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Physical Therapy for Spinal Stenosis

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Illustration of a vertebra with a central canal, from the "Physiotherapy for Spinal Stenosis" guide on Physioactif

Physical Therapy for Spinal Stenosis

Written by:
Ariel Desjardins Charbonneau
Scientifically reviewed by:
Chloé Roy

Physical Therapy for Spinal Stenosis : quels traitements et exercices sont efficaces?

La physiothérapie associe des exercices, des techniques manuelles et des conseils pour améliorer la marche et les activités limitées par une sténose lombaire. La sténose est un rétrécissement des passages des nerfs dans le bas du dos. Une revue de 2022 a rassemblé les études sur les traitements sans chirurgie chez les personnes ayant des symptômes aux jambes à la marche. Les meilleures données appuient des programmes combinant Manual therapy et exercices, avec ou sans éducation. La Manual therapy comprend des mouvements ou des pressions appliqués avec les mains. L’éducation aide à comprendre les symptômes et à adapter les activités. La confiance dans ces résultats est modérée : de nouvelles études pourraient les préciser.1 Le plan tient compte des difficultés que vous voulez résoudre, par exemple marcher jusqu’au magasin ou rester debout pour cuisiner. Si vous voulez d’abord comprendre ce qu’est la sténose spinale, ses causes et ses symptômes, consultez notre guide complet sur la sténose spinale.

Le traitement vise d’abord les difficultés réelles : douleur aux jambes, distance de marche ou activités devenues difficiles. La présence d’un rétrécissement sur une image ne suffit pas à décider du traitement.

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Comment la physiothérapie peut-elle traiter la sténose spinale?

La physiothérapie traite les difficultés liées à la sténose par un programme combinant exercices, gestes manuels et conseils pour marcher et bouger plus facilement. Le traitement vise vos symptômes et vos capacités; il ne promet pas de faire disparaître le rétrécissement.

Ce que les études montrent

Une revue de 2024 a réuni treize essais comparant des programmes d’exercices chez 1 440 personnes. Dans ces essais randomisés, les participants étaient répartis au hasard entre les traitements.2 Les chercheurs ont décrit vingt-trois programmes et soixante composantes. Les étirements, le renforcement, le vélo et le soutien pour gérer les craintes ou les activités revenaient plus souvent dans les programmes ayant des résultats favorables. Cela ne prouve pas que chaque composante produit le bénéfice à elle seule. Le petit nombre d’essais et leurs différences limitent ces conclusions.2

Un essai de 104 personnes a comparé un programme complet de six semaines à un programme réalisé de façon autonome. À six mois, le gain moyen de distance de marche était supérieur de 421 mètres dans le groupe complet. L’avantage sur la marche persistait à douze mois.3 Ce résultat appuie ce programme combiné; il ne garantit pas le même gain pour chaque personne. Le physiothérapeute peut utiliser les composantes suivantes selon votre bilan :

  • Mouvements du bas du dos vers l’avant : trouver des positions qui soulagent les jambes et permettent de reprendre une activité.
  • Renforcement du tronc et des jambes : pratiquer des efforts graduels, par exemple se lever d’une chaise ou tenir le dos pendant un mouvement des bras.
  • Mobilisations du dos et des nerfs : essayer des mouvements dosés pour faciliter un geste difficile, puis vérifier leur effet sur la douleur et la marche.
  • Soutien dans les activités : répartir l’effort, comprendre les symptômes et reprendre progressivement les tâches qui vous inquiètent.
  • Suivi professionnel : vérifier les mouvements, modifier la difficulté des exercices et mesurer les progrès. La revue de 2024 ne permet pas de fixer une fréquence de supervision idéale pour tous.

Les capacités que le traitement vise à améliorer

Le programme cherche à améliorer la marche, la force et les activités malgré les changements du canal. Une position penchée peut temporairement offrir plus d’espace aux nerfs, mais les exercices ne reconstruisent pas les parois du canal. Les progrès se mesurent surtout dans votre quotidien.

