Physiothérapie pour douleur liée au cancer : approches et bienfaits

Comment la physiothérapie soulage-t-elle la douleur liée au cancer?
La physiothérapie peut aider à soulager certaines douleurs liées au cancer grâce aux exercices adaptés, aux conseils et à certains soins manuels. Elle vise aussi à réduire la fatigue et à maintenir votre autonomie pendant et après les traitements. Le choix des soins dépend de la cause de la douleur et des précautions données par votre équipe médicale. Pour comprendre d'abord les types et les causes de cette douleur, consultez notre guide complet sur la douleur reliée au cancer.
La douleur et la fatigue peuvent rendre les activités quotidiennes difficiles pendant un parcours avec le cancer. Ces symptômes méritent une évaluation et des soins. Vous pouvez en parler à votre équipe même s’ils vous semblent attendus après un traitement.
Ce que la science montre :- L'exercice adapté réduit la fatigue : Un programme adapté peut réduire la fatigue. Une fatigue extrême demande toutefois une évaluation avant d’augmenter l’effort.
- Le mouvement est généralement sécuritaire pendant les traitements : Les recommandations internationales soutiennent l’exercice pendant et après les traitements, lorsque le programme respecte l’état de santé et les précautions médicales.1
- La physiothérapie peut aider à soulager la douleur chez les personnes atteintes de cancer.
Ce guide explique les soins de physiothérapie possibles, leurs bénéfices et leurs précautions chez les personnes atteintes de cancer. Pour une vue d'ensemble de la douleur reliée au cancer, consultez notre page dédiée.
10 mini-trucs pour comprendre votre douleur
Un conseil par jour pendant 10 jours pour mieux comprendre votre douleur. Environ 2 minutes de lecture.
Qu'est-ce que la physiothérapie oncologique?
La physiothérapie oncologique est un domaine de la physiothérapie qui accompagne les personnes atteintes de cancer pour la douleur, la fatigue et les difficultés à bouger. Elle combine des exercices, des conseils et des soins adaptés aux effets de la maladie et des traitements.
La physiothérapie complète les soins contre le cancer. Les objectifs changent selon le type de cancer, les traitements et vos priorités. Après une chirurgie, le travail peut viser le retour des mouvements. En présence d’une maladie avancée, il peut viser le confort, les déplacements et l’aide nécessaire au quotidien. Votre équipe médicale et le physiothérapeute déterminent les soins qui conviennent.
La différence principale avec la physiothérapie générale réside dans l'expertise spécifique du professionnel. Un physiothérapeute formé en oncologie comprend les précautions nécessaires, les effets secondaires des traitements et les adaptations requises pour chaque situation. Il ajuste ses interventions pour tenir compte de ces risques et de votre confort.
Quels sont les objectifs de la physiothérapie en oncologie?
Les objectifs sont personnalisés selon vos besoins et peuvent inclure la gestion de la douleur, avec techniques manuelles, exercices thérapeutiques et éducation pour réduire vos inconforts au quotidien.
- Maintien ou amélioration de la mobilité : Garder votre corps en mouvement malgré les traitements pour préserver votre autonomie
- Réduction de la fatigue : Programmes d’exercices adaptés qui peuvent réduire la fatigue
- Prévention des complications : Surveiller l’enflure, limiter la perte de force et d’endurance liée à l’inactivité et travailler les mouvements qui deviennent difficiles
- Soutien à l'autonomie : Vous permettre de continuer vos activités quotidiennes, que ce soit faire l'épicerie, prendre soin de votre famille ou travailler
Une approche globale de la personne
La physiothérapie oncologique va bien au-delà du simple soulagement de la douleur. Elle vise à améliorer vos capacités physiques et votre qualité de vie à chaque étape de votre parcours.
1. Évaluation personnaliséeVotre physiothérapeute commence par comprendre votre situation unique :
- Analyse des sources de douleur et de leurs mécanismes
- Évaluation de votre mobilité et de votre force
- Identification des activités que vous avez du mal à accomplir
- Prise en compte de votre stade de traitement et de votre état du jour
Plusieurs techniques peuvent être utilisées :
- Soins avec les mains adaptés à votre état de santé
- Relâchement des tensions musculaires
- Mouvements adaptés pour aider à soulager la douleur
L'objectif est de vous aider à retrouver vos capacités :
- Exercices de mobilité articulaire
- Renforcement musculaire progressif
- Amélioration de l'endurance
- Réentraînement à l'effort adapté à vos objectifs
Comprendre votre douleur vous aide à choisir des stratégies au quotidien :
- Compréhension des mécanismes de la douleur
- Stratégies pour gérer vous-même vos symptômes au quotidien
- Programme d'exercices à faire à la maison
- Répartition des activités et des pauses selon votre énergie
Quels types de douleur peut-on traiter chez les patients atteints de cancer?
La physiothérapie peut accompagner la prise en charge des douleurs causées par la tumeur, les traitements, une chirurgie ou un problème des muscles et des articulations. Chaque douleur demande d’abord d’en préciser la cause. Le traitement médical du cancer et de la douleur demeure essentiel.
La douleur tumorale peut survenir lorsqu’une tumeur appuie sur un nerf ou touche un os ou un autre tissu. Votre équipe d’oncologie, qui traite le cancer, évalue cette douleur et propose les soins appropriés. La physiothérapie peut aider à conserver les mouvements et à adapter les gestes, sans traiter la tumeur elle-même. Un guide du National Cancer Institute explique ces différentes causes.
