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Douleur psychogénique et somatique : comprendre les liens corps-esprit

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Icône porte-voix, guide Douleur psychogénique et somatique : liens corps-esprit, physiothérapie Physioactif

Douleur psychogénique et somatique : comprendre les liens corps-esprit

Écrit par:
Ariel Desjardins Charbonneau
Révisé scientifiquement par :
Claudine Farah

La douleur psychogénique ou somatique est-elle une vraie douleur?

La douleur appelée « psychogénique » ou « somatique » est une douleur réelle, même lorsque les examens ne trouvent pas de lésion qui l’explique. Ces deux mots ne désignent pas un diagnostic unique. Une douleur nociplastique concerne une modification du traitement nerveux des stimulations qui menacent les tissus; elle se distingue d’un trouble neurologique fonctionnel, qui touche notamment le contrôle des mouvements ou les sensations, et d’un trouble à symptomatologie somatique, qui associe des symptômes pénibles à des réactions excessives liées à la santé.1, 2 La physiothérapie peut faire partie des soins, selon les difficultés et le diagnostic.

Vous avez mal. Pourtant, après des examens, des radiographies ou une imagerie par résonance magnétique (IRM), on vous dit que tout semble normal. L’IRM produit des images des structures internes du corps. Vous pouvez alors vous demander si votre douleur est prise au sérieux. Des examens normaux ne rendent pas votre expérience moins réelle.

C'est normal de se sentir perdu quand les tests ne trouvent rien.

Des soins peuvent aider. L’objectif est de comprendre votre situation, de soulager la douleur quand c’est possible et de retrouver des activités importantes. Dans les troubles moteurs fonctionnels, les mouvements sont difficiles à contrôler sans que la personne le veuille. Un essai répartissant 355 adultes au hasard a comparé une physiothérapie spécialisée à la physiothérapie neurologique habituelle. Davantage de participants du groupe spécialisé ont déclaré une amélioration des symptômes moteurs. Les capacités physiques évaluées par questionnaire à 12 mois ne différaient toutefois pas clairement entre les groupes.3 Ces résultats sur les mouvements ne donnent pas un taux de guérison de la douleur.

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Ce que la recherche nous montre :
  • Une douleur nociplastique décrit un mécanisme de douleur. Elle n’établit pas, à elle seule, un diagnostic psychiatrique.4
  • Une douleur réelle peut persister sans lésion visible qui l’explique4
  • Une amélioration est possible, mais son ampleur et son rythme varient selon la situation
  • Pour les troubles moteurs fonctionnels, un groupe de spécialistes recommande l’éducation, la pratique des mouvements et des stratégies à utiliser au quotidien. Ces recommandations de 2015 reposent sur les études disponibles à cette époque et l’expérience des spécialistes.5 L’essai plus récent Physio4FMD soutient certains bénéfices de la physiothérapie spécialisée, sans supériorité sur toutes les mesures.3

Ce guide vous accompagne pour comprendre ce qui se passe dans votre corps, pourquoi ces douleurs surviennent, et comment reprendre le contrôle. Pour une vue d'ensemble sur les approches de traitement disponibles, consultez notre guide complet sur la physiothérapie.

Qu'est-ce que la douleur psychogénique ou somatique?

Les mots « psychogénique » et « somatique » renvoient respectivement à une origine psychologique supposée et à ce qui concerne le corps. Ils ne sont pas interchangeables. Une douleur sans explication à l’imagerie n’est pas automatiquement psychologique. Le trouble à symptomatologie somatique est un diagnostic distinct, avec des symptômes pénibles et des pensées, émotions ou comportements excessifs liés à la santé.2 Une maladie physique peut aussi être présente. Votre douleur mérite des soins dans tous ces cas.

Plusieurs termes coexistent dans les textes médicaux. Le tableau distingue leur sens; il ne présente pas quatre noms pour une même maladie.

TermeRepèreSignification
Douleur psychogèneTerme historiqueDouleur attribuée à des facteurs psychologiques; cette attribution exige une évaluation, pas seulement des examens normaux
Trouble somatoformeDSM-IV, ancienne édition du manuel de classification des troubles mentaux (1994-2013)Ancienne catégorie regroupant plusieurs troubles; ses critères ne sont pas ceux du trouble à symptomatologie somatique actuel
Trouble à symptomatologie somatiqueDSM-5 (depuis 2013)Symptômes pénibles, avec pensées, émotions ou comportements excessifs liés à ces symptômes; une maladie physique peut coexister
Douleur nociplastiqueTerme proposé en 2016Douleur liée à une modification de la nociception, le traitement nerveux des stimulations qui menacent les tissus4.
Ce que cette douleur n'est PAS:
  • Elle n'est pas inventée ou simulée
  • Elle n'est pas "dans votre tête" au sens péjoratif
  • Elle ne signifie pas que vous êtes fou ou faible
  • Elle ne veut pas dire que vous cherchez de l'attention

Une douleur peut être intense et limiter le quotidien, même sans lésion clairement identifiée. Votre souffrance mérite une évaluation sérieuse. Notre page sur les douleurs psychogéniques ou somatiques regroupe des informations sur ces termes, dont le sens doit être précisé avec le professionnel qui vous suit.

