Douleur psychogénique et somatique : comprendre les liens corps-esprit
Douleur psychogénique et somatique : comprendre les liens corps-esprit
Vous avez mal. Vraiment mal. Pourtant, après des examens, des radiographies, peut-être même une IRM, on vous dit que tout semble normal. Vous vous demandez si quelqu'un vous croit, si votre douleur est prise au sérieux. C'est une situation frustrante que vivent des milliers de Québécois chaque année.
C'est normal de se sentir perdu quand les tests ne trouvent rien.
Voici la bonne nouvelle : la science médicale comprend aujourd'hui beaucoup mieux ces douleurs qu'on appelle psychogéniques ou somatiques. Avec un diagnostic approprié et une prise en charge adaptée, 40 à 70% des personnes connaissent une amélioration significative de leurs symptômes.1 Ce que la recherche nous montre :- La douleur psychogénique ou somatique est un vrai diagnostic neurologique, pas une invention
- Votre cerveau peut générer de la douleur réelle sans qu'il y ait de lésion tissulaire visible
- Ces changements dans le système nerveux sont réversibles avec le bon traitement
- La physiothérapie est le traitement le plus validé scientifiquement pour les troubles neurologiques fonctionnels2
Ce guide vous accompagne pour comprendre ce qui se passe dans votre corps, pourquoi ces douleurs surviennent, et comment reprendre le contrôle. Pour une vue d'ensemble sur les approches de traitement disponibles, consultez notre guide complet sur la physiothérapie.
Qu'est-ce que la douleur psychogénique ou somatique?
La douleur psychogénique ou somatique désigne une douleur réelle ressentie dans le corps, mais dont l'origine implique des mécanismes du système nerveux central plutôt qu'une lésion tissulaire évidente. C'est une condition médicale reconnue, pas un signe de faiblesse ou d'imagination.
Plusieurs termes ont été utilisés au fil du temps pour décrire ces conditions, ce qui peut créer de la confusion:
| Terme | Période | Signification |
|---|---|---|
| Douleur psychogène | Avant 2000 | Douleur d'origine psychologique (terme abandonné) |
| Trouble somatoforme | DSM-IV (1994-2013) | Symptômes physiques sans explication médicale |
| Trouble à symptomatologie somatique | DSM-5 (depuis 2013) | Focus sur l'impact fonctionnel, pas sur l'absence de cause |
| Douleur nociplastique | IASP (2017) | Douleur liée à une altération de la nociception |
- Elle n'est pas inventée ou simulée
- Elle n'est pas "dans votre tête" au sens péjoratif
- Elle ne signifie pas que vous êtes fou ou faible
- Elle ne veut pas dire que vous cherchez de l'attention
En fait, les personnes qui vivent avec ce type de douleur souffrent autant, parfois plus, que celles ayant une cause physique identifiable. Leur détresse est réelle et mérite une prise en charge sérieuse. Cette condition est liée à la catégorie des douleurs psychogéniques ou somatiques reconnue dans notre pratique clinique.
Évolution du concept médical
La façon dont la médecine comprend ces douleurs a considérablement évolué. Dans le passé, on pensait qu'il fallait "prouver" l'absence de cause physique pour poser un diagnostic psychogénique. Cette approche était problématique car elle menait souvent à des années d'examens inutiles.
Depuis le DSM-5 (2013), l'approche a changé. On ne cherche plus à prouver l'absence de cause organique. On s'intéresse plutôt à l'impact de la douleur sur votre vie et à la façon dont vous y réagissez. C'est un changement majeur qui permet une prise en charge plus rapide et plus humaine.
Maintenant que nous comprenons mieux ce que signifie ce diagnostic, explorons les différents types de douleur impliquant le système nerveux.
Quels sont les différents types de douleur liée au système nerveux?
La douleur n'est pas un phénomène simple. Votre système nerveux peut la générer de plusieurs façons, et comprendre ces mécanismes aide à mieux cibler le traitement.
Douleur nociplastique
En 2017, l'Association internationale pour l'étude de la douleur (IASP) a introduit ce terme pour désigner une douleur qui survient malgré l'absence de lésion tissulaire évidente ou de dommage nerveux identifiable.3
La douleur nociplastique résulte d'une altération dans la façon dont le système nerveux traite les signaux de douleur. C'est comme si le "volume" de la douleur était monté trop haut.