La douleur iatrogène est une douleur causée par un traitement. Certaines chimiothérapies peuvent endommager les nerfs des mains et des pieds : on parle de neuropathie périphérique. Elle peut causer des picotements, un engourdissement ou des brûlures douloureuses qui persistent après le traitement.2 La radiothérapie, qui utilise des rayonnements pour traiter le cancer, peut aussi laisser des raideurs et des douleurs. La physiothérapie travaille les mouvements, les activités et l’équilibre selon vos besoins; cela ne garantit pas la disparition d’une neuropathie.
La douleur après chirurgie peut persister après une mastectomie, l’ablation d’un sein, ou une résection pulmonaire, le retrait d’une partie du poumon. Les cicatrices, les tensions musculaires et la perte de mouvement peuvent gêner les gestes. Un programme progressif peut aider, en respectant les consignes du chirurgien. Dans l’essai PROSPER auprès de 392 femmes à risque de difficultés du bras après une chirurgie du sein sans reconstruction, des exercices accompagnés par un physiothérapeute ont amélioré les activités du bras et la douleur à un an, davantage que des feuillets de conseils seuls.
Une chirurgie ou une longue période d’inactivité peut limiter les mouvements. Les exercices servent à retrouver progressivement les gestes utiles. Après une chirurgie du sein sans reconstruction, le programme PROSPER associe mouvements de l’épaule, étirements, renforcement et soutien pour pratiquer les exercices. Les consignes varient selon la chirurgie; il ne faut pas forcer une cicatrice ou un mouvement interdit.
Une douleur qui persiste peut s’accompagner de changements dans la sensibilité des nerfs. La durée ne permet pas, à elle seule, de connaître la cause ni de conclure que la douleur s’entretient sans la maladie. Le cancer, les traitements, le sommeil et les inquiétudes peuvent aussi contribuer à l’expérience douloureuse. Toute douleur nouvelle ou qui change doit être signalée à l’équipe médicale. Le résumé clinique du National Cancer Institute décrit les mécanismes de la douleur liée au cancer.
Une douleur récente et une douleur persistante peuvent avoir des causes qui se chevauchent. Voyez ce qui distingue une douleur aiguë d'une douleur chronique, et notre guide pour comprendre la douleur chronique.
La douleur des muscles et des articulations peut être liée à une baisse d’activité, à une perte de force ou à un autre problème, comme l’arthrose, une affection qui touche notamment le cartilage, le revêtement lisse des extrémités osseuses, et d’autres tissus de l’articulation. Elle n’est pas automatiquement causée par le cancer. La physiothérapie peut aider à reprendre les activités, après avoir vérifié les causes qui demandent des soins médicaux.
Comment la douleur est-elle évaluée en physiothérapie oncologique?
Le physiothérapeute évalue la douleur avec vos descriptions, un examen des mouvements et des questionnaires qui permettent de suivre l’évolution. Il examine aussi :
- L'impact de la douleur sur vos activités quotidiennes et votre sommeil
- Votre niveau de fatigue et comment il interagit avec la douleur
- Les traitements oncologiques en cours et leurs effets secondaires potentiels
- Vos objectifs personnels et ce qui compte le plus pour vous au quotidien
Cette évaluation complète sert de base pour établir un plan de traitement réaliste et mesurer vos progrès au fil du temps.
Les signes qui demandent des soins médicaux urgents sont décrits dans notre guide sur la douleur reliée au cancer. Les conseils d’exercice de cet article ne remplacent pas ces soins.
Comment la physiothérapie aide-t-elle à gérer la fatigue liée au cancer?
La physiothérapie aide à gérer la fatigue liée au cancer par un programme d’exercices progressif et des conseils pour répartir les efforts. Une analyse de 113 essais, réunissant 11 525 personnes, trouve des bénéfices de l’exercice et des approches psychologiques sur la fatigue pendant et après les traitements. Ces deux approches obtiennent de meilleurs effets moyens que les médicaments étudiés pour la fatigue.3 Cette comparaison entre groupes d’études ne prouve pas que l’exercice et le soutien psychologique sont équivalents pour chaque personne. Elle ne justifie pas l’arrêt d’un médicament prescrit.
La fatigue reliée au cancer peut survenir pendant le parcours de soins. Elle diffère de la fatigue ordinaire: le repos seul ne suffit pas toujours à la faire passer. Cette fatigue profonde affecte votre capacité à travailler, à prendre soin de vous et à profiter de vos activités. C'est frustrant, et nous comprenons à quel point cela peut être décourageant.
Une revue de 56 études a trouvé une réduction moyenne de la fatigue avec l’exercice par rapport aux groupes de comparaison, pendant ou après les traitements. Le bénéfice était surtout établi pour les exercices d’endurance et les cancers du sein et de la prostate.4 Le repos reste nécessaire; il ne faut pas interpréter ce résultat comme une obligation de bouger malgré une fatigue extrême ou une complication.
Le programme d'exercices est toujours personnalisé selon votre condition du jour. Les jours où vous vous sentez mieux, vous pouvez en faire un peu plus. Les jours difficiles, vous réduisez l'intensité. Cette flexibilité est essentielle pour maintenir votre engagement sans vous épuiser davantage.
Quels exercices aident à combattre la fatigue?
| Type d'exercice | Exemples | Repères à adapter |
|---|---|---|
| Exercices d’endurance | Marche, vélo stationnaire, natation à faible intensité | Une courte période, par exemple 5 à 10 minutes, peut servir de départ si elle est bien tolérée. Les programmes efficaces contre la fatigue progressent souvent vers 30 minutes à effort modéré, trois fois par semaine. |
| Renforcement musculaire | Bandes élastiques, poids légers | Souvent deux séances par semaine dans les programmes étudiés; charges et progression adaptées à votre état |
| Exercices de respiration | Respiration calme avec mouvement du ventre et des côtes | Courtes périodes selon votre besoin. La respiration peut aider à se détendre; elle ne remplace pas les exercices d’endurance ou de force étudiés contre la fatigue. |
| Exercices de mobilité | Étirements, mouvements articulaires | Mouvements adaptés selon les consignes du chirurgien et du physiothérapeute. Ils servent à retrouver les gestes; leur fréquence dépend de la région et du traitement. |
Le dosage idéal suit le principe "commencer à faible intensité, augmenter progressivement". Votre physiothérapeute vous guidera pour trouver le bon équilibre entre effort et récupération selon votre condition spécifique.