Évolution du concept médical

La médecine a révisé plusieurs catégories de symptômes physiques. Une explication psychologique ne peut pas être déduite seulement de l’absence de résultat à un examen. Pour les troubles neurologiques fonctionnels, le diagnostic s’appuie sur des signes caractéristiques observés lors de l’évaluation.6

Le DSM-5, le manuel de classification des troubles mentaux publié en 2013, a introduit le trouble à symptomatologie somatique. Le diagnostic tient compte de symptômes pénibles et de réactions excessives à ces symptômes, par exemple une préoccupation durable qui prend une place démesurée dans la vie. La présence ou l’absence d’une maladie physique ne suffit pas à le confirmer.2

Les mécanismes de douleur et les diagnostics neurologiques apportent des informations différentes. La section suivante explique cette distinction.

Quels mécanismes de douleur faut-il distinguer des troubles neurologiques fonctionnels?

Les douleurs nociceptive, neuropathique et nociplastique décrivent trois mécanismes de douleur; les troubles neurologiques fonctionnels constituent un diagnostic distinct. La douleur nociceptive vient d’une atteinte réelle ou possible des tissus; la douleur neuropathique vient d’une lésion ou d’une maladie des voies nerveuses qui traitent les sensations. La douleur nociplastique implique une modification de ce traitement nerveux. La sensibilisation centrale décrit, pour sa part, une augmentation de la réactivité de certaines cellules nerveuses dans le cerveau et la moelle épinière. La moelle épinière transmet des messages entre le cerveau et le corps.1 Ces notions peuvent se rencontrer chez une même personne sans être synonymes.

Douleur nociplastique

En 2016, des chercheurs ont proposé un troisième terme pour décrire certains mécanismes de douleur.4 La définition actuelle de la douleur nociplastique décrit une nociception modifiée. La douleur n’est pas clairement expliquée par une atteinte réelle ou possible des tissus qui active leurs terminaisons sensibles, ni par une lésion ou une maladie de la partie du système nerveux qui traite les sensations.1 Cette partie du système nerveux traite notamment le toucher, la température et les informations venant des tissus.

La douleur nociplastique n’est pas un synonyme de douleur imaginaire ou de trouble psychiatrique. L’image d’un volume sonore augmenté peut aider à comprendre une sensibilité accrue, mais elle ne permet pas de poser le diagnostic. Une composante nociplastique peut coexister avec une douleur liée à une blessure ou à une inflammation.1

Situations où différents mécanismes peuvent se rencontrer :
  • La fibromyalgie, qui associe notamment des douleurs étendues et une sensibilité accrue
  • Le syndrome douloureux régional complexe, une douleur persistante d’une région, souvent un membre, avec notamment des changements de sensibilité, de température ou d’enflure
  • Certaines douleurs chroniques persistantes
  • Le syndrome de l’intestin irritable, avec douleurs abdominales et changements de la fréquence ou de l’apparence des selles
  • Une sensibilité accrue qui accompagne certaines douleurs inflammatoires, sans remplacer l’évaluation de l’inflammation

Troubles neurologiques fonctionnels (TNF)

Les troubles neurologiques fonctionnels touchent le fonctionnement des mouvements ou des sensations. Les symptômes sont involontaires. Le médecin recherche des signes caractéristiques, par exemple un mouvement qui change de façon précise selon la tâche. Le diagnostic ne repose pas seulement sur une image normale.6

Pour explorer plus en détail ces mécanismes, consultez notre guide complet pour comprendre les troubles neurologiques fonctionnels.

La clinique des troubles neurologiques fonctionnels du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) réunit des médecins, des physiothérapeutes et des ergothérapeutes. L’ergothérapeute aide la personne à réaliser ses activités quotidiennes. Cette équipe propose un plan selon les besoins des adultes dont le diagnostic est confirmé.7

Symptômes possibles des TNF:
  • Faiblesse musculaire dont les signes à l’examen correspondent à un trouble fonctionnel
  • Tremblements
  • Troubles de la marche
  • Crises fonctionnelles qui ressemblent à des crises d’épilepsie, mais n’ont pas le même mécanisme; les deux diagnostics peuvent coexister
  • Engourdissements ou picotements

Les troubles neurologiques fonctionnels se situent à la rencontre de la neurologie et de la psychiatrie. Des facteurs physiques et psychologiques peuvent intervenir, mais un stress identifiable n’est pas obligatoire. Une maladie neurologique peut aussi coexister.6 La douleur fonctionnelle doit être évaluée pour elle-même; toute douleur n’est pas un trouble neurologique fonctionnel.

Sensibilisation centrale

La sensibilisation centrale est une augmentation de la réactivité des cellules nerveuses qui traitent les stimulations liées à la douleur dans le cerveau et la moelle épinière. Elle peut contribuer à une sensibilité accrue au toucher, à la pression ou au mouvement. Son importance varie selon les personnes et les problèmes de santé.8

Imaginez une alarme qui réagit plus facilement. Cette image peut aider à comprendre pourquoi une stimulation légère devient douloureuse. Elle reste une comparaison, pas un test médical. La sensibilisation centrale peut aussi contribuer à certaines douleurs neurales, c’est-à-dire des douleurs liées au système nerveux.

