Physiothérapie cardiovasculaire : Réadaptation cardiaque

Écrit par:
Révisé scientifiquement par :
Fichier audio embed

# Physiothérapie cardiovasculaire : réadaptation cardiaque

Recevoir un diagnostic de maladie cardiaque ou vivre un événement cardiovasculaire comme un infarctus peut susciter beaucoup d'inquiétude, notamment concernant le retour à une vie active et normale. Vous vous demandez peut-être quelles activités vous pourrez reprendre, comment retrouver votre capacité physique et réduire le risque que cela se reproduise.

Voici la bonne nouvelle: la physiothérapie cardiovasculaire, offerte dans le cadre de programmes de réadaptation cardiaque en milieu hospitalier, peut vous aider à reprendre le contrôle de votre santé. Cette spécialité combine exercice supervisé, éducation thérapeutique et modification des habitudes de vie pour optimiser votre récupération et améliorer votre qualité de vie à long terme.

Service non offert chez Physioactif. La physiothérapie cardiovasculaire nécessite un environnement clinique spécialisé avec surveillance cardiaque continue. Nous vous invitons à consulter les programmes de réadaptation cardiaque disponibles dans les centres hospitaliers de la région de Montréal, notamment à l'Institut de Cardiologie de Montréal, au CHUM ou au CUSM.

Cet article vous présente les fondements de cette spécialité, son organisation en phases de réadaptation, les conditions traitées et les bénéfices démontrés par la recherche. Pour en savoir plus sur les différentes spécialités en physiothérapie, consultez notre guide complet sur les types de physiothérapie.

Qu'est-ce que la physiothérapie cardiovasculaire?

La physiothérapie cardiovasculaire est une approche de soins multidisciplinaire centrée sur la réadaptation des personnes atteintes de maladies cardiovasculaires[1]. Elle vise à optimiser la capacité physique, réduire les symptômes, améliorer la qualité de vie et diminuer le risque de récidive ou de complications[2].

Cette spécialité s'appuie sur trois piliers fondamentaux :

Exercice thérapeutique supervisé : Des programmes d'entraînement individualisés adaptés à la condition cardiaque de chaque personne, réalisés sous surveillance médicale avec monitoring cardiaque continu. Éducation thérapeutique : Information sur la maladie cardiaque, reconnaissance des signes d'alerte, gestion du stress, modification des facteurs de risque et adhésion au traitement médical. Accompagnement psychosocial : Soutien pour gérer l'anxiété et la dépression fréquemment associées aux maladies cardiaques, et faciliter le retour aux activités quotidiennes et professionnelles. Cette composante éducative est aussi au cœur de la physiothérapie en santé de la femme, où comprendre sa condition aide à mieux la gérer.

Les physiothérapeutes en réadaptation cardiaque travaillent en étroite collaboration avec les cardiologues, infirmières spécialisées, nutritionnistes et psychologues pour offrir une prise en charge complète et coordonnée[3]. Cette approche multidisciplinaire rappelle celle utilisée en physiothérapie gériatrique, où la collaboration entre professionnels est essentielle pour traiter les patients complexes.

Quelles sont les quatre phases de la réadaptation cardiaque?

La réadaptation cardiaque est structurée en quatre phases distinctes qui accompagnent la personne depuis l'hospitalisation jusqu'au maintien à long terme de ses acquis[4].

Phase Lieu Durée Objectif principal
Phase I Hôpital (soins aigus) 3-7 jours Mobilisation précoce, prévention des complications
Phase II Centre de réadaptation 8-12 semaines Exercice supervisé intensif, éducation
Phase III Mixte (supervisé + domicile) 6-12 mois Transition vers l'autonomie
Phase IV Domicile/communauté À vie Maintien à long terme des acquis

Phase I : Réadaptation en milieu hospitalier aigu

Cette phase débute dès l'admission à l'hôpital, généralement dans les 24 à 48 heures suivant un événement cardiaque aigu comme un infarctus du myocarde ou une chirurgie cardiaque[5].

