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Douleur reliée au cancer : comprendre et soulager

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Ruban de sensibilisation au cancer, illustration sur fond vert, guide douleur reliée au cancer en physiothérapie Physioactif

Douleur reliée au cancer : comprendre et soulager

Écrit par:
Ariel Desjardins Charbonneau
Révisé scientifiquement par :
Stéphanie Desjardins

Douleur reliée au cancer : comprendre et soulager

La douleur liée au cancer peut être soulagée par des soins médicaux, des exercices adaptés et des stratégies pour retrouver vos activités. Une douleur qui empêche de dormir ou de profiter de vos proches mérite de l'aide. Une revue de 2016 estimait que 55 % des adultes en traitement contre le cancer avaient de la douleur.1 Notre guide sur la physiothérapie pour la douleur reliée au cancer explique le suivi.

Votre équipe de soins peut ajuster le traitement de la douleur pour améliorer votre confort et votre autonomie. Signalez une douleur nouvelle ou qui augmente, même si vous prenez déjà des médicaments.

Ce que la science nous apprend :
  • La douleur a plusieurs causes : Tumeur, traitements, tensions musculaires, chaque source répond à des approches différentes.
  • Plusieurs soins peuvent se compléter : Le traitement médical de la douleur peut être accompagné d'exercices, d'information et de soins de physiothérapie choisis selon vos besoins.2, 3

Vous allez découvrir dans ce guide les types de douleur oncologique, c'est-à-dire liée au cancer, les options de soulagement disponibles et comment la physiothérapie peut vous aider à chaque étape de votre parcours.

Qu'est-ce que la douleur reliée au cancer?

La douleur reliée au cancer peut venir de la tumeur, de sa propagation dans d'autres parties du corps ou des traitements contre le cancer. Les métastases sont des foyers de cancer apparus dans d'autres parties du corps. La douleur peut être récente, dite aiguë, ou persister plus de trois mois, ce qui correspond à une douleur chronique. Elle peut perturber le sommeil, le travail et les relations.

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Une réalité fréquente

Une revue de 2016 estimait la présence de douleur à 55 % pendant les traitements contre le cancer et à 39,3 % après un traitement visant la guérison. Ces proportions regroupent des adultes étudiés à des moments différents de leur parcours; elles ne prédisent pas la durée de votre douleur.1

Impact sur votre vie quotidienne

Vivre avec la douleur oncologique affecte plusieurs sphères de votre vie :

  • Sommeil perturbé : La douleur nocturne empêche un repos réparateur
  • Difficulté au travail : Concentration réduite, absences plus fréquentes
  • Isolement social : Moins d'énergie pour les activités avec vos proches
  • Fatigue accrue : La douleur chronique peut épuiser le corps et l'esprit
  • Anxiété accrue : L'incertitude face à la douleur génère du stress

Rassurez-vous : comprendre votre douleur est le premier pas vers son soulagement. Pour mieux cibler les interventions, il est utile de connaître les différents types de douleur oncologique.

Quels sont les différents types de douleur oncologique?

La douleur oncologique peut être nociceptive, liée à l'activation des capteurs qui détectent une atteinte des tissus, neuropathique, liée à une atteinte du système nerveux de la sensibilité, ou mixte. La douleur mixte combine les deux mécanismes. L'évaluation aide à choisir les soins adaptés.

Type Origine Sensations Exemples
Nociceptive somatique, venant notamment des os ou des muscles Os, muscles, peau Douleur localisée, sourde ou vive Métastases osseuses, cicatrices
Nociceptive viscérale, venant des organes internes Organes internes Douleur diffuse, crampes Tumeur abdominale
Neuropathique Nerfs Brûlure, décharges électriques, engourdissements Neuropathie de chimiothérapie
Mixte Combinaison Variable selon les mécanismes présents Envahissement tumoral des nerfs

Douleur nociceptive

La douleur nociceptive peut apparaître quand les nocicepteurs, des capteurs nerveux, détectent une atteinte réelle ou possible des tissus. Ces capteurs transmettent des signaux au système nerveux. Les signaux et la douleur vécue sont deux phénomènes distincts. On distingue deux sous-types :

Douleur somatique : Cette douleur provient des os, muscles, articulations ou peau. Elle est généralement bien localisée et décrite comme sourde, vive ou comme des battements au rythme du pouls. Les métastases osseuses, la douleur post-chirurgicale et les tensions musculaires en sont des exemples courants. Douleur viscérale : Cette douleur provient des organes internes. Elle est souvent diffuse, difficile à localiser, et peut s'accompagner de nausées. Une tumeur comprimant un organe en est un exemple typique.