Type de douleurOrigineCaractéristiques
NociceptiveAtteinte réelle ou possible des tissus, qui active leurs terminaisons sensibles, par exemple lors d’une coupure ou d’une inflammationSouvent localisée, mais son intensité ne suit pas la taille de la blessure
NeuropathiqueLésion ou maladie de la partie du système nerveux qui traite les sensationsBrûlure, décharge électrique, trajet nerveux
NociplastiqueModification du traitement nerveux des stimulations menaçant les tissusSouvent plus étendue, avec sensibilité accrue; les symptômes seuls ne confirment pas le mécanisme4

Comprendre ces mécanismes est la première étape. Voyons maintenant comment reconnaître les symptômes spécifiques.

Quels symptômes peuvent accompagner une douleur persistante?

Une douleur persistante peut s’accompagner de fatigue, de sommeil perturbé ou de difficultés de concentration. Certains troubles neurologiques fonctionnels entraînent aussi une faiblesse, des tremblements ou des changements de sensation. Ces symptômes nécessitent une évaluation; leur association ne confirme pas un diagnostic unique.6, 9

Manifestations physiques courantes:
  • Douleur diffuse ou localisée (dos, tête, mâchoire et visage, abdomen fréquents)
  • Fatigue intense et persistante
  • Troubles sensoriels (engourdissements, picotements, sensations anormales)
  • Troubles moteurs (faiblesse, tremblements, difficultés de coordination)
  • Difficultés de concentration ou de mémoire, parfois appelées « brouillard mental »
Variations à décrire pendant l’évaluation, sans en tirer seul un diagnostic :
  • Les symptômes peuvent fluctuer selon le contexte émotionnel
  • Amélioration possible lors d'activités distrayantes
  • Répartition des symptômes qui ne suit pas le trajet habituel d’un nerf
  • Variabilité d'un jour à l'autre
Symptômes associés fréquents:
  • Troubles du sommeil
  • L’anxiété peut accompagner la douleur ou les symptômes fonctionnels; elle mérite aussi de l’aide
  • La dépression et la douleur persistante sont souvent associées, sans que cette association établisse un lien de cause à effet dans un sens précis10.

L’anxiété ou la dépression ne rendent pas la douleur moins réelle. Ces problèmes peuvent coexister et nécessiter des soins coordonnés. Une association entre douleur et dépression ne prouve pas que l’une est l’unique cause de l’autre.10

Cette compréhension nous amène à une question fondamentale: pourquoi cette douleur est-elle toujours réelle?

Pourquoi une douleur reste-t-elle réelle sans lésion visible?

Une douleur reste réelle sans lésion visible parce qu’elle est une expérience vécue, et non le résultat d’une image médicale. L’Association internationale pour l’étude de la douleur distingue cette expérience de la seule activité des nerfs. Votre description doit être prise au sérieux.1

La neuroscience de la douleur

La recherche distingue les messages nerveux et l’expérience personnelle de la douleur :

Le système nerveux participe à l’expérience de la douleur. Une coupure active des terminaisons sensibles dans le doigt. Les messages passent par les nerfs, la moelle épinière et le cerveau. Ce traitement nerveux et la douleur ressentie sont deux phénomènes liés, mais distincts. La douleur peut être ressentie dans le doigt même si son expérience implique le système nerveux.1

Le cerveau interprète les informations du corps en tenant compte du contexte et de l’expérience passée. Certains modèles décrivent ce travail comme une prédiction. Il ne s’agit pas d’une décision consciente de produire une douleur. Ces modèles aident à étudier les symptômes, sans expliquer à eux seuls chaque cas.11

La douleur n'est pas une simple mesure fixe des dommages au corps. Le cerveau la module beaucoup selon ce qu'une personne pense et ressent. C'est une des raisons pour lesquelles le stress, la peur ou l'attention constante portée à la douleur peuvent l'amplifier.12

Sensibilisation centrale: le volume de la douleur augmenté

Des stimulations répétées peuvent augmenter la réactivité de certaines voies nerveuses. Une stimulation auparavant tolérée peut alors devenir douloureuse. Ce phénomène n’est pas présent de la même façon dans toutes les douleurs persistantes.

La sensibilisation centrale peut prolonger ou amplifier une réponse douloureuse. Les recherches en laboratoire ont montré que des stimulations peuvent déclencher une sensibilité accrue et des changements mesurables de l’activité nerveuse. Ces observations aident à comprendre la douleur, mais elles ne suffisent pas à diagnostiquer une personne à partir de ses symptômes.13

L’image du volume augmenté illustre une sensibilité accrue : un toucher léger ou un mouvement peut faire plus mal. Une telle sensibilité peut accompagner une douleur nociceptive persistante. Elle ne signifie pas que tout mouvement est dangereux.

Ce n'est PAS "dans votre tête"

Dans des expériences chez des volontaires, la sensibilisation centrale s’accompagne de changements de l’activité cérébrale mesurés par des techniques d’imagerie ou d’enregistrement électrique.13 Ces résultats ne font pas de l’imagerie cérébrale un test qui valide ou invalide votre douleur. Une amélioration reste possible, sans garantie de disparition complète des symptômes.

Ce que dit la scienceCe que cela signifie pour vous
Changements de l’activité nerveuse observés en rechercheUne image normale ne contredit pas votre expérience douloureuse
Sensibilisation centrale documentéeUne sensibilité accrue peut contribuer aux symptômes
Le système nerveux peut réapprendreL'amélioration est possible
Bénéfices de certains programmes de physiothérapieLe programme est choisi selon votre douleur et vos difficultés, puis réévalué

Votre douleur est réelle. Elle n'est pas inventée, simulée ou imaginaire. Elle mérite d'être prise au sérieux et traitée avec respect et expertise.