Exemples de conditions associées:- Fibromyalgie
- Syndrome douloureux régional complexe
- Certaines douleurs chroniques persistantes
- Syndrome du côlon irritable
- Certaines douleurs inflammatoires sans cause identifiable
Troubles neurologiques fonctionnels (TNF)
Les troubles neurologiques fonctionnels représentent une catégorie importante. Le terme "fonctionnel" signifie que le problème vient d'un mauvais fonctionnement du système nerveux, pas d'une lésion structurelle. On parle parfois d'un problème de "logiciel" plutôt que de "matériel" dans le cerveau.
La Clinique des troubles neurologiques fonctionnels du CHUM, première du genre au Québec, accueille des patients présentant ces conditions depuis quelques années. Leur approche interdisciplinaire (neurologie, psychiatrie, physiothérapie, ergothérapie, neuropsychologie) vise à rétablir les fonctions atteintes.1
Symptômes possibles des TNF:- Faiblesse musculaire sans cause neurologique identifiable
- Tremblements
- Troubles de la marche
- Crises ressemblant à l'épilepsie (mais sans activité épileptique)
- Engourdissements ou picotements
Important: les TNF ne sont pas une maladie mentale. C'est un trouble de la fonction cérébrale, situé à l'interface entre neurologie et psychiatrie. Ce type de condition est aussi apparenté à la douleur fonctionnelle.
Sensibilisation centrale
La sensibilisation centrale est un mécanisme clé dans plusieurs types de douleur. Elle survient quand le système nerveux central devient trop réactif aux signaux de douleur.4
Imaginez une alarme de voiture trop sensible qui se déclenche au moindre mouvement. De la même façon, un système nerveux sensibilisé amplifie les signaux normaux en signaux de douleur intense. Ce mécanisme peut aussi être impliqué dans certaines douleurs neurales.
| Type de douleur | Origine | Caractéristiques |
|---|---|---|
| Nociceptive | Lésion tissulaire (coupure, inflammation) | Localisée, proportionnelle à la blessure |
| Neuropathique | Lésion nerveuse | Brûlure, décharge électrique, trajet nerveux |
| Nociplastique | Altération du traitement central | Diffuse, amplifiée, sans lésion évidente |
Comprendre ces mécanismes est la première étape. Voyons maintenant comment reconnaître les symptômes spécifiques.
Quels sont les symptômes et comment les reconnaître?
Les symptômes de la douleur psychogénique ou somatique sont variés et très réels. Ils peuvent affecter plusieurs systèmes du corps.
Manifestations physiques courantes:- Douleur diffuse ou localisée (dos, tête, mâchoire et visage, abdomen fréquents)
- Fatigue intense et persistante
- Troubles sensoriels (engourdissements, picotements, sensations anormales)
- Troubles moteurs (faiblesse, tremblements, difficultés de coordination)
- Troubles cognitifs parfois appelés "brouillard mental"
- Les symptômes peuvent fluctuer selon le contexte émotionnel
- Amélioration possible lors d'activités distrayantes
- Pattern qui ne correspond pas exactement aux schémas neurologiques classiques
- Variabilité d'un jour à l'autre
- Troubles du sommeil
- Anxiété (présente dans 30-50% des cas)
- Symptômes dépressifs (présents dans 72-86% des cas de douleur chronique)5
Il est important de noter que la présence d'anxiété ou de dépression ne signifie pas que la douleur est "inventée". Ces conditions coexistent souvent et s'influencent mutuellement. C'est ce qu'on appelle la bidirectionnalité: la douleur peut causer de l'anxiété, et l'anxiété peut amplifier la douleur.
Cette compréhension nous amène à une question fondamentale: pourquoi cette douleur est-elle toujours réelle?
C'est normal de ne pas savoir quoi faire avec sa douleur
On ne nous l'a jamais enseigné. Notre infolettre vous aide à comprendre ce que votre corps essaie de vous dire et comment y répondre.
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Pourquoi la douleur est-elle TOUJOURS réelle?
C'est peut-être la section la plus importante de ce guide. Si vous ne retenez qu'une chose, que ce soit celle-ci: votre douleur est réelle.
La neuroscience de la douleur
La science moderne a révolutionné notre compréhension de la douleur. Voici ce que nous savons maintenant:
Toute douleur est produite par le cerveau. Même quand vous vous coupez le doigt, la douleur n'existe pas dans votre doigt. Elle est créée par votre cerveau en réponse aux signaux envoyés depuis la blessure. C'est vrai pour toutes les douleurs, qu'elles aient une cause physique évidente ou non.Le cerveau agit comme un "cerveau prédictif". Il interprète constamment les signaux qu'il reçoit et décide quelles sensations produire. Parfois, il peut décider de produire de la douleur même sans signal de blessure, parce qu'il perçoit une menace ou un danger.