Les objectifs principaux incluent la prévention des complications liées à l'alitement prolongé, l'évaluation initiale de la tolérance à l'effort et l'amorce d'une mobilisation progressive. Les activités comprennent des exercices de respiration, des mouvements articulaires doux et une progression graduelle vers la position debout et la marche assistée.

La durée moyenne d'hospitalisation varie de 3 à 7 jours selon la condition et la procédure réalisée[6]. L'équipe évalue également la capacité de la personne à réaliser ses activités de base comme se laver, s'habiller et se déplacer de manière sécuritaire avant le retour à domicile.

Phase II : Réadaptation ambulatoire supervisée

La phase II est considérée comme le cœur de la réadaptation cardiaque. Elle débute généralement 2 à 6 semaines après la sortie de l'hôpital et se déroule dans un centre de réadaptation spécialisé[7].

Cette phase comprend :

Évaluation initiale complète : Test d'effort avec monitoring cardiaque (épreuve d'effort sur tapis roulant ou vélo ergométrique), évaluation de la capacité fonctionnelle, identification des facteurs de risque modifiables et établissement des objectifs personnalisés. Programme d'exercice supervisé : Séances d'entraînement de 60 à 90 minutes, 2 à 3 fois par semaine pendant 8 à 12 semaines[8]. Chaque séance inclut échauffement, entraînement cardiovasculaire, renforcement musculaire et retour au calme. L'intensité de l'exercice est ajustée selon la fréquence cardiaque cible calculée à partir du test d'effort initial. Séances d'éducation thérapeutique : Compréhension de la maladie cardiaque, gestion des médicaments, modification des habitudes alimentaires, abandon du tabac, gestion du stress et reconnaissance des signes d'alerte nécessitant une consultation médicale urgente.

La recherche démontre que la participation à un programme de phase II réduit la mortalité cardiovasculaire de 26% et le risque de réhospitalisation de 18%[9].

Phase III : Réadaptation de transition

Cette phase intermédiaire prépare la transition vers l'autonomie complète. Elle dure généralement 6 à 12 mois et combine séances supervisées espacées et exercice autonome à domicile[10].

Les objectifs incluent le maintien des acquis de la phase II, l'augmentation progressive de l'autonomie dans la gestion de l'exercice et la consolidation des changements d'habitudes de vie. La surveillance clinique se fait de manière moins fréquente mais reste présente pour ajuster le programme selon l'évolution de la condition.

Phase IV : Maintien à long terme

La phase IV représente l'engagement à vie dans un mode de vie actif et sain. La personne pratique l'exercice de manière autonome, souvent dans un centre communautaire ou à domicile, avec des suivis périodiques avec l'équipe de réadaptation[11].

Cette phase est cruciale pour prévenir la perte des bénéfices acquis durant les phases précédentes. Les études montrent qu'environ 50% des gains en capacité fonctionnelle peuvent être perdus dans l'année suivant l'arrêt d'un programme structuré si la personne ne maintient pas un niveau d'activité physique régulier[12].

Quelles conditions cardiovasculaires peuvent bénéficier de la réadaptation?

La physiothérapie cardiovasculaire s'adresse à un large éventail de conditions cardiaques et vasculaires.

Syndrome coronarien aigu et infarctus du myocarde

Après un infarctus du myocarde (crise cardiaque), la réadaptation cardiaque est considérée comme une composante essentielle du traitement[13]. Elle aide à restaurer la capacité fonctionnelle, réduire l'anxiété associée à l'activité physique et favoriser le retour à une vie active.

Les personnes ayant complété un programme de réadaptation après un infarctus présentent une réduction de 20 à 30% du risque de décès et une amélioration significative de leur qualité de vie[14].

Insuffisance cardiaque

L'insuffisance cardiaque, condition où le cœur ne pompe pas efficacement le sang, bénéficie grandement de la réadaptation cardiaque adaptée[15]. Contrairement aux recommandations passées qui préconisaient le repos, la recherche moderne démontre que l'exercice supervisé améliore la capacité fonctionnelle, réduit les symptômes et diminue le risque d'hospitalisation.

Un programme d'entraînement adapté peut augmenter la capacité à l'effort de 15 à 30% chez les personnes vivant avec l'insuffisance cardiaque[16].