Sachant que votre douleur est réelle et qu'elle peut être traitée, voyons comment la physiothérapie peut vous aider.

Comment la physiothérapie aide-t-elle à gérer cette douleur?

La physiothérapie aide à reprendre des mouvements et des activités par l’éducation, des exercices adaptés et une progression réévaluée avec vous. Pour la douleur chronique primaire, qui persiste plus de trois mois sans être suffisamment expliquée par une autre maladie, le guide britannique NICE recommande aux personnes de 16 ans et plus des exercices supervisés adaptés aux capacités et aux préférences.14 Pour les troubles moteurs fonctionnels, les exercices visent surtout à retrouver le contrôle des mouvements.5

Pour voir comment se déroule concrètement cette prise en charge, consultez notre guide sur la physiothérapie pour la douleur psychogénique.

Combiner les soins selon vos besoins

Le plan peut associer des soins physiques, psychologiques et médicaux. Chaque intervention répond à un besoin identifié :

  • Physiothérapie: Exercices et pratique des mouvements pour retrouver des activités et aider à gérer la douleur
  • Psychothérapie: Soutien psychologique et, au besoin, thérapie cognitivo-comportementale, qui travaille les pensées et comportements liés aux difficultés
  • Pharmacologie: Médicaments si nécessaire (pas toujours requis)

Les besoins diffèrent selon le diagnostic. Pour un trouble à symptomatologie somatique, un suivi régulier et une psychothérapie peuvent aider à gérer les symptômes et la détresse.2 Pour un trouble moteur fonctionnel, la physiothérapie travaille les mouvements avec les autres professionnels si nécessaire.5 Le dossier de l’Ordre des psychologues rappelle que la somatisation est un terme aux sens multiples.15

Éducation thérapeutique sur la douleur

L’éducation thérapeutique consiste à expliquer votre problème, les options de soins et les façons de reprendre vos activités. Comprendre le plan peut aider à y participer et à discuter des difficultés.

Objectifs de l'éducation sur la douleur:
  • Comprendre que la douleur sans lésion ne signifie pas "fausse" douleur
  • Réduire la peur du mouvement (kinésiophobie)
  • Modifier les croyances négatives sur la douleur
  • Donner un sentiment de contrôle

Une revue de huit études portant sur 401 personnes avec une douleur persistante des muscles ou des articulations rapporte des bénéfices possibles de l’éducation sur la douleur, les activités et les mouvements.16 Les programmes et les personnes étudiées différaient, ce qui empêchait de regrouper les résultats chiffrés. Ces résultats ne mesurent pas directement l’effet de cette éducation utilisée seule dans un trouble neurologique fonctionnel.16

Mouvement gradué et exposition progressive

La reprise du mouvement commence à un niveau adapté à vos capacités. Le physiothérapeute ajuste l’effort et les tâches selon votre réponse. Pour certains troubles moteurs fonctionnels, il cherche notamment des mouvements plus automatiques, moins surveillés consciemment. Cette approche rejoint la rééducation du mouvement.5

Principes clés:
  • Commencer petit, augmenter graduellement
  • Ne pas chercher à provoquer de la douleur pour progresser
  • Observer sa réponse et essayer progressivement des tâches adaptées
  • Célébrer les petites victoires

Techniques spécifiques utilisées

TechniquePrincipeApplication
Mouvements devant un miroirObserver son mouvement et déplacer son attentionOption pour certains mouvements fonctionnels, selon l’évaluation
Exercices avec attention portée sur une tâchePorter l’attention sur une tâche ou un rythme plutôt que surveiller chaque mouvementPar exemple, marcher sur un rythme choisi avec le physiothérapeute
Activité physique graduéeExposition progressive au mouvementPlan personnalisé
Techniques de relaxationPratiquer le relâchement volontaire et une respiration confortableRespiration, relaxation musculaire

Le programme externe de réadaptation des troubles neurologiques fonctionnels du CHUM s’étend actuellement sur 8 à 12 semaines. La réadaptation aide à retrouver des capacités et à réaliser les activités du quotidien. Une évaluation médicale précède le plan; un suivi de clôture a généralement lieu trois à six mois après le programme.7 Ce calendrier décrit un service précis, pas un délai de guérison applicable à toutes les douleurs.

Concrètement, à quoi ressemble une consultation avec un physiothérapeute pour ces symptômes?

À quoi s'attendre lors de votre première consultation?

La première consultation explore vos symptômes, leurs effets sur vos activités et les éléments physiques, psychologiques et sociaux utiles aux soins. Le physiothérapeute examine aussi vos mouvements et vos capacités. La durée dépend du service et de vos besoins; la clinique peut vous préciser le temps prévu lors de la prise de rendez-vous.