Une préoccupation fréquente après certains traitements est le lymphoedème. Voyons comment le gérer efficacement.
Comment gérer le lymphoedème et les séquelles des traitements?
Le lymphoedème se traite par la compression, les exercices, les soins de peau et, selon les besoins, le drainage manuel; les cicatrices, les cordes sous le bras et les troubles nerveux demandent des soins adaptés à chaque problème. Après un cancer du sein, la surveillance régulière du bras peut détecter tôt un gonflement et permettre une intervention avant son aggravation.5, 6 Les méthodes de dépistage et les interventions les mieux adaptées continuent d'être étudiées.7
Le lymphoedème est une enflure liée à l’accumulation de lymphe, un liquide normalement transporté par un réseau de petits vaisseaux; ses soins combinent notamment compression, exercices et soins de la peau. Une chirurgie ou une radiothérapie peut perturber ce réseau.8 Le drainage lymphatique manuel peut s’ajouter au traitement. Son effet supplémentaire sur le volume de l’enflure et sur la qualité de vie reste incertain dans deux revues d’essais comparatifs.9, 10 Une évaluation précoce aide à choisir les soins et à vérifier qu’il ne s’agit pas d’une autre cause d’enflure.
Le lymphoedème peut être pris en charge pour réduire l’enflure et faciliter les activités. Une revue de 2016 rapporte deux petits essais totalisant 185 femmes après retrait de ganglions de l’aisselle. Les programmes précoces de physiothérapie ont réduit de plus de moitié la fréquence du lymphoedème chronique par rapport à l’éducation ou à la surveillance seules.11 Les programmes et les mesures différaient, et le suivi était limité. Ce résultat soutient l’évaluation précoce sans garantir la prévention du lymphoedème.
Comment prévenir le lymphoedème?
La réduction du risque commence par des conseils avant ou après la chirurgie. Elle ne permet pas d’éviter tous les lymphoedèmes. Les mesures proposées tiennent compte du traitement reçu et de votre état.
- Exercices post-opératoires précoces : Des mouvements du bras, commencés selon les consignes de l’équipe chirurgicale, aident à reprendre les gestes. Les muscles participent aussi au déplacement de la lymphe
- Soins de la peau : Garder la peau hydratée et éviter les coupures ou les brûlures réduit le risque d'infection
- Prises de sang et mesure de la pression : après un traitement du sein, le guide NICE actualisé en 2025 ne trouve pas de preuve cohérente d’un risque accru avec ces gestes du côté traité. Le choix du bras se discute selon le besoin médical, les autres options et vos préférences. Si un lymphoedème est déjà présent, signalez-le : le National Cancer Institute conseille de privilégier le bras sans lymphoedème.
- Surveillance active : Surveillez les sensations de lourdeur et l’enflure. L’équipe peut mesurer le tour ou le volume du membre et comparer ces mesures au suivi
Traitement décongestif complet
Le traitement décongestif complet comporte généralement deux phases. Pour un lymphoedème léger du bras après un cancer du sein, un vêtement de compression, des exercices et de l'information peuvent constituer le premier traitement. Le programme plus intensif dépend ensuite de la réponse et du stade.5
Phase 1 : Réduction intensive- Drainage lymphatique manuel : technique de tissus mous pour déplacer le liquide
- Bandages multicouches : maintiennent la réduction entre les séances
- Exercices de pompage : des mouvements répétés du membre qui font travailler les muscles pour aider au déplacement de la lymphe
- Soins de la peau : aident à réduire le risque d'infection
- Vêtements de compression adaptés
- Exercices réguliers d'entretien
- Gestes de drainage appris pour les faire vous-même, si indiqués
- Surveillance continue
- Éducation : Comprendre comment gérer votre condition au quotidien pour maintenir les résultats
En quoi consiste le drainage lymphatique manuel?
Le drainage lymphatique manuel utilise des gestes pour favoriser le déplacement de la lymphe. Il peut faire partie du traitement décongestif, qui vise à réduire le gonflement avec la compression, les exercices, les soins de peau et l'apprentissage de soins à domicile.5, 12
Le professionnel adapte le trajet selon la région traitée et les voies de circulation disponibles. Il cherche à déplacer le liquide vers les zones qui le drainent encore; l’effet sur l’enflure se vérifie au suivi.
La durée d'une séance de drainage lymphatique manuel varie selon les besoins de la personne. La fréquence dépend de la sévérité du lymphoedème, plus rapprochée lorsque le traitement cherche à réduire l’enflure, puis plus espacée pour maintenir les résultats.
