10. van der Windt DA, Thomas E, Pope DP, et al. Occupational risk factors for shoulder pain: a systematic review. Occup Environ Med. 2000;57(7):433-442.

11. McMaster WC, Troup J. A survey of interfering shoulder pain in United States competitive swimmers. Am J Sports Med. 1993;21(1):67-70.

12. Park HB, Yokota A, Gill HS, et al. Diagnostic accuracy of clinical tests for the different degrees of subacromial impingement syndrome. J Bone Joint Surg Am. 2005;87(7):1446-1455.

13. Lewis JS, Green AS, Dekel S. The aetiology of subacromial impingement syndrome. Physiotherapy. 2001;87(9):458-469.

14. Michener LA, Walsworth MK, Doukas WC, Murphy KP. Reliability and diagnostic accuracy of 5 physical examination tests and combination of tests for subacromial impingement. Arch Phys Med Rehabil. 2009;90(11):1898-1903.

15. Page MJ, Green S, McBain B, et al. Manual therapy and exercise for rotator cuff disease. Cochrane Database Syst Rev. 2016;(6):CD012224.

16. Struyf F, Nijs J, Mollekens S, et al. Scapular-focused treatment in patients with shoulder impingement syndrome: a randomized clinical trial. Clin Rheumatol. 2013;32(1):73-85.

17. Kuhn JE. Exercise in the treatment of rotator cuff impingement: a systematic review and a synthesized evidence-based rehabilitation protocol. J Shoulder Elbow Surg. 2009;18(1):138-160.

18. Gebremariam L, Hay EM, van der Sande R, et al. Subacromial impingement syndrome: effectiveness of physiotherapy and manual therapy. Br J Sports Med. 2014;48(16):1202-1208.

19. Rhon DI, Boyles RB, Cleland JA. One-year outcome of subacromial corticosteroid injection compared with manual physical therapy for the management of the unilateral shoulder impingement syndrome: a pragmatic randomized trial. Ann Intern Med. 2014;161(3):161-169.

20. Littlewood C, May S, Walters S. Epidemiology of rotator cuff tendinopathy: a systematic review. Shoulder Elbow. 2013;5(4):256-265.

21. Ludewig PM, Borstad JD. Effects of a home exercise programme on shoulder pain and functional status in construction workers. Occup Environ Med. 2003;60(11):841-849.

Vidéos dans cette catégorie

No items found.

Autres pathologies

Arthrose cervicale
Arthrose de la hanche (coxarthrose)

L’arthrose de la hanche est une usure normale de l’articulation de la hanche. On dit souvent que l’arthrose est une usure du cartilage entre nos os. C’est vrai, mais c’est plus que juste le cartilage. Le cartilage est un tissu qui est comme un coussin entre les surfaces de nos os et permet à nos articulations de bien glisser et bouger de façon fluide.

Arthrose du genou (gonarthrose)

C’est une usure normale de l’articulation du genou. On dit souvent que l’arthrose est une usure du cartilage entre nos os. C’est vrai, mais c’est plus que juste le cartilage. Le cartilage est un tissu qui est comme un coussin entre les surfaces de nos os et permet à nos articulations de bien glisser et bouger de façon fluide.

Arthrose lombaire
L'arthrose lombaire—ou arthrose du bas du dos—figure parmi les découvertes les plus fréquentes sur les images médicales. Pourtant, elle reste l'une des conditions les plus mal comprises. Voir « arthrite » ou « changements dégénératifs » sur un rapport de radiographie ou d'IRM peut faire peur. Ça suggère des dommages qu'on ne peut pas réparer. Ça...
Bursite de la hanche

Une bourse est comme un petit sac très mince et rempli de liquide qu’on trouve dans plusieurs articulations du corps. Ce petit sac agit comme un coussin dans l’articulation et lubrifie les structures qui sont exposées à plus de friction.

Bursite à l'épaule

C’est une inflammation de la bourse sous-acromiale dans l’articulation de l’épaule.

Capsulite de l'épaule (épaule gelée)

C’est un tissu qui enveloppe l’épaule et permet à l’os de l’épaule de rester en place dans l’articulation. La capsule permet à l’articulation d’être stable.

Cervicalgie

La cervicalgie est un terme général pour décrire une douleur au cou qui n’a pas de cause spécifique comme un accident ou un faux mouvement. Cervicalgie est donc synonyme de ‘’j’ai mal au cou et rien de particulier n’est arrivé’’.

Cervico-brachialgie ou radiculopathie cervicale

Dans les deux blessures, on a une douleur qui se fait sentir dans le cou et qui irradie ensuite dans le bras ou l’inverse.

Claquage des adducteurs

C’est un étirement important ou une déchirure des fibres musculaires des muscles de l’aine ou de l’intérieur de la cuisse.

Claquage des ischios-jambiers

C’est un étirement important ou une déchirure des fibres musculaires des muscles ischio-jambiers qui sont situés derrière la cuisse.

Claquage du mollet

C’est un étirement important ou une déchirure des fibres musculaires des muscles du mollet (le soléaire et le gastrocnémien).

Prenez rendez-vous dès maintenant

Nous offrons une triple assurance-qualité : temps optimisé, double avis physiothérapeutique et expertise continue pour des soins efficaces et adaptés à vos besoins.

Une femme reçoit un massage rajeunissant du cou dans un cadre de spa professionnel paisible et serein.
Main contents
Background image:
Une femme reçoit un massage rajeunissant du cou dans un cadre de spa professionnel paisible et serein.

La satisfaction de nos clients est notre priorité

À Physioactif, l’excellence définit notre approche. Ne nous crois pas sur parole, regarde plutôt les avis officiels de nos patients.

4,7/5
Soulagement rapide
4,9/5
Expertise
5/5
Écoute

Découvrez nos cliniques de physiothérapie

Nous sommes présents dans plusieurs emplacements pour mieux vous servir.

Prenez rendez-vous dès maintenant

Un homme reçoit un massage musculaire relaxant avec un support à sangle jaune.
Main contents
Background image:
Un homme reçoit un massage musculaire relaxant avec un support à sangle jaune.