Ce que le physiothérapeute va explorer:
  1. Votre histoire complète
  • Début des symptômes et évolution
  • Contexte de vie au moment de l'apparition
  • Traitements déjà essayés
  • Impact sur votre quotidien
  1. Les facteurs liés au corps, aux pensées et au milieu de vie
  • Facteurs biologiques (sommeil, activité physique)
  • Facteurs psychologiques (stress, anxiété, croyances sur la douleur)
  • Facteurs sociaux (travail, relations, soutien)
  1. Évaluation physique
  • Tests des sensations, de la force et des réactions automatiques appelées réflexes
  • Observation du mouvement
  • Recherche de signes caractéristiques qui appuient un diagnostic, et de signes qui nécessitent une autre évaluation
L'approche du physiothérapeute sera caractérisée par:
  • Écoute active et empathique
  • Validation de votre expérience
  • Absence de jugement
  • Explication claire du diagnostic et du plan de traitement
Établissement d'objectifs réalistes:
  • Centrés sur vos activités, par exemple marcher jusqu’à un commerce
  • Progressifs et atteignables
  • Mesurables (pour suivre les progrès)

Votre sommeil, votre humeur et votre travail peuvent influencer les symptômes ou rendre les soins plus difficiles. En parler aide à adapter le plan; ces questions ne signifient pas que la douleur est attribuée d’emblée à une cause psychologique.

Voyons maintenant plus en détail les approches thérapeutiques qui seront utilisées.

Quelles approches thérapeutiques sont utilisées?

Les soins peuvent combiner exercices, pratique des activités, éducation sur la douleur, soutien psychologique et médicaments adaptés au diagnostic. Les choix sont discutés avec vous et réévalués selon les résultats.14

Rééducation fonctionnelle

L'objectif principal est de vous aider à reprendre le contrôle de votre corps. La physiothérapie des troubles moteurs fonctionnels associe explications, pratique des mouvements et stratégies à utiliser au quotidien5.

Éléments clés:
  • Exercices adaptés à vos difficultés précises
  • Progression individualisée
  • Travail sur les mouvements redoutés
  • Intégration dans les activités quotidiennes

Cette approche peut inclure des exercices de renforcement et d'endurance musculaire adaptés à vos difficultés.

Travailler les pensées et les comportements liés à la douleur

Dans son travail sur le mouvement et les activités, le physiothérapeute peut vous aider à :

  • Reconnaître les pensées qui annoncent toujours le pire, comme « Je ne pourrai jamais remarcher »
  • Reconnaître les comportements d'évitement
  • Modifier progressivement les habitudes qui empêchent d’essayer des activités adaptées

Une psychothérapie peut être proposée avec un professionnel qualifié lorsque les difficultés psychologiques le justifient. Elle complète les soins selon vos besoins.2

Gestion du stress et de l'anxiété

Le stress chronique et la douleur peuvent s'influencer mutuellement. Une revue narrative propose que l'apprentissage de la menace contribue au maintien et à l'amplification de certaines douleurs, mais présente ce mécanisme comme une hypothèse à vérifier11. Des techniques simples peuvent aider:

  • Respiration lente et confortable
  • Relâchement progressif des muscles
  • Attention portée au moment présent, aussi appelée pleine conscience

Activité physique comme médicament

L’exercice peut diminuer temporairement la sensibilité à une douleur provoquée en laboratoire. Dans une étude chez 58 jeunes adultes en santé, un médicament bloquant l’action des opioïdes, une famille de substances qui peuvent diminuer la douleur, n’a pas supprimé cet effet. Certaines molécules produites par le corps, les endocannabinoïdes, augmentaient après l’effort. Les auteurs proposent leur participation possible à l’effet observé.17 Une synthèse d’études trouve des bénéfices immédiats pour certains exercices chez des personnes en santé, mais des résultats incertains chez celles ayant une douleur persistante.18 Cela ne résume pas les bénéfices d’un programme sur les activités ou la qualité de vie.

Les exercices pour les muscles stabilisateurs, qui participent au contrôle des articulations, peuvent être choisis pour une difficulté repérée. L’approche McKenzie explore notamment la réponse à des mouvements répétés pour certains problèmes du dos ou du cou. Ces approches ne remplacent pas le traitement spécifique d’un trouble moteur fonctionnel.

Exemple d’organisation du suivi, à adapter sans calendrier imposé :
PhaseRepère pour avancerObjectifs
Début du suiviComprendre le plan et trouver un niveau de départ toléréExplications, premiers mouvements et aide pour l’anxiété si nécessaire
Phase 2 (active)Ajuster les tâches selon les progrès et les symptômesActivités progressivement adaptées et stratégies à pratiquer seul
Phase 3 (consolidation)Préparer la poursuite des activités et les stratégies utilesReprise des activités visées et plan pour les poussées de symptômes

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Un conseil par jour pendant 10 jours pour mieux comprendre votre douleur. Environ 2 minutes de lecture.

Le temps de récupération varie selon plusieurs facteurs que nous allons explorer.

Combien de temps dure le traitement et le rétablissement?

Le traitement et le rétablissement peuvent s’étendre sur plusieurs semaines ou plusieurs mois; certaines personnes ont besoin d’un suivi plus long. Pour les troubles moteurs fonctionnels, le nombre idéal de séances et leur intensité ne sont pas établis pour tous.5 À titre de repère concret, le programme externe du CHUM dure 8 à 12 semaines, puis prévoit un suivi adapté.7 La fin d’un programme ne signifie pas toujours la disparition des symptômes.