Après une chirurgie du sein avec retrait de ganglions, de petits organes qui filtrent la lymphe, le drainage ajouté seul aux soins habituels n'a pas clairement réduit le risque de lymphoedème. Chez les personnes ayant déjà un lymphoedème du bras, la compression et les exercices restent des éléments clés; le besoin de drainage dépend de l'évaluation.5
Autres séquelles courantes et leur gestion
Cicatrices et adhérencesAprès une chirurgie, les cicatrices peuvent devenir rigides et limiter le mouvement. La physiothérapie aide par :
- Gestes autour d'une cicatrice guérie pour travailler la sensibilité et le mouvement
- Techniques de tissus mous pour les cicatrices
- Exercices de mobilité pour prévenir les restrictions
Le syndrome de la corde axillaire se présente comme des cordons tendus sous la peau de l'aisselle ou du bras après une chirurgie du sein. Des études rapportent des améliorations du mouvement et de la douleur avec des exercices et des étirements, parfois associés à des soins manuels. Les études sont petites et leurs résultats à long terme restent incertains.13 Le programme peut comprendre :
- Étirements spécifiques
- Thérapie manuelle
- Exercices de mobilité progressive
Les engourdissements et picotements aux mains et aux pieds peuvent persister après la chimiothérapie. La physiothérapie propose :
- Exercices d'équilibre pour compenser la perte de sensation
- Travail adapté des sensations, par exemple reconnaître différentes textures avec une peau intacte
- Adaptation des activités quotidiennes, par exemple sécuriser la marche si la sensibilité des pieds diminue
Ces mesures visent la sécurité et les capacités quotidiennes. Les effets de l'exercice sur l'atteinte des nerfs elle-même restent moins bien établis que ses effets sur la fatigue ou la force.1
Quels exercices sont sécuritaires pendant les traitements du cancer?
La marche, le vélo stationnaire et le renforcement progressif peuvent être pratiqués pendant les traitements du cancer si les précautions médicales sont respectées. Le consensus de l’American College of Sports Medicine, une organisation de médecine de l’exercice, recommande d’éviter l’inactivité. La cible générale de 150 minutes d’activité modérée et de deux séances de renforcement par semaine peut servir de repère à long terme; des bénéfices sont possibles en dessous de cette cible.1 Un programme contre la fatigue peut, par exemple, progresser vers trois périodes de 30 minutes à effort modéré par semaine pendant environ 12 semaines. Ces chiffres décrivent des programmes étudiés, pas une dose à suivre malgré la douleur ou l’épuisement.
Cette recommandation peut sembler intimidante si vous vous sentez fatigué ou affaibli. L'important est de commencer où vous êtes et d'aller à votre rythme. Bouger un peu vaut mieux que de rester immobile. Une courte marche peut déjà faire du bien. Chaque pas compte.
Les types d'exercices généralement sécuritaires incluent :
- Marche : Une activité souvent accessible, dont la durée et la vitesse s’ajustent
- Vélo stationnaire : Une option possible quand la marche est moins stable, avec une installation et une surveillance adaptées
- Natation ou aquaforme : L’eau soutient une partie du poids du corps. Une peau irritée par la radiothérapie ou des défenses du corps diminuées demandent un avis de l’équipe avant la piscine. Évitez la piscine en présence d'une plaie non guérie ou d'un cathéter externe, un tube qui reste dans une veine pour les traitements. Avec un cathéter veineux central, un tube placé dans une grosse veine, la natation est généralement à éviter en raison du risque d’infection; demandez les consignes propres à votre dispositif
- Exercices de renforcement légers : Bandes élastiques, poids légers, exercices au poids du corps
- Yoga ou tai chi : Associe des mouvements, une respiration calme et de la relaxation; les positions se modifient selon vos capacités
Une revue de 32 essais, regroupant 2 200 adultes ayant des douleurs persistantes des muscles ou des articulations, rapporte une meilleure réduction de douleur avec l’exercice en piscine qu’avec l’exercice hors de l’eau.14 Ces personnes n’étaient pas étudiées spécifiquement pour une douleur liée au cancer. L’eau peut faciliter les mouvements, mais ce résultat ne démontre pas une supériorité en oncologie.
Pour choisir vos mouvements et doser la reprise sans vous épuiser, consultez nos guides sur les exercices thérapeutiques et sur la progression des exercices en réadaptation.
Quand faut-il adapter ou éviter l'exercice?
Certaines situations nécessitent de modifier ou de reporter temporairement l'exercice :
- Fièvre ou signes d’infection : arrêtez la séance et contactez sans attendre votre équipe d’oncologie. Ne vous contentez pas d’attendre que cela passe
- Neutropénie : certains globules blancs, les cellules qui combattent les infections, sont trop peu nombreux. L’équipe adapte les lieux et les activités; les piscines et les salles publiques peuvent être déconseillées
- Anémie : le sang transporte moins bien l’oxygène. Une anémie importante demande un avis médical sur l’effort permis; réduire l’intensité ne suffit pas toujours
- Nausées importantes : reportez ou réduisez l’activité et demandez conseil si elles persistent ou empêchent de boire. Une marche à faible intensité n’est possible que si votre état le permet
- Douleur nouvelle non évaluée : consultez l’équipe médicale avant de poursuivre. Une douleur osseuse peut demander de vérifier la solidité de l’os
- Métastases osseuses : Faites établir le programme avec votre équipe médicale et un professionnel formé en exercice et cancer. Les charges et les mouvements doivent tenir compte des os atteints; certains exercices peuvent être adaptés plutôt qu'abandonnés.
- Pendant la chimiothérapie : Ajustez l'effort aux symptômes du jour et aux consignes de votre équipe; la marche à faible intensité peut être une option.
- Baisse importante des plaquettes sanguines : Ces cellules aident à arrêter les saignements. Demandez les consignes de l'équipe médicale avant l'exercice et évitez les activités exposant à des chocs ou des chutes.
Ces situations peuvent être temporaires. Le programme reprend selon l’avis de l’équipe et votre évolution. Une fatigue extrême, une perte de poids importante ou une difficulté cardiaque ou respiratoire demandent aussi une évaluation médicale avant l’exercice.
Votre physiothérapeute adapte votre programme en fonction de ces précautions, en lien avec votre équipe médicale.15 Les conseils de Macmillan sur l'exercice pendant le cancer décrivent aussi les précautions liées à la piscine, aux infections et aux plaquettes sanguines.
Voyons maintenant en détail les techniques spécifiques que votre physiothérapeute peut utiliser pour vous aider.