Le médecin choisit les médicaments selon la cause de la douleur et les risques liés à vos traitements. Les anti-inflammatoires peuvent soulager certaines douleurs, mais ils ne conviennent pas à tout le monde. La physiothérapie peut compléter les soins lorsqu'une douleur touche le mouvement ou les activités.

Douleur neuropathique

La douleur neuropathique résulte d'une lésion ou d'une maladie du système nerveux qui transmet les sensations. Elle peut s'accompagner de sensations comme :

  • Brûlures ou sensation de feu
  • Picotements ou fourmillements
  • Décharges électriques
  • Engourdissements
  • Sensibilité accrue au toucher

La neuropathie périphérique induite par la chimiothérapie est un exemple fréquent, affectant typiquement les mains et les pieds.

Douleur mixte

La douleur mixte combine des éléments nociceptifs et neuropathiques. Elle est fréquente dans les cancers avancés ou lorsqu'une tumeur envahit les structures nerveuses. Plusieurs soins peuvent alors se compléter, selon les mécanismes de la douleur et vos besoins.

Comprendre l'origine de votre douleur aide à cibler les bonnes interventions. Voyons maintenant les principales causes de la douleur chez les patients atteints de cancer.

Quelles sont les causes de la douleur chez les patients atteints de cancer?

La tumeur, les traitements contre le cancer et leurs conséquences physiques peuvent causer ou entretenir la douleur. Une tumeur peut comprimer un nerf; une chirurgie peut laisser une région sensible; une baisse d'activité peut réduire la force. Plusieurs facteurs peuvent coexister, mais leur contribution varie d'une personne à l'autre.

Douleur liée à la tumeur

La tumeur peut causer de la douleur de plusieurs façons :

  • Compression des nerfs ou des organes : Une tumeur qui grossit peut exercer une pression sur les structures environnantes
  • Invasion osseuse : Les métastases osseuses sont une cause fréquente de douleur, surtout dans les cancers du sein, de la prostate et du poumon
  • Obstruction : Une tumeur peut bloquer les voies digestives ou urinaires
  • Inflammation locale : La présence de la tumeur déclenche une réponse inflammatoire

Douleur liée aux traitements

Chaque type de traitement peut entraîner des douleurs spécifiques :

Chimiothérapie, médicaments qui visent les cellules cancéreuses :
  • Atteinte des nerfs des mains ou des pieds, appelée neuropathie périphérique : la revue de Staff estime que 30 à 40 % des personnes recevant une chimiothérapie toxique pour les nerfs la développent4
  • Douleurs articulaires et musculaires
  • Mucites (inflammation de la bouche et de la gorge)
Radiothérapie, traitement par rayonnements dirigés vers le cancer :
  • Fibrose des tissus traités, c'est-à-dire des tissus qui deviennent plus rigides et moins souples après la radiothérapie
  • Raideur articulaire dans la zone traitée
  • Douleur cutanée ou musculaire locale
Chirurgie :
  • Douleur récente après la chirurgie
  • Cicatrices et adhérences, des tissus qui restent attachés entre eux
  • Douleur persistante après une chirurgie du sein, parfois liée à une atteinte nerveuse
  • Lymphoedème, gonflement dû à une accumulation de lymphe, le liquide que le corps évacue normalement des tissus
Immunothérapie, qui agit sur les défenses immunitaires, et hormonothérapie, qui agit sur certaines hormones :
  • Douleurs articulaires, notamment avec les inhibiteurs de l'aromatase, des médicaments qui diminuent la production d'oestrogènes
  • Fatigue musculaire

Certains traitements du cancer du sein, comme les inhibiteurs de l'aromatase ou une ménopause provoquée par la chimiothérapie, font baisser les oestrogènes, des hormones qui contribuent à la santé des os. La perte osseuse peut augmenter le risque d'ostéoporose, une fragilité des os, et de fracture.5

Douleur liée aux conséquences de la maladie

Le cancer et ses traitements entraînent souvent des changements qui peuvent amplifier la douleur :

  • Perte de condition physique : Une baisse de force ou d'endurance peut rendre les activités plus difficiles
  • Positions prises pour soulager la douleur : Se tenir d'une certaine façon pour éviter la douleur peut créer de nouvelles douleurs
  • Anxiété et tension musculaire : Un stress qui dure peut augmenter la sensation de tension musculaire
  • Fatigue et douleur : Une fatigue importante peut rendre la douleur plus difficile à supporter

Comprendre le lymphoedème

Le lymphoedème est une accumulation de liquide lymphatique qui cause un gonflement, généralement d'un bras ou d'une jambe.

