Physiothérapie pour les troubles neurologiques fonctionnels

La physiothérapie peut-elle traiter les troubles neurologiques fonctionnels (TNF)?
La physiothérapie aide certaines personnes ayant un trouble neurologique fonctionnel à retrouver des mouvements et des activités difficiles, comme marcher, se lever ou utiliser un bras. Le traitement comprend de l’information sur le trouble, des stratégies pour diriger l’attention et une pratique graduelle. Les effets varient selon les symptômes et les résultats mesurés.
Un trouble neurologique fonctionnel (TNF) perturbe le fonctionnement des réseaux du cerveau qui participent notamment aux mouvements et aux sensations. Les symptômes sont réels et involontaires. Ils ne s’expliquent pas par une lésion neurologique, un dommage au tissu nerveux, qui correspond au problème observé, mais un TNF peut coexister avec une autre maladie. Son diagnostic repose sur des signes précis observés à l’examen, et non seulement sur des examens normaux.1 Pour comprendre le diagnostic, consultez notre guide des troubles neurologiques fonctionnels.
Une revue systématique, c’est-à-dire une recherche qui rassemble et évalue les études sur une question, a recensé quatorze signes cliniques étudiés. Leur spécificité variait de 92 à 100 % : dans les groupes sans trouble fonctionnel, ces signes étaient absents chez 92 à 100 % des personnes. Ce chiffre ne donne pas la probabilité d’avoir un TNF quand un signe est présent. La capacité de chaque signe à repérer les personnes ayant un TNF variait beaucoup, et un signe absent n’exclut pas ce diagnostic.2
10 mini-trucs pour comprendre votre douleur
Un conseil par jour pendant 10 jours pour mieux comprendre votre douleur. Environ 2 minutes de lecture.
Dans l’essai Physio4FMD, la physiothérapie spécialisée n’a pas montré de supériorité claire sur les capacités physiques déclarées après douze mois, par rapport à la physiothérapie neurologique habituelle. Les participants du programme spécialisé rapportaient plus souvent une amélioration de leurs symptômes moteurs, ceux qui touchent les mouvements. Certaines mesures de santé mentale favorisaient aussi ce programme.3 Une étude de faisabilité antérieure rapportait une amélioration perçue à six mois chez 72 % du groupe traité, contre 18 % du groupe recevant les soins habituels.4 Elle avait réparti 60 personnes au hasard entre les groupes. Après trois retraits, l’analyse portait sur 57 personnes.4 Une étude de faisabilité vérifie d’abord si un protocole peut être organisé et accepté, avant un essai de plus grande taille.
Au Québec, le Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) offre un programme de réadaptation qui réunit plusieurs professions pour aider les personnes ayant un TNF à reprendre leurs activités.5
Qu'est-ce que la physiothérapie spécialisée pour le TNF et comment diffère-t-elle de la physiothérapie standard ?
Par rapport à la physiothérapie neurologique habituelle, la physiothérapie spécialisée pour le TNF met particulièrement l’accent sur l’attention et la pratique de mouvements plus automatiques. La physiothérapie neurologique habituelle partage plusieurs de ces objectifs. Les recommandations propres au TNF mettent particulièrement l’accent sur l’explication du diagnostic, l’attention et le réentraînement du mouvement.6 Ces recommandations viennent d’un consensus, c’est-à-dire d’un accord entre des cliniciens qui combinent les études disponibles et leur expérience. Elles ne prouvent pas que chaque technique, prise séparément, produit un bénéfice durable.6
Le physiothérapeute choisit les stratégies à partir des mouvements qui vous posent problème. Par exemple, le travail peut viser le passage du lit à une chaise plutôt qu’un mouvement isolé du genou. La fatigue, la douleur, l’équilibre et vos objectifs orientent aussi le programme.1
Après un accident vasculaire cérébral (AVC), l’interruption du sang ou un saignement peut endommager une partie du cerveau. La réadaptation peut travailler la marche, les mouvements du bras et les activités quotidiennes.7 D’autres atteintes, comme la sclérose en plaques, une maladie qui touche la protection des fibres nerveuses, ou une lésion de la moelle épinière, le cordon nerveux qui transmet les messages entre le cerveau et le corps, demandent aussi une évaluation des fonctions touchées.
Dans un TNF, des réseaux du cerveau qui participent au mouvement, aux sensations et à l’attention fonctionnent différemment. Une autre maladie neurologique peut être présente en même temps; elle doit recevoir ses propres soins.1 Le modèle proposé par Edwards et ses collègues en 2012 décrit comment les attentes, les expériences antérieures et les sensations du corps pourraient influencer la perception et les mouvements.8 Ce modèle explique des observations, mais il ne démontre pas le mécanisme exact de chaque personne ni une cause psychologique unique.
Un problème de fonctionnement peut être réel même lorsqu’un examen ne montre pas de lésion qui explique les symptômes. L’explication du diagnostic sert à comprendre les signes observés et les possibilités de récupération. Le traitement cherche ensuite des façons de faciliter vos mouvements; il ne consiste pas à remplacer ou à reprogrammer une partie du cerveau.9
Comment l'approche spécialisée se compare-t-elle à la physiothérapie neurologique habituelle?
La physiothérapie spécialisée pour le TNF peut utiliser une conversation, un rythme ou une activité concrète pour faciliter un mouvement difficile. Chez certaines personnes, se concentrer très fortement sur le geste le perturbe; détourner l’attention peut alors aider. Le physiothérapeute essaie plusieurs consignes et retient celles qui facilitent la tâche.10
Dans l’épisode 59 du balado Parle-moi de santé, Pierre-Luc Lévesque, physiothérapeute au CHUM, décrit l’utilisation de l’humour, du jeu et de la double tâche pour diriger l’attention ailleurs que sur le mouvement difficile. L’équipe aborde aussi la peur du mouvement lorsqu’elle est présente.11
Un effort volontaire intense peut parfois perturber un mouvement fonctionnel. Dans une expérience de 2013, onze personnes ayant des symptômes moteurs fonctionnels et onze personnes sans TNF ont réalisé plusieurs tâches. Les personnes ayant un TNF réussissaient moins bien certaines tâches prévisibles qui permettaient de planifier le geste. Leur adaptation automatique à un changement du lien entre la vision et le mouvement restait toutefois comparable à celle des témoins.10 Ce petit travail ne permet pas de généraliser le résultat à tous les mouvements ou à toutes les personnes. Le terme fonctionnel décrit ces troubles sans leur attribuer automatiquement une cause psychologique.12
La physiothérapie neurologique habituelle comprend du renforcement, de l’entraînement à la marche et des tâches répétées. Le programme pour le TNF privilégie souvent la pratique d’une activité complète lorsque cette façon de bouger facilite le mouvement. Une revue de 2013 rassemblait surtout de petites séries de cas et rapportait des bénéfices possibles de la physiothérapie, avec des preuves encore limitées.13
Une aide à la marche ou l’utilisation de l’autre bras peut soutenir la sécurité et l’autonomie. Le physiothérapeute réévalue ces adaptations pour permettre, quand c’est possible, une utilisation croissante du membre touché. Certaines personnes ont encore besoin d’une aide malgré la réadaptation.6 Les besoins diffèrent aussi selon les symptômes : une étude auprès de 160 personnes trouvait davantage de difficultés physiques dans le groupe ayant surtout des troubles de la marche que dans certains autres groupes.14
Quels sont les principes fondamentaux de la physiothérapie TNF ?
La physiothérapie pour le TNF repose sur quatre idées : comprendre le diagnostic, essayer des façons de détourner l’attention, pratiquer des mouvements plus automatiques et reprendre progressivement les activités difficiles.6
Diriger l’attention vers la tâche peut faciliter certains mouvements. Par exemple, une personne peut marcher plus aisément en suivant un rythme qu’en surveillant chaque pas. Les programmes de réadaptation de la marche combinent plusieurs stratégies; leurs résultats ne mesurent pas l’effet durable du rythme ou de la distraction à eux seuls.15, 6
Chez certaines personnes, un symptôme fonctionnel varie avec l'attention ou la distraction. Cette réponse est un indice clinique parmi d'autres.