Chirurgie cardiaque

Les personnes ayant subi un pontage aortocoronarien, un remplacement valvulaire ou une autre chirurgie cardiaque majeure sont candidates à la réadaptation[17]. Le programme aide à la récupération postopératoire, à la gestion de la douleur thoracique (sternum), au renforcement de la capacité respiratoire et à la reprise progressive des activités.

La réadaptation après chirurgie cardiaque accélère la récupération fonctionnelle et réduit les complications postopératoires comme la pneumonie et l'atélectasie[18].

Maladie artérielle périphérique

La maladie artérielle périphérique (MAP) touche les artères des jambes et cause une claudication intermittente, soit une douleur musculaire déclenchée par la marche et soulagée par le repos[19]. L'entraînement supervisé à la marche est le traitement de première ligne pour améliorer la distance de marche sans douleur.

Les programmes d'exercice supervisé peuvent augmenter la distance de marche maximale de 50 à 200% après 3 à 6 mois d'entraînement[20].

Autres indications

La réadaptation cardiaque est également bénéfique pour les personnes avec angine stable, arythmies cardiaques, transplantation cardiaque, implantation de stimulateur cardiaque ou défibrillateur, et maladies valvulaires[21].

10 mini-trucs pour comprendre ta douleur

Ceux qui ont le plus changé la vie de mes patients. 1 par jour, 2 min.

Comment prescrit-on l'exercice pour les patients cardiaques?

La prescription d'exercice en réadaptation cardiaque suit des principes rigoureux basés sur l'évaluation initiale et le profil de risque de chaque personne.

Évaluation de la capacité fonctionnelle

L'épreuve d'effort cardiorespiratoire avec monitoring ECG continu est l'outil standard pour évaluer la capacité fonctionnelle et déterminer les paramètres d'exercice sécuritaires[22]. Ce test mesure la consommation maximale d'oxygène (VO₂ max), la fréquence cardiaque maximale, la réponse de la pression artérielle à l'effort et l'apparition de symptômes ou d'anomalies ECG.

Ces données permettent de calculer la zone d'entraînement optimale, généralement située entre 40% et 80% de la capacité maximale selon le niveau de condition et le profil de risque[23].

Modalités d'entraînement

Entraînement cardiovasculaire : Marche sur tapis roulant, vélo stationnaire, ergomètre à bras ou elliptique sont les modalités les plus utilisées. La progression se fait graduellement en augmentant la durée (de 15 à 45 minutes par séance) puis l'intensité. Entraînement en résistance : Le renforcement musculaire est intégré au programme car la faiblesse musculaire est fréquente chez les personnes cardiaques et limite la capacité fonctionnelle[24]. On utilise des poids légers à modérés (30 à 60% de la force maximale) avec un nombre élevé de répétitions (10 à 15). Ces principes de progression graduelle sont similaires à ceux utilisés en physiothérapie pour la douleur chronique, où l'exercice doit être adapté individuellement. Entraînement par intervalles : Cette approche alterne périodes d'effort plus intense et périodes de récupération active. Des études récentes suggèrent que l'entraînement par intervalles peut produire des gains supérieurs en capacité fonctionnelle comparativement à l'entraînement continu modéré, particulièrement chez les personnes avec insuffisance cardiaque[25].

Surveillance et critères d'arrêt

Durant l'exercice, la surveillance inclut le monitoring continu de l'ECG, la mesure régulière de la pression artérielle, l'évaluation de la fréquence cardiaque et l'observation des symptômes (douleur thoracique, essoufflement excessif, étourdissements)[26].

Des critères d'arrêt immédiat de l'exercice sont établis pour assurer la sécurité : douleur thoracique importante, arythmies significatives, chute ou élévation excessive de la pression artérielle, essoufflement sévère ou signes de mauvaise perfusion comme pâleur ou confusion.

Quand consulter en physiothérapie cardiovasculaire?

La réadaptation cardiaque est recommandée dans plusieurs situations cliniques précises.

Après un événement cardiaque aigu

La référence à un programme de réadaptation devrait être automatique après un infarctus du myocarde, un syndrome coronarien aigu, une intervention coronarienne percutanée (angioplastie avec pose de tuteur) ou une chirurgie de revascularisation[27].