  • Positions plus confortables : s’appuyer sur un comptoir ou un appui de marche peut aider à interrompre les symptômes avant de repartir.
  • Mouvements mieux tolérés : travailler une amplitude confortable, c’est-à-dire jusqu’où vous pouvez bouger sans augmentation importante des symptômes.
  • Efforts du quotidien : renforcer progressivement les muscles pour se lever, monter une marche ou porter un objet.
  • Progrès mesurables : noter la distance de marche, le nombre de pauses et les activités que vous recommencez.

Dans un essai de 58 personnes, six semaines de Manual therapy, d’exercices et de marche sur tapis avec soutien partiel du poids ont donné de meilleurs résultats qu’un programme de flexion et de marche accompagné d’ultrasons simulés. À un an, 62 % du premier groupe, contre 41 % du second, déclaraient une récupération selon le critère de l’étude.4 Le bénéfice concerne cette combinaison; les ultrasons simulés servaient de comparaison et ne sont pas un traitement recommandé ici.

Quels types d'exercices sont efficaces pour la sténose spinale?

Les programmes qui combinent flexion du dos, renforcement, étirements et activité d’endurance peuvent améliorer la marche et les activités chez les personnes ayant une sténose lombaire. Le vélo revient souvent dans les programmes favorables, mais aucun exercice unique n’est établi comme le meilleur pour tous.2 Les exemples suivants servent à choisir des mouvements avec votre physiothérapeute. Ils ne constituent pas une prescription identique pour chaque personne.

Exercices en flexion lombaire

La flexion consiste à arrondir le bas du dos ou à pencher le tronc vers l’avant. Elle peut soulager les jambes et faciliter une reprise de marche. Essayez le mouvement dans une petite amplitude confortable, sans forcer. Notre guide des exercices thérapeutiques explique comment adapter les exercices à vos objectifs.

Exemples d'exercices :
  1. Position du chat : en appui sur les mains et les genoux, arrondir le dos vers le plafond.
  2. Genou à la poitrine : couché sur le dos, ramener doucement un genou vers la poitrine, puis relâcher. Les deux genoux peuvent être rapprochés si cette variante est confortable.
  3. Flexion debout : pencher doucement le tronc vers l’avant, les mains sur les cuisses pour garder un appui.
  4. Appui sur un comptoir : poser les mains ou les avant-bras sur un comptoir stable et laisser le dos se pencher légèrement.

Faire des flexions du dos répétées peut soulager les symptômes.5 Ces exercices incluent des étirements comme le genou à la poitrine et les bascules du bassin. Ces mouvements augmentent temporairement l'espace dans le canal. Par exemple, vous vous penchez doucement vers l'avant pour toucher les orteils. Maintenez cette position 10 à 30 secondes.6 Vous pouvez faire ça plusieurs fois par jour.

La sténose est un exemple classique de condition qui répond bien aux exercices en flexion. Pour mieux comprendre pourquoi et découvrir d'autres exercices adaptés à votre patron de douleur, consultez notre guide complet sur les préférences directionnelles.

Renforcement du tronc

Muscles abdominaux profonds :
  • Transverse de l’abdomen : muscle profond qui entoure le ventre. Contracter doucement le bas du ventre tout en continuant à respirer.
  • Planche modifiée : prendre appui sur les avant-bras et les genoux, puis soulever légèrement le bassin en gardant le dos dans une position confortable.
  • Mouvements alternés couché sur le dos : bouger un bras et la jambe opposée, puis changer de côté, en gardant le dos confortable et stable.
Muscles qui redressent le dos et la hanche :
  • Redressement contrôlé du bas du dos : revenir doucement d’une position penchée vers une position plus droite, sans forcer vers l’arrière si cela déclenche les symptômes aux jambes.
  • À quatre pattes : allonger un bras et la jambe opposée, puis revenir, en limitant la rotation du bassin.
  • Pont : couché sur le dos, genoux pliés et pieds appuyés, soulever le bassin avec les muscles des fesses, puis redescendre doucement.

L'activation des muscles stabilisateurs du tronc aide à supporter la colonne.6 Ces muscles réduisent la charge sur les structures arthrosiques et améliorent votre posture globale. Ces exercices ne créent pas d'extension lombaire excessive. Ils doivent être enseignés par un physiothérapeute pour assurer une bonne technique.