Sensibilisation centrale: le volume de la douleur augmenté
Quand le système nerveux reste en état d'alerte prolongé, il peut "apprendre" la douleur. Les connexions nerveuses deviennent hypersensibles. Des stimuli normalement non douloureux peuvent alors être interprétés comme douloureux.
C'est comme si quelqu'un avait monté le volume de votre système d'alarme interne. Un toucher léger peut devenir douloureux. Un mouvement normal peut déclencher une réaction excessive. Ce phénomène est aussi présent dans la douleur nociceptive chronique.
Ce n'est PAS "dans votre tête"
Des études d'imagerie cérébrale (IRM fonctionnelle) ont montré des changements objectifs et mesurables dans le cerveau des personnes souffrant de douleur chronique sans cause organique évidente.4 Ces changements sont réels, visibles, et surtout: réversibles.
| Ce que dit la science | Ce que cela signifie pour vous |
|---|---|
| Changements cérébraux mesurables | Votre douleur a une base neurologique réelle |
| Sensibilisation centrale documentée | Votre système nerveux réagit différemment |
| Réversibilité démontrée | L'amélioration est possible |
| Efficacité de la physiothérapie prouvée | Des traitements efficaces existent |
> Votre douleur est réelle. Elle n'est pas inventée, simulée ou imaginaire. Elle mérite d'être prise au sérieux et traitée avec respect et expertise.
Sachant que votre douleur est réelle et qu'elle peut être traitée, voyons comment la physiothérapie peut vous aider.
Comment la physiothérapie aide-t-elle ce type de douleur?
La physiothérapie est le traitement le plus validé scientifiquement pour les troubles moteurs fonctionnels et joue un rôle central dans la prise en charge de la douleur psychogénique ou somatique.2
L'approche des "trois P" au Québec
Au Québec, les professionnels de la santé préconisent souvent l'approche des "trois P" pour ce type de condition:
- Physiothérapie: Traitement principal pour les symptômes moteurs et la douleur
- Psychothérapie: Soutien émotionnel et thérapie cognitivo-comportementale
- Pharmacologie: Médicaments si nécessaire (pas toujours requis)
Cette approche intégrée permet une prise en charge complète, "de la tête aux pieds" comme le disent certains experts.6
Éducation thérapeutique sur la douleur
La première étape du traitement est souvent l'éducation thérapeutique. Comprendre ce qui se passe dans votre système nerveux est en soi thérapeutique.
Objectifs de l'éducation sur la douleur:- Comprendre que la douleur sans lésion ne signifie pas "fausse" douleur
- Réduire la peur du mouvement (kinésiophobie)
- Modifier les croyances négatives sur la douleur
- Donner un sentiment de contrôle
Des études montrent que l'éducation sur la neuroscience de la douleur peut à elle seule réduire l'intensité de la douleur et améliorer la fonction.7
Mouvement gradué et exposition progressive
Le mouvement est un médicament. Mais il doit être introduit progressivement, de façon à réapprendre à votre cerveau que bouger est sécuritaire. Cette approche est similaire à celle utilisée pour la rééducation du mouvement.
Principes clés:- Commencer petit, augmenter graduellement
- Pas de "no pain, no gain"
- Écouter son corps tout en le challengeant doucement
- Célébrer les petites victoires
Techniques spécifiques utilisées
| Technique | Principe | Application |
|---|---|---|
| Thérapie miroir | Tromper le cerveau en lui montrant un mouvement normal | Utilisée pour les TNF avec faiblesse |
| Exercices de distraction cognitive | Détourner l'attention de la douleur | Pendant les mouvements redoutés |
| Activité physique graduée | Exposition progressive au mouvement | Plan personnalisé |
| Techniques de relaxation | Calmer le système nerveux | Respiration, relaxation musculaire |
Le programme du CHUM, par exemple, débute avec trois semaines de physiothérapie intensive. L'idée: attirer l'attention du cerveau ailleurs que sur la douleur, autrement dit le "distraire" pour permettre au mouvement de se rétablir.1
Concrètement, à quoi ressemble une consultation avec un physiothérapeute pour ce type de condition?