Le lymphoedème peut apparaître immédiatement après le traitement ou des mois, voire des années plus tard. La détection et le traitement précoces sont essentiels.

Ce gonflement survient quand le système lymphatique, endommagé par la chirurgie ou la radiothérapie, ne peut plus drainer efficacement les liquides. Le bras ou la jambe affecté peut devenir lourd, inconfortable et plus susceptible aux infections. Un lymphoedème du bras peut apparaître après une chirurgie du cancer du sein. Le risque augmente nettement avec le retrait de plusieurs ganglions de l’aisselle, appelé curage. Les ganglions sont de petits organes qui filtrent la lymphe et participent aux défenses du corps. Une analyse de 72 études montre une fréquence de nouveaux cas environ quatre fois plus élevée après un curage de l’aisselle qu’après le prélèvement du premier ganglion qui reçoit la lymphe de la région, appelé ganglion sentinelle.6 La radiothérapie dans cette région est aussi associée au lymphoedème, mais avec un niveau de preuve moins solide dans cette même revue.

Les facteurs de risque incluent :

  • Ablation du sein avec retrait de plusieurs ganglions de l’aisselle
  • Radiothérapie dans la région des ganglions
  • Infections à répétition au membre : une association est évoquée, avec des preuves moins solides que pour l’étendue de la chirurgie et le surpoids.6
  • Surpoids ou obésité
  • Condition physique diminuée : une association avec le risque a été observée, sans prouver que tout repos prescrit provoque un lymphoedème

Les soins du lymphoedème sont décrits dans notre guide sur la physiothérapie pour la douleur reliée au cancer.

Face à ces multiples causes, la physiothérapie offre une réponse adaptée et personnalisée. Découvrons comment elle peut vous aider concrètement.

Comment la physiothérapie aide-t-elle à soulager la douleur oncologique?

La physiothérapie peut aider à soulager certaines douleurs liées au cancer, à améliorer la mobilité et à reprendre les activités grâce aux exercices, aux soins manuels adaptés et à l'éducation. Le programme tient compte des traitements médicaux et de votre état. Ses bénéfices dépendent du problème traité.7, 8

Pour comprendre comment se déroule concrètement ce suivi, consultez notre guide sur la physiothérapie pour la douleur reliée au cancer.

Ce que dit la recherche

L'étude PROSPER a réparti au hasard 392 femmes à risque élevé de problèmes du bras après une chirurgie du sein sans reconstruction. À 12 mois, le programme d'exercices ajouté aux soins habituels améliorait davantage l'utilisation du bras et réduisait la douleur par rapport aux soins habituels seuls. Le groupe d'exercices n'avait pas davantage de complications ou de lymphoedème.8

La réadaptation oncologique regroupe les soins qui aident à retrouver ses capacités pendant le parcours de cancer. Avant les traitements, la préhabilitation prépare les capacités physiques et le bien-être psychologique. Silver et Baima décrivent cette préparation dès 2013, tout en soulignant le besoin de préciser les programmes les plus efficaces.9

Savoir quand consulter un physiothérapeute est essentiel pour optimiser votre récupération.

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Quand devriez-vous consulter un physiothérapeute?

La consultation en physiothérapie peut être utile avant les traitements pour préparer les mouvements nécessaires, pendant les traitements pour gérer certaines difficultés et après pour reprendre les activités. Votre équipe médicale aide à choisir le moment et les précautions selon votre situation.

Avant les traitements : la préhabilitation

La préhabilitation prépare les capacités physiques, l'alimentation et le bien-être psychologique avant la chirurgie ou les traitements. Carli et Scheede-Bergdahl décrivent cette préparation en 2015.10 Elle peut comprendre ou viser les éléments suivants :

  • Évaluation de votre condition physique de base
  • Programme de renforcement préventif
  • Meilleure récupération des capacités après une chirurgie pour cancer : une synthèse de 2022 appuie ce bénéfice avec une confiance modérée dans les résultats. La réduction des complications est moins certaine.11
  • Préparation aux activités à reprendre après l'intervention, sans délai de récupération garanti

Pendant les traitements

La physiothérapie pendant les traitements vous aide à :