Étirements ciblés

Les étirements peuvent viser les ischio-jambiers, derrière la cuisse, le psoas, à l’avant de la hanche, et les muscles des fesses. Le physiothérapeute choisit les positions selon vos limites et votre équilibre. Par exemple, étirer l’arrière de la cuisse peut se faire assis sur une chaise stable, une jambe allongée devant vous et le pied détendu, en inclinant doucement le tronc depuis les hanches. Un étirement doit rester tolérable; ne cherchez pas à provoquer un engourdissement ou une douleur qui descend davantage dans la jambe.

Les exercices de flexibilité des hanches sont importants. Des fléchisseurs de hanche raides tirent le bassin. Ça augmente la lordose lombaire (la courbure du bas du dos). Ça peut aggraver la sténose.6 Des étirements doux du psoas et du piriforme aident. Les mobilisations de la hanche aident à maintenir une mobilité qui permet à la colonne de rester en position neutre.

Activités d’endurance pour le cœur et les poumons

Activités à essayer : le choix dépend de votre confort, de votre équilibre et de vos préférences.
  • Vélo stationnaire : la position penchée est souvent plus confortable que la marche. Commencer par de courtes périodes et augmenter progressivement peut aider à entretenir l’endurance.
  • Marche avec bâtons : les appuis peuvent faciliter la marche. Choisir une distance tolérable et prévoir des pauses assises ou penchées si elles soulagent.
  • Natation ou marche dans l’eau : l’eau offre une autre façon de rester actif lorsque la marche au sol est difficile. Choisir les mouvements qui ne déclenchent pas les symptômes.
  • Appareil elliptique : cet appareil fait bouger les pieds sur des pédales, comme une marche continue. Un essai court avec un appui stable peut vérifier s’il vous convient; il n’est pas démontré meilleur que les autres options.

Le vélo stationnaire est une excellente option d'exercice cardiovasculaire.6 La position assise penchée vers l'avant sur le vélo maintient la colonne en flexion. Ça permet un conditionnement aérobique. Beaucoup de patients qui ne peuvent marcher que quelques minutes peuvent faire du vélo pendant 20 à 30 minutes. Le vélo recouché (recumbent bike) est souvent encore plus confortable. Il élimine la charge sur la colonne.

Les exercices aquatiques offrent aussi d'excellents bénéfices.6 La flottabilité dans l'eau réduit la charge sur la colonne. Ça permet des mouvements qui seraient difficiles sur terre. La marche dans l'eau, l'aqua-aérobic et la natation sont des options appropriées. La natation sur le ventre avec la tête hors de l'eau devrait être évitée. Elle force l'extension lombaire.

Quand ajuster : si une activité augmente nettement les symptômes ou laisse une aggravation durable, réduire sa durée ou sa difficulté et en discuter avec le physiothérapeute. Une faiblesse qui s’aggrave ou un changement du contrôle de l’urine ou des selles demande une évaluation médicale, sans attendre le prochain exercice.

Progression

La progression suivante est un exemple d’organisation, pas un calendrier obligatoire. La revue de 2024 ne détermine pas un dosage idéal pour tous.

  1. Début : choisir quelques mouvements confortables et une courte durée de marche ou de vélo que vous pouvez répéter.
  2. Augmentation graduelle : allonger d’abord une activité tolérée, puis vérifier les symptômes pendant et après l’effort.
  3. Retour aux tâches : ajouter des efforts de force et des activités utiles, comme les escaliers ou une sortie plus longue.
  4. Maintien : garder une routine d’activité et revoir les exercices si vos capacités ou vos objectifs changent.

L'approche de conditionnement progressif est importante.6 Commencez avec des exercices doux et de courte durée. Augmentez graduellement l'intensité et la durée selon votre tolérance. Certains jours seront meilleurs que d'autres. Il est important d'ajuster le programme selon vos symptômes actuels. Ne forcez pas à travers la douleur significative.

Qu'est-ce que la mobilisation vertébrale et nerveuse?

