
--- title: "Physiothérapie musculosquelettique : traitement des douleurs et blessures" slug: "physiotherapie-musculosquelettique" metatitle: "Physiothérapie musculosquelettique | Guide complet | Physioactif" metadescription: "Découvrez la physiothérapie musculosquelettique : traitement des muscles, os, articulations. Approches, conditions traitées, efficacité." headline: "Physiothérapie musculosquelettique : comprendre cette spécialité et ses traitements" collection: "Ressources" collection_id: "67165e64411a14330fa9c958" author: "Alexis Leblond" reviewer: "Dr Simon Bouchard" date_created: "2026-01-19" status: "PUBLICATION_READY" content_type: "OUTER" strategy_phase: "BREADTH" word_count_target: "2200-2800" word_count_actual: "4576" qa_score: "92%" ---
# Physiothérapie musculosquelettique : traitement des douleurs et blessures
La physiothérapie musculosquelettique représente la plus grande spécialité de notre profession. Elle traite les douleurs et limitations liées aux muscles, os, articulations, tendons et ligaments. Cette approche combine évaluation rigoureuse, traitements manuels et exercices thérapeutiques pour restaurer le mouvement et réduire la douleur.
Voici la bonne nouvelle: la recherche démontre clairement l'efficacité de cette approche pour une vaste gamme de conditions, de la lombalgie à l'arthrose. Les études montrent même que la physiothérapie musculosquelettique réduit de 89% le recours aux opioïdes chez les personnes souffrant de douleurs au dos.
Dans cet article, vous découvrirez comment cette spécialité fonctionne, quelles conditions elle traite, et ce que la recherche scientifique nous apprend sur son efficacité.
Qu'est-ce que la physiothérapie musculosquelettique?
La physiothérapie musculosquelettique se concentre sur le système qui nous permet de bouger : nos muscles, os, articulations, tendons et ligaments. Quand ces structures sont blessées ou douloureuses, cette spécialité nous aide à retrouver nos capacités.
Les trois piliers de cette approche
L'évaluation clinique détailléeLe physiothérapeute musculosquelettique analyse votre mouvement, teste la force de vos muscles, évalue la mobilité de vos articulations et identifie les structures qui causent votre douleur. Cette évaluation guide le choix des traitements les plus appropriés pour votre condition.
Les techniques manuellesLes techniques de thérapie manuelle incluent les mobilisations articulaires, les relâchements myofasciaux et les manipulations vertébrales. Ces approches réduisent la douleur, améliorent la mobilité et préparent le corps aux exercices thérapeutiques.
La prescription d'exercicesLes exercices thérapeutiques constituent le cœur du traitement à long terme. Ils renforcent les muscles affaiblis, corrigent les déséquilibres et préviennent les récidives. La recherche montre que les exercices supervisés donnent de meilleurs résultats que les exercices non supervisés (1).
Comment cette spécialité se distingue
Contrairement aux approches qui ciblent un seul aspect (comme la médication pour la douleur ou la chirurgie pour les structures endommagées), la physiothérapie musculosquelettique traite la personne dans son ensemble. Elle considère votre mode de vie, vos activités quotidiennes et vos objectifs personnels.
La recherche démontre que cette approche multimodale donne de meilleurs résultats que les interventions isolées. Une étude sur 12 850 patients avec lombalgie a montré que ceux traités en physiothérapie avaient 89% moins de risque de recevoir une prescription d'opioïdes (2).
Quelles conditions traite la physiothérapie musculosquelettique?
Cette spécialité s'applique à une vaste gamme de conditions affectant le système musculosquelettique. Voici les régions corporelles les plus fréquemment traitées.
Douleurs au dos et au cou
Lombalgie et douleur lombaireLa douleur au dos représente la condition musculosquelettique la plus commune. Elle affecte 80% des adultes au moins une fois dans leur vie (3). Le physiothérapeute identifie si votre douleur provient des muscles, des articulations vertébrales, des disques ou d'une combinaison de ces structures.
Le traitement combine thérapie manuelle pour réduire la raideur, exercices de stabilisation pour renforcer les muscles profonds du tronc, et éducation sur les postures et mouvements sécuritaires. Les lignes directrices cliniques recommandent la physiothérapie comme traitement de première ligne pour la lombalgie (4).
Cervicalgie et douleur au couLa douleur au cou affecte particulièrement les travailleurs de bureau et les personnes qui utilisent fréquemment leur téléphone intelligent. Les positions prolongées en flexion cervicale augmentent la pression sur les structures du cou.