Besoin d'un avis professionnel?
Nos physiothérapeutes peuvent évaluer votre condition et vous proposer un plan de traitement personnalisé.
Prendre rendez-vousÀ quoi s'attendre lors de votre première consultation?
Une évaluation pour la douleur psychogénique ou somatique est différente d'une évaluation standard. Elle prend généralement plus de temps (60 minutes) et explore plusieurs dimensions.
Ce que le physiothérapeute va explorer:- Votre histoire complète
- Début des symptômes et évolution
- Contexte de vie au moment de l'apparition
- Traitements déjà essayés
- Impact sur votre quotidien
- Les facteurs biopsychosociaux
- Facteurs biologiques (sommeil, activité physique)
- Facteurs psychologiques (stress, anxiété, croyances sur la douleur)
- Facteurs sociaux (travail, relations, soutien)
- Évaluation physique
- Tests neurologiques
- Observation du mouvement
- Recherche de signes positifs (pas seulement exclusion de pathologies)
- Écoute active et empathique
- Validation de votre expérience
- Absence de jugement
- Explication claire du diagnostic et du plan de traitement
- Focalisés sur la fonction (ce que vous voulez pouvoir faire)
- Progressifs et atteignables
- Mesurables (pour suivre les progrès)
Ne soyez pas surpris si le physiothérapeute vous pose des questions sur votre humeur, votre sommeil ou votre travail. Ces facteurs influencent directement votre douleur et doivent être considérés dans le plan de traitement.
Voyons maintenant plus en détail les approches thérapeutiques qui seront utilisées.
Quelles approches thérapeutiques sont utilisées?
Le traitement de la douleur psychogénique ou somatique fait appel à plusieurs approches complémentaires.
Rééducation fonctionnelle
L'objectif principal est de vous aider à reprendre le contrôle de votre corps. La kinésithérapie spécifique pour les TNF passe par l'éducation thérapeutique et des exercices ciblés.2
Éléments clés:- Exercices adaptés à votre condition spécifique
- Progression individualisée
- Travail sur les mouvements redoutés
- Intégration dans les activités quotidiennes
Cette approche peut inclure des exercices de renforcement et d'endurance musculaire adaptés à votre condition.
Thérapie cognitivo-comportementale intégrée
Sans être psychothérapeute, le physiothérapeute peut intégrer certains principes:
- Identifier les pensées catastrophistes ("Je ne guérirai jamais")
- Reconnaître les comportements d'évitement
- Modifier graduellement ces patterns
Si nécessaire, une collaboration avec un psychologue sera proposée.
Gestion du stress et de l'anxiété
Le stress chronique maintient le système nerveux en état d'alerte, ce qui amplifie la douleur. Des techniques simples peuvent aider:
- Techniques de respiration (cohérence cardiaque)
- Relaxation musculaire progressive
- Introduction à la pleine conscience (mindfulness)
Activité physique comme médicament
L'exercice a des effets anti-douleur prouvés:
- Effet anti-inflammatoire naturel
- Libération d'endorphines
- Normalisation du système nerveux
- Amélioration du sommeil
Les exercices pour les muscles stabilisateurs peuvent faire partie du programme de rééducation. L'approche McKenzie peut également être utilisée pour certaines conditions.
Plan de traitement typique:| Phase | Durée | Objectifs |
|---|---|---|
| Phase 1 (aiguë) | Semaines 1-4 | Éducation, début mouvement gradué, gestion anxiété |
| Phase 2 (active) | Semaines 5-8 | Augmentation activité, exposition progressive, autonomisation |
| Phase 3 (consolidation) | Semaines 9-12 | Retour activités normales, stratégies de gestion rechutes |
Le temps de récupération varie selon plusieurs facteurs que nous allons explorer.
Combien de temps dure le traitement et le rétablissement?
La durée du traitement varie considérablement d'une personne à l'autre. Plusieurs facteurs influencent le pronostic.