Éléments qui peuvent soutenir la récupération

  • Diagnostic précoce: Une orientation précoce est recommandée pour un trouble moteur fonctionnel; elle ne garantit pas le résultat
  • Acceptation du diagnostic: Comprendre le diagnostic proposé et pouvoir discuter des questions qui restent
  • Engagement dans le traitement: Participation à un programme réalisable, ajusté en cas de difficulté
  • Soutien social: Entourage compréhensif et encourageant

Une étude de 253 travailleurs ayant mal au bas du dos a trouvé que les attentes de récupération et la perception de leur santé aidaient à prévoir le retour au travail. Ces associations concernent une population et un résultat précis. Elles ne prouvent pas que la façon de penser cause la guérison.19

Difficultés à prendre en compte pendant le suivi

  • Durée prolongée des symptômes avant traitement
  • Stress lié au travail, à une démarche d’indemnisation ou à un litige
  • Dépression non traitée
  • Inquiétudes persistantes ou explications contradictoires qui compliquent le plan

Comment se déroule le rétablissement

Une explication claire et des exercices qui montrent les capacités présentes peuvent soutenir la confiance dans le plan. Pour les troubles moteurs fonctionnels, le physiothérapeute peut utiliser une tâche ou un rythme qui facilite un mouvement moins surveillé consciemment.5

Les progrès peuvent concerner la marche, une tâche domestique ou la participation sociale avant que la douleur change. Une revue sur la douleur associée aux troubles neurologiques fonctionnels souligne que l’amélioration des mouvements ne s’accompagne pas toujours d’une diminution de la douleur.9 Il faut donc suivre ces résultats séparément et adapter les soins de la douleur.

Une étude plus récente a examiné 100 personnes ayant terminé quatre semaines de réadaptation à l’hôpital pour un trouble neurologique fonctionnel. Le groupe dont la douleur persistante était le principal symptôme rapportait une amélioration de la douleur, de la santé et des symptômes d’anxiété et de dépression. Le programme réunissait plusieurs professions. Sans groupe ne recevant pas ce programme, l’étude ne permet pas d’attribuer à elle seule les changements au traitement ni à la physiothérapie isolée.20

Attentes réalistes

Il est important de comprendre que:

  • La guérison n'est généralement pas instantanée
  • Les progrès peuvent alterner avec des jours plus difficiles
  • L’objectif peut être de mieux réaliser vos activités, même si la douleur ne disparaît pas complètement
  • Les rechutes sont possibles et font partie du processus

Certains signaux nécessitent cependant une attention médicale rapide. Si vous souffrez de douleur aiguë soudaine avec des symptômes alarmants, consultez rapidement.

Quand consulter et qui peut aider?

Un médecin peut réévaluer une douleur nouvelle ou qui s’aggrave, et un physiothérapeute peut aider à reprendre les activités; certains symptômes exigent toutefois l’urgence. Un diagnostic antérieur de douleur persistante ou de trouble fonctionnel ne dispense pas d’évaluer un nouveau signe.

Signes qui nécessitent une évaluation rapide

Appelez le 911 si une faiblesse du visage ou d’un côté du corps apparaît soudainement, ou si vous avez soudainement du mal à parler. Ces signes peuvent indiquer un accident vasculaire cérébral, un problème de circulation sanguine dans le cerveau. Même s’ils disparaissent, une évaluation immédiate est nécessaire.21

Allez à l’urgence sans attendre pour une nouvelle difficulté à uriner, une perte de contrôle de la vessie ou des intestins, ou une perte de sensation autour des organes génitaux ou de l’anus, dans la région périnéale. Ces changements peuvent signaler une atteinte nerveuse importante. Le NHS, le service public de santé britannique, les décrit notamment avec une douleur au dos; il classe aussi comme urgents des douleurs, picotements, engourdissements ou une faiblesse dans les deux jambes associés au mal de dos.22

Une faiblesse qui s’aggrave exige aussi une évaluation médicale rapide. Avec un cancer actuel ou passé, de nouveaux signes nerveux, comme une faiblesse, des difficultés de marche ou des troubles de la vessie, constituent une urgence.23

Demandez un avis médical rapidement si une douleur s’accompagne de fièvre, de frissons ou d’un malaise général, ou si elle devient rapidement plus forte. Une douleur nocturne importante, une perte de poids inexpliquée ou des antécédents de cancer doivent aussi être signalés au médecin. En présence d’un cancer actuel ou passé, une douleur au dos forte et persistante, progressive ou qui perturbe le sommeil justifie un avis dans les 24 heures.22, 23 Ne supposez pas que ces signes viennent d’un trouble fonctionnel déjà connu.

L'équipe multidisciplinaire

Les soins peuvent réunir plusieurs professionnels selon vos besoins :

ProfessionnelRôle
Médecin de familleSuivi médical et orientation vers les professionnels utiles
NeurologueRecherche de signes neurologiques caractéristiques et des autres maladies possibles
PhysiothérapeuteÉvaluation des capacités, pratique des mouvements et reprise des activités
PsychologuePsychothérapie et soins de l’anxiété ou de la dépression
PsychiatreÉvaluation des troubles mentaux et médicaments si nécessaire

Ressources au Québec

Pour ceux qui souffrent de douleurs articulaires ou musculaires associées, nos services peuvent également être adaptés.

Physioactif se distingue par son approche particulière face à ce type de douleur.

Pourquoi choisir Physioactif pour ce type de douleur?

Physioactif propose une évaluation de vos capacités et un plan pour reprendre les activités qui comptent pour vous. Les explications, les exercices et la collaboration avec d’autres professionnels sont adaptés à votre situation.

