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Syndrome fémoro-patellaire

Il n’existe pas de définition claire du syndrome fémoro-patellaire. C’est lorsqu’il y a une surcharge entre le fémur et la rotule par un effet de compression qui mène à l’irritation de cette articulation.

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Illustration d'un genou fléchi avec rotule mobile, guide du syndrome fémoro-patellaire en physiothérapie chez Physioactif

Syndrome fémoro-patellaire

Écrit par:
Claudine Farah
Révisé scientifiquement par :
Ariel Desjardins Charbonneau

Le syndrome fémoro-patellaire, aussi appelé "genou du coureur" ou syndrome rotulien, fait partie des motifs de consultation les plus fréquents pour une douleur au genou en clinique sportive1, puisqu'il compte pour 25 à 40 % de tous les troubles du genou2. Cette condition peut toucher les personnes actives comme les personnes moins actives. Nos physiothérapeutes accompagnent les personnes ayant des blessures sportives dans leur reprise des activités.

Voici la bonne nouvelle: avec le bon traitement, il est possible de retrouver ses activités normales. Voyons ce qui peut contribuer à cette douleur et les moyens de la soulager.

Qu'est-ce que le syndrome fémoro-patellaire ?

Le syndrome fémoro-patellaire est une douleur située autour ou derrière la rotule et aggravée par des activités qui chargent le genou. Il n’a pas une cause unique confirmée, et plusieurs facteurs peuvent contribuer aux symptômes.

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La rotule, cet os en forme de triangle situé à l'avant du genou, joue un rôle essentiel dans le mouvement. Elle agit comme une poulie pour le quadriceps, le muscle à l’avant de la cuisse: elle éloigne le tendon du centre de rotation du genou, ce qui augmente son effet de levier pour étendre le genou3.

Quel est le rôle de la rotule dans le genou ?

La rotule est un os dit « sésamoïde » parce qu'elle est située à l'intérieur du tendon du quadriceps. Cette position particulière lui permet de faciliter le glissement du tendon lors des mouvements où vous pliez et dépliez le genou.

L’articulation entre la rotule et le fémur, l’os de la cuisse, peut supporter des charges importantes.4 La douleur peut apparaître lorsque les activités dépassent ce que le genou tolère à ce moment, mais plusieurs facteurs peuvent y contribuer.

Quelles sont les causes du syndrome fémoro-patellaire ?

Le syndrome fémoro-patellaire peut apparaître quand les activités qui chargent le genou augmentent ou changent. Une hausse rapide du volume d’entraînement peut y contribuer, mais l’évaluation considère plusieurs facteurs et ne présume pas une cause unique.

En clinique, on considère généralement qu'augmenter sa charge de course trop vite expose aux blessures de surcharge, et c'est sur cette base qu'on ajuste la progression. Une revue de 31 études publiée en 2012 n’a pas permis de préciser quelles caractéristiques de l’entraînement étaient liées aux blessures, car les résultats se contredisaient5. Une hausse des efforts peut contribuer aux symptômes, mais elle n’explique pas toutes les douleurs. En 2025, une étude de suivi a associé une hausse marquée de la distance d’une seule sortie à davantage de blessures de course. Elle ne prouve pas une cause unique du syndrome fémoro-patellaire.6 Une autre étude de suivi, menée chez 629 coureurs, a trouvé que l'absence d'expérience de course antérieure était, chez les hommes comme chez les femmes, le facteur de risque le plus important de blessure, sans mesurer directement le rythme d'augmentation de la charge7.

Le genou peut devenir plus sensible après une hausse des activités. Ajuster les efforts et prévoir de la récupération peut aider. Les exercices progressifs peuvent aussi améliorer la capacité à bouger; le repos complet n’est généralement pas le but du traitement.

Cette surcharge peut survenir