  • Gérer les effets secondaires comme la fatigue, les douleurs et les raideurs
  • Maintenir votre mobilité et votre force
  • Limiter la perte de force et d’endurance
  • Soutenir votre qualité de vie au quotidien

Après les traitements

La réadaptation post-traitement vise à :

  • Retrouver les capacités nécessaires à vos activités
  • Retourner progressivement à vos activités normales
  • Gérer les séquelles à long terme
  • Apprendre à repérer et à gérer les difficultés qui persistent

Signes qui indiquent de consulter

Parlez à votre équipe de soins des difficultés suivantes; elle peut proposer une évaluation en physiothérapie et vérifier si une évaluation médicale est nécessaire :

  • Une douleur persistante ou qui augmente malgré les médicaments
  • Un gonflement d'un bras ou d'une jambe (possible lymphoedème)
  • Une difficulté à bouger une articulation normalement
  • Une fatigue qui ne s'améliore pas avec le repos
  • Une perte d'équilibre ou de force

Signes qui demandent des soins médicaux urgents

Les symptômes suivants demandent des soins rapides, et certains une intervention immédiate. Suivez les consignes indiquées pour chaque situation, sans attendre une séance de physiothérapie :

  • Douleur osseuse soudaine et intense, surtout si elle apparaît sans coup ni chute : consultez immédiatement pour faire vérifier l'os, qui peut être fragilisé
  • Une nouvelle faiblesse, un engourdissement, des picotements ou une perte de sensation, une difficulté à marcher, une douleur qui descend dans un bras ou une jambe, une nouvelle difficulté à uriner ou une perte de contrôle de la vessie ou des intestins : chez une personne ayant ou ayant eu un cancer, ces signes peuvent évoquer une compression de la moelle épinière, le faisceau nerveux qui transmet des messages entre le cerveau et le corps, ou des nerfs dans la colonne. Il n’est pas nécessaire de les avoir tous ensemble. Consultez immédiatement.
  • Fièvre pendant une chimiothérapie, même sans douleur : contactez immédiatement l'équipe de soins et suivez ses consignes d'urgence. Une infection peut évoluer rapidement, même si vous vous sentez encore assez bien. Appelez votre équipe sans attendre en cas de température de 38 °C ou plus, de frissons ou d’autres signes d’infection. Une toux, une douleur en urinant ou une rougeur autour d’un cathéter, un tube utilisé pour administrer les traitements, peuvent aussi signaler une infection. Suivez le numéro et les consignes d’urgence remis par l’équipe; si elle est injoignable, allez à l’urgence. Le National Cancer Institute recommande une prise en charge urgente des infections pendant les traitements.
  • Difficulté respiratoire nouvelle ou plus importante que d'habitude : demandez rapidement un avis médical. Appelez le 911 si vous manquez gravement d'air, si votre poitrine est serrée ou lourde, ou si vos lèvres deviennent bleutées ou très pâles. Appelez le 911 pour un essoufflement soudain, important ou qui ne passe pas au repos; un sifflement nouveau qui gêne la respiration; ou une difficulté à finir vos phrases faute d’air. Une douleur ou une pression dans la poitrine soudaine, forte, durant plusieurs minutes ou qui revient demande aussi une aide immédiate. Il en va de même d’une sensation de perdre connaissance, d’une confusion ou d’un important crachat de sang avec essoufflement. Ces alertes sont décrites par l’American Cancer Society.
  • Confusion soudaine ou altération de l'état de conscience : appelez le 911.

Un bras ou une jambe qui gonfle nouvellement, surtout avec une douleur ou un changement de couleur, doit aussi être évalué rapidement pour rechercher un caillot. Si ces signes s'accompagnent d'essoufflement ou de douleur à la poitrine, appelez le 911. Une zone rouge, chaude ou douloureuse, ou une fièvre, peut signaler une infection. Le guide sur le lymphoedème recommande d’appeler sans attendre en présence de ces signes. Un mal de dos intense et continu, un mal de dos qui s'aggrave ou une douleur du dos qui réveille la nuit demande un avis de votre équipe de cancer dans les 24 heures, même sans faiblesse. Il en va de même d’une douleur du dos qui augmente quand vous bougez, toussez ou forcez. Une douleur localisée à la pression ou des crampes dans les jambes à la marche méritent aussi cet avis dans ce contexte. Les signes nerveux décrits plus haut restent une urgence immédiate.