Les lignes directrices internationales considèrent la réadaptation comme une composante intégrale du continuum de soins, au même titre que la médication et les interventions cardiaques[28].

Diagnostic de maladie cardiaque chronique

Les personnes diagnostiquées avec insuffisance cardiaque, angine stable ou maladie artérielle périphérique bénéficient d'une référence précoce à la réadaptation, même en l'absence d'événement aigu récent[29].

Signes et symptômes limitants

Une capacité réduite à l'effort (essoufflement anormal lors d'activités légères, fatigue excessive, difficulté à accomplir les tâches quotidiennes) justifie une évaluation et possiblement une référence à la réadaptation après exclusion de causes réversibles.

Accès aux programmes à Montréal

Plusieurs centres hospitaliers de la région de Montréal offrent des programmes de réadaptation cardiaque structurés :

Centre hospitalier Programme Type de services
Institut de Cardiologie de Montréal (ICM) Programme reconnu internationalement Réadaptation complète avec suivi médical, exercice supervisé, éducation
CHUM Réadaptation cardiovasculaire Programme intégré aux services de cardiologie
CUSM (Royal Victoria, Général) Programmes multi-sites Approche multidisciplinaire complète
Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal Réadaptation cardiaque Services avec équipe multidisciplinaire

La référence à ces programmes se fait habituellement par le cardiologue traitant, mais certains centres acceptent les références du médecin de famille.

Questions fréquentes

Est-ce que la réadaptation cardiaque est sécuritaire?

Oui. Bien que l'exercice comporte toujours un risque théorique chez les personnes cardiaques, les programmes de réadaptation supervisée sont extrêmement sécuritaires. Les données montrent un taux d'événement cardiaque grave de seulement 1 pour 60,000 heures d'exercice supervisé[30]. La surveillance continue et les protocoles d'urgence en place rendent le risque minimal.

Combien de temps dure un programme de réadaptation?

La phase II (réadaptation supervisée intensive) dure typiquement 8 à 12 semaines avec 2 à 3 séances hebdomadaires, soit environ 24 à 36 séances au total[31]. La durée totale incluant les phases de transition et de maintien s'étend sur plusieurs mois à années.

Est-ce couvert par les assurances?

Au Québec, les programmes de réadaptation cardiaque offerts en milieu hospitalier sont couverts par la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) et ne requièrent pas de frais directs pour le patient. Certains services complémentaires ou programmes en milieu privé peuvent toutefois entraîner des coûts variables.

Puis-je faire la réadaptation à domicile?

Des programmes de réadaptation à domicile supervisés à distance existent et peuvent être une option pour certaines personnes qui ne peuvent se déplacer au centre de réadaptation[32]. Cependant, la réadaptation en milieu supervisé demeure l'approche privilégiée, particulièrement dans les premières semaines suivant un événement cardiaque, car elle offre une surveillance optimale et un encadrement multidisciplinaire complet.

Quels sont les bénéfices prouvés de la réadaptation cardiaque?

Les études démontrent de multiples bénéfices : réduction de 26% de la mortalité cardiovasculaire, diminution de 18% des réhospitalisations, amélioration de 15 à 30% de la capacité fonctionnelle, réduction des symptômes d'angine et d'essoufflement, amélioration de la qualité de vie et diminution de l'anxiété et de la dépression[33].

Est-ce que je dois continuer l'exercice après le programme?

Absolument. Les bénéfices de la réadaptation cardiaque se maintiennent seulement si la personne continue un mode de vie physiquement actif après la fin du programme structuré[34]. La phase IV de maintien à long terme est essentielle pour préserver les acquis et prévenir la progression de la maladie cardiaque.

Quels exercices sont sécuritaires pour une personne cardiaque?

Les exercices spécifiques dépendent de la condition individuelle et sont déterminés après une évaluation complète incluant un test d'effort. De manière générale, la marche, le vélo stationnaire, l'ergomètre à bras et les exercices de renforcement avec poids légers sont couramment utilisés. L'intensité, la durée et la progression sont individualisées selon la capacité fonctionnelle et les objectifs thérapeutiques[35].