Quelles techniques de physiothérapie sont utilisées en réadaptation oncologique?
La réadaptation oncologique peut utiliser des exercices, des soins manuels, de l'information sur la douleur et des stratégies de gestion de la fatigue; les soins de compression, avec des bandages ou des vêtements qui exercent une pression, et le drainage lymphatique répondent à certains problèmes de gonflement. Le choix dépend du problème, du traitement contre le cancer et de vos besoins.
| Technique | Indications | Bénéfices |
|---|---|---|
| Thérapie manuelle | Raideur, tensions, cicatrices | Soulagement, amélioration de la mobilité |
| Traitement du lymphoedème | Lymphoedème | Compression, exercices, soins de peau et drainage selon les besoins pour réduire le gonflement |
| Exercices de mobilité | Raideur post-traitement | Étendue des mouvements, souplesse |
| Renforcement musculaire | Faiblesse, perte de condition physique | Force, autonomie dans les activités |
| Exercices d’endurance | Fatigue, endurance réduite | Énergie, qualité de vie |
| Éducation thérapeutique | Comprendre sa douleur et ses capacités | Autonomie, confiance, régularité des exercices |
| Techniques de relaxation | Tension, anxiété | Détente musculaire, meilleur sommeil |
Thérapie manuelle
La thérapie manuelle utilise les mains pour accompagner le mouvement ou soulager une région. En oncologie, les soins sont adaptés à l'état de santé et peuvent comprendre :
- Mobilisations articulaires : De petits mouvements accompagnés par les mains du physiothérapeute pour les articulations devenues raides après la chirurgie ou la radiothérapie
- Techniques de tissus mous : Pour le confort et le soulagement de certaines douleurs, lorsque votre état le permet
- Soins de la cicatrice : Pour travailler la sensibilité et le mouvement autour d'une cicatrice guérie, avec des gestes adaptés
Votre physiothérapeute ajuste la pression et les mouvements selon votre tolérance, la cicatrisation et les consignes médicales.
La thérapie manuelle peut apporter un soulagement temporaire ou faciliter certains mouvements par des gestes adaptés, comme une mobilisation de l’articulation, un mouvement que le professionnel guide avec ses mains. L’effet dépend du problème et de la technique. L’équipe vérifie d’abord les zones fragiles, les traitements reçus et les précautions nécessaires.
Les techniques manuelles s’adaptent aux précautions liées au cancer. Le professionnel évite les pressions sur une tumeur, un os fragilisé, une zone infectée, une plaie ou une peau récemment irradiée. Il protège aussi les cathéters et les boîtiers sous la peau qui servent à administrer les traitements. Un risque de saignement ou de caillot exige un avis médical avant le traitement manuel.
Exercice thérapeutique
L'exercice est devenu un pilier de la prise en charge oncologique. Votre physiothérapeute conçoit un programme adapté à :
- Vos capacités physiques actuelles
- Votre type de cancer et de traitement
- Vos effets secondaires du moment
- Vos objectifs personnels
La progression se fait par étapes, en surveillant vos symptômes et en ajustant le programme avec votre équipe de soins.
Comment l'exercice thérapeutique peut-il améliorer votre qualité de vie?
L’activité physique adaptée est bénéfique en oncologie parce qu’elle peut réduire la fatigue, améliorer les capacités physiques et soutenir la qualité de vie.16, 1 Une revue de 136 études relie aussi les niveaux d’activité plus élevés à une meilleure survie dans plusieurs cancers.17 Cette association ne prouve pas, à elle seule, que l’exercice explique toute la différence.
Une revue de 53 synthèses de recherche publiée en 2017 rapporte des bénéfices de l'exercice avant, pendant et après les traitements, notamment pour les capacités physiques et la fatigue. Les programmes supervisés donnaient généralement de meilleurs résultats que les programmes non supervisés. Cette revue excluait les cancers avancés et les enfants.16
Bénéfices physiques documentés :- Maintien ou amélioration de la force; la masse musculaire peut aussi bénéficier de certains programmes, selon le traitement
- Amélioration de l'endurance et de l'énergie au quotidien
- Aide à maintenir la condition physique; les changements de poids et de masse musculaire demandent aussi une attention à l’alimentation
- Réduction de certains effets, comme la fatigue, sans garantir moins de complications ni une meilleure tolérance à tous les traitements
- Préservation de la fonction physique et de l'autonomie
- Soulagement de certaines douleurs : Des programmes ont réduit les douleurs articulaires liées aux inhibiteurs de l'aromatase et les douleurs d'épaule après certains cancers de la tête et du cou1
- Réduction de l'anxiété et des symptômes dépressifs
- Amélioration possible du sommeil, avec des résultats moins constants que pour la fatigue
- Possibilité de participer activement à vos soins et de mieux connaître vos capacités
- Soutien à la confiance pour reprendre des activités qui comptent pour vous
Un essai publié en 2025 apporte une preuve plus directe après un cancer du côlon opéré puis traité par chimiothérapie. Parmi 889 personnes, un programme d’exercice de trois ans a été comparé à des documents d’éducation sur la santé. À cinq ans, 80,3 % du groupe exercice étaient en vie sans retour du cancer ni nouveau cancer, contre 73,9 % du groupe éducation. Les résultats soutiennent aussi une meilleure survie globale. Les problèmes des muscles ou des articulations étaient cependant plus fréquents avec l’exercice : 18,5 % contre 11,5 %. Ce résultat concerne cette population et ce programme; il ne remplace pas les traitements anticancéreux.