Le physiothérapeute peut vous demander de compter, de raconter une histoire ou de suivre une cible pendant une activité. Il observe le mouvement et vérifie votre sécurité avant de choisir une stratégie à reprendre.11
Un mouvement plus automatique demande moins de surveillance consciente. Par exemple, tendre la main pour saisir un objet peut être plus facile que de contrôler séparément chaque partie du bras. Des régions du cerveau, dont le cortex moteur qui participe à la commande du mouvement, contribuent aux gestes conscients et plus automatiques. L’expérience de 2013 montre que ces deux façons de réaliser une tâche peuvent être touchées différemment.10 Une autre expérience, auprès de quatorze personnes et de quatorze personnes sans TNF, observait une différence dans la perception de la force appliquée par leur propre main.16 Ces observations aident à étudier le sentiment de contrôle du mouvement. Elles ne prouvent pas que toute commande volontaire est déficiente ni que tous les automatismes sont préservés.10
Les signes positifs sont des observations qui appuient le diagnostic, par exemple une force qui change selon la tâche.2 Le clinicien les interprète avec l’ensemble de l’examen. Une étude sur la faiblesse fonctionnelle montre aussi que les difficultés vécues peuvent être aussi importantes que celles de personnes ayant une faiblesse liée à une autre maladie neurologique.17
L’exposition graduelle consiste à reprendre par étapes une activité qui fait peur ou que vous évitez. Le physiothérapeute peut, par exemple, commencer par quelques pas dans un endroit sécuritaire avant de travailler un déplacement plus long. La peur n’est pas présente chez toutes les personnes et n’explique pas à elle seule le TNF.18, 6
Comprendre le diagnostic permet de relier les signes observés aux stratégies proposées. Le physiothérapeute explique que les symptômes sont réels et que des changements sont possibles. Il peut aussi discuter de l’hypervigilance, une attention très soutenue et inquiète aux sensations ou aux mouvements. Comprendre le trouble ne garantit toutefois pas la disparition des symptômes.9
Comment fonctionne le traitement de physiothérapie pour le TNF ?
Le traitement de physiothérapie pour le TNF explique le diagnostic, cherche des façons de faciliter les mouvements difficiles et fait pratiquer les activités par étapes. Le physiothérapeute peut modifier une consigne, un rythme ou le contexte, puis observer si le geste devient plus facile.6
Le cerveau combine les signaux du corps avec ce qu’il s’attend à percevoir. Certains modèles proposent qu’un déséquilibre entre ces informations contribue aux symptômes fonctionnels. Ces modèles demeurent des hypothèses; ils ne permettent pas de lire les pensées d’une personne ni de déterminer à eux seuls la cause de son TNF.8
L’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle produit des images des changements d’activité du cerveau. Une expérience auprès de seize personnes ayant des symptômes moteurs fonctionnels et de seize personnes sans TNF a étudié leurs réactions à des visages exprimant des émotions. Elle a observé des différences de réponse dans une région liée aux émotions et dans ses échanges avec une région qui prépare le mouvement.19 Une autre étude, portant sur le tremblement, a aussi observé des différences dans des réseaux liés aux émotions.20 Ces observations ne démontrent pas qu’un stress cause tous les TNF ni qu’une technique de distraction produit une guérison.
Qu'est-ce que la distraction motrice et comment aide-t-elle le TNF ?
La distraction motrice consiste à diriger l’attention vers une conversation, un rythme ou une autre action pendant le mouvement difficile. Elle peut faciliter une tâche chez certaines personnes. Les programmes qui l’utilisent combinent aussi de l’information et une pratique graduelle : leur bénéfice ne prouve pas l’effet isolé de la distraction.15, 6
Au CHUM, Pierre-Luc Lévesque décrit des jeux et des doubles tâches, comme marcher en tenant un objet. L’équipe revient ensuite à une marche plus habituelle lorsque la tâche se déroule mieux.11
Les techniques de distraction incluent plusieurs stratégies :
La double tâche cognitive combine un mouvement avec une activité mentale, comme compter ou converser pendant la marche. Le physiothérapeute choisit une tâche qui détourne suffisamment l’attention sans compromettre l’équilibre.6
La double tâche motrice combine deux actions, comme marcher en portant un objet léger. Le physiothérapeute vérifie d’abord si cette combinaison facilite la marche et reste sécuritaire.6
Les mouvements rythmiques suivent une musique, un comptage ou un métronome, un appareil qui produit des battements réguliers. Le rythme peut servir de repère pour la marche ou un mouvement du bras.6 Les troubles fonctionnels de la marche prennent plusieurs formes; une étude décrit notamment une marche lente ou des genoux qui fléchissent brusquement.21 Le choix du rythme dépend donc du mouvement observé.
Les repères visuels donnent un but au geste : atteindre une cible avec la main ou marcher vers un point précis. Le physiothérapeute peut aussi utiliser des lignes au sol pour guider les pas.6
L’humour et la conversation peuvent diriger l’attention ailleurs que sur les symptômes pendant une activité. Leur utilisation doit convenir à la personne et respecter ce qu’elle vit.11
Une tâche faite en même temps peut occuper la main ou l’attention pendant un geste difficile. Cette stratégie rejoint les modèles qui étudient le rôle de l’attention dans le contrôle du mouvement, sans confirmer un mécanisme unique.22 Le physiothérapeute vérifie son effet dans l’activité réelle avant de la retenir.6
Qu'est-ce que le réentraînement des mouvements automatiques ?
Le réentraînement des mouvements automatiques fait pratiquer des activités complètes, comme marcher, atteindre un objet ou se lever d’une chaise. Le but est de faciliter le geste sans surveiller séparément chaque muscle.6 Dans un essai auprès de soixante personnes ayant un trouble fonctionnel de la marche, un programme de trois semaines à l’hôpital a amélioré la marche et les capacités quotidiennes par rapport à une période d’attente. Les gains observés se maintenaient au suivi d’un an.15
Le physiothérapeute évalue la force, l’endurance, l’équilibre et la coordination, c’est-à-dire la façon d’enchaîner les mouvements. Il relie ensuite la pratique à un objectif concret, comme marcher jusqu’à un commerce ou se lever sans aide. Pierre-Luc Lévesque décrit cette combinaison d’évaluation et de tâches dans le balado.11
Une attention très soutenue à chaque étape d’un geste peut le perturber chez certaines personnes ayant un TNF. L’évaluation compare alors différentes consignes, par exemple surveiller ses pas ou marcher vers une cible. Le changement observé guide la pratique; il ne prédit pas à lui seul la récupération.10, 6
Pour pratiquer le lever de jambe, le physiothérapeute peut proposer une petite marche avec un appui, un obstacle bas avec assistance ou l’enfilage d’un pantalon en position assise. Chaque situation donne un but au mouvement. La hauteur et l’aide sont adaptées pour limiter les risques de chute.6
Dans ce contexte, une activité fonctionnelle est un geste utile dans la vie quotidienne. Le mot fonctionnel dans le diagnostic décrit aussi un trouble du fonctionnement, sans dire que les symptômes sont inventés ou qu’ils ont nécessairement une cause psychologique.12
L’exposition graduelle peut accompagner cette pratique lorsqu’une activité fait peur. Une première étape peut être un déplacement court avec un appui. Le physiothérapeute peut ensuite augmenter la distance, l’étendue du mouvement ou la vitesse selon ce qui devient possible.18, 6
Quelles techniques spécifiques sont utilisées en physiothérapie TNF ?
Les techniques proposées peuvent comprendre des cibles visuelles, une double tâche, un rythme et une exposition graduelle. L’imagerie motrice et le miroir peuvent aussi être envisagés dans certains cas. Le niveau de preuve diffère entre ces techniques; aucune méthode unique ne convient à tous les symptômes.6
L’imagerie motrice graduée fait d’abord reconnaître un côté droit ou gauche sur des images, puis imaginer un mouvement et enfin utiliser un miroir. Dans un essai auprès de 51 personnes ayant une douleur fantôme après une amputation ou un syndrome douloureux régional complexe, cette progression a amélioré la douleur et les activités par rapport à la physiothérapie et aux soins médicaux comparateurs. Les gains se maintenaient à six mois.23 La douleur fantôme est ressentie dans un membre amputé. Le syndrome douloureux régional complexe peut associer une douleur persistante d’un membre à des changements de sensibilité, de couleur, de température ou d’enflure. Cet essai ne portait pas sur le TNF.
Une autre étude a évalué un programme intensif d’une semaine pour des troubles moteurs fonctionnels, et non l’imagerie motrice seule. Elle comparait soixante personnes traitées à soixante personnes d’un groupe témoin constitué à partir de dossiers antérieurs. Au suivi à long terme, 60,4 % du groupe traité rapportait une amélioration importante ou un retour près de la normale, contre 21,9 % du groupe témoin.24 Les groupes n’avaient pas été formés au hasard, ce qui limite la certitude sur la part attribuable au traitement.