La mobilisation vertébrale fait bouger doucement les articulations du dos avec les mains; la mobilisation nerveuse utilise des mouvements des membres pour faire coulisser les nerfs par rapport aux tissus voisins. Ces techniques manuelles ou exercices sont dosés selon les symptômes et leur effet sur les activités. Les mobilisations et manipulations articulaires permettent de restaurer la mobilité vertébrale et de réduire les contraintes mécaniques.5 Cette approche combinée maximise l'espace disponible pour les structures nerveuses.

Mobilisation articulaire lombaire

Le physiothérapeute applique des mouvements contrôlés sur les articulations lombaires pour :

  • Essayer de rendre un mouvement du dos plus confortable.
  • Faciliter un exercice difficile à réaliser au départ.
  • Vérifier si une position ou un mouvement diminue la douleur aux jambes.
  • Préparer la reprise d’une activité, puis mesurer si la marche ou le geste s’améliore réellement.

Le physiothérapeute peut guider de petits mouvements répétés vers l’avant ou dans une autre direction confortable. Vous pouvez lui signaler toute augmentation de la douleur, de l’engourdissement ou de la faiblesse. Le traitement est ajusté selon cette réponse.

Mobilisation nerveuse (glissement neural)

Un glissement nerveux alterne des positions qui déplacent le nerf sans maintenir une forte tension. Dans une expérience sur douze jambes provenant de six corps donnés à la recherche, trente mouvements passifs de cheville ont augmenté l’étalement d’un colorant dans le nerf tibial, un nerf qui passe près de la cheville, par rapport à l’absence de mouvement.7 Ce résultat montre un effet mécanique sur un corps non vivant; il ne mesure pas le soulagement d’une sténose chez une personne.

Techniques :
  • Mouvement du nerf sciatique couché : couché sur le dos, soutenir une cuisse avec les mains, puis déplier doucement le genou et le replier. Le physiothérapeute choisit la position de départ et la limite du mouvement.
  • Glissement assis : en dépliant doucement le genou, pointer le pied et relever le regard; en ramenant le pied au sol, baisser doucement le menton. Le mouvement doit rester lent et indolore, comme dans la fiche du NHS South Tees8.

Le glissement diffère d’un étirement maintenu. Le but n’est pas de tirer fort sur le nerf ni de tenir une position douloureuse. Arrêtez le mouvement s’il déclenche ou augmente des symptômes et demandez comment l’adapter.

Bénéfices

  • Effet mécanique : l’expérience sur l’étalement du colorant décrit un mécanisme possible; elle ne prouve pas une récupération clinique.7
  • Douleur et mouvements : les programmes associant gestes manuels et exercices peuvent améliorer les symptômes et les activités. Le bénéfice des glissements nerveux seuls reste moins bien établi.
  • Marche : noter la distance et les pauses permet de voir si l’ensemble du programme vous aide réellement.
  • Sensibilité : une aggravation persistante des picotements ou de l’engourdissement demande une réévaluation, plutôt que de forcer l’exercice.

Votre physiothérapeute précise les mouvements à faire chez vous, leur nombre et les signes qui demandent un ajustement. Le nombre de séances dépend de vos besoins et de la possibilité de poursuivre les exercices de façon autonome.

Combien de temps dure le traitement en physiothérapie?

Un premier programme de physiothérapie dure souvent environ six semaines dans les essais sur la sténose lombaire, puis les progrès sont réévalués. Les études de la revue de 2024 utilisaient surtout des programmes de trois à onze semaines. Ces durées décrivent la recherche, pas un délai garanti de récupération.2 Le suivi peut se poursuivre selon la marche, les activités et les symptômes qui restent limitants.

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Déroulement du suivi

Le traitement avance par étapes. Au début, on cherche surtout à calmer la douleur. Ensuite, on ajoute des exercices pour retrouver la fonction et l'autonomie, et on réintroduit les activités. Plus tard, on consolide les gains avec un programme d'entretien et un suivi espacé. Le rythme et le nombre de séances varient d'une personne à l'autre.

Fréquence des suivis : ajustée selon l'évolution de la personne et sa réponse au traitement.

Facteurs influençant la durée

Le plan tient compte de la distance que vous pouvez marcher, de vos autres problèmes de santé, de la force des jambes et de vos objectifs. Une personne qui veut faire ses courses et une personne qui souhaite reprendre une longue randonnée peuvent avoir des besoins différents.