Besoin d'un avis professionnel?

Nos physiothérapeutes peuvent évaluer votre condition et vous proposer un plan de traitement personnalisé.

Prendre rendez-vous

Conclusion

La physiothérapie cardiovasculaire représente une composante essentielle du traitement des maladies cardiaques et vasculaires. À travers des programmes structurés en quatre phases, elle combine exercice thérapeutique supervisé, éducation et soutien psychosocial pour optimiser la récupération et réduire le risque de complications futures.

Les bénéfices de la réadaptation cardiaque sont solidement établis par la recherche : réduction significative de la mortalité, amélioration de la capacité fonctionnelle et de la qualité de vie. Malgré son efficacité démontrée, la réadaptation demeure sous-utilisée, avec seulement 20 à 30% des personnes éligibles qui y participent.

Si vous ou un proche vivez avec une maladie cardiaque, n'hésitez pas à discuter avec votre cardiologue de l'opportunité de participer à un programme de réadaptation cardiaque. Les centres hospitaliers de Montréal offrent des programmes complets et accessibles qui peuvent transformer votre récupération et votre qualité de vie à long terme.

---

Références

[1]: Anderson L, Thompson DR, Oldridge N, et al. Exercise-based cardiac rehabilitation for coronary heart disease. Cochrane Database Syst Rev. 2016;2016(1):CD001800. doi:10.1002/14651858.CD001800.pub3

[2]: Balady GJ, Williams MA, Ades PA, et al. Core components of cardiac rehabilitation/secondary prevention programs: 2007 update. Circulation. 2007;115(20):2675-2682. doi:10.1161/CIRCULATIONAHA.106.180945

[3]: Grace SL, Bennett S, Ardern CI, Clark AM. Cardiac rehabilitation series: Canada. Prog Cardiovasc Dis. 2014;56(5):530-535. doi:10.1016/j.pcad.2013.09.010

[4]: Wenger NK. Current status of cardiac rehabilitation. J Am Coll Cardiol. 2008;51(17):1619-1631. doi:10.1016/j.jacc.2008.01.030

[5]: Perk J, De Backer G, Gohlke H, et al. European Guidelines on cardiovascular disease prevention in clinical practice (version 2012). Eur Heart J. 2012;33(13):1635-1701. doi:10.1093/eurheartj/ehs092

[6]: Piepoli MF, Corrà U, Adamopoulos S, et al. Secondary prevention in the clinical management of patients with cardiovascular diseases. Core components, standards and outcome measures for referral and delivery. Eur J Prev Cardiol. 2014;21(6):664-681. doi:10.1177/2047487312449597

[7]: Thomas RJ, Balady G, Banka G, et al. 2018 ACC/AHA Clinical Performance and Quality Measures for Cardiac Rehabilitation. J Am Coll Cardiol. 2018;71(16):1814-1837. doi:10.1016/j.jacc.2018.01.004

[8]: Price KJ, Gordon BA, Bird SR, Benson AC. A review of guidelines for cardiac rehabilitation exercise programmes: Is there an international consensus? Eur J Prev Cardiol. 2016;23(16):1715-1733. doi:10.1177/2047487316657669

[9]: Lawler PR, Filion KB, Eisenberg MJ. Efficacy of exercise-based cardiac rehabilitation post-myocardial infarction: a systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials. Am Heart J. 2011;162(4):571-584. doi:10.1016/j.ahj.2011.07.017

[10]: Franklin BA, Lavie CJ, Squires RW, Milani RV. Exercise-based cardiac rehabilitation and improvements in cardiorespiratory fitness: implications regarding patient benefit. Mayo Clin Proc. 2013;88(5):431-437. doi:10.1016/j.mayocp.2013.03.009

[11]: Hamm LF, Sanderson BK, Ades PA, et al. Core competencies for cardiac rehabilitation/secondary prevention professionals: 2010 update. J Cardiopulm Rehabil Prev. 2011;31(1):2-10. doi:10.1097/HCR.0b013e318203999d

[12]: Ades PA, Pashkow FJ, Nestor JR. Cost-effectiveness of cardiac rehabilitation after myocardial infarction. J Cardiopulm Rehabil. 1997;17(4):222-231. doi:10.1097/00008483-199707000-00002