Ces consignes s'appuient sur les recommandations de NICE, organisme britannique, concernant la compression de la moelle ou des nerfs liée au cancer, de la Société canadienne du cancer sur les infections, et du NHS, service de santé britannique, sur les caillots, l'essoufflement et la confusion soudaine.

Vous pouvez consulter un physiothérapeute lorsqu’une douleur, une fatigue ou une difficulté à bouger limite vos activités, ainsi qu’avant ou après une chirurgie. Une évaluation dès le diagnostic peut aider à préparer les soins selon vos besoins. Les signes urgents décrits plus haut passent toutefois avant une consultation en physiothérapie.

Parlez rapidement à votre équipe et au physiothérapeute des difficultés suivantes :

  • Des difficultés de coordination
  • Des engourdissements ou picotements persistants

N’attendez pas que les symptômes deviennent sévères. Une évaluation aide à distinguer les soins nécessaires et à adapter les activités. Notre guide pour gérer votre douleur à la maison en attendant de consulter donne des conseils généraux; ils ne remplacent pas les précautions propres au cancer ni une consultation urgente.

Chez Physioactif

Lors de la prise de rendez-vous chez Physioactif, indiquez votre type de cancer, vos traitements et les difficultés qui vous amènent à consulter. Demandez quel professionnel possède l'expérience adaptée à vos besoins. Les points à discuter comprennent :

  • L'expérience du professionnel en soins liés au cancer et sa façon d'aborder la douleur persistante
  • Vos capacités, votre fatigue, votre douleur et les activités importantes pour vous
  • Les communications nécessaires avec votre équipe de soins du cancer
  • Les aménagements nécessaires pour vos déplacements ou vos précautions médicales

Pour trouver une de nos cliniques dans le Grand Montréal, visitez nos pages :

Vous avez probablement encore des questions. Voici les réponses aux interrogations les plus fréquentes.

Quelles sont les questions les plus fréquentes sur la douleur reliée au cancer?

Les questions les plus fréquentes sur la douleur liée au cancer concernent la durée de la douleur et le rôle de la réadaptation oncologique.

Combien de temps dure la douleur après les traitements du cancer?

La durée de la douleur dépend du traitement, de sa cause et de votre évolution. La douleur récente après une chirurgie peut diminuer avec la guérison. Une atteinte nerveuse ou un lymphoedème peut toutefois persister des mois ou des années. Une douleur persistante ne signifie pas automatiquement que le cancer progresse, mais une douleur nouvelle ou qui augmente doit être signalée à l'équipe médicale. La physiothérapie peut aider à gérer certaines douleurs et leurs effets sur les activités.

Après une chirurgie du cancer du sein, certaines douleurs qui durent plus de trois mois sont liées à une atteinte nerveuse. Elles peuvent correspondre au syndrome douloureux post-mastectomie. Ce mécanisme n'explique pas toutes les douleurs persistantes après une chirurgie du sein.12

Qu'est-ce que la réadaptation oncologique?

La réadaptation oncologique regroupe les soins qui aident les personnes atteintes de cancer à maintenir ou retrouver leurs capacités et leur qualité de vie. Elle peut associer la physiothérapie, l'ergothérapie pour les activités quotidiennes, la nutrition et d'autres services adaptés. Le but est de participer aux activités importantes pour vous.

En résumé

La douleur liée au cancer est fréquente, mais elle n'est pas une fatalité. Avec le bon accompagnement, vous pouvez trouver du soulagement et améliorer significativement votre qualité de vie.

Ce qu'il faut retenir :
  • La douleur oncologique peut être soulagée par plusieurs approches complémentaires
  • La physiothérapie peut aider avant, pendant et après les traitements, avec les précautions adaptées
  • L'exercice adapté améliore la qualité de vie même pendant les traitements actifs
  • Une évaluation précoce permet de choisir les soins et de repérer les problèmes qui demandent un avis médical

Vous pouvez demander de l'aide pour la douleur, la fatigue et les mouvements difficiles. Parlez-en à votre équipe de soins. Chez Physioactif, décrivez vos besoins lors de la prise de rendez-vous pour trouver un professionnel dont l'expérience convient à votre situation.