L'exercice pendant les traitements : c'est possible
L'exercice peut être proposé pendant les traitements actifs. Le guide ASCO de 2022, produit par une société médicale américaine spécialisée en cancer, recommande l'endurance et le renforcement chez les adultes traités avec une intention de guérir. Il rapporte des améliorations de la capacité à soutenir un effort, de la force et de la fatigue.18 Un guide canadien décrit aussi les bénéfices et l'évaluation nécessaire avant le programme.19
Quelques principes importants :
- Écouter votre corps : Respecter vos limites sans les craindre inutilement
- Travailler avec un professionnel : Un physiothérapeute peut vous guider de façon sécuritaire
Types d'exercices recommandés
Exercices d'endurance, qui font travailler le coeur et la respiration :- Viser un peu de marche ou de vélo la plupart des jours, en gardant une intensité où vous pouvez encore parler. La quantité idéale se construit avec votre physiothérapeute, en partant de ce que vous faites déjà.
- Améliorent l'endurance et l'énergie
- Le consensus de 2019 propose souvent 2 à 3 séances par semaine; votre professionnel adapte ce repère à votre tolérance et à l'objectif du programme
- Travail de tous les grands groupes musculaires
- Aident à maintenir ou améliorer la force; le gain de masse musculaire varie selon les traitements
- Étirements quotidiens
- Maintiennent la mobilité articulaire
10 mini-trucs pour comprendre votre douleur
Un conseil par jour pendant 10 jours pour mieux comprendre votre douleur. Environ 2 minutes de lecture.
Comprendre le déroulement d'une prise en charge vous aidera à savoir à quoi vous attendre.
Comment se déroule une prise en charge en physiothérapie oncologique?
La prise en charge en physiothérapie oncologique commence par l'évaluation de vos capacités, de votre douleur et de vos objectifs, puis propose des soins et des exercices adaptés. Le suivi tient compte de votre évolution et des consignes de l'équipe médicale qui traite votre cancer.
| Étape | Contenu | Organisation du suivi |
|---|---|---|
| Évaluation initiale | Bilan complet, discussion des objectifs | Durée confirmée lors de la prise de rendez-vous |
| Plan de traitement | Programme personnalisé présenté et expliqué | Après le bilan et la discussion de vos objectifs |
| Séances de suivi | Traitements et exercices | Fréquence et durée choisies selon vos besoins et vos traitements médicaux |
| Réévaluation | Ajustements du plan | À mesure que vos capacités, vos symptômes ou vos traitements changent |
| Programme autonome | Exercices à domicile | Progression continue |
L'évaluation initiale
Lors de votre première visite, votre physiothérapeute prend le temps de bien comprendre votre situation :
- Discussion sur votre parcours médical et vos traitements
- Évaluation détaillée de votre douleur et des activités difficiles
- Évaluation de votre douleur et de votre fatigue avec des outils validés
- Tests de mobilité, de force et d'équilibre
- Identification de vos objectifs prioritaires et de vos besoins
Une évaluation de départ donne des repères. Elle mesure vos capacités et aide à planifier les exercices avant certains traitements. Après une chirurgie, elle suit la récupération en tenant compte des restrictions médicales.
Le plan de traitement
Après l'évaluation, votre physiothérapeute élabore un plan adapté comprenant :
- Des objectifs réalistes et mesurables
- La fréquence des séances recommandée
- Un programme d'exercices à faire à la maison
- Les communications nécessaires avec votre équipe médicale
- Exercices thérapeutiques supervisés en clinique
- Techniques manuelles si appropriées à votre condition
- Éducation sur la gestion des symptômes au quotidien
- Stratégies de gestion de l'énergie pour optimiser vos journées
Les séances de traitement
Chaque séance est adaptée à votre état du jour :
- Techniques choisies selon vos besoins du moment
- Progression des exercices à votre rythme
- Conseils pour gérer vos symptômes et vos activités
- Ajustements selon votre tolérance et vos retours
Les séances de suivi servent à ajuster les exercices selon votre état et vos progrès, puis à répondre à vos questions.
La communication avec votre équipe oncologique est essentielle. Avec votre accord, votre physiothérapeute peut échanger avec votre oncologue, le médecin qui traite votre cancer, pour adapter les soins. Pour en savoir plus sur le déroulement d'une évaluation en physiothérapie chez Physioactif, consultez notre guide détaillé.
Quelles sont les questions fréquentes sur la physiothérapie et le cancer?
Les questions qui reviennent le plus souvent portent sur la capacité de la physiothérapie à guérir le cancer, sur la couverture d'assurance, sur le nombre de rencontres nécessaires, sur l'exercice quand la fatigue est forte, sur l'inconfort possible pendant les traitements et sur la façon de trouver un physiothérapeute formé en oncologie.
Est-ce que la physiothérapie peut guérir le cancer?Non, la physiothérapie ne guérit pas le cancer. C'est un traitement complémentaire qui vous aide à gérer les symptômes, à maintenir votre capacité à bouger et à faire vos activités et à améliorer votre qualité de vie pendant et après vos traitements oncologiques. Elle fait partie d'une approche globale de soins, aux côtés des traitements médicaux.
Mon assurance couvre-t-elle la physiothérapie oncologique?La couverture de la physiothérapie dépend de votre régime d'assurance privée. Les montants et le nombre de séances varient selon votre plan. Vérifiez auprès de votre assureur. Certaines cliniques de cancer offrent aussi des services de physiothérapie couverts par le système public dans certains contextes.
Si un cancer est reconnu comme une maladie professionnelle, la CNESST, organisme québécois chargé des lésions professionnelles, peut prendre en charge les soins admissibles prescrits. La SAAQ, régime public d'assurance automobile, rembourse sous conditions les soins prescrits pour des blessures liées à un accident de la route. Elle ne couvre pas un cancer du seul fait du diagnostic. Vérifiez votre admissibilité et les pièces requises avant les séances.