[13]: Smith SC Jr, Benjamin EJ, Bonow RO, et al. AHA/ACCF Secondary Prevention and Risk Reduction Therapy for Patients with Coronary and other Atherosclerotic Vascular Disease: 2011 update. Circulation. 2011;124(22):2458-2473. doi:10.1161/CIR.0b013e318235eb4d

[14]: Heran BS, Chen JM, Ebrahim S, et al. Exercise-based cardiac rehabilitation for coronary heart disease. Cochrane Database Syst Rev. 2011;(7):CD001800. doi:10.1002/14651858.CD001800.pub2

[15]: Taylor RS, Sagar VA, Davies EJ, et al. Exercise-based rehabilitation for heart failure. Cochrane Database Syst Rev. 2014;(4):CD003331. doi:10.1002/14651858.CD003331.pub4

[16]: O'Connor CM, Whellan DJ, Lee KL, et al. Efficacy and safety of exercise training in patients with chronic heart failure: HF-ACTION randomized controlled trial. JAMA. 2009;301(14):1439-1450. doi:10.1001/jama.2009.454

[17]: Hillis LD, Smith PK, Anderson JL, et al. 2011 ACCF/AHA Guideline for Coronary Artery Bypass Graft Surgery. Circulation. 2011;124(23):e652-e735. doi:10.1161/CIR.0b013e31823c074e

[18]: Shepherd CW, While AE. Cardiac rehabilitation and quality of life: a systematic review. Int J Nurs Stud. 2012;49(6):755-771. doi:10.1016/j.ijnurstu.2011.11.019

[19]: Treat-Jacobson D, McDermott MM, Bronas UG, et al. Optimal Exercise Programs for Patients With Peripheral Artery Disease: A Scientific Statement From the American Heart Association. Circulation. 2019;139(4):e10-e33. doi:10.1161/CIR.0000000000000623

[20]: Parmenter BJ, Dieberg G, Smart NA. Exercise training for management of peripheral arterial disease: a systematic review and meta-analysis. Sports Med. 2015;45(2):231-244. doi:10.1007/s40279-014-0261-z

[21]: Mezzani A, Hamm LF, Jones AM, et al. Aerobic exercise intensity assessment and prescription in cardiac rehabilitation: a joint position statement of the European Association for Cardiovascular Prevention and Rehabilitation, the American Association of Cardiovascular and Pulmonary Rehabilitation and the Canadian Association of Cardiac Rehabilitation. Eur J Prev Cardiol. 2013;20(3):442-467. doi:10.1177/2047487312460484

[22]: Fletcher GF, Ades PA, Kligfield P, et al. Exercise standards for testing and training: a scientific statement from the American Heart Association. Circulation. 2013;128(8):873-934. doi:10.1161/CIR.0b013e31829b5b44

[23]: Vanhees L, Geladas N, Hansen D, et al. Importance of characteristics and modalities of physical activity and exercise in the management of cardiovascular health in individuals with cardiovascular risk factors: recommendations from the EACPR. Part II. Eur J Prev Cardiol. 2012;19(5):1005-1033. doi:10.1177/1741826711430926

[24]: Williams MA, Haskell WL, Ades PA, et al. Resistance exercise in individuals with and without cardiovascular disease: 2007 update. Circulation. 2007;116(5):572-584. doi:10.1161/CIRCULATIONAHA.107.185214

[25]: Wisløff U, Støylen A, Loennechen JP, et al. Superior cardiovascular effect of aerobic interval training versus moderate continuous training in heart failure patients: a randomized study. Circulation. 2007;115(24):3086-3094. doi:10.1161/CIRCULATIONAHA.106.675041

[26]: Fletcher GF, Balady G, Froelicher VF, Hartley LH, Haskell WL, Pollock ML. Exercise standards. A statement for healthcare professionals from the American Heart Association. Circulation. 1995;91(2):580-615. doi:10.1161/01.cir.91.2.580