Facteurs qui favorisent une bonne récupération
- Diagnostic précoce: Plus le traitement commence tôt, meilleur est le pronostic
- Acceptation du diagnostic: Comprendre et accepter la nature fonctionnelle de la condition
- Engagement dans le traitement: Participation active aux exercices et recommandations
- Soutien social: Entourage compréhensif et encourageant
Facteurs qui peuvent ralentir la récupération
- Durée prolongée des symptômes avant traitement
- Présence de litiges ou compensations en cours
- Dépression non traitée
- Croyances rigides sur la douleur
Durées typiques observées
Le programme du CHUM rapporte que, depuis l'adoption du modèle du cerveau prédictif, les patients comprennent mieux leur trouble, acceptent plus facilement le diagnostic et retrouvent leurs capacités dans 70% des cas.1
Timeline de récupération:| Phase | Durée moyenne | Ce qui se passe |
|---|---|---|
| Compréhension | 2-4 semaines | Éducation, acceptation du diagnostic |
| Amélioration initiale | 4-8 semaines | Premiers progrès fonctionnels |
| Consolidation | 2-4 mois | Stabilisation des gains |
| Maintien | Long terme | Stratégies d'autogestion |
Attentes réalistes
Il est important de comprendre que:
- La guérison n'est généralement pas instantanée
- La progression peut être non-linéaire (bons et moins bons jours)
- L'objectif n'est pas nécessairement l'absence totale de douleur, mais une meilleure fonction
- Les rechutes sont possibles et font partie du processus
Certains signaux nécessitent cependant une attention médicale rapide. Si vous souffrez de douleur aiguë soudaine avec des symptômes alarmants, consultez rapidement.
Quand consulter et qui peut aider?
Bien que la douleur psychogénique ou somatique ne soit pas dangereuse en soi, certains signaux d'alarme nécessitent une évaluation médicale urgente.
Signaux d'alarme (red flags)
Consultez rapidement un médecin si vous présentez:- Symptômes neurologiques progressifs (faiblesse qui s'aggrave)
- Perte de contrôle de la vessie ou des intestins
- Engourdissement dans la région génitale ou périnéale
- Fièvre associée à la douleur
- Perte de poids inexpliquée
- Douleur nocturne intense qui vous réveille
- Antécédents de cancer
Ces symptômes peuvent indiquer une condition nécessitant une évaluation médicale urgente.
L'équipe multidisciplinaire
La prise en charge optimale implique souvent plusieurs professionnels:
| Professionnel | Rôle |
|---|---|
| Médecin de famille | Coordination des soins, référence |
| Neurologue | Diagnostic différentiel, exclusion conditions organiques |
| Physiothérapeute | Traitement principal (TNF), rééducation |
| Psychologue | TCC, gestion anxiété/dépression |
| Psychiatre | Évaluation, médication si nécessaire |
Ressources au Québec
- Clinique TNF du CHUM: Programme spécialisé interdisciplinaire
- Cliniques de douleur chronique: Dans plusieurs hôpitaux
- Programme douleurs persistantes de Physioactif: Approche intégrée en milieu privé
Pour ceux qui souffrent de douleurs articulaires ou musculaires associées, nos services peuvent également être adaptés.
Physioactif se distingue par son approche particulière face à ce type de douleur.
Pourquoi choisir Physioactif pour ce type de douleur?
Chez Physioactif, nous comprenons que la douleur psychogénique ou somatique nécessite une approche différente.
Expertise en science de la douleur
Nos physiothérapeutes reçoivent une formation continue sur:
- Les mécanismes de la douleur chronique
- La sensibilisation centrale
- L'éducation thérapeutique sur la douleur
- Les approches validées par la recherche
Nous ne stigmatisons pas. Nous comprenons que votre douleur est réelle et nous avons les outils pour vous aider.
Prise en charge globale
Notre approche intègre le modèle biopsychosocial:
- Évaluation complète des facteurs biologiques, psychologiques et sociaux
- Collaboration avec d'autres professionnels au besoin
- Continuité des soins tout au long de votre parcours
Nous offrons aussi des services de téléréadaptation pour certains suivis.
Proximité et accessibilité
Avec 5 cliniques dans le Grand Montréal, nous sommes près de chez vous:
- Horaires flexibles incluant soirs et fins de semaine
- Téléconsultation disponible pour certains suivis
- Équipe accueillante et à l'écoute
Si vous vivez avec une douleur qui n'a pas trouvé d'explication claire, n'abandonnez pas. Des solutions existent. Consultez notre page sur le traitement pour douleur et raideur pour en savoir plus.
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Quelles sont les questions les plus fréquentes?
La douleur psychogénique signifie-t-elle que je simule?
Absolument pas. La douleur psychogénique est une vraie condition médicale reconnue. Votre douleur est réelle et mesurable. Les termes médicaux ont évolué justement pour éviter cette confusion. Vous ne simulez pas et vous ne cherchez pas d'attention.