Les mouvements guidés visuellement utilisent une cible, des lignes au sol, un miroir ou une vidéo. Par exemple, regarder la main atteindre un objet peut fournir un repère différent de la sensation de contrôler chaque partie du bras. Le physiothérapeute observe si ce repère aide ou s’il augmente trop la surveillance du geste.6
L’entraînement à la marche peut travailler le transfert du poids d’une jambe à l’autre, la longueur des pas, un changement de vitesse ou le passage d’un petit obstacle.6 Les troubles fonctionnels de la marche peuvent varier entre les personnes et au cours des tâches.21 L’appui et l’assistance sont choisis selon le risque de chute.
Les mouvements dansants peuvent offrir une activité rythmée et agréable quand l’équilibre le permet.6 L’essai sur la marche évaluait un programme de réadaptation complet, avec des bénéfices sur la marche et les activités. Il n’a pas mesuré l’effet de la danse utilisée seule.15
L’exposition graduelle vise une activité redoutée, comme marcher dehors ou utiliser un membre dans une tâche. Elle commence par une étape tolérable, puis progresse avec la personne. La peur et les émotions peuvent contribuer aux difficultés, mais elles ne sont pas nécessaires pour avoir un TNF.18, 6
La thérapie miroir utilise le reflet d’un membre pour donner l’impression que le membre caché bouge. Les premiers travaux de cette technique portaient notamment sur la douleur fantôme après une amputation.25 Son effet propre sur les symptômes moteurs fonctionnels demeure incertain. Un rapport décrit une forte amélioration d’un tremblement pendant huit semaines de réadaptation combinant miroir et soins neuropsychologiques, qui travaillent les liens entre le fonctionnement du cerveau et le comportement.26 Ce cas ne permet pas d’attribuer le résultat au miroir seul. Une étude pilote auprès de quatorze adultes associait plutôt la réalité virtuelle, des images produites par ordinateur, à une approche de miroir et d’exposition. Ce compte rendu présentait l’étude encore en cours, sans résultat permettant de comparer clairement l’efficacité des deux programmes.27
Qui peut bénéficier de la physiothérapie pour le TNF ?
Les personnes ayant une faiblesse, un tremblement ou un trouble de la marche fonctionnels peuvent bénéficier de la physiothérapie. Le traitement peut aussi aborder la dystonie fonctionnelle, des postures ou des mouvements involontaires soutenus. Une variation des symptômes avec l’attention peut guider les exercices, mais un stress ou une amélioration immédiate avec la distraction ne sont pas des conditions obligatoires pour recevoir des soins.
Une durée plus courte des symptômes était associée à une meilleure évolution dans certaines études d’une revue de 2014.28 Une méta-analyse de 2025, qui regroupe les résultats chiffrés de plusieurs études, a aussi observé des gains moteurs et physiques un peu plus faibles quand les symptômes duraient depuis plus longtemps.29 Les personnes ayant des symptômes anciens s’amélioraient néanmoins sur plusieurs mesures. Ces associations ne démontrent pas qu’un traitement commencé plus tôt cause à lui seul une meilleure récupération. Dans la revue de 2014, le lien favorable avec une durée courte n’était rapporté que dans deux études, et la plupart des travaux étaient rétrospectifs, c’est-à-dire fondés sur des données déjà recueillies.28
La physiothérapie travaille surtout les symptômes moteurs, ceux qui touchent les mouvements. Les troubles de sensibilité et les crises fonctionnelles demandent une évaluation propre. Plusieurs soins peuvent être associés quand les symptômes ou les maladies présentes en même temps le justifient.1
Quels types de symptômes répondent le mieux à la physiothérapie TNF ?
Les études ne permettent pas de classer de façon fiable la faiblesse, le tremblement et les troubles de la marche selon leur réponse à la physiothérapie. Physio4FMD a étudié plusieurs symptômes moteurs et conclut qu’il reste à mieux reconnaître les personnes qui bénéficient le plus du programme.3 L’étude de faisabilité antérieure n’était pas non plus conçue pour établir ce classement.4
L’étude de faisabilité de 2017 a fourni un premier résultat encourageant à six mois.4 Physio4FMD a ensuite comparé un programme spécialisé de neuf séances et un suivi à une orientation vers la physiothérapie neurologique habituelle. À douze mois, les capacités physiques déclarées ne différaient pas clairement entre les groupes. L’amélioration motrice perçue et certains résultats de santé mentale favorisaient toutefois le programme spécialisé.3
La faiblesse fonctionnelle peut limiter fortement les activités, même si la force varie avec certaines tâches.17 Le physiothérapeute peut utiliser un transfert du poids, un passage debout ou une tâche du bras pour chercher un mouvement plus facile. Un changement pendant l’exercice ne garantit pas sa présence dans toutes les activités.6
Pour les tremblements fonctionnels, une autre tâche peut modifier le mouvement et guider la pratique. Une étude a comparé treize personnes ayant un tremblement fonctionnel à vingt-cinq personnes ayant un tremblement d’une autre origine. Elle utilisait notamment le tapotement d’un rythme et un mouvement rapide de l’autre bras.30 Certaines réponses distinguaient les groupes, mais aucun test isolé n’était assez fiable pour trancher le diagnostic. Une diminution pendant une distraction ne prédit pas à elle seule son maintien dans le temps.30
Les troubles de la marche peuvent être travaillés en modifiant les appuis, le rythme ou la tâche. Le CHUM offre une réadaptation du TNF qui comprend une évaluation en physiothérapie et des objectifs de déplacement selon les besoins.5 La rapidité des changements varie d’une personne à l’autre.
La dystonie fonctionnelle peut être abordée en essayant d’autres positions, des tâches utiles et une reprise graduelle des mouvements. Une étude sur des postures anormales fixes décrit quelques améliorations après une réadaptation réunissant plusieurs professions.31 Toutes les personnes de cette étude n’avaient pas un diagnostic fonctionnel certain. Elle ne permet donc pas de comparer la réponse de la dystonie fonctionnelle à celle de la faiblesse ou du tremblement.
Les troubles de sensibilité, comme un engourdissement fonctionnel, demandent un examen des sensations et des autres causes possibles. Une douleur peut aussi accompagner le TNF sans être automatiquement un symptôme fonctionnel de sensibilité.1 Une douleur chronique, qui persiste ou revient depuis plus de trois mois, peut nécessiter des objectifs et des soins complémentaires.
Les crises dissociatives, aussi appelées crises fonctionnelles non épileptiques, sont des épisodes involontaires qui peuvent ressembler à une crise d’épilepsie, qui est liée à une activité électrique anormale dans le cerveau. La thérapie cognitivo-comportementale (TCC), une psychothérapie qui travaille les pensées, les émotions et les comportements, peut être proposée. Dans l’essai CODES auprès de 368 adultes, l’ajout de cette thérapie aux soins médicaux n’a pas montré de réduction claire de la fréquence des crises à douze mois par rapport aux soins médicaux seuls.32 Plusieurs résultats secondaires favorisaient toutefois la TCC, dont les activités quotidiennes, la gêne causée par les crises et la plus longue période sans crise. Ces résultats ont été évalués parmi de nombreuses mesures et demandent plus de prudence que le résultat principal. La physiothérapie peut compléter les soins si des symptômes moteurs ou des difficultés d’activité sont aussi présents.32, 1
À quel moment devrais-je consulter un physiothérapeute pour le TNF ?
Vous pouvez consulter en physiothérapie après la confirmation médicale du TNF pour évaluer les mouvements et les activités à reprendre. Si vous avez des symptômes neurologiques inexpliqués, l’évaluation médicale reste nécessaire; la physiothérapie ne doit pas la retarder. Certaines études associent une durée plus courte à une meilleure évolution, sans prouver qu’un début plus tôt cause cette différence.28 L’absence d’un programme complet ne vous empêche pas de discuter d’une prise en charge adaptée. Les besoins, les compétences du professionnel et la sécurité orientent ce choix.6
Au Québec, vous pouvez consulter directement un physiothérapeute en clinique privée sans prescription médicale. Certaines assurances ou certains établissements publics exigent toutefois une référence. Vérifiez les conditions qui s’appliquent à votre situation.33 Cet accès direct ne remplace pas la confirmation médicale d’un TNF et ne garantit pas un rendez-vous dans un délai précis.
Des symptômes présents depuis longtemps n’excluent pas un bénéfice. Dans l’essai sur la marche fonctionnelle, le programme de trois semaines a amélioré les activités et la marche, avec des gains maintenus à un an.15 La durée des symptômes ne suffit donc pas à refuser les soins ni à annoncer combien de temps votre récupération prendra.
Pendant une attente au CHUM, vous pouvez discuter avec l’équipe d’un suivi adapté à l’extérieur du programme. La clinique demande une référence médicale et confirme le diagnostic lors de son évaluation. La réadaptation commence ensuite quelques semaines ou quelques mois plus tard selon la situation.5 Si vous consultez ailleurs, informez le physiothérapeute des évaluations et des conseils déjà reçus.