[27]: Levine GN, Bates ER, Blankenship JC, et al. 2011 ACCF/AHA/SCAI Guideline for Percutaneous Coronary Intervention. J Am Coll Cardiol. 2011;58(24):e44-e122. doi:10.1016/j.jacc.2011.08.007

[28]: Piepoli MF, Hoes AW, Agewall S, et al. 2016 European Guidelines on cardiovascular disease prevention in clinical practice. Eur Heart J. 2016;37(29):2315-2381. doi:10.1093/eurheartj/ehw106

[29]: Yancy CW, Jessup M, Bozkurt B, et al. 2013 ACCF/AHA guideline for the management of heart failure. Circulation. 2013;128(16):e240-e327. doi:10.1161/CIR.0b013e31829e8776

[30]: Thompson PD, Franklin BA, Balady GJ, et al. Exercise and acute cardiovascular events placing the risks into perspective: a scientific statement from the American Heart Association Council on Nutrition, Physical Activity, and Metabolism and the Council on Clinical Cardiology. Circulation. 2007;115(17):2358-2368. doi:10.1161/CIRCULATIONAHA.107.181485

[31]: Leon AS, Franklin BA, Costa F, et al. Cardiac rehabilitation and secondary prevention of coronary heart disease. Circulation. 2005;111(3):369-376. doi:10.1161/01.CIR.0000151788.08740.5C

[32]: Dalal HM, Zawada A, Jolly K, Moxham T, Taylor RS. Home based versus centre based cardiac rehabilitation: Cochrane systematic review and meta-analysis. BMJ. 2010;340:b5631. doi:10.1136/bmj.b5631

[33]: Anderson L, Oldridge N, Thompson DR, et al. Exercise-Based Cardiac Rehabilitation for Coronary Heart Disease: Cochrane Systematic Review and Meta-Analysis. J Am Coll Cardiol. 2016;67(1):1-12. doi:10.1016/j.jacc.2015.10.044

[34]: Keteyian SJ, Brawner CA, Savage PD, et al. Peak aerobic capacity predicts prognosis in patients with coronary heart disease. Am Heart J. 2008;156(2):292-300. doi:10.1016/j.ahj.2008.03.017

[35]: Pescatello LS, Arena R, Riebe D, Thompson PD. ACSM's Guidelines for Exercise Testing and Prescription. 9th ed. Philadelphia, PA: Wolters Kluwer/Lippincott Williams & Wilkins Health; 2014.

La satisfaction de nos clients est notre priorité

À Physioactif, l’excellence définit notre approche. Ne nous crois pas sur parole, regarde plutôt les avis officiels de nos patients.

4,7/5
Soulagement rapide
4,9/5
Expertise
5/5
Écoute

Découvrez nos cliniques de physiothérapie

Nous sommes présents dans plusieurs emplacements pour mieux vous servir.

Prenez rendez-vous dès maintenant

Un homme reçoit un massage musculaire relaxant avec un support à sangle jaune.
Main contents
Background image:
Un homme reçoit un massage musculaire relaxant avec un support à sangle jaune.
Instructions
If you intend to use this component with Finsweet's Table of Contents attributes follow these steps:
  • Remove the current class from the content27_link item as Webflows native current state will automatically be applied.
  • To add interactions which automatically expand and collapse sections in the table of contents select the content27_h-trigger element, add an element trigger and select Mouse click (tap)
  • For the 1st click select the custom animation Content 27 table of contents [Expand] and for the 2nd click select the custom animation Content 27 table of contents [Collapse].
  • In the Trigger Settings, deselect all checkboxes other than Desktop and above. This disables the interaction on tablet and below to prevent bugs when scrolling.
Instructions
If you intend to use this component with Finsweet's Table of Contents attributes follow these steps:
  • Remove the current class from the content27_link item as Webflows native current state will automatically be applied.
  • To add interactions which automatically expand and collapse sections in the table of contents select the content27_h-trigger element, add an element trigger and select Mouse click (tap)
  • For the 1st click select the custom animation Content 27 table of contents [Expand] and for the 2nd click select the custom animation Content 27 table of contents [Collapse].
  • In the Trigger Settings, deselect all checkboxes other than Desktop and above. This disables the interaction on tablet and below to prevent bugs when scrolling.