Expertise en science de la douleur

L’évaluation et les explications peuvent aborder :

  • Les mécanismes de la douleur chronique
  • La sensibilisation centrale
  • L'éducation thérapeutique sur la douleur
  • Les approches validées par la recherche

Nous ne stigmatisons pas. Nous comprenons que votre douleur est réelle et nous avons les outils pour vous aider.

Prise en charge globale

Une approche biopsychosociale tient compte du corps, des pensées et émotions, ainsi que du milieu de vie :

  • Évaluation complète des facteurs biologiques, psychologiques et sociaux
  • Collaboration avec d'autres professionnels au besoin
  • Continuité des soins tout au long de votre parcours

Nous offrons aussi des services de téléréadaptation pour certains suivis.

Proximité et accessibilité

Nos cliniques du Grand Montréal offrent des possibilités de suivi à discuter avec vous :

  • Horaires et disponibilités à vérifier auprès de la clinique choisie
  • Téléconsultation disponible pour certains suivis
  • Équipe accueillante et à l'écoute

Si vous vivez avec une douleur qui n'a pas trouvé d'explication claire, n'abandonnez pas. Des solutions existent. Consultez notre page sur le traitement des blocages, des raideurs et de la perte de mobilité pour en savoir plus.

Quelles sont les questions les plus fréquentes?

Les questions fréquentes portent sur la réalité de la douleur, le diagnostic, les chances d’amélioration, les médicaments, le rôle du stress et l’aide de l’entourage. Elles abordent aussi la place de la physiothérapie, le nombre de séances et les exercices à domicile.

La douleur psychogénique signifie-t-elle que je simule?

Non. Une douleur réelle ne devient pas simulée parce qu’un examen est normal ou qu’un facteur psychologique intervient. Le mot « psychogénique » ne constitue pas une preuve de simulation. Demandez au professionnel ce que ce terme signifie dans votre situation.1, 2

Puis-je être guéri complètement?

Une amélioration importante ou complète est possible, mais elle n’est pas garantie. Certaines personnes gardent des symptômes et gagnent tout de même en autonomie. Le suivi compare la douleur, les activités et la qualité de vie pour ajuster le plan.14

Est-ce que les médicaments aident?

Certains médicaments peuvent aider selon le diagnostic. Pour la douleur chronique primaire chez l’adulte, NICE propose de discuter certains antidépresseurs, même sans dépression, en examinant leurs bénéfices et leurs risques.14 Pour un trouble à symptomatologie somatique, des médicaments peuvent notamment traiter une anxiété ou une dépression associée.2 Leur place se décide avec le prescripteur; ils ne doivent pas être arrêtés brusquement sans conseil.

Mon médecin ne trouve rien, que faire?

Demandez ce que les examens ont vérifié, quel diagnostic est envisagé et quels signes justifieraient une nouvelle évaluation. Des résultats normaux ne confirment pas à eux seuls un trouble fonctionnel. Des soins peuvent commencer pour les difficultés identifiées pendant que le suivi médical se poursuit.6, 14

Le stress peut-il vraiment causer de la douleur physique?

Le stress chronique et la douleur peuvent s'influencer mutuellement. Une revue narrative propose que l'apprentissage de la menace et les changements des réseaux qui modulent la réponse au stress puissent contribuer au maintien de certaines douleurs11. Cette explication demeure une hypothèse à vérifier et ne signifie pas que la douleur est inventée.

Comment expliquer mes symptômes à mon entourage?

Vous pouvez dire : « Ma douleur est réelle. Les examens n’expliquent pas encore tout. Mon équipe m’aide à comprendre les symptômes et à reprendre mes activités. » Si un diagnostic précis est confirmé, utilisez les mots expliqués par votre professionnel. Vous n’avez pas à affirmer que toute lésion est exclue pour demander du soutien.

La physiothérapie seule suffit-elle?

La physiothérapie peut occuper une place importante, surtout pour les difficultés de mouvement. Certaines personnes ont aussi besoin de soins médicaux, d’ergothérapie ou de soutien psychologique. Le choix dépend du diagnostic, de la douleur et des autres difficultés; il est réévalué avec vous.5, 14

Combien de séances sont généralement nécessaires?

Le nombre de séances est choisi selon vos objectifs, votre réponse et les ressources disponibles. Il n’existe pas de moyenne applicable à toutes les situations regroupées sous ces mots. Un programme précis peut donner un repère : au CHUM, la réadaptation externe des troubles neurologiques fonctionnels dure 8 à 12 semaines.7

Existe-t-il des exercices à faire à la maison?

Oui. Le physiothérapeute peut vous enseigner des exercices et des stratégies à pratiquer entre les séances. Le programme doit être réalisable et ajusté si des symptômes nouveaux ou une aggravation apparaissent. La pratique aide à travailler les objectifs convenus, sans garantir une récupération plus rapide. Consultez aussi notre section vidéos d’exercices pour des ressources supplémentaires.

Comment savoir si ma douleur est psychogénique ou organique?

Une évaluation médicale examine les symptômes, les signes à l’examen et les tests utiles. Les mécanismes physiques et les facteurs psychologiques peuvent coexister dans toute douleur. Un trouble à symptomatologie somatique et un trouble neurologique fonctionnel ont chacun leurs critères; un test normal ne tranche pas cette question à lui seul.2, 6

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Références

Les références s’ouvrent dans un nouvel onglet.