Si le diagnostic n’est pas confirmé, un examen normal ou une amélioration avec la distraction ne suffit pas à conclure au TNF. Le médecin, souvent un neurologue, interprète les signes positifs avec les symptômes, l’examen et les autres causes possibles.2, 1
Appelez le 911 devant une faiblesse soudaine du visage ou d’un côté du corps, ou une difficulté soudaine à parler. Ces signes peuvent annoncer un AVC, même s’ils disparaissent. N’attribuez pas un symptôme nouveau au TNF sans évaluation. Les signes d’un AVC décrits par le NHS, le service public de santé du Royaume-Uni, comprennent aussi certains changements soudains de vision, d’équilibre ou un mal de tête très intense.
Appelez aussi les secours devant une première crise ressemblant à une crise d’épilepsie, une crise plus longue que d’habitude, ou qui dépasse cinq minutes si sa durée habituelle est inconnue. Une absence de retour complet à la conscience, plusieurs crises sans récupération, une blessure grave ou une difficulté à respirer après la crise demandent également une aide urgente. Pour des crises déjà évaluées, suivez le plan établi avec l’équipe médicale. Les consignes du NHS en cas de crise précisent ces situations.
À quoi puis-je m'attendre lors du traitement de physiothérapie pour le TNF ?
Le traitement de physiothérapie pour le TNF commence par l’évaluation des symptômes, des mouvements et des activités que vous souhaitez reprendre. Le physiothérapeute explique ensuite les stratégies proposées et convient d’un programme avec vous. Les progrès peuvent être graduels et variables; le suivi sert aussi à ajuster les étapes lorsque des difficultés persistent.6
La première rencontre vous permet aussi de poser vos questions : comment le diagnostic a-t-il été établi, quel est le but d’un exercice et quand faut-il revoir le plan? Une explication claire aide à relier l’évaluation aux soins proposés, sans garantir un résultat particulier.9
Que se passe-t-il lors de la première évaluation en physiothérapie TNF ?
La première évaluation retrace l’histoire des symptômes, examine les mouvements et les signes positifs, puis précise les activités importantes pour vous. Elle permet de choisir les premiers essais de mouvement et de repérer les besoins médicaux ou les autres soins.6
L’histoire de vos symptômes comprend leur début, leur évolution et les situations qui les aggravent ou les soulagent. Le physiothérapeute peut demander : « Les symptômes changent-ils d’un jour à l’autre? Que se passe-t-il lorsque vous portez votre attention ailleurs? » Ces réponses font partie de l’évaluation; elles ne posent pas le diagnostic à elles seules.34
L’examen physique recherche des signes utiles au diagnostic et au choix des tâches. Pour une faiblesse d’une jambe, le clinicien peut utiliser le signe de Hoover. Pour un tremblement, il peut comparer le rythme du tremblement avec celui tapé par l’autre main. Il peut aussi observer la marche dans plusieurs contextes.2
Le signe de Hoover compare la poussée d’une jambe vers le lit dans deux situations. Cette poussée peut être faible lorsqu’elle est demandée directement, puis redevenir plus forte lorsque la personne lève l’autre cuisse contre une résistance. Le second mouvement entraîne normalement une poussée automatique de la jambe opposée.1 Le clinicien interprète ce contraste avec l’ensemble de l’examen. Son absence n’exclut pas à elle seule un TNF.2
Le physiothérapeute peut mesurer la force avec un dynamomètre, un appareil qui mesure la poussée ou la traction. Il observe aussi les différences entre les tâches, les variations avec l’attention et les mouvements qui deviennent plus faciles. Ces observations soutiennent l’évaluation lorsqu’elles sont interprétées avec l’histoire, l’examen médical et les autres causes possibles.17, 1
Le diagnostic de TNF repose sur des signes cliniques positifs. Il ne découle pas seulement de l’absence d’une autre explication, et des traitements peuvent aider à reprendre les activités.
L’évaluation des activités précise ce que vous pouvez faire : marcher sur une certaine distance, monter un escalier, vous habiller ou travailler. Ces repères permettent de comparer votre situation au fil des rencontres.35
L’information sur le trouble explique la réalité des symptômes et les signes observés. Le physiothérapeute peut présenter les modèles sur le rôle des attentes du cerveau en les distinguant des faits établis. Comprendre le diagnostic ne garantit pas la disparition des symptômes.9
Le physiothérapeute peut observer si un mouvement varie avec une autre consigne ou une distraction pendant l'évaluation. Une telle variation peut soutenir le diagnostic et montrer qu'une capacité est présente dans cette tâche. Elle ne prédit pas à elle seule l'effet durable du traitement.36
À la fin de l’évaluation, le physiothérapeute propose un plan de traitement avec vous. Il précise les activités à travailler, les stratégies à essayer, la fréquence envisagée et les critères pour revoir le plan. Vos objectifs, vos préférences et les difficultés d’accès aux soins font partie de cette discussion.6
Combien de temps dure le traitement et à quelle fréquence les séances sont-elles nécessaires ?
La durée et la fréquence varient selon le programme et les besoins. Par exemple, Physio4FMD proposait neuf séances et un suivi, alors que le programme du CHUM s’étend généralement sur huit à douze semaines.3, 5 Ces formats ne constituent pas une dose optimale pour tout le monde. La recherche doit encore préciser la quantité de traitement et les combinaisons les mieux adaptées.1
Le programme du CHUM réunit plusieurs professions sur huit à douze semaines.5 Dans le balado de 2023, Delphine Bélanger explique que l’évaluation en physiothérapie précède l’ergothérapie. Pierre-Luc Lévesque décrit alors six rencontres en physiothérapie, dont une évaluation, réparties sur trois semaines. Cet exemple d’organisation à cette date n’impose pas une séquence identique dans tous les programmes.11
Les premières rencontres servent à essayer les stratégies et à définir des objectifs compréhensibles.1 Des personnes interrogées avant leur physiothérapie ont décrit leur besoin d’explications et les répercussions du trouble sur leur vie.37 Le suivi doit laisser une place à ces préoccupations, en plus de la pratique des mouvements.
La fréquence convenue doit aussi tenir compte de l’accès aux soins. En clinique privée, demandez les tarifs et vérifiez votre couverture d’assurance avant les rencontres. Le professionnel doit vous informer du coût des soins.33
Les séances comprennent une pratique active adaptée aux capacités du moment. La fatigue, la douleur, la sécurité et les activités entre les rencontres peuvent modifier le rythme de progression, en plus de l’importance des symptômes.6
Le programme peut commencer par l’explication du trouble et l’essai de stratégies. La pratique se rapproche ensuite des activités souhaitées. Des rencontres plus espacées peuvent aider à vérifier l’autonomie et à préparer la fin du suivi.6 L’évolution reste variable, comme le montrent les études de suivi à long terme.28
Vivre avec des symptômes qui persistent peut être difficile. Certains patients décrivent de l’incompréhension ou un sentiment d’impuissance avant les soins.37 Vous pouvez signaler vos inquiétudes et demander une réévaluation du programme lorsqu’il ne répond plus à vos besoins. Une récupération lente ne signifie pas un manque d’effort de votre part.
Quels résultats puis-je espérer et dans quel délai ?
Les résultats peuvent comprendre une marche plus facile, une meilleure utilisation du membre ou la reprise d’une activité. Dans l’étude de faisabilité de 2017, 72 % du groupe traité rapportait une amélioration à six mois, contre 18 % du groupe recevant les soins habituels.4 Ce résultat encourageant ne prédit pas votre délai de récupération.
L’étude avait réparti soixante personnes au hasard entre les deux groupes. Trois se sont retirées avant l’analyse, qui portait sur 57 personnes. Le tirage au hasard vise à former des groupes comparables, mais la petite taille d’une étude de faisabilité limite la précision de ses résultats.4
Cette étude observait aussi de meilleures capacités physiques déclarées dans le groupe spécialisé à six mois.4 Dans l’essai Physio4FMD de plus grande taille, ce résultat ne se distinguait toutefois pas clairement entre les groupes à douze mois. Certains autres bénéfices, dont l’amélioration motrice perçue, favorisaient le programme spécialisé.3
Au Québec, le programme du CHUM propose une réadaptation du TNF généralement sur huit à douze semaines.5 Cette durée décrit l’organisation du programme. Elle ne fixe pas une date de récupération pour chaque personne.
Le délai d’amélioration varie. Les études de suivi ont rapporté des évolutions très différentes, sans facteur unique qui permette de prédire le résultat personnel.28 Dans l’essai de réadaptation de la marche, des gains étaient observés après trois semaines et se maintenaient au suivi d’un an.15 Ces points de mesure décrivent ce programme, sans fixer un délai pour tous les TNF.