Combien de séances seront nécessaires?Cela dépend de vos objectifs et de votre condition. Certaines personnes bénéficient de quelques séances pour apprendre des exercices autonomes qu'elles peuvent faire à la maison, tandis que d'autres nécessitent un suivi plus régulier pour des conditions comme le lymphoedème. Votre physiothérapeute discutera d'un plan réaliste avec vous dès la première rencontre.
Un suivi rapproché peut servir à apprendre les exercices ou à ajuster les soins d'un gonflement; les rendez-vous peuvent ensuite être espacés si vous gérez bien le programme.
Puis-je faire de l'exercice même si je suis très fatigué(e)?Une activité adaptée peut aider, mais une fatigue extrême demande d’abord un avis médical. Si l’équipe autorise l’exercice, une courte activité peut servir de point de départ; les programmes efficaces progressent souvent vers un effort modéré. Il n’est pas nécessaire de forcer les jours difficiles. Le physiothérapeute ajuste l’effort avec vous et vous renvoie à l’équipe si la fatigue change ou ne s’améliore pas.
La physiothérapie est-elle douloureuse?La physiothérapie oncologique est adaptée à votre niveau de confort. Les techniques sont choisies pour respecter votre condition. Il peut y avoir un léger inconfort lors de certains exercices ou mobilisations, mais cela ne devrait jamais être une douleur importante. Communiquez toujours avec votre physiothérapeute sur ce que vous ressentez pour qu'il puisse ajuster l'intervention.
Comment trouver un physiothérapeute formé en oncologie?Cherchez un physiothérapeute qui possède une formation ou une expérience pour accompagner les personnes atteintes de cancer. Lors de la prise de rendez-vous chez Physioactif, précisez votre diagnostic, vos traitements et vos difficultés. La clinique pourra vérifier quel professionnel ou quel service convient, notamment si vous avez besoin de soins du lymphoedème.
Conclusion
La physiothérapie peut vous aider à gérer certains symptômes, à reprendre des mouvements et à conserver votre autonomie pendant un parcours avec le cancer. Les exercices et les autres soins se choisissent selon vos besoins, les résultats de la recherche et les précautions médicales.
Votre équipe de soins peut vous accompagner pendant et après les traitements. Un physiothérapeute formé aux besoins des personnes atteintes de cancer peut y contribuer. Chez Physioactif, mentionnez votre situation à la prise de rendez-vous pour vérifier les possibilités d’accompagnement.
Prenez rendez-vous dès maintenant pour une évaluation et découvrez comment la physiothérapie peut vous aider dans votre situation spécifique.
Besoin d'un avis professionnel?
Nos physiothérapeutes peuvent évaluer votre condition et vous proposer un plan de traitement personnalisé.
Prendre rendez-vousRéférences
- Campbell KL, Winters-Stone KM, Wiskemann J, May AM, Schwartz AL, Courneya KS, et al. Exercise Guidelines for Cancer Survivors: Consensus Statement from International Multidisciplinary Roundtable. Med Sci Sports Exerc. 2019;51(11):2375-2390. ↩ Retour au texte : 1re, 2e, 3e, 4e, 5e mentions
- Mattar M, Umutoni F, Hassan MA, Wamburu MW, Turner R, Patton JS, et al. Chemotherapy-Induced Peripheral Neuropathy: A Recent Update on Pathophysiology and Treatment. Life (Basel). 2024;14(8). ↩ Retour au texte
- Mustian KM, Alfano CM, Heckler C, Kleckner AS, Kleckner IR, Leach CR, et al. Comparison of Pharmaceutical, Psychological, and Exercise Treatments for Cancer-Related Fatigue: A Meta-analysis. JAMA Oncol. 2017;3(7):961-968. ↩ Retour au texte
- Cramp F, Byron-Daniel J. Exercise for the management of cancer-related fatigue in adults. Cochrane Database Syst Rev. 2012;11(11):CD006145. ↩ Retour au texte
- Davies C, Levenhagen K, Ryans K, Perdomo M, Gilchrist L. Interventions for Breast Cancer-Related Lymphedema: Clinical Practice Guideline From the Academy of Oncologic Physical Therapy of APTA. Phys Ther. 2020;100(7):1163-1179. ↩ Retour au texte : 1re, 2e, 3e, 4e mentions
- Wong HCY, Wallen MP, Chan AW, Dick N, Bonomo P, Bareham M, et al. Multinational Association of Supportive Care in Cancer (MASCC) clinical practice guidance for the prevention of breast cancer-related arm lymphoedema (BCRAL): international Delphi consensus-based recommendations. EClinicalMedicine. 2024;68:102441. ↩ Retour au texte
- Tse SSW, Wong C, Tane K, Kikawa Y, Rafn BS, Chan AW, et al. Prospective surveillance and early intervention to prevent chronic breast cancer-related arm lymphedema-what are the barriers? Ann Palliat Med. 2024;13(6):1513-1520. ↩ Retour au texte
- Executive Committee of the International Society of Lymphology. The diagnosis and treatment of peripheral lymphedema: 2020 Consensus Document of the International Society of Lymphology. Lymphology. 2020;53(1):3-19. ↩ Retour au texte
- Liang M, Chen Q, Peng K, Deng L, He L, Hou Y, et al. Manual lymphatic drainage for lymphedema in patients after breast cancer surgery: A systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials. Medicine (Baltimore). 2020;99(49):e23192. ↩ Retour au texte
- Müller M, Klingberg K, Wertli MM, Carreira H. Manual lymphatic drainage and quality of life in patients with lymphoedema and mixed oedema: a systematic review of randomised controlled trials. Qual Life Res. 2018;27(6):1403-1414. ↩ Retour au texte
