
Physiothérapie respiratoire : réadaptation pulmonaire
La physiothérapie respiratoire aide les personnes atteintes d’une maladie pulmonaire à mieux gérer leur respiration et à reprendre leurs activités. Les maladies respiratoires chroniques peuvent rendre difficiles la marche, les tâches ménagères ou l’habillage. La physiothérapie peut faire partie d’un programme de réadaptation pulmonaire qui vise aussi l’endurance, la force et la qualité de vie.
Service chez Physioactif : la physiothérapie respiratoire n’est pas offerte chez Physioactif. Pour accéder à un programme de réadaptation pulmonaire, demandez à votre médecin vers quel service vous orienter. Cet article explique ce domaine de soins et les bénéfices observés dans les études.
La réadaptation pulmonaire peut accompagner les personnes atteintes de maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), une maladie qui limite durablement la circulation de l’air dans les poumons. Elle peut aussi aider certaines personnes atteintes d’asthme, de fibrose kystique ou de problèmes respiratoires après la COVID-19. Les programmes combinent exercices supervisés, éducation et techniques de respiration, selon les besoins.
Après une hospitalisation pour une aggravation de la MPOC, appelée exacerbation, la réadaptation pulmonaire améliore la capacité à l’effort et la qualité de vie, tout en réduisant les réadmissions1. Certains programmes sont accessibles à distance. Cette téléréadaptation peut réduire les déplacements, mais son accès dépend du programme et des besoins de la personne.
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Qu'est-ce que la physiothérapie respiratoire?
La physiothérapie respiratoire utilise des exercices, des techniques de respiration et des conseils pour aider une personne à mieux respirer et à accomplir ses activités. La réadaptation pulmonaire est un programme plus large : une équipe évalue la personne, puis adapte les exercices, l’éducation et le soutien à sa santé physique et psychologique2. Le travail peut donc viser les poumons, mais aussi les muscles et l’endurance.
La Société américaine de thoracologie, un organisme médical consacré à la santé respiratoire, a publié des recommandations en 2023. Ce guide recommande fortement la réadaptation pulmonaire pour la MPOC stable, sans aggravation soudaine en cours, après une hospitalisation pour une aggravation de la MPOC et pour les maladies pulmonaires interstitielles3. Ces dernières touchent le tissu qui entoure les petits sacs d’air des poumons.
La physiothérapie respiratoire fait partie des domaines de pratique de la physiothérapie. La physiothérapie musculosquelettique s’occupe des muscles, des os, des articulations et des structures voisines. Ces domaines peuvent se recouper : une personne atteinte d’une maladie respiratoire peut aussi avoir besoin de renforcer ses jambes ou de mieux tolérer la marche.
L’équipe peut réunir des médecins qui soignent les poumons, des physiothérapeutes, des inhalothérapeutes qui interviennent sur la respiration, des psychologues, des nutritionnistes et des travailleurs sociaux2. Les services peuvent se donner à l’hôpital, en clinique externe ou à domicile. L’équipe choisit l’équipement et la surveillance nécessaires selon la maladie, la capacité à l’effort et les autres problèmes de santé.
Quelles conditions sont traitées en réadaptation pulmonaire?
La réadaptation pulmonaire peut aider les personnes atteintes de MPOC, d’asthme, de fibrose kystique, de problèmes après la COVID-19, de maladies pulmonaires interstitielles ou d’hypertension pulmonaire. L’hypertension pulmonaire correspond à une pression trop élevée dans les vaisseaux qui transportent le sang vers les poumons. Développés d’abord pour la MPOC, les programmes se sont étendus à d’autres maladies, avec des preuves et des objectifs qui varient selon le diagnostic2.
MPOC (maladie pulmonaire obstructive chronique)
La MPOC est la maladie pour laquelle les bienfaits sont les mieux documentés. Le guide américain recommande fortement la réadaptation chez les adultes dont la MPOC est stable, c’est-à-dire sans aggravation soudaine en cours3. Les données donnent une confiance modérée dans cette recommandation.
Une revue de 17 études rapporte moins de réadmissions lorsque la réadaptation commence dans les trois semaines suivant la sortie d’hôpital pour une aggravation de la MPOC. Le résultat sur les réadmissions vient de 12 études regroupant 1 309 personnes : le rapport de cotes est de 0,48, une mesure qui compare les réadmissions aux absences de réadmission dans chaque groupe. Ce résultat indique une baisse, sans signifier que le risque est divisé par deux1. La distance parcourue au test de marche de six minutes augmente en moyenne d’environ 57 mètres de plus que dans les groupes témoins, qui recevaient les soins habituels sans ce programme1. Ce gain moyen est assez grand pour avoir une importance pratique, mais il ne prédit pas le résultat de chaque personne.