La durée et l’importance des symptômes, la compréhension du diagnostic, les possibilités de pratiquer et les autres problèmes de santé orientent la discussion. Ils ne permettent pas de calculer une vitesse de récupération fiable.28 Une revue de 2025 ne trouvait pas de lien constant avec l’âge ou la durée des symptômes, tandis qu’une autre observait des gains physiques un peu plus faibles avec une durée plus longue.38, 29 Ces résultats différents rappellent les limites des prévisions individuelles. Le programme reste fondé sur vos besoins actuels.28
10 mini-trucs pour comprendre votre douleur
Un conseil par jour pendant 10 jours pour mieux comprendre votre douleur. Environ 2 minutes de lecture.
L’amélioration peut comporter des périodes stables ou des retours temporaires de symptômes. Un plan préparé avec les professionnels aide à savoir quoi reprendre et quand les consulter.6 Une étude auprès de 127 personnes a aussi évalué un guide d’autosoins accompagné de courtes rencontres : l’amélioration de la santé générale était plus fréquente à trois mois que sous les soins habituels seuls. Cette différence n’était plus claire à six mois, même si certaines mesures de symptômes et d’activités restaient meilleures.39
Une amélioration importante dépend de vos objectifs. À titre d’exemples, ce peut être marcher sans aide, réduire de moitié un tremblement ou reprendre un loisir. Ces exemples ne sont pas des résultats promis. Une activité redevenue possible peut être importante même si des symptômes persistent. Les objectifs doivent aussi tenir compte de ce qui vous pèse le plus au quotidien.37
Comment la physiothérapie TNF s'intègre-t-elle aux autres traitements ?
La physiothérapie pour le TNF peut se combiner à l’ergothérapie, à la psychothérapie et au suivi médical selon vos symptômes et vos objectifs. L’ergothérapeute travaille les activités quotidiennes et professionnelles. Le psychologue peut aborder l’anxiété, l’humeur ou les répercussions du trouble. Le neurologue confirme le diagnostic et évalue les autres maladies possibles. Des soins de la douleur ou une aide au retour au travail peuvent aussi être utiles.5
Pour les symptômes moteurs fonctionnels, les recommandations placent la physiothérapie et l’ergothérapie au premier plan. Des données soutiennent aussi la psychothérapie dans certaines formes de TNF.40 La place de chaque profession dépend des difficultés à traiter; la psychothérapie peut devenir l’intervention principale pour certaines personnes.
Le TNF peut impliquer le fonctionnement du cerveau, les expériences de vie et le contexte social, dans des proportions différentes selon la personne.41 Une synthèse de dix-sept revues systématiques rapporte des bénéfices possibles des soins adaptés qui combinent plusieurs interventions. Elle juge toutefois la qualité des preuves modérée au mieux.42 Elle ne démontre donc pas qu’une même combinaison est supérieure pour chaque personne.
Quel est le rôle de l'ergothérapie dans le traitement du TNF ?
L’ergothérapie aide à reprendre les soins personnels, les tâches domestiques, les études ou le travail. Un consensus recommande d’expliquer le trouble, de pratiquer des activités réelles et de développer des stratégies utilisables au quotidien.35 Ces recommandations proposent une façon de travailler; elles ne mesurent pas l’effet isolé de chaque intervention.35
Dans le balado de 2023, Delphine Bélanger, ergothérapeute et psychologue au programme du CHUM, décrit une ergothérapie qui suit les premières rencontres en physiothérapie. Elle aide ensuite à appliquer les stratégies aux activités importantes pour la personne.11
L'évaluation ergothérapique examine vos activités quotidiennes : soins personnels (se laver, s'habiller, manger), activités domestiques (cuisiner, ménage, courses), loisirs et activités sociales, travail ou études. Quelles activités avez-vous abandonnées à cause des symptômes? Lesquelles faites-vous encore mais avec grande difficulté? Quelles sont vos priorités pour la récupération?35
L’ergothérapeute applique les principes de réadaptation à vos activités. Vous pouvez, par exemple, vous exercer à atteindre une tasse dans l’armoire ou à faire une partie de l’épicerie. Une tâche utile peut faciliter un mouvement en dirigeant l’attention vers son but. L’effet varie, et l’activité doit rester sécuritaire.35
L’adaptation de l’environnement peut soutenir la sécurité et l’autonomie lorsque des difficultés persistent. L’ergothérapeute peut évaluer une aide ou un changement dans l’espace et vous apprendre à l’utiliser. Le consensus recommande de réévaluer ces adaptations et de favoriser la reprise des mouvements quand c’est possible, tout en maintenant les aides nécessaires après une réadaptation incomplète.35
La préparation du retour au travail peut comprendre un horaire réduit, des pauses et des tâches modifiées. L’ergothérapeute aide à planifier la progression et à discuter des adaptations utiles. Certaines personnes ont besoin d’un autre rôle si le poste ne peut pas être repris malgré ces changements.35 Le plan tient aussi compte des inquiétudes et des répercussions vécues.35
La gestion de l’énergie répartit les activités et les périodes de repos. La fatigue peut accompagner le TNF et limiter la pratique. L’ergothérapeute peut aider à choisir les tâches prioritaires, à les fractionner et à éviter une alternance de journées trop chargées puis d’arrêt complet.35, 6
Pourquoi la psychothérapie est-elle recommandée même si le TNF n'est pas « dans ma tête » ?
Une psychothérapie peut aider à travailler l’anxiété, l’humeur, la peur ou les effets des symptômes sur la vie quotidienne. Elle est choisie avec la personne et ne signifie pas que le trouble est imaginaire.32 Dans CODES, la TCC ajoutée aux soins médicaux a amélioré certaines mesures d’activité et de gêne chez des adultes ayant des crises dissociatives, sans différence claire de fréquence des crises à douze mois.32 Ces résultats ne s’appliquent pas automatiquement à toutes les formes de TNF.
Les symptômes du TNF sont réels et involontaires. Aucun facteur psychologique n’est nécessaire pour poser le diagnostic. La recherche étudie plusieurs liens entre le cerveau, les sensations, le mouvement et les expériences de vie.43 Un facteur psychologique peut être pertinent pour une personne sans expliquer tous les TNF.1
Le suivi psychologique peut aussi aider à vivre avec l’incertitude et les répercussions du trouble. Les objectifs doivent correspondre à vos difficultés, plutôt qu’à une présomption que tout TNF vient du stress.18
La TCC pour les crises dissociatives peut travailler plusieurs difficultés qui accompagnent les symptômes.
La TCC peut examiner les interprétations très inquiétantes des symptômes. Par exemple, la crainte qu’un geste endommage le corps peut conduire à l’éviter. Le thérapeute aide à vérifier cette crainte et à reprendre progressivement une activité lorsqu’elle est sécuritaire.39, 32
Le suivi peut aussi aborder l’attention portée aux sensations. La personne essaie alors des stratégies pour participer à une activité sans surveiller continuellement chaque sensation. Ces stratégies sont discutées quand cette difficulté est présente.22
L’anxiété et la dépression peuvent être présentes en même temps que le TNF et méritent leurs propres soins. Leur présence ne prouve pas qu’elles ont causé les symptômes moteurs.44 Une revue rapporte des troubles de santé mentale chez 40 à 100 % des personnes selon la forme de TNF et la méthode d’évaluation, avec l’anxiété puis les troubles de l’humeur les plus fréquents.45 Cet écart très large ne donne pas une proportion applicable à toutes les personnes. Ces difficultés peuvent avoir précédé les symptômes ou s’être développées au cours de la maladie.
Si le stress joue un rôle dans votre situation, le suivi peut développer des stratégies de gestion du stress, comme reconnaître les situations difficiles et préparer une façon d’y faire face. Leur effet sur les symptômes fonctionnels peut varier.18
Une psychothérapie centrée sur un traumatisme psychologique peut être envisagée lorsqu’une expérience très éprouvante continue d’affecter la personne.46 Une méta-analyse a trouvé davantage d’événements difficiles chez les personnes ayant un TNF que dans les groupes témoins. Chaque étude ayant recherché des personnes sans événement de ce type en a toutefois trouvé : un traumatisme n’est donc pas nécessaire au diagnostic.47
Une petite série a étudié l’exposition prolongée, une thérapie qui aborde graduellement les souvenirs et les situations évités, chez des personnes ayant à la fois des crises non épileptiques et un trouble de stress post-traumatique, qui peut provoquer des souvenirs envahissants et l’évitement de situations rappelant l’événement vécu. Sur dix-huit personnes inscrites, seize ont terminé douze à quinze séances. Treize d’entre elles ne rapportaient plus de crise à la dernière séance et les trois autres en rapportaient moins. Les symptômes dépressifs et post-traumatiques s’étaient aussi améliorés.46 L’absence de groupe témoin empêche d’isoler l’effet du traitement. Cette étude ne permet pas d’attribuer ces bénéfices à d’autres thérapies du traumatisme.