Des difficultés à pratiquer les exercices, des symptômes qui changent ou une amélioration insuffisante peuvent mener à modifier le suivi ou à demander un avis médical.

Études

Dans un essai de 68 personnes, un programme de six semaines comparait le vélo à la marche sur tapis avec un soutien partiel du poids du corps. Les deux groupes recevaient aussi des exercices en flexion, de la chaleur et une traction, une technique qui applique une force d’étirement au dos. Les deux groupes ont amélioré leur douleur et leurs activités, sans avantage clair du tapis sur le vélo.

Cette comparaison montre que le vélo constituait une option dans ce programme. Elle ne démontre pas le bénéfice propre de la chaleur ou de la traction. La chaleur peut servir au confort; elle ne répare pas le canal rétréci.

Le résultat à six semaines ne prédit pas à lui seul l’évolution à long terme. Le physiothérapeute vérifie donc les gains, les effets indésirables et les activités reprises avant de modifier le programme.9

Maintien à long terme

Programme à domicile : des exercices ciblés à faire régulièrement.

Un suivi plus espacé peut suffire lorsque vous savez adapter vos exercices et maintenir vos activités. Si la distance de marche baisse ou si de nouveaux symptômes apparaissent, reprenez Contact pour réévaluer la situation.

Activité régulière : le choix d'une activité tolérable et sa fréquence sont ajustés avec le physiothérapeute.

Quand envisager la chirurgie plutôt que la physiothérapie?

La chirurgie peut être envisagée lorsque la douleur aux jambes et la difficulté à marcher restent importantes malgré un traitement sans opération adapté. Le choix dépend aussi de votre état de santé, des bénéfices attendus, des risques et de vos préférences. Une faiblesse ou une perte de sensibilité qui progresse, ou un changement du contrôle de l’urine ou des selles, demande une évaluation médicale urgente.

Les signes qui demandent une consultation urgente sont décrits dans notre guide complet sur la sténose spinale.

Essai de traitement non chirurgical avant d'envisager la chirurgie

En l’absence d’urgence, les soins commencent généralement par un traitement sans chirurgie, dont les exercices et la physiothérapie. Une décompression chirurgicale, une opération qui libère de l’espace autour des nerfs, peut aider certaines personnes dont les symptômes restent très limitants.10 Les comparaisons avec les soins sans chirurgie restent difficiles à interpréter : les programmes varient et plusieurs participants finissent par changer de traitement. La revue Cochrane de 2016 jugeait les données peu certaines. Elle trouvait notamment un avantage de la chirurgie sur un score de limitations à deux ans, mais pas de différence claire à six ou douze mois dans les deux essais regroupés.11

Dans l’essai SPORT, la répartition initiale favorisait la chirurgie pour la douleur à deux ans, sans différence claire pour les limitations ou les capacités physiques. Beaucoup de personnes ont changé de groupe de traitement, ce qui complique la comparaison.12 Dans le suivi du Maine à huit à dix ans, où les traitements n’étaient pas attribués au hasard, les résultats sur la douleur aux jambes et les activités favorisaient les personnes opérées initialement. L’amélioration du mal de dos et la satisfaction étaient plutôt similaires entre les groupes, qui différaient déjà au départ.13 Ces résultats soutiennent une discussion individualisée, sans garantir que l’opération convient à tous.

Une IRM (notre article sur l’imagerie médicale), ou imagerie par résonance magnétique, montre les tissus grâce à un champ magnétique. Elle peut être utile pour préciser le rétrécissement avant une chirurgie. Une étude sur l’IRM précoce après un mal de dos récent lié au travail associait les examens réalisés sans indication à une incapacité plus longue et à des coûts plus élevés14. Cette observation ne prouve pas que l’examen causait l’incapacité et ne s’applique pas à toute IRM nécessaire pour une sténose.

Situations où une chirurgie planifiée se discute

Limites du traitement sans chirurgie :
  • Un programme de physiothérapie adapté ne donne pas une amélioration suffisante.
  • Les symptômes restent assez importants pour empêcher les activités habituelles.
  • La distance de marche reste trop courte pour les déplacements de tous les jours.
Décision partagée entre le patient, le médecin et le chirurgien.