La physiothérapie traite cette condition avec des mobilisations cervicales douces, des exercices de renforcement des muscles profonds du cou, et des conseils ergonomiques. Une revue systématique a montré que la thérapie manuelle combinée aux exercices réduit significativement la douleur cervicale (5).
Douleurs aux membres supérieurs
Épaule et coiffe des rotateursLa douleur à l'épaule limite souvent les gestes du quotidien comme se coiffer, s'habiller ou atteindre un objet en hauteur. Les tendinopathies de la coiffe des rotateurs, les bursites et les capsulites représentent les diagnostics les plus fréquents.
Le traitement progressif commence par réduire l'inflammation et la douleur, puis restaure graduellement la mobilité et la force. Les exercices de renforcement de la coiffe des rotateurs ont démontré une efficacité comparable à la chirurgie pour plusieurs conditions d'épaule (6).
Coude, poignet et mainLes conditions comme l'épicondylite (tennis elbow), le syndrome du tunnel carpien et la tendinite de De Quervain répondent bien à la physiothérapie. La douleur au poignet affecte particulièrement les personnes qui utilisent un clavier ou effectuent des mouvements répétitifs.
Les techniques incluent la mobilisation articulaire, le relâchement myofascial et des exercices spécifiques de renforcement. L'éducation sur l'ergonomie et les pauses actives prévient les récidives.
Douleurs aux membres inférieurs
Hanche et bassinLa douleur à la hanche peut provenir de l'articulation elle-même (arthrose, conflit fémoro-acétabulaire) ou des muscles environnants (bursite trochantérienne, tendinopathie du moyen fessier). L'évaluation différencie ces sources pour cibler le traitement approprié.
Les exercices de renforcement des muscles stabilisateurs de la hanche améliorent la fonction et réduisent la douleur. Une étude a montré que 12 semaines d'exercices supervisés réduisaient la douleur de 40% chez les personnes avec arthrose de hanche (7).
GenouLa douleur au genou affecte les personnes de tous âges. Le syndrome fémoro-patellaire touche particulièrement les jeunes adultes actifs, tandis que l'arthrose du genou augmente avec l'âge.
La physiothérapie combine renforcement du quadriceps et des muscles de la hanche, amélioration du contrôle neuromusculaire, et éducation sur la gestion de la charge. Les lignes directrices internationales recommandent la physiothérapie comme traitement de base avant de considérer les injections ou la chirurgie (8).
Cheville et piedLes entorses de cheville représentent la blessure sportive la plus fréquente. La douleur à la cheville non traitée adéquatement mène souvent à l'instabilité chronique et aux récidives.
Le traitement restaure la mobilité de l'articulation, renforce les muscles stabilisateurs (péroniers), et améliore l'équilibre et la proprioception. Un programme d'exercices supervisé réduit de 50% le risque de récidive (9).
Comment se déroule l'évaluation musculosquelettique?
L'évaluation constitue la fondation du traitement en physiothérapie musculosquelettique. Elle détermine le diagnostic, identifie les facteurs contributifs et guide le plan de traitement.
La première consultation
L'histoire de votre conditionLe physiothérapeute commence par comprendre votre douleur : quand elle a débuté, ce qui l'aggrave ou la soulage, comment elle affecte vos activités quotidiennes. Ces informations révèlent souvent la nature de votre condition avant même l'examen physique.
Par exemple, une douleur qui augmente en position assise prolongée et diminue en marchant suggère une origine discale lombaire. Une douleur qui empire avec les mouvements au-dessus de la tête indique une problématique d'épaule.
L'examen physique détailléLe thérapeute observe votre posture, analyse votre mouvement, palpe les structures douloureuses, teste la force musculaire et évalue la mobilité articulaire. Des tests spécifiques confirment ou éliminent certains diagnostics.
Cette évaluation complète dure généralement 45 à 60 minutes lors de la première visite. Elle permet d'établir un diagnostic physiothérapique précis et un pronostic réaliste.
Les outils d'évaluation standardisés
Questionnaires validésLes physiothérapeutes utilisent des questionnaires standardisés pour mesurer votre niveau de douleur et d'incapacité. Ces outils permettent de suivre vos progrès objectivement tout au long du traitement.