Le guide britannique cité dans StatPearls recommande de commencer la réadaptation dans le mois suivant la sortie d’hôpital après une aggravation2. L’équipe vérifie d’abord que l’état de santé permet de participer au programme.
Asthme
L’asthme provoque un rétrécissement variable et une inflammation des voies qui transportent l’air. Les médicaments restent importants pour le contrôler. Chez les adultes, une revue Cochrane de 10 études montre que la réadaptation améliore probablement la capacité de marche et certains scores de qualité de vie à la fin du programme, comparativement aux soins habituels. Son effet sur le contrôle de l’asthme est plus petit ou incertain selon la mesure utilisée.
L’exercice peut faire partie des soins de l’asthme, avec un programme adapté et un plan pour réagir aux symptômes. Certaines personnes deviennent essoufflées ou ont une respiration sifflante pendant l’effort. Le professionnel ajuste alors l’activité et vérifie avec l’équipe médicale le contrôle de la maladie. Les techniques de respiration peuvent aussi aider à gérer un essoufflement stable et la panique qui l’accompagne, comme l’explique cette fiche hospitalière sur la respiration.
Fibrose kystique
La fibrose kystique est une maladie transmise par les gènes des parents qui rend notamment le mucus, le liquide protecteur des voies respiratoires, plus épais et difficile à évacuer. Les techniques de désencombrement servent à déplacer ce mucus vers la bouche. Une synthèse Cochrane a examiné plusieurs approches4 : les gestes manuels sur le thorax, le cycle actif de respiration, le drainage autogène, les appareils à pression expiratoire positive (PEP), les appareils oscillants et l’exercice4. Les techniques et leurs gestes sont expliqués plus bas.
Les techniques de respiration actives peuvent être combinées à un appareil PEP, qui oppose une résistance quand la personne souffle5. Le choix tient compte du résultat obtenu, du confort et de la facilité d’utilisation; cette combinaison n’est pas démontrée supérieure pour tous. Dans la fibrose kystique, le désencombrement fait partie des soins de longue durée, souvent quotidiens, à ajuster avec l’équipe. Les études comparant ces techniques à l’absence de traitement ou à la toux seule montrent un bénéfice possible sur le déplacement du mucus à court terme. Elles ne permettent pas de conclure sur les effets à long terme, et précèdent l’usage répandu de médicaments récents qui modifient l’évolution de la maladie6.
Conditions post-COVID
Après la COVID-19, certaines personnes gardent un essoufflement, de la fatigue ou une capacité réduite à l’effort pendant plusieurs mois. Ces symptômes peuvent faire partie de la COVID longue. Une évaluation détermine leurs causes possibles et les soins adaptés.
Une revue de 2025 regroupe 37 études sur la réadaptation liée à la COVID-19. Elle observe des bénéfices sur la capacité à l’effort, certaines mesures pulmonaires, la qualité de vie, la fatigue et l’anxiété, comparativement à divers soins témoins7. Les programmes combinaient parfois respiration, marche et renforcement. Les études n’incluaient pas toutes des personnes au même stade : certaines portaient sur la maladie initiale, d’autres sur des symptômes persistants. Les programmes de quatre à huit semaines avaient plusieurs résultats favorables, mais cela ne fixe ni un délai de guérison ni la durée idéale pour chaque personne7.
Chez certaines personnes, même un effort léger peut aggraver les symptômes plus tard, souvent dans les 12 à 72 heures suivantes. Cette aggravation après l’effort peut durer plusieurs jours. Le programme doit alors aider à répartir les activités et les pauses selon les symptômes; il ne doit pas imposer une augmentation continue des exercices. L’Organisation mondiale de la Santé recommande aussi de rechercher et de prendre en charge une baisse d’oxygène à l’effort et un problème cardiaque avant d’entreprendre un entraînement physique après la COVID-19.
Une étude de 2024 a réparti 35 étudiants de 19 à 30 ans, encore symptomatiques après la COVID-19, entre un programme à domicile et un groupe témoin. Après quatre séances hebdomadaires pendant quatre semaines, le groupe d’exercices avait davantage amélioré la quantité d’air soufflée en une seconde et sa proportion par rapport à une expiration complète. Les différences sur d’autres mesures respiratoires et sur la fatigue n’étaient pas claires entre les groupes8. Ce résultat ne permet pas de promettre une réduction de la fatigue avec ces seuls exercices.