Les types d’opération et leurs risques sont décrits dans notre guide complet sur la sténose spinale.

Récupération post-chirurgicale

Après une décompression lombaire, la marche reprend progressivement avec les consignes de l’équipe. Le NHS décrit souvent un séjour de deux à cinq jours, un retour au travail vers quatre à six semaines selon l’emploi, et jusqu’à douze semaines pour reprendre les activités habituelles. Ces repères ne s’appliquent pas automatiquement à une fusion ou à toute autre opération.

La physiothérapie peut accompagner la reprise de la marche, de la force et des tâches quotidiennes. L’équipe précise les efforts permis, les précautions pour la plaie et les étapes propres à votre opération.

Une amélioration de la douleur aux jambes ne signifie pas toujours une disparition de tous les symptômes. Si une douleur, une faiblesse, un engourdissement ou un trouble de l’urine ou des selles apparaît après l’opération, contactez rapidement l’équipe chirurgicale. Les signes urgents décrits plus haut demandent une évaluation immédiate.

À quoi s'attendre lors d'une première consultation en physiothérapie?

La première consultation comprend une discussion sur vos symptômes et un examen de vos mouvements, de vos nerfs et de votre marche. Le physiothérapeute vérifie ce qui limite vos activités, cherche les signes nécessitant un avis médical et construit le plan avec vous.

Évaluation initiale

On évaluera votre mobilité articulaire, le glissement de vos nerfs et votre force.5

  • Entrevue : décrire le début des symptômes, leur effet sur votre quotidien, vos problèmes de santé et vos objectifs.
  • Posture et marche : observer vos positions, votre équilibre et les appuis qui vous aident.
  • Examen des nerfs : vérifier la force et la stabilité musculaire, la sensibilité et les réflexes, des réactions automatiques des muscles à une stimulation.
  • Mouvements du dos : observer jusqu’où vous pouvez vous pencher ou vous redresser et ce que cela change dans les jambes.
  • Activités : mesurer une distance de marche tolérée et, si pertinent, comparer avec une activité comme le vélo.

Vérifier les autres causes possibles

Le bilan peut aussi chercher un problème de circulation sanguine, une affection de la hanche ou une atteinte d’un nerf plus loin dans la jambe. Une douleur près du piriforme, un muscle profond de la fesse, n’établit pas à elle seule l’origine des symptômes. L’examen peut aussi rechercher une atteinte de la moelle dans le cou si les signes le suggèrent.15

Signes à faire évaluer : un changement du contrôle de l’urine ou des selles, ou une faiblesse qui progresse rapidement, ne doit pas attendre la consultation prévue. Une douleur nocturne intense ou une perte de poids inexpliquée demande aussi un avis clinique, même si elle ne prouve pas à elle seule une maladie grave.

Plan de traitement

Les premiers objectifs peuvent être de réduire la douleur, de marcher plus loin ou de rester debout plus confortablement.

Vous convenez des objectifs, des exercices à domicile et du prochain suivi. La fréquence des séances est revue selon vos progrès et vos besoins.

  • Comprendre la sténose, les positions qui soulagent et les symptômes à surveiller.
  • Pratiquer les premiers exercices et vérifier que vous pouvez les refaire chez vous.
  • Essayer, si elles sont pertinentes, des mobilisations douces du dos ou des mouvements nerveux guidés.
  • Adapter les activités, chercher une position de sommeil confortable et prévoir quoi faire si les symptômes augmentent.

Préparation pour votre visite

  • Apportez vos rapports d’imagerie si vous en avez, votre liste de médicaments et vos questions.
  • Portez des vêtements confortables et des chaussures adaptées à la marche.
  • Préparez une description de vos symptômes et des activités que vous voulez retrouver.

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Nos physiothérapeutes peuvent évaluer votre condition et vous proposer un plan de traitement personnalisé.