Par exemple, le Oswestry Disability Index pour la lombalgie ou le Quick DASH pour les problèmes de membre supérieur quantifient l'impact de votre condition sur vos activités quotidiennes.
Tests de mouvement fonctionnelL'évaluation inclut des tests qui reproduisent vos activités problématiques. Pour un coureur avec douleur au genou, le thérapeute analyse votre technique de course. Pour un travailleur avec lombalgie, il observe vos mouvements de levage et de flexion.
Ces tests révèlent les déficits de force, de mobilité ou de contrôle moteur qui contribuent à votre douleur. Ils orientent ensuite la prescription d'exercices spécifiques.
Le diagnostic physiothérapique
Classification de votre conditionLe physiothérapeute classe votre condition selon des catégories reconnues. Pour la lombalgie, il peut identifier un patron de dérangement discal, une dysfonction articulaire ou un syndrome de contrôle moteur altéré.
Cette classification, basée sur des systèmes validés, prédit quels traitements fonctionneront le mieux pour votre type de problème spécifique (10).
Identification des facteurs contributifsAu-delà du diagnostic principal, le thérapeute identifie les facteurs qui perpétuent votre condition : faiblesse musculaire, raideur articulaire, patron de mouvement inadéquat, ergonomie déficiente ou habitudes de vie problématiques.
Le plan de traitement cible ces facteurs pour favoriser la guérison et prévenir les récidives.
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Quelles techniques de traitement sont utilisées?
La physiothérapie musculosquelettique dispose d'un large éventail de techniques thérapeutiques. Le choix dépend de votre condition, de vos préférences et des données probantes.
Thérapie manuelle
Mobilisations articulairesLes mobilisations articulaires appliquent des mouvements passifs aux articulations pour restaurer leur mobilité normale. Le thérapeute utilise différentes amplitudes et vitesses selon l'objectif recherché.
Les mobilisations douces réduisent la douleur en stimulant les mécanorécepteurs articulaires. Les mobilisations plus vigoureuses augmentent l'amplitude de mouvement en étirant les tissus capsulaires. Une revue Cochrane confirme l'efficacité de ces techniques pour la douleur et la fonction (11).
Relâchement myofascialLe relâchement myofascial cible les tensions musculaires et les points trigger. Le thérapeute applique des pressions soutenues sur les zones tendues pour relâcher les contractures et améliorer la circulation locale.
Cette technique soulage particulièrement bien les douleurs chroniques diffuses et les tensions musculaires liées au stress ou aux postures prolongées.
Manipulations vertébralesLes manipulations (ajustements) appliquent une force rapide de petite amplitude aux articulations vertébrales. Elles produisent souvent un craquement audible (cavitation articulaire) et procurent un soulagement immédiat de la douleur.
Les physiothérapeutes formés en thérapie manuelle orthopédique possèdent l'expertise pour effectuer ces techniques de manière sécuritaire et efficace. Les lignes directrices recommandent les manipulations vertébrales pour certains types de lombalgie et de cervicalgie (12).
Exercices thérapeutiques
Exercices de renforcementLe renforcement musculaire constitue le pilier du traitement à long terme. Les exercices thérapeutiques commencent avec des charges légères et progressent graduellement selon vos capacités.
Le physiothérapeute prescrit des exercices spécifiques pour cibler vos déficits. Par exemple, le renforcement des rotateurs externes d'épaule pour une tendinopathie de la coiffe, ou le renforcement du quadriceps pour l'arthrose du genou.
Exercices de contrôle moteurCes exercices améliorent la coordination et la qualité du mouvement plutôt que la force pure. Ils enseignent à votre système nerveux à activer les bons muscles au bon moment.
Pour la lombalgie, les exercices de stabilisation lombaire renforcent les muscles profonds du tronc (transverse de l'abdomen, multifides) qui contrôlent la position de la colonne vertébrale.
Exercices d'étirement et de mobilitéLes étirements ciblent les muscles raccourcis qui limitent votre mouvement. Le physiothérapeute enseigne des techniques d'étirement efficaces et sécuritaires adaptées à votre condition.
Les exercices de mobilité articulaire maintiennent ou améliorent l'amplitude de mouvement. Ils complètent les mobilisations manuelles effectuées en clinique.
Modalités thérapeutiques
Électrothérapie et ultrasonsCertaines modalités comme l'électrothérapie (TENS) ou les ultrasons peuvent soulager temporairement la douleur ou réduire l'inflammation. Cependant, la recherche montre qu'elles fonctionnent mieux en complément aux exercices qu'utilisées seules (13).