Une étude menée en Chine a suivi des personnes de 65 ans et plus après les soins aigus pour la COVID-19. Parmi les 72 personnes ayant terminé l’étude, 36 avaient suivi six semaines de réadaptation avec deux séances de dix minutes par semaine et des exercices quotidiens à domicile. Leur respiration, leur endurance, leur qualité de vie et leur anxiété s’étaient améliorées davantage que celles du groupe sans réadaptation. L’étude n’a pas montré d’avantage clair sur la dépression ou l’autonomie quotidienne.9
Autres conditions
Le guide américain recommande fortement la réadaptation pour les maladies pulmonaires interstitielles. Il la suggère aussi pour l’hypertension pulmonaire, avec davantage d’incertitude et une décision à adapter à la personne3. Les programmes sont également utilisés avant et après une transplantation pulmonaire, une chirurgie qui remplace un poumon malade par un poumon de donneur.
Quelles techniques de respiration sont utilisées?
La physiothérapie respiratoire utilise notamment le cycle actif de respiration, le drainage autogène, les appareils PEP et oscillants, la respiration diaphragmatique et la respiration à lèvres pincées. Certaines techniques servent à évacuer le mucus; d’autres aident à gérer l’essoufflement. Le professionnel choisit et enseigne celles qui répondent à vos besoins.
Le cycle actif de respiration alterne des respirations calmes, des inspirations plus amples et une expiration bouche ouverte, comme pour embuer une vitre. Cette expiration, appelée « huff », aide à faire remonter le mucus. La toux peut ensuite l’évacuer10. Le professionnel vous apprend à doser les gestes sans serrer la gorge ni forcer excessivement.
Le drainage autogène utilise des respirations de tailles différentes pour faire remonter le mucus des petites voies vers les voies plus larges. La personne commence avec de petits volumes d’air, puis augmente les volumes selon le déplacement des sécrétions. Cette technique s’apprend avec le professionnel et peut ensuite se pratiquer sans appareil.
La thérapie PEP, ou pression expiratoire positive, utilise un appareil qui résiste au passage de l’air lorsque vous soufflez. Cette pression aide à garder les voies respiratoires ouvertes et à déplacer le mucus. Le professionnel choisit le dispositif et son réglage, puis vous enseigne son utilisation à domicile et son entretien5.
Les appareils oscillants, comme Flutter et Acapella, ajoutent des vibrations à la résistance lorsque vous soufflez. Ils peuvent aider à mobiliser le mucus. Ces appareils portables s’intègrent au programme à domicile; ils ne remplacent pas les autres gestes prescrits.
La respiration diaphragmatique sollicite le diaphragme, le grand muscle sous les poumons. Dans une position confortable, posez une main sur le ventre, relâchez les épaules et laissez le ventre bouger doucement avec la respiration, sans chercher de grandes inspirations. La respiration à lèvres pincées consiste à inspirer par le nez, si cela reste confortable, puis à souffler doucement entre les lèvres rapprochées. Elle ralentit la sortie de l’air et peut laisser plus de temps aux poumons pour se vider. Ces techniques de gestion de l’essoufflement concernent un essoufflement stable; une difficulté respiratoire nouvelle ou qui s’aggrave demande un avis médical.
Pour la fibrose kystique, les études comparatives ne permettent pas de choisir une technique de désencombrement qui serait supérieure pour tous. Les données sont très incertaines11. Cela ne démontre pas que toutes les méthodes sont identiques. Le choix tient compte des préférences, de l’apprentissage, du confort et de l’effet observé chez la personne.
Comment fonctionne un programme de réadaptation pulmonaire?
Un programme de réadaptation pulmonaire combine une évaluation, des exercices adaptés, de l’éducation sur la maladie et, selon les besoins, un soutien pour le bien-être psychologique, les difficultés sociales ou l’alimentation. Les soins peuvent se donner à l’hôpital, en consultation externe, à domicile ou à distance.
Composantes du programme
L’entraînement à l’exercice est une composante centrale2. Il comprend l’endurance, par exemple la marche ou le vélo, le renforcement musculaire et des mouvements de souplesse. Le professionnel adapte l’intensité, les pauses et la progression à la santé et à la réponse à l’effort. Notre guide présente des principes généraux de progression des exercices, à adapter au programme respiratoire.
L’équipe vous explique la maladie, les signes d’aggravation, l’usage des médicaments et le plan d’action établi avec vos soignants2. Le but est de savoir quoi faire au quotidien et quand demander de l’aide.