- Shah C, Arthur DW, Wazer D, Khan A, Ridner S, Vicini F. The impact of early detection and intervention of breast cancer-related lymphedema: a systematic review. Cancer Med. 2016;5(6):1154-62. ↩ Retour au texte
- DiCecco S, Davies CC, Gilchrist L, Levenhagen K, Letellier ME, Rivera A, et al. Complete decongestive therapy phase 1: an expert consensus document. Med Oncol. 2024;41(12):304. ↩ Retour au texte
- González-Rubino JB, Vinolo-Gil MJ, Martín-Valero R. Effectiveness of physical therapy in axillary web syndrome after breast cancer: a systematic review and meta-analysis. Support Care Cancer. 2023;31(5):257. ↩ Retour au texte
- Wang T, Wang J, Chen Y, Ruan Y, Dai S. Efficacy of aquatic exercise in chronic musculoskeletal disorders: a systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials. J Orthop Surg Res. 2023;18(1):942. ↩ Retour au texte
- Campbell KL, Cormie P, Weller S, Alibhai SMH, Bolam KA, Campbell A, et al. Exercise Recommendation for People With Bone Metastases: Expert Consensus for Health Care Providers and Exercise Professionals. JCO Oncol Pract. 2022;18(5):e697-e709. ↩ Retour au texte
- Stout NL, Baima J, Swisher AK, Winters-Stone KM, Welsh J. A Systematic Review of Exercise Systematic Reviews in the Cancer Literature (2005-2017). PM R. 2017;9(9S2):S347-S384. ↩ Retour au texte : 1re, 2e mentions
- Friedenreich CM, Stone CR, Cheung WY, Hayes SC. Physical Activity and Mortality in Cancer Survivors: A Systematic Review and Meta-Analysis. JNCI Cancer Spectrum. 2019;4(1):pkz080. ↩ Retour au texte
- Ligibel JA, Bohlke K, May AM, Clinton SK, Demark-Wahnefried W, Gilchrist SC, et al. Exercise, Diet, and Weight Management During Cancer Treatment: ASCO Guideline. J Clin Oncol. 2022;40(22):2491-2507. ↩ Retour au texte
- Segal R, Zwaal C, Green E, Tomasone JR, Loblaw A, Petrella T, et al. Exercise for people with cancer: a clinical practice guideline. Curr Oncol. 2017;24(1):40-46. ↩ Retour au texte
Vidéos dans cette catégorie
Autres pathologies
L’arthrose de la hanche est une usure normale de l’articulation de la hanche. On dit souvent que l’arthrose est une usure du cartilage entre nos os. C’est vrai, mais c’est plus que juste le cartilage. Le cartilage est un tissu qui est comme un coussin entre les surfaces de nos os et permet à nos articulations de bien glisser et bouger de façon fluide.
C’est une usure normale de l’articulation du genou. On dit souvent que l’arthrose est une usure du cartilage entre nos os. C’est vrai, mais c’est plus que juste le cartilage. Le cartilage est un tissu qui est comme un coussin entre les surfaces de nos os et permet à nos articulations de bien glisser et bouger de façon fluide.
C’est une inflammation de la bourse sous-acromiale dans l’articulation de l’épaule.
Une bourse est comme un petit sac très mince et rempli de liquide qu’on trouve dans plusieurs articulations du corps. Ce petit sac agit comme un coussin dans l’articulation et lubrifie les structures qui sont exposées à plus de friction.
C’est un tissu qui enveloppe l’épaule et permet à l’os de l’épaule de rester en place dans l’articulation. La capsule permet à l’articulation d’être stable.
Dans les deux blessures, on a une douleur qui se fait sentir dans le cou et qui irradie ensuite dans le bras ou l’inverse.
C’est un étirement important ou une déchirure des fibres musculaires des muscles de l’aine ou de l’intérieur de la cuisse.
Prenez rendez-vous dès maintenant
Nous offrons une triple assurance-qualité : temps optimisé, double avis physiothérapeutique et expertise continue pour des soins efficaces et adaptés à vos besoins.


La satisfaction de nos clients est notre priorité
À Physioactif, l’excellence guide chaque intervention, mais ce sont nos patients qui en parlent le mieux. Consultez plutôt leurs avis vérifiés pour vous faire une idée concrète de leur expérience.
Découvrez nos cliniques de physiothérapie
Nous sommes présents dans plusieurs emplacements pour mieux vous servir.
Blainville
190 Chem. du Bas-de-Sainte-Thérèse Bureau 110,
Blainville, Quebec
J7B 1A7
Située à Blainville, à proximité de Rosemère, la clinique Physioactif est facilement accessible pour les résidents du secteur et des alentours
Boucherville
690 rue de Montbrun, Local S,
Boucherville, Quebec
J4B 8H2
Établie à Boucherville, la clinique Physioactif est facilement accessible pour les gens du secteur
Laval
3224 Av. Jean-Béraud Bureau 220 Laval,
QC H7T 2S4
Située à Chomedey, au cœur de Laval, la clinique Physioactif est facilement accessible pour les personnes à proximité
Montréal
8801 Rue Lajeunesse,
Montréal,
QC H2M 1R8
Située à Ahuntsic, à proximité de Villeray, la clinique Physioactif est facilement accessible pour les résidents des deux quartiers
Saint-Eustache
180 25e Avenue Bureau
201 Saint-Eustache
QC J7P 2V2
Située à Saint-Eustache, la clinique Physioactif est facilement accessible pour les résidents du secteur et des environs
Vaudreuil
21 Bd de la Cité-des-Jeunes Bureau 240,
Vaudreuil-Dorion, Quebec
J7V 0N3
Établie à Vaudreuil-Dorion, la clinique Physioactif est facilement accessible pour les gens du secteur
Prenez rendez-vous dès maintenant