La physiothérapie et la psychothérapie se combinent quand elles répondent à des besoins différents. Les soins moteurs reposent surtout sur la physiothérapie et l’ergothérapie.40 Dans CODES, la TCC s’ajoutait aux soins médicaux, sans physiothérapie obligatoire dans le protocole.32 Au CHUM, les professions coordonnent les objectifs selon les besoins. La présence d’un suivi psychologique en parallèle n’est pas une obligation identique pour tous.41, 5
Les antidépresseurs peuvent traiter une dépression ou certains troubles anxieux présents en même temps. Les preuves d’un effet des médicaments sur le TNF lui-même restent limitées.42 Aucun médicament n’a une efficacité clairement établie pour traiter l’ensemble des formes de TNF. Le choix d’un médicament doit donc répondre à une indication précise discutée avec le professionnel prescripteur.
Que puis-je faire à la maison pour compléter la physiothérapie TNF ?
À la maison, vous pouvez pratiquer les mouvements convenus, marcher vers un but concret et reprendre progressivement des tâches ou des loisirs. Le physiothérapeute choisit avec vous les activités et les consignes qui conviennent à vos capacités et à votre sécurité.6
La pratique entre les rencontres sert à appliquer les stratégies dans votre vie quotidienne. Elle peut aider à reprendre une activité, mais elle ne garantit pas un progrès constant. La récupération dépend de plusieurs facteurs et ne repose pas uniquement sur vos efforts.6 Des patients interrogés avant les soins décrivent notamment de la frustration et un sentiment d’impuissance.37
Quels exercices puis-je faire seul à la maison ?
Vous pouvez reprendre une tâche précise déjà essayée avec le physiothérapeute, comme marcher jusqu’à une autre pièce en suivant un rythme ou atteindre un objet léger. Commencez dans le contexte convenu et conservez les appuis nécessaires. Certaines tâches doivent d’abord être pratiquées avec de l’aide.6
La durée et la fréquence de la pratique à domicile sont décidées selon l’activité et votre récupération entre les essais. Si la fatigue ou la douleur augmente, discutez de la quantité de pratique avant de chercher à faire toujours plus.6
Les principes suivants peuvent guider la pratique convenue avec votre physiothérapeute.
Vous pouvez diriger l’attention vers une autre tâche. Compter, parler ou regarder une cible peut faciliter un mouvement. Gardez la stratégie qui aide l’activité sans nuire à votre sécurité.15
Vous pouvez pratiquer dans une activité réelle. Par exemple, atteignez une tasse sur une tablette accessible ou marchez pour aller chercher le courrier. Ces tâches donnent un but au geste. Choisissez un objet, une distance et un appui déjà adaptés avec le physiothérapeute.6
Vous pouvez varier les contextes par étapes. Après une tâche dans une pièce familière, vous pouvez essayer une autre pièce ou un court trajet extérieur si vos capacités le permettent. Le physiothérapeute aide à choisir le prochain contexte.6
Vous pouvez suivre les activités qui deviennent possibles. Notez, par exemple, une distance parcourue ou une tâche reprise. L’observation des symptômes peut aussi être utile; si elle devient très inquiétante ou envahissante, parlez-en pour ajuster la façon de suivre vos progrès.6
Les activités suivantes sont des exemples à adapter avec le physiothérapeute.
La marche peut suivre une musique ou un comptage lorsque ce repère aide. Choisissez un trajet connu et un appui adapté, puis convenez de la durée avec le physiothérapeute.6
La danse libre peut faire pratiquer des mouvements rythmés dans un espace dégagé. Elle convient seulement si les mouvements et l’équilibre permettent cette activité en sécurité.6 L’essai sur la marche portait sur un programme complet et ne prouve pas un effet propre de la danse.15
Les tâches ménagères, comme balayer, cuisiner ou jardiner, donnent un but aux mouvements. Fractionnez les tâches selon vos capacités. Une musique peut aider dans certaines activités, mais évitez une distraction lorsque la tâche demande toute votre attention pour rester sécuritaire.6
Les mouvements rythmiques peuvent suivre une chanson, par exemple en tapant du pied ou en balançant les bras. Le physiothérapeute vérifie si le rythme facilite le geste.6 Le consensus de physiothérapie propose ce type de repère pour certains symptômes, sans garantir son effet chez tout le monde.6
Un loisir apprécié peut être repris par petites étapes. Choisissez une partie de l’activité qui reste possible et agréable, puis discutez de la progression. La reprise peut viser la participation avant la disparition complète des symptômes.35
Quelles erreurs devrais-je éviter pendant ma récupération ?
Pendant la récupération, évitez de poursuivre une stratégie qui complique constamment le mouvement ou de juger tout le progrès sur une seule fluctuation. Un symptôme nouveau, différent ou préoccupant demande une réévaluation; un TNF peut coexister avec un autre problème.1
Les exemples suivants servent à repérer une difficulté dans la pratique. Ils ne signifient pas que vos symptômes sont causés par une erreur ou un manque d’effort.37
Forcer davantage n’aide pas toujours le geste. Une attention très intense peut parfois rendre le mouvement moins fluide. Si cela arrive, reprenez la consigne ou le contexte convenu avec le physiothérapeute plutôt que d’augmenter sans cesse l’effort.10
Surveiller chaque sensation peut devenir envahissant. Les observations utiles portent aussi sur les activités réalisées. Si vous restez très inquiet malgré les explications, demandez à revoir la façon de suivre les symptômes et les progrès. Les modèles de perception étudient ce rôle de l’attention, sans expliquer tous les cas.22
La peur peut limiter la reprise d’une activité. Si elle est présente, le physiothérapeute peut vous aider à commencer par une étape sécuritaire. L’objectif est de retrouver une activité, pas de vous obliger à ignorer un symptôme nouveau.18
Comparer les délais ne prédit pas votre récupération. Si une autre personne décrit une amélioration après six semaines, cela ne fixe pas une échéance pour vous. Les symptômes, les soins et les situations diffèrent. Vous pouvez discuter de vos attentes et des difficultés qui persistent.37, 28
Un retour de symptômes demande d’ajuster le plan, pas de conclure automatiquement à un échec. Des fluctuations peuvent survenir pendant la récupération, mais toute aggravation n’est pas forcément habituelle. Reprenez les stratégies convenues et contactez l’équipe si les symptômes persistent, changent ou vous inquiètent. Une situation urgente doit être évaluée sans attendre.6, 28
Réévaluation au besoin. Un diagnostic de TNF peut guider le traitement sans empêcher une nouvelle évaluation. Si un symptôme nouveau, différent ou préoccupant apparaît, consultez un professionnel de la santé; un TNF peut coexister avec un autre problème.1 Cette démarche respecte la réalité des symptômes et évite de réduire toutes les difficultés au seul diagnostic fonctionnel.48
Pourquoi choisir Physioactif pour votre traitement TNF ?
Physioactif propose une évaluation de vos mouvements et de vos activités, puis un plan adapté ou une orientation vers les soins nécessaires. Nos cliniques du Grand Montréal permettent de demander directement un rendez-vous en physiothérapie. Signalez votre diagnostic de TNF et vos besoins lors de la prise de rendez-vous afin de vérifier le service et les compétences disponibles.49
Vous pouvez demander des explications sur les stratégies proposées et sur l’expérience du professionnel avec le TNF. Un traitement respectueux reconnaît la réalité des symptômes et tient compte de vos priorités.1
La connaissance du TNF aide le professionnel à expliquer les signes et à choisir des tâches adaptées. Le consensus de 2015 décrit notamment la distraction et la pratique de mouvements automatiques.6 La physiothérapie neurologique habituelle peut aussi aider. Physio4FMD n’a pas trouvé de supériorité claire du programme spécialisé sur les capacités physiques à douze mois, tout en observant certains autres résultats favorables.3 Le choix dépend de vos besoins et des soins accessibles.6
L’accès direct en clinique privée permet de demander une consultation en physiothérapie sans prescription. Certaines assurances peuvent toutefois exiger une référence pour rembourser les soins.33 Cet accès ne remplace pas la confirmation médicale du TNF.