Le soutien psychologique et social aide à prendre en charge l’anxiété, la dépression et les difficultés liées à la maladie2. Vivre avec un essoufflement constant peut être angoissant. L’équipe propose des stratégies de gestion et du soutien entre personnes vivant des situations semblables.
Les conseils nutritionnels aident à prévenir ou à gérer la perte de poids et de masse musculaire, qui peut accompagner une MPOC sévère2. Manger suffisamment aide à soutenir la force nécessaire aux exercices et aux activités quotidiennes. Le nutritionniste évalue les besoins en énergie et en protéines, puis propose des stratégies lorsque l’essoufflement rend les repas difficiles.
Durée et fréquence
Dans les études sur la MPOC stable, la majorité des programmes duraient de huit à douze semaines3. Par rapport aux soins habituels, le gain moyen au test de marche de six minutes était d’environ 44 mètres; il était d’environ 57 mètres après une hospitalisation pour aggravation. Les scores de qualité de vie au questionnaire St. George s’amélioraient en moyenne d’environ 7 et 9 points, respectivement3. Ce questionnaire mesure l’effet des symptômes sur les activités et la vie quotidienne. Ces gains moyens dépassent les seuils habituellement considérés comme importants pour les patients, sans garantir le même résultat à chacun.
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La fréquence et la durée des séances varient selon le programme et votre santé. Après la réadaptation initiale, l’équipe vous encourage à poursuivre une activité régulière adaptée. Un programme de maintien supervisé peut aider certaines dimensions de la qualité de vie, mais ses avantages supplémentaires sur la marche ou l’essoufflement restent incertains. Le guide propose donc soit ce suivi, soit les soins habituels, selon les besoins et les préférences3. La fréquence idéale de supervision n’est pas établie.
Modalités de prestation
La réadaptation peut se dérouler en clinique externe ou dans un centre hospitalier avec supervision directe. L’évaluation précise la surveillance nécessaire pendant les exercices.
La téléréadaptation permet de suivre une partie ou la totalité du programme à distance. Le guide américain recommande d’offrir le choix entre centre et téléréadaptation aux adultes atteints d’une maladie respiratoire chronique stable3. Les études qui soutiennent cette recommandation concernent presque toutes la MPOC.
La téléréadaptation peut réduire les déplacements et faciliter la participation. Elle exige toutefois une organisation adaptée, parfois une connexion Internet et la capacité d’utiliser le matériel. Les obstacles d’accès persistent : peu de personnes qui pourraient bénéficier de la réadaptation y participent.
Les programmes hybrides combinent des rencontres en personne et à distance. Ils permettent de garder des contacts directs tout en offrant davantage de souplesse pour certaines séances.
Quand consulter pour de la physiothérapie respiratoire?
Une évaluation pour la réadaptation pulmonaire est utile lorsque l’essoufflement ou la fatigue liés à une maladie pulmonaire limitent vos activités malgré les soins reçus2. Après une hospitalisation, parlez-en aussi à l’équipe qui prépare votre retour à domicile. Des symptômes nouveaux ou une aggravation doivent d’abord être évalués médicalement; les exercices ne remplacent pas cette évaluation.
Une difficulté à s’habiller, à faire le ménage ou à marcher, une fatigue persistante, des hospitalisations répétées ou une qualité de vie diminuée peuvent justifier cette discussion. L’équipe détermine les causes des limites et vérifie si le programme vous convient.
Appelez le 911 ou allez à l’urgence si vous avez beaucoup de difficulté à respirer, si vous étouffez ou ne pouvez plus parler normalement. Une poitrine serrée ou lourde, une douleur qui se propage vers le bras, le dos, le cou ou la mâchoire, des lèvres ou une peau devenant très pâles, bleues ou grises, ou une confusion soudaine demandent aussi une aide immédiate. Ne conduisez pas vous-même.
Demandez un avis médical rapide en cas de difficulté respiratoire ou d’essoufflement plus grand que d’habitude, de nausées ou vomissements, de sang dans les crachats, de douleur ou d’enflure dans une jambe, ou de battements cardiaques inhabituels. Ces signes, décrits par le service de santé britannique, ne doivent pas attendre le prochain rendez-vous de réadaptation.
Au Québec, votre médecin peut vous orienter vers un programme selon votre région et votre maladie. L’Institut thoracique de Montréal du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) décrit son programme de réadaptation pulmonaire12. Le cadre de référence montréalais inclut aussi le Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), les réseaux publics de santé du Nord et du Centre-Ouest de l’Île-de-Montréal et l’Association pulmonaire du Québec. Les lieux, les critères d’admission et les délais se confirment auprès du service.