  1. International Association for the Study of Pain. Terminology. (Retour aux passages : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7)
  2. What is Somatic Symptom Disorder? (Retour aux passages : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8)
  3. Nielsen G, Stone J, Lee TC, Goldstein LH, Marston L, Hunter RM, et al. Specialist physiotherapy for functional motor disorder in England and Scotland (Physio4FMD): a pragmatic, multicentre, phase 3 randomised controlled trial. Lancet Neurol. 2024;23(7):675-686. (Retour aux passages : 1, 2)
  4. Kosek E, Cohen M, Baron R, Gebhart GF, Mico JA, Rice ASC, et al. Do we need a third mechanistic descriptor for chronic pain states? Pain. 2016;157(7):1382-1386. (Retour aux passages : 1, 2, 3, 4, 5)
  5. Nielsen G, Stone J, Matthews A, Brown M, Sparkes C, Farmer R, et al. Physiotherapy for functional motor disorders: a consensus recommendation. J Neurol Neurosurg Psychiatry. 2015;86(10):1113-9. (Retour aux passages : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8)
  6. Bennett K, Diamond C, Hoeritzauer I, Gardiner P, McWhirter L, Carson A, et al. A practical review of functional neurological disorder (FND) for the general physician. Clin Med (Lond). 2021;21(1):28-36. (Retour aux passages : 1, 2, 3, 4, 5, 6)
  7. Services offerts à la clinique TNF. (Retour aux passages : 1, 2, 3, 4)
  8. Nijs J, George SZ, Clauw DJ, Fernández-de-Las-Peñas C, Kosek E, Ickmans K, et al. Central sensitisation in chronic pain conditions: latest discoveries and their potential for precision medicine. Lancet Rheumatol. 2021;3(5):e383-e392. (Retour au passage : 1)
  9. Steinruecke M, Mason I, Keen M, McWhirter L, Carson AJ, Stone J, et al. Pain and functional neurological disorder: a systematic review and meta-analysis. J Neurol Neurosurg Psychiatry. 2024;95(9):874-885. (Retour aux passages : 1, 2)
  10. Bair MJ, Robinson RL, Katon W, Kroenke K. Depression and pain comorbidity: a literature review. Arch Intern Med. 2003;163(20):2433-45. (Retour aux passages : 1, 2)
  11. Timmers I, Quaedflieg CWEM, Hsu C, Heathcote LC, Rovnaghi CR, Simons LE. The interaction between stress and chronic pain through the lens of threat learning. Neurosci Biobehav Rev. 2019;107:641-655. (Retour aux passages : 1, 2, 3)
  12. McCarberg B, Peppin J. Pain Pathways and Nervous System Plasticity: Learning and Memory in Pain. Pain Med. 2019;20(12):2421-2437. (Retour au passage : 1)
  13. Woolf CJ. Central sensitization: implications for the diagnosis and treatment of pain. Pain. 2011;152(3 Suppl):S2-S15. (Retour aux passages : 1, 2)
  14. NICE. Recommendations | Chronic pain (primary and secondary) in over 16s: assessment of all chronic pain and management of chronic primary pain | Guidance | NICE. (Retour aux passages : 1, 2, 3, 4, 5, 6)
  15. Ordre des psychologues du Québec. Introduction au dossier : la somatisation - mise en maux de la souffrance - Ordre des psychologues du Québec - OPQ. (Retour au passage : 1)
  16. Louw A, Diener I, Butler DS, Puentedura EJ. The effect of neuroscience education on pain, disability, anxiety, and stress in chronic musculoskeletal pain. Arch Phys Med Rehabil. 2011;92(12):2041-56. (Retour aux passages : 1, 2)
  17. Koltyn KF, Brellenthin AG, Cook DB, Sehgal N, Hillard C. Mechanisms of exercise-induced hypoalgesia. J Pain. 2014;15(12):1294-1304. (Retour au passage : 1)
  18. Wewege MA, Jones MD. Exercise-Induced Hypoalgesia in Healthy Individuals and People With Chronic Musculoskeletal Pain: A Systematic Review and Meta-Analysis. J Pain. 2021;22(1):21-31. (Retour au passage : 1)
  19. Schultz IZ, Crook J, Meloche GR, Berkowitz J, Milner R, Zuberbier OA, et al. Psychosocial factors predictive of occupational low back disability: towards development of a return-to-work model. Pain. 2004;107(1-2):77-85. (Retour au passage : 1)
  20. Foong J, Price G, Baginski A, Lee-Davey J, Petrochilos P. Chronic pain in Functional Neurological Disorders: clinical outcomes from an inpatient rehabilitation program. Pain Manag. 2026;16(2):107-112. (Retour au passage : 1)
  21. nhs.uk. Symptoms of a stroke. 2024. (Retour au passage : 1)
  22. nhs.uk. Back pain. 2017. (Retour aux passages : 1, 2)
  23. NICE. Recommendations | Spinal metastases and metastatic spinal cord compression | Guidance | NICE. (Retour aux passages : 1, 2)
  24. Radio-Canada. Trouble neurologique fonctionnel : reprogrammer le cerveau qui déraille | Radio-Canada. 2024.
  25. American Psychiatric Association. Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, Fifth Edition (DSM-5). Washington, DC: American Psychiatric Publishing; 2013.
Article créé par l'équipe de contenu Physioactif Dernière mise à jour : septembre 2026

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