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Références

  1. Ammendolia C, Hofkirchner C, Plener J, Bussières A, Schneider MJ, Young JJ, et al. Non-operative treatment for lumbar spinal stenosis with neurogenic claudication: an updated systematic review. BMJ Open. 2022;12(1):e057724. ↩ Retour au texte
  2. Comer C, Williamson E, McIlroy S, Srikesavan C, Dalton S, Melendez-Torres GJ, et al. Exercise treatments for lumbar spinal stenosis: A systematic review and intervention component analysis of randomised controlled trials. Clin Rehabil. 2024;38(3):361-374. ↩ Retour au texte : 1re, 2e, 3e, 4e mentions
  3. Ammendolia C, Côté P, Southerst D, Schneider M, Budgell B, Bombardier C, et al. Comprehensive Nonsurgical Treatment Versus Self-directed Care to Improve Walking Ability in Lumbar Spinal Stenosis: A Randomized Trial. Arch Phys Med Rehabil. 2018;99(12):2408-2419.e2. ↩ Retour au texte
  4. Whitman JM, Flynn TW, Childs JD, Wainner RS, Gill HE, Ryder MG, et al. A comparison between two physical therapy treatment programs for patients with lumbar spinal stenosis: a randomized clinical trial. Spine (Phila Pa 1976). 2006;31(22):2541-9. ↩ Retour au texte
  5. Kreiner DS, Shaffer WO, Baisden JL, Gilbert TJ, Summers JT, Toton JF, et al. An evidence-based clinical guideline for the diagnosis and treatment of degenerative lumbar spinal stenosis (update). Spine J. 2013;13(7):734-43. ↩ Retour au texte : 1re, 2e, 3e mentions
  6. Ammendolia C, Stuber KJ, Rok E, Rampersaud R, Kennedy CA, Pennick V, Steenstra IA, de Bruin LK, Furlan AD. Nonoperative treatment for lumbar spinal stenosis with neurogenic claudication. Cochrane Database Syst Rev. 2013 Aug 30;(8):CD010712. ↩ Retour au texte : 1re, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e mentions
  7. Brown CL, Gilbert KK, Brismee JM, Sizer PS, Roger James C, Smith MP. The effects of neurodynamic mobilization on fluid dispersion within the tibial nerve at the ankle: an unembalmed cadaveric study. J Man Manip Ther. 2011;19(1):26-34. ↩ Retour au texte : 1re, 2e mentions
  8. South Tees Hospitals NHS Foundation Trust. Sciatic nerve slider. ↩ Retour au texte
  9. Pua YH, Cai CC, Lim KC. Treadmill walking with body weight support is no more effective than cycling when added to an exercise program for lumbar spinal stenosis: a randomised controlled trial. Aust J Physiother. 2007;53(2):83-9. ↩ Retour au texte
  10. Katz JN, Zimmerman ZE, Mass H, Makhni MC. Diagnosis and Management of Lumbar Spinal Stenosis: A Review. JAMA. 2022;327(17):1688-1699. ↩ Retour au texte
  11. Surgical versus non-surgical treatment for lumbar spinal stenosis | Cochrane. ↩ Retour au texte
  12. Weinstein JN, Tosteson TD, Lurie JD, Tosteson AN, Blood E, Hanscom B, et al. Surgical versus nonsurgical therapy for lumbar spinal stenosis. N Engl J Med. 2008;358(8):794-810. ↩ Retour au texte
  13. Atlas SJ, Keller RB, Wu YA, Deyo RA, Singer DE. Long-term outcomes of surgical and nonsurgical management of lumbar spinal stenosis: 8 to 10 year results from the maine lumbar spine study. Spine (Phila Pa 1976). 2005;30(8):936-43. ↩ Retour au texte
  14. Webster BS, Bauer AZ, Choi Y, Cifuentes M, Pransky GS. Iatrogenic consequences of early magnetic resonance imaging in acute, work-related, disabling low back pain. Spine (Phila Pa 1976). 2013;38(22):1939-46. ↩ Retour au texte
  15. Tomkins-Lane C, Melloh M, Wong A. Diagnostic tests in the clinical diagnosis of lumbar spinal stenosis: Consensus and Results of an International Delphi Study. Eur Spine J. 2020;29(9):2188-2197. ↩ Retour au texte

Nos physiothérapeutes ont défini la stratégie de recherche, le plan et le contenu clinique de cet article. Un outil d’IA a soutenu la recherche documentaire et la révision du texte pour assurer une cohérence du contenu et du style d’écriture.

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