Chez Physioactif : la physiothérapie respiratoire n’est pas offerte. Cette décision ne signifie pas que tous les soins respiratoires exigent une hospitalisation. Le programme doit disposer d’une équipe et d’une surveillance adaptées à votre santé. Notre guide présente les différents domaines de la physiothérapie pour vous aider à comprendre leurs objectifs.
Les services publics de physiothérapie sont généralement couverts par la RAMQ, la Régie de l’assurance maladie du Québec. À Montréal, le dépliant destiné aux participants indique que le programme de réadaptation pulmonaire est gratuit. Les délais et les modalités d’accès dépendent du service et de votre situation.
Quelles sont les questions fréquentes sur la physiothérapie respiratoire?
Les questions fréquentes portent sur les services offerts chez Physioactif, l’accès au Québec, les coûts, la durée, les bénéfices, les soins à distance et les personnes qui peuvent en bénéficier. Les réponses suivantes distinguent le programme respiratoire des services proposés par notre clinique.
Est-ce que la physiothérapie respiratoire est offerte chez Physioactif?
La physiothérapie respiratoire n’est pas offerte chez Physioactif. Un programme pulmonaire réunit les compétences et la surveillance adaptées aux besoins respiratoires de la personne. Nos physiothérapeutes accompagnent les personnes ayant des troubles des muscles, des os et des articulations, notamment après une blessure ou une chirurgie. Notre guide explique les domaines de pratique de la physiothérapie.
Où accéder à un programme au Québec?
Votre médecin peut demander une orientation vers un programme de votre région. À Montréal, le programme de l’Institut thoracique du CUSM12 fait partie des ressources décrites. Le CHUM, les réseaux publics de santé du Nord et du Centre-Ouest de l’Île-de-Montréal et l’Association pulmonaire du Québec figurent aussi dans l’organisation régionale. Vérifiez avec le service le lieu, les critères et les délais.
Est-ce couvert par la RAMQ?
Les programmes publics sont généralement couverts par la RAMQ. Le programme montréalais présenté dans le dépliant officiel est gratuit. Une orientation médicale est demandée pour ce parcours; l’équipe vous précise les modalités et le délai d’accès.
Combien de temps dure un programme?
Dans les études sur la MPOC stable, la plupart des programmes duraient de huit à douze semaines, avec une plage de quatre semaines à un an3. Le parcours montréalais décrit plutôt six à dix semaines, à raison de deux à trois rencontres par semaine. La durée réelle se confirme avec votre équipe. Des programmes de maintien moins fréquents peuvent suivre3.
Quels sont les bénéfices prouvés?
Pour la MPOC, les programmes améliorent la marche, l’essoufflement et la qualité de vie. Le gain moyen de marche est d’environ 44 mètres lorsque la maladie est stable et de 57 mètres après une hospitalisation pour aggravation3. L’amélioration moyenne au questionnaire de qualité de vie St. George est d’environ 7 et 9 points, respectivement3. Après cette hospitalisation, la réadaptation réduit aussi les réadmissions, sans que le rapport de cotes de 0,48 signifie un risque divisé par deux1. Le programme peut également soutenir le bien-être émotionnel3.
Peut-on faire de la réadaptation à distance?
La téléréadaptation est une option pour certaines personnes dont la maladie respiratoire chronique est stable. Le guide américain recommande d’offrir le choix avec un programme en centre; les études portent surtout sur la MPOC3. Le suivi peut utiliser le téléphone, un site Web ou la vidéoconférence. Le matériel fourni et la supervision varient selon le programme. L’équipe vérifie si cette formule répond à vos besoins de sécurité et d’accompagnement.
Qui peut bénéficier de cette physiothérapie?
Les personnes dont une maladie pulmonaire limite les activités peuvent bénéficier d’une évaluation pour ce type de soins2. Cela comprend notamment la MPOC, l’asthme, la fibrose kystique, les maladies pulmonaires interstitielles, l’hypertension pulmonaire et certains problèmes après la COVID-19. Un programme peut aussi accompagner une transplantation. L’équipe adapte la décision à votre état, à vos symptômes et à vos objectifs.
Besoin d’un avis professionnel?
Nos physiothérapeutes peuvent vous accompagner pour vos douleurs musculaires ou articulaires et vos difficultés de mouvement. Pour une réadaptation pulmonaire, demandez à votre médecin de vous orienter vers le service approprié.
Prendre rendez-vousRéférences
Les références s’ouvrent dans un nouvel onglet.
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