Les délais dépendent du service et des disponibilités. Au CHUM, la réadaptation commence quelques semaines ou quelques mois après l’évaluation médicale selon la situation.5 Chez Physioactif, demandez les disponibilités réelles. Une consultation ne doit pas retarder une évaluation médicale nécessaire.
Le plan personnalisé tient compte de vos symptômes, de vos autres problèmes de santé et des activités qui vous importent. La progression est réévaluée avec vous; elle ne doit pas vous imposer une date fixe de récupération.37, 6
Nous pouvons collaborer avec vos autres professionnels de santé, avec votre accord, afin de partager les objectifs et les renseignements utiles. Cette coordination vise la cohérence des soins, sans garantir un résultat clinique particulier.41
Nos cliniques du Grand Montréal offrent plusieurs lieux de consultation. Le choix du lieu et de la fréquence dépend de vos besoins, des disponibilités et du plan convenu.49
Le service de téléréadaptation permet certaines rencontres à distance lorsque l’évaluation et les activités prévues peuvent être faites en sécurité. Le programme reste fondé sur les activités à reprendre et les stratégies adaptées à la personne.6 Une étude pilote a suivi dix-huit personnes ayant des troubles moteurs fonctionnels pendant 24 semaines. Elle combinait trois rencontres en personne et vingt et une à distance. À douze puis vingt-quatre semaines, 66,7 % puis 77,8 % des participants rapportaient une amélioration. Les mesures motrices et certaines dimensions de la qualité de vie s’amélioraient aussi.50 Comme l’étude n’avait pas de groupe témoin, elle ne démontre pas l’effet propre des rencontres à distance. Elle montre toutefois qu’un programme combiné a été étudié chez des personnes ayant un TNF.
Prenez rendez-vous si vous souhaitez discuter de vos symptômes moteurs fonctionnels et d'un plan de réadaptation adapté à votre situation.
Besoin d’un avis professionnel?
Nos physiothérapeutes peuvent évaluer votre condition et vous proposer un plan de traitement personnalisé.
Prendre rendez-vousRéférences
Les références s’ouvrent dans un nouvel onglet.
- Espay AJ, Aybek S, Carson A, Edwards MJ, Goldstein LH, Hallett M, et al. Current Concepts in Diagnosis and Treatment of Functional Neurological Disorders. JAMA Neurol. 2018;75(9):1132-1141. (Retour aux passages : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15)
- Daum C, Hubschmid M, Aybek S. The value of 'positive' clinical signs for weakness, sensory and gait disorders in conversion disorder: a systematic and narrative review. J Neurol Neurosurg Psychiatry. 2014;85(2):180-90. (Retour aux passages : 1, 2, 3, 4, 5)
- Nielsen G, Stone J, Lee TC, Goldstein LH, Marston L, Hunter RM, et al. Specialist physiotherapy for functional motor disorder in England and Scotland (Physio4FMD): a pragmatic, multicentre, phase 3 randomised controlled trial. Lancet Neurol. 2024;23(7):675-686. (Retour aux passages : 1, 2, 3, 4, 5, 6)
- Nielsen G, Buszewicz M, Stevenson F, Hunter R, Holt K, Dudziec M, et al. Randomised feasibility study of physiotherapy for patients with functional motor symptoms. J Neurol Neurosurg Psychiatry. 2017;88(6):484-490. (Retour aux passages : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7)
- Services offerts à la clinique TNF. (Retour aux passages : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9)
- Nielsen G, Stone J, Matthews A, Brown M, Sparkes C, Farmer R, et al. Physiotherapy for functional motor disorders: a consensus recommendation. J Neurol Neurosurg Psychiatry. 2015;86(10):1113-9. (Retour aux passages : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39, 40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48)
- Langhorne P, Bernhardt J, Kwakkel G. Stroke rehabilitation. Lancet. 2011;377(9778):1693-702. (Retour au passage : 1)
- Edwards MJ, Adams RA, Brown H, Pareés I, Friston KJ. A Bayesian account of 'hysteria'. Brain. 2012;135(Pt 11):3495-512. (Retour aux passages : 1, 2)
- Explanation as treatment for functional neurologic disorders. Handbook of Clinical Neurology. 2016:543-553. (Retour aux passages : 1, 2, 3, 4)
- Pareés I, Kassavetis P, Saifee TA, Sadnicka A, Davare M, Bhatia KP, et al. Failure of explicit movement control in patients with functional motor symptoms. Mov Disord. 2013;28(4):517-23. (Retour aux passages : 1, 2, 3, 4, 5, 6)
- 59- Le trouble neurologique fonctionnel avec Pierre-Luc Lévesque et Delphine Bélanger | Parle-moi de santé. (Retour aux passages : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7)
- Edwards MJ, Stone J, Lang AE. From psychogenic movement disorder to functional movement disorder: it's time to change the name. Mov Disord. 2014;29(7):849-52. (Retour aux passages : 1, 2)
- Nielsen G, Stone J, Edwards MJ. Physiotherapy for functional (psychogenic) motor symptoms: a systematic review. J Psychosom Res. 2013;75(2):93-102. (Retour au passage : 1)
- Gelauff JM, Rosmalen JGM, Gardien J, Stone J, Tijssen MAJ. Shared demographics and comorbidities in different functional motor disorders. Parkinsonism Relat Disord. 2020;70:1-6. (Retour au passage : 1)
- Jordbru A, Smedstad L, Klungsøyr O, Martinsen E. Psychogenic gait disorder: A randomized controlled trial of physical rehabilitation with one-year follow-up. Journal of Rehabilitation Medicine. 2014;46(2):181-187. (Retour aux passages : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8)
- Pareés I, Brown H, Nuruki A, Adams RA, Davare M, Bhatia KP, et al. Loss of sensory attenuation in patients with functional (psychogenic) movement disorders. Brain. 2014;137(Pt 11):2916-21. (Retour au passage : 1)
- Stone J, Warlow C, Sharpe M. The symptom of functional weakness: a controlled study of 107 patients. Brain. 2010;133(5):1537-1551. (Retour aux passages : 1, 2, 3)
- Pick S, Goldstein LH, Perez DL, Nicholson TR. Emotional processing in functional neurological disorder: a review, biopsychosocial model and research agenda. Journal of Neurology, Neurosurgery & Psychiatry. 2018;90(6):704-711. (Retour aux passages : 1, 2, 3, 4, 5, 6)
- Voon V, Brezing C, Gallea C, Ameli R, Roelofs K, LaFrance WC, et al. Emotional stimuli and motor conversion disorder. Brain. 2010;133(Pt 5):1526-36. (Retour au passage : 1)
- Espay AJ, Maloney T, Vannest J, Norris MM, Eliassen JC, Neefus E, et al. Impaired emotion processing in functional (psychogenic) tremor: A functional magnetic resonance imaging study. Neuroimage Clin. 2018;17:179-187. (Retour au passage : 1)
- Baik JS, Lang AE. Gait abnormalities in psychogenic movement disorders. Mov Disord. 2007;22(3):395-9. (Retour aux passages : 1, 2)
- Van den Bergh O, Witthöft M, Petersen S, Brown RJ. Symptoms and the body: Taking the inferential leap. Neuroscience & Biobehavioral Reviews. 2017;74:185-203. (Retour aux passages : 1, 2, 3)
- Moseley GL. Graded motor imagery for pathologic pain: a randomized controlled trial. Neurology. 2006;67(12):2129-34. (Retour au passage : 1)
- Czarnecki K, Thompson JM, Seime R, Geda YE, Duffy JR, Ahlskog JE. Functional movement disorders: Successful treatment with a physical therapy rehabilitation protocol. Parkinsonism & Related Disorders. 2012;18(3):247-251. (Retour au passage : 1)
- Ramachandran VS, Rogers-Ramachandran D. Synaesthesia in phantom limbs induced with mirrors. Proc Biol Sci. 1996;263(1369):377-86. (Retour au passage : 1)
- Joos A, Halmer R. Chronic Functional Tremor: Positive Signs in the Management, Including Mirror Therapy. Case Rep Neurol. 2020;12(2):175-179. (Retour au passage : 1)
- Bullock K, Won AS, Bailenson J, Friedman R. Virtual Reality-Delivered Mirror Visual Feedback and Exposure Therapy for FND: A Midpoint Report of a Randomized Controlled Feasibility Study. J Neuropsychiatry Clin Neurosci. 2020;32(1):90-94. (Retour au passage : 1)
- Gelauff J, Stone J, Edwards M, Carson A. The prognosis of functional (psychogenic) motor symptoms: a systematic review. J Neurol Neurosurg Psychiatry. 2014;85(2):220-6. (Retour aux passages : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9)