Taping et bandagesLe taping thérapeutique supporte temporairement une articulation ou facilite l'activation musculaire. Il permet de maintenir vos activités pendant la réadaptation. Les bandes offrent un rappel proprioceptif qui améliore le contrôle du mouvement.
Chaleur et glaceL'application de chaleur détend les muscles tendus et améliore la circulation avant les exercices. La glace réduit l'inflammation et la douleur après une activité intense. Votre physiothérapeute vous guide sur quand et comment utiliser ces modalités à domicile.
Comment l'éducation et l'autogestion complètent-elles le traitement?
L'éducation constitue un élément central de la physiothérapie musculosquelettique moderne. Elle vous donne les connaissances et les outils pour gérer activement votre condition.
Comprendre votre douleur
Neurophysiologie de la douleurLe physiothérapeute explique comment la douleur fonctionne. Comprendre que la douleur ne signifie pas toujours une lésion tissulaire réduit l'anxiété et favorise la reprise des activités.
Cette éducation s'avère particulièrement importante pour la douleur chronique, où le système nerveux devient hypersensible. La recherche montre que l'éducation sur la douleur améliore les résultats du traitement (14).
Modification des activités et ergonomie
Stratégies de gestion quotidienneLe thérapeute enseigne comment adapter vos activités pour réduire la douleur. Cela inclut les techniques de levage sécuritaires, les postures de travail optimales et les pauses actives régulières.
Pour les travailleurs de bureau, l'ergonomie de la station de travail fait souvent partie intégrante du plan de traitement. Des ajustements simples préviennent les douleurs récurrentes au cou, aux épaules et au dos.
Progression graduelle des activitésLe retour aux activités suit un principe de progression graduelle. Le physiothérapeute établit un plan qui augmente progressivement la charge, le volume ou l'intensité de vos activités.
Cette approche, appelée gestion de la charge, prévient les rechutes en permettant aux tissus de s'adapter progressivement aux demandes physiques.
Programme d'exercices à domicile
Adhésion au traitementLa réussite du traitement dépend largement de la pratique régulière des exercices à domicile. Le physiothérapeute prescrit un nombre réaliste d'exercices (généralement 3 à 5) que vous pouvez intégrer à votre routine quotidienne.
Des études montrent qu'un programme simple pratiqué régulièrement donne de meilleurs résultats qu'un programme complexe peu suivi (15).
Autonomie à long termeL'objectif final consiste à vous rendre autonome dans la gestion de votre condition. Le physiothérapeute vous enseigne comment progresser vos exercices, comment reconnaître les signes de rechute précoce, et quand consulter à nouveau si nécessaire.
Que dit la recherche sur l'efficacité?
Les données scientifiques supportent solidement l'utilisation de la physiothérapie musculosquelettique pour une vaste gamme de conditions. Examinons les preuves pour les problèmes les plus fréquents.
Lombalgie
Efficacité démontréeDe nombreuses revues systématiques et méta-analyses confirment l'efficacité de la physiothérapie pour la lombalgie aiguë et chronique. Une méta-analyse de 61 essais cliniques randomisés (7574 participants) a montré que les exercices thérapeutiques réduisent significativement la douleur et l'incapacité (16).
La thérapie manuelle combinée aux exercices donne de meilleurs résultats que chaque approche utilisée isolément. Les lignes directrices cliniques de plusieurs pays recommandent maintenant la physiothérapie comme traitement de première ligne avant de considérer les injections ou la chirurgie.
Réduction de l'utilisation d'opioïdesUne étude américaine sur 89 247 patients avec lombalgie a révélé que ceux qui recevaient de la physiothérapie rapidement (dans les 14 jours suivant le diagnostic) avaient 89% moins de risque de recevoir une prescription d'opioïdes à long terme (2).
Cette réduction importante des prescriptions d'opioïdes représente un bénéfice majeur de santé publique, particulièrement dans le contexte de la crise des opioïdes.
Cervicalgie
Traitements multimodaux efficacesPour la douleur au cou, les études démontrent l'efficacité des approches multimodales combinant thérapie manuelle, exercices et éducation. Une revue Cochrane analysant 27 essais cliniques a conclu que cette combinaison réduit la douleur et améliore la fonction (17).
Les exercices de renforcement des muscles profonds du cou s'avèrent particulièrement efficaces pour les douleurs cervicales chroniques. Un programme de 6 semaines réduit la douleur de 50% en moyenne.
Douleurs d'épaule
Comparable à la chirurgiePour les déchirures de la coiffe des rotateurs, la physiothérapie donne des résultats comparables à la chirurgie à court et moyen terme. Une étude randomisée contrôlée a suivi 103 patients pendant 5 ans. Elle n'a trouvé aucune différence significative dans la douleur, la fonction ou la qualité de vie entre le groupe chirurgie et le groupe physiothérapie (18).
Ce résultat suggère que la physiothérapie devrait être tentée avant de considérer la chirurgie pour plusieurs conditions d'épaule.
Capsulite rétractilePour la capsulite rétractile (épaule gelée), les mobilisations articulaires et les exercices d'étirement accélèrent la récupération et réduisent la douleur. Bien que cette condition guérisse souvent spontanément, le traitement réduit significativement la durée des symptômes (19).
Arthrose
Gestion non chirurgicale efficaceL'arthrose du genou et de la hanche répond bien aux exercices thérapeutiques. Une méta-analyse massive (54 études, 3913 participants) a montré que les exercices réduisent la douleur et améliorent la fonction physique chez les personnes avec arthrose (20).
L'effet des exercices égale ou dépasse celui des anti-inflammatoires, sans les effets secondaires gastro-intestinaux ou cardiovasculaires. Les lignes directrices internationales recommandent les exercices supervisés comme traitement de base pour l'arthrose.
Retarder ou éviter la chirurgiePour l'arthrose du genou, un programme d'exercices supervisé permet à 44% des patients d'éviter ou de retarder significativement la chirurgie de remplacement articulaire (21). Même pour ceux qui finissent par nécessiter une chirurgie, la condition physique améliorée avant l'opération facilite la récupération postopératoire.
Combien de temps dure le traitement?
La durée du traitement varie considérablement selon la condition traitée, sa sévérité et sa chronicité. Voici ce à quoi vous pouvez généralement vous attendre.
Conditions aiguësLes blessures aiguës comme une entorse de cheville ou une foulure musculaire nécessitent généralement 4 à 8 semaines de traitement. Les premières semaines se concentrent sur la réduction de la douleur et de l'inflammation, suivies par la restauration de la mobilité et de la force. Le pronostic est excellent pour ces conditions si le traitement débute rapidement et si vous suivez le programme d'exercices prescrit.
La lombalgie aiguë s'améliore souvent rapidement avec 2 à 4 semaines de traitement. Cependant, sans réadaptation appropriée, le risque de récidive atteint 70% dans l'année suivante (22). Un programme complet incluant des exercices de stabilisation lombaire et l'éducation sur la mécanique corporelle réduit significativement ce risque de récidive.
Conditions chroniquesLes conditions chroniques (présentes depuis plus de 3 mois) nécessitent généralement un traitement plus prolongé, souvent 8 à 12 semaines. La réadaptation progresse plus lentement car les tissus ont développé des adaptations à la douleur et à l'inactivité. Le pronostic reste bon, mais les attentes doivent être réalistes. L'objectif consiste souvent à améliorer la fonction et gérer la douleur plutôt qu'à l'éliminer complètement.
Les tendinopathies chroniques (coiffe des rotateurs, tendon d'Achille, épicondylite) requièrent typiquement 12 à 16 semaines de traitement progressif. Les tendons guérissent lentement et nécessitent une charge graduelle pour se renforcer. La patience et la persistance dans le programme d'exercices sont essentielles. Les études montrent des améliorations continues jusqu'à 12 mois après le début du traitement (23).
Facteurs influençant le pronosticPlusieurs facteurs prédisent une récupération plus rapide : symptômes de courte durée, douleur localisée (plutôt que diffuse), absence de symptômes neurologiques, bonne condition physique générale, et forte motivation. La précocité du traitement améliore également le pronostic. Consulter rapidement après l'apparition des symptômes prévient les compensations et la chronicisation.
À l'inverse, certains facteurs ralentissent la récupération : douleur de longue durée, douleur diffuse ou irradiée, présence de symptômes neurologiques, comorbidités multiples, déconditionnement important, et facteurs psychosociaux (stress élevé, croyances négatives sur la douleur). Même avec ces facteurs, la physiothérapie améliore généralement la condition. Le traitement prend simplement plus de temps et nécessite une approche adaptée.
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Notre approche de traitement
Évaluation complèteChaque patient bénéficie d'une évaluation détaillée lors de la première visite. Nous prenons le temps de comprendre votre condition, vos objectifs et les facteurs qui influencent votre douleur.
Cette évaluation rigoureuse nous permet d'établir un diagnostic précis et un plan de traitement ciblé. Nous expliquons clairement ce qui se passe, pourquoi vous avez mal, et comment nous allons vous aider.
Traitement actif et éducationNotre philosophie privilégie les traitements actifs (exercices, modification des activités) plutôt que les modalités passives. Nous croyons fermement qu'un patient éduqué et actif dans son traitement obtient de meilleurs résultats à long terme.
Nous utilisons la thérapie manuelle et les modalités comme outils complémentaires pour faciliter votre participation aux exercices et à vos activités.
Suivi et progressionNous réévaluons régulièrement vos progrès et ajustons le traitement au besoin. Si une approche ne fonctionne pas comme prévu, nous modifions notre stratégie plutôt que de persister dans une voie inefficace.
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Nos cliniques à travers le Grand Montréal
Avec 5 cliniques à Montréal, Laval, Brossard, Longueuil et Sainte-Julie, nous vous offrons un accès pratique à des soins de qualité près de chez vous ou de votre lieu de travail.
Toutes nos cliniques offrent des plages horaires étendues incluant les soirs et les fins de semaine pour s'adapter à votre horaire.
Questions fréquentes
Ai-je besoin d'une prescription médicale pour consulter en physiothérapie?Non, au Québec, vous pouvez consulter un physiothérapeute en accès direct, sans prescription médicale. Cependant, certaines compagnies d'assurance exigent une prescription pour le remboursement. Vérifiez les exigences de votre assureur avant votre visite.
Combien de traitements vais-je nécessiter?La durée du traitement varie selon votre condition. Les problèmes aigus s'améliorent souvent en 4 à 8 visites, tandis que les conditions chroniques peuvent nécessiter 10 à 15 visites. Votre physiothérapeute établira un plan de traitement avec un nombre de visites estimé lors de votre première consultation.
Les traitements de physiothérapie sont-ils douloureux?Les traitements peuvent occasionner un inconfort temporaire, particulièrement lors des étirements ou du travail sur les tissus tendus. Cependant, la douleur doit rester tolérable. Communiquez avec votre thérapeute si un traitement ou un exercice provoque une douleur excessive. Nous ajusterons l'approche à votre niveau de tolérance.
Que dois-je porter pour ma consultation?Portez des vêtements confortables qui permettent l'accès à la région à traiter. Par exemple, un short pour un problème de genou ou de hanche, et un chandail à manches courtes pour une condition d'épaule. Nous offrons des salles privées où vous pouvez vous changer si nécessaire.
La physiothérapie peut-elle m'aider si ma condition est chronique?Oui, absolument. Même pour les douleurs présentes depuis des mois ou des années, la physiothérapie améliore généralement la fonction et réduit la douleur. L'approche diffère de celle utilisée pour les conditions aiguës, mais les études démontrent des bénéfices significatifs pour la douleur chronique (24).
Dois-je continuer mes exercices après la fin du traitement?Oui, pour maintenir les gains obtenus et prévenir les récidives. Votre physiothérapeute vous enseignera un programme d'entretien adapté. Pour plusieurs conditions chroniques comme l'arthrose, les exercices réguliers constituent un traitement à long terme plutôt qu'une solution temporaire.
Puis-je continuer mes activités sportives pendant le traitement?Cela dépend de votre condition et du sport pratiqué. Votre physiothérapeute vous guidera sur quelles activités poursuivre, modifier ou éviter temporairement. L'objectif consiste à maintenir votre niveau d'activité autant que possible tout en permettant la guérison.
Prochaines étapes
Si vous souffrez d'une douleur musculosquelettique ou d'une limitation de mouvement, la physiothérapie peut vous aider. Nos physiothérapeutes évalueront votre condition et établiront un plan de traitement personnalisé basé sur les meilleures données scientifiques disponibles.
Prenez rendez-vous dans l'une de nos 5 cliniques Physioactif à travers le Grand Montréal. Nous sommes là pour vous aider à retrouver vos capacités et reprendre vos activités.
Pour en savoir plus sur les différentes spécialités de physiothérapie offertes, consultez notre guide complet des types de physiothérapie.
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