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Références

  1. van den Beuken-van Everdingen MH, Hochstenbach LM, Joosten EA, Tjan-Heijnen VC, Janssen DJ. Update on Prevalence of Pain in Patients With Cancer: Systematic Review and Meta-Analysis. J Pain Symptom Manage. 2016;51(6):1070-1090.e9. ↩ Retour au texte : 1re, 2e mentions
  2. Pergolizzi JV, Gharibo C, Ho KY. Treatment Considerations for Cancer Pain: A Global Perspective. Pain Pract. 2015;15(8):778-92. ↩ Retour au texte
  3. Swarm RA, Youngwerth JM, Agne JL, Anitescu M, Are M, Buga S, et al. Adult Cancer Pain, Version 2.2025, NCCN Clinical Practice Guidelines In Oncology. J Natl Compr Canc Netw. 2025;23(7). ↩ Retour au texte
  4. Staff NP, Grisold A, Grisold W, Windebank AJ. Chemotherapy-induced peripheral neuropathy: A current review. Ann Neurol. 2017;81(6):772-781. ↩ Retour au texte
  5. Suskin J, Shapiro CL. Osteoporosis and musculoskeletal complications related to therapy of breast cancer. Gland Surg. 2018;7(4):411-423. ↩ Retour au texte
  6. DiSipio T, Rye S, Newman B, Hayes S. Incidence of unilateral arm lymphoedema after breast cancer: a systematic review and meta-analysis. Lancet Oncol. 2013;14(6):500-15. ↩ Retour au texte : 1re, 2e mentions
  7. Stout NL, Baima J, Swisher AK, Winters-Stone KM, Welsh J. A Systematic Review of Exercise Systematic Reviews in the Cancer Literature (2005-2017). PM R. 2017;9(9S2):S347-S384. ↩ Retour au texte
  8. Bruce J, Mazuquin B, Canaway A, Hossain A, Williamson E, Mistry P, et al. Exercise versus usual care after non-reconstructive breast cancer surgery (UK PROSPER): multicentre randomised controlled trial and economic evaluation. BMJ. 2021;375:e066542. ↩ Retour au texte : 1re, 2e mentions
  9. Silver JK, Baima J. Cancer prehabilitation: an opportunity to decrease treatment-related morbidity, increase cancer treatment options, and improve physical and psychological health outcomes. Am J Phys Med Rehabil. 2013;92(8):715-27. ↩ Retour au texte
  10. Carli F, Scheede-Bergdahl C. Prehabilitation to enhance perioperative care. Anesthesiol Clin. 2015;33(1):17-33. ↩ Retour au texte
  11. McIsaac DI, Gill M, Boland L, Hutton B, Branje K, Shaw J, et al. Prehabilitation in adult patients undergoing surgery: an umbrella review of systematic reviews. Br J Anaesth. 2022;128(2):244-257. ↩ Retour au texte
  12. Yuksel SS, Chappell AG, Jackson BT, Wescott AB, Ellis MF. "Post Mastectomy Pain Syndrome: A Systematic Review of Prevention Modalities". JPRAS Open. 2022;31:32-49. ↩ Retour au texte

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J'ai suivi des séances de physiothérapie pendant de nombreuses années avec plus ou moins de succès. Au fur et à mesure que je vieillissais, mes problèmes au niveau de la colonne vertébrale ne cessaient de s'accumuler, notamment au niveau du segment lombaire avec un impact sur les nerfs sciatiques, aggravés par des déséquilibres au niveau des hanches. L'été dernier, mes douleurs au bois sont devenues presque permanentes, ce qui altère ma capacité à fonctionner et à effectuer des tâches de routine. Heureusement, j'ai été référé par mon Orthopédiste à M. Ariel Desjardins-Charbonneau, physiothérapeute manipulateur à la Clinique Physioactif du Complexe Sportif Claude Robillard. En six séances, M. Desjardin a réussi à me ramener à la quasi-normalité, m'aidant à oublier la plupart du temps mes douleurs lombaires et mes douleurs sciatiques. Ce qui rend M. Desjardin spécial, c'est sa connaissance approfondie de l'anatomie humaine et son talent à identifier la cause réelle d'une condition médicale donnée, à la suite de sa propre évaluation approfondie et de la description du patient, et à recommander les exercices appropriés, toujours avec une touche d'originalité, ce qui les rend plus efficaces que les exercices « classiques » similaires proposés dans tant d’ouvrages spécialisés. Sans diminuer ses mérites, je dois mentionner que le succès final dépend aussi de la détermination du patient à poursuivre les exercices recommandés. Je recommande fortement M. Ariel Desjardins-Charbonneau à toute personne intéressée à améliorer sa qualité de vie et à profiter d'une vie sans douleur. Augustin Iuoras, Montréal
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