Puis-je être guéri complètement?
Beaucoup de personnes connaissent une amélioration significative ou complète. Les études montrent que 40 à 70% des patients s'améliorent avec le bon traitement. Le pronostic est meilleur quand le traitement commence tôt et quand vous comprenez bien votre condition.
Est-ce que les médicaments aident?
Les médicaments peuvent jouer un rôle de soutien, mais ne sont pas la solution principale. Certains antidépresseurs ont des propriétés anti-douleur qui peuvent aider. Cependant, la physiothérapie et les approches psychologiques sont généralement plus efficaces à long terme.
Mon médecin ne trouve rien, que faire?
Ne pas trouver de cause organique ne signifie pas qu'il n'y a rien à faire. Au contraire, cela oriente vers un diagnostic fonctionnel qui a ses propres traitements efficaces. Demandez une référence vers un physiothérapeute formé en science de la douleur.
Le stress peut-il vraiment causer de la douleur physique?
Oui, et c'est scientifiquement documenté. Le stress chronique maintient votre système nerveux en état d'alerte, ce qui peut amplifier les signaux de douleur ou même en créer. Ce n'est pas "juste du stress", c'est un mécanisme neurologique réel.
Comment expliquer ma condition à mon entourage?
Vous pouvez expliquer que votre système nerveux traite les signaux différemment, comme une alarme de voiture trop sensible. La douleur est réelle, mais elle vient d'un problème de "logiciel" dans le cerveau, pas d'une blessure cachée.
La physiothérapie seule suffit-elle?
Pour plusieurs personnes, oui. La physiothérapie est le traitement le plus validé pour les troubles neurologiques fonctionnels. Cependant, une approche combinée (physiothérapie + soutien psychologique) peut être nécessaire dans certains cas.
Combien de séances sont généralement nécessaires?
Cela varie selon la complexité de votre condition. En moyenne, un programme de 8 à 12 séances sur 2 à 3 mois permet des améliorations significatives. Un suivi plus long peut être nécessaire pour certaines personnes.
Existe-t-il des exercices à faire à la maison?
Oui, et ils sont essentiels au succès du traitement. Votre physiothérapeute vous enseignera des exercices personnalisés, des techniques de relaxation et des stratégies de gestion. La pratique régulière entre les séances accélère la récupération. Consultez aussi notre section vidéos d'exercices pour des ressources supplémentaires.
Comment savoir si ma douleur est psychogénique ou organique?
Seul un professionnel de santé peut faire cette distinction. Cependant, sachez que dans de nombreux cas, les deux composantes coexistent. Le diagnostic se fait par une évaluation clinique complète, pas par un seul test.
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Références
- Clinique des troubles neurologiques fonctionnels du CHUM. Programme de prise en charge des TNF. Radio-Canada. 2024. Disponible: https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2113390/trouble-neurologique-fonctionnel-cerveau-programme-chum
- Nielsen G, Stone J, Matthews A, et al. Physiotherapy for functional motor disorders: a consensus recommendation. J Neurol Neurosurg Psychiatry. 2015;86(10):1113-1119.
- Kosek E, Cohen M, Baron R, et al. Do we need a third mechanistic descriptor for chronic pain states? Pain. 2016;157(7):1382-1386.
- Nijs J, George SZ, Clauw DJ, et al. Central sensitisation in chronic pain conditions: latest discoveries and their potential for precision medicine. Lancet Rheumatol. 2021;3(5):e383-e392.
- Bair MJ, Robinson RL, Katon W, Kroenke K. Depression and pain comorbidity: a literature review. Arch Intern Med. 2003;163(20):2433-2445.
- Ordre des psychologues du Québec. La somatisation: mise en maux de la souffrance. Disponible: https://www.ordrepsy.qc.ca/-/la-somatisation-mise-en-maux-de-la-souffrance
- Louw A, Diener I, Butler DS, Puentedura EJ. The effect of neuroscience education on pain, disability, anxiety, and stress in chronic musculoskeletal pain. Arch Phys Med Rehabil. 2011;92(12):2064-2071.
- American Psychiatric Association. Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, Fifth Edition (DSM-5). Washington, DC: American Psychiatric Publishing; 2013.
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Article créé par l'équipe de contenu Physioactif Dernière mise à jour: Janvier 2026Vidéos dans cette catégorie
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C’est un étirement important ou une déchirure des fibres musculaires des muscles ischio-jambiers qui sont situés derrière la cuisse.
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