- Thomas ST, Thomas ET, Schembri E, Lehn AC, Palmer DD. Treatment outcomes in functional neurological disorder: a systematic review and meta-analysis exploring the influence of symptom chronicity. BMJ Neurol Open. 2025;7(2):e001150. (Retour aux passages : 1, 2)
- Schwingenschuh P, Katschnig P, Seiler S, Saifee TA, Aguirregomozcorta M, Cordivari C, et al. Moving toward "laboratory-supported" criteria for psychogenic tremor. Mov Disord. 2011;26(14):2509-15. (Retour aux passages : 1, 2)
- Schrag A, Trimble M, Quinn N, Bhatia K. The syndrome of fixed dystonia: an evaluation of 103 patients. Brain. 2004;127(Pt 10):2360-72. (Retour au passage : 1)
- Goldstein LH, Robinson EJ, Mellers JDC, Stone J, Carson A, Reuber M, et al. Cognitive behavioural therapy for adults with dissociative seizures (CODES): a pragmatic, multicentre, randomised controlled trial. Lancet Psychiatry. 2020;7(6):491-505. (Retour aux passages : 1, 2, 3, 4, 5, 6)
- OPPQ. Comment ça fonctionne? (Retour aux passages : 1, 2, 3)
- Stone J, Carson A, Sharpe M. Functional symptoms and signs in neurology: assessment and diagnosis. J Neurol Neurosurg Psychiatry. 2005;76 Suppl 1(Suppl 1):i2-12. (Retour au passage : 1)
- Nicholson C, Edwards MJ, Carson AJ, Gardiner P, Golder D, Hayward K, et al. Occupational therapy consensus recommendations for functional neurological disorder. J Neurol Neurosurg Psychiatry. 2020;91(10):1037-1045. (Retour aux passages : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10)
- Stone J, Edwards M. Trick or treat? Neurology. 2012;79(3):282-284. (Retour au passage : 1)
- Nielsen G, Buszewicz M, Edwards MJ, Stevenson F. A qualitative study of the experiences and perceptions of patients with functional motor disorder. Disabil Rehabil. 2020;42(14):2043-2048. (Retour aux passages : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7)
- Sekine ER, Kanaan RA, McMillan J, Oxford S, Iles RA. Biopsychosocial prognostic indicators in Functional Neurological Disorder: A systematic review. J Psychosom Res. 2025;195:112201. (Retour au passage : 1)
- Sharpe M, Walker J, Williams C, Stone J, Cavanagh J, Murray G, et al. Guided self-help for functional (psychogenic) symptoms. Neurology. 2011;77(6):564-572. (Retour aux passages : 1, 2)
- Aybek S, Perez DL. Diagnosis and management of functional neurological disorder. BMJ. 2022;376:o64. (Retour aux passages : 1, 2)
- O'Neal MA, Baslet G. Treatment for Patients With a Functional Neurological Disorder (Conversion Disorder): An Integrated Approach. Am J Psychiatry. 2018;175(4):307-314. (Retour aux passages : 1, 2, 3)
- Mavroudis I, Petrides F, Franekova K, Ionescu C, Ciobica A, Kazis D. Treatment of functional neurological disorder: an umbrella review of systematic reviews and meta-analyses. J Neurol. 2025;272(11):710. (Retour aux passages : 1, 2)
- Hallett M, Aybek S, Dworetzky BA, McWhirter L, Staab JP, Stone J. Functional neurological disorder: new subtypes and shared mechanisms. Lancet Neurol. 2022;21(6):537-550. (Retour au passage : 1)
- Kranick S, Ekanayake V, Martinez V, Ameli R, Hallett M, Voon V. Psychopathology and psychogenic movement disorders. Mov Disord. 2011;26(10):1844-50. (Retour au passage : 1)
- Carle-Toulemonde G, Goutte J, Do-Quang-Cantagrel N, Mouchabac S, Joly C, Garcin B. Overall comorbidities in functional neurological disorder: A narrative review. Encephale. 2023;49(4S):S24-S32. (Retour au passage : 1)
- Myers L, Vaidya-Mathur U, Lancman M. Prolonged exposure therapy for the treatment of patients diagnosed with psychogenic non-epileptic seizures (PNES) and post-traumatic stress disorder (PTSD). Epilepsy & Behavior. 2017;66:86-92. (Retour aux passages : 1, 2)
- Ludwig L, Pasman JA, Nicholson T, Aybek S, David AS, Tuck S, et al. Stressful life events and maltreatment in conversion (functional neurological) disorder: systematic review and meta-analysis of case-control studies. Lancet Psychiatry. 2018;5(4):307-320. (Retour au passage : 1)
- Rommelfanger KS, Factor SA, LaRoche S, Rosen P, Young R, Rapaport MH. Disentangling Stigma from Functional Neurological Disorders: Conference Report and Roadmap for the Future. Front Neurol. 2017;8:106. (Retour au passage : 1)
- Nous joindre : Physiothérapie Grand Montréal - Physioactif. (Retour aux passages : 1, 2)
- Demartini B, Bombieri F, Goeta D, Gambini O, Ricciardi L, Tinazzi M. A physical therapy programme for functional motor symptoms: A telemedicine pilot study. Parkinsonism Relat Disord. 2020;76:108-111. (Retour au passage : 1)
Vidéos dans cette catégorie
Autres pathologies
L’arthrose de la hanche est une usure normale de l’articulation de la hanche. On dit souvent que l’arthrose est une usure du cartilage entre nos os. C’est vrai, mais c’est plus que juste le cartilage. Le cartilage est un tissu qui est comme un coussin entre les surfaces de nos os et permet à nos articulations de bien glisser et bouger de façon fluide.
C’est une usure normale de l’articulation du genou. On dit souvent que l’arthrose est une usure du cartilage entre nos os. C’est vrai, mais c’est plus que juste le cartilage. Le cartilage est un tissu qui est comme un coussin entre les surfaces de nos os et permet à nos articulations de bien glisser et bouger de façon fluide.
C’est une inflammation de la bourse sous-acromiale dans l’articulation de l’épaule.
Une bourse est comme un petit sac très mince et rempli de liquide qu’on trouve dans plusieurs articulations du corps. Ce petit sac agit comme un coussin dans l’articulation et lubrifie les structures qui sont exposées à plus de friction.
C’est un tissu qui enveloppe l’épaule et permet à l’os de l’épaule de rester en place dans l’articulation. La capsule permet à l’articulation d’être stable.
La cervicalgie est un terme général pour décrire une douleur au cou qui n’a pas de cause spécifique comme un accident ou un faux mouvement. Cervicalgie est donc synonyme de ‘’j’ai mal au cou et rien de particulier n’est arrivé’’.
Dans les deux blessures, on a une douleur qui se fait sentir dans le cou et qui irradie ensuite dans le bras ou l’inverse.
Prenez rendez-vous dès maintenant
Nous offrons une triple assurance-qualité : temps optimisé, double avis physiothérapeutique et expertise continue pour des soins efficaces et adaptés à vos besoins.


La satisfaction de nos clients est notre priorité
À Physioactif, l’excellence guide chaque intervention, mais ce sont nos patients qui en parlent le mieux. Consultez plutôt leurs avis vérifiés pour vous faire une idée concrète de leur expérience.
Découvrez nos cliniques de physiothérapie
Nous sommes présents dans plusieurs emplacements pour mieux vous servir.
Blainville
190 Chem. du Bas-de-Sainte-Thérèse Bureau 110,
Blainville, Quebec
J7B 1A7
Située à Blainville, à proximité de Rosemère, la clinique Physioactif est facilement accessible pour les résidents du secteur et des alentours
Boucherville
690 rue de Montbrun, Local S,
Boucherville, Quebec
J4B 8H2
Établie à Boucherville, la clinique Physioactif est facilement accessible pour les gens du secteur
Laval
3224 Av. Jean-Béraud Bureau 220 Laval,
QC H7T 2S4
Située à Chomedey, au cœur de Laval, la clinique Physioactif est facilement accessible pour les personnes à proximité
Montréal
8801 Rue Lajeunesse,
Montréal,
QC H2M 1R8
Située à Ahuntsic, à proximité de Villeray, la clinique Physioactif est facilement accessible pour les résidents des deux quartiers
Saint-Eustache
180 25e Avenue Bureau
201 Saint-Eustache
QC J7P 2V2
Située à Saint-Eustache, la clinique Physioactif est facilement accessible pour les résidents du secteur et des environs
Vaudreuil
21 Bd de la Cité-des-Jeunes Bureau 240,
Vaudreuil-Dorion, Quebec
J7V 0N3
Établie à Vaudreuil-Dorion, la clinique Physioactif est facilement accessible pour les gens du secteur
Prenez rendez-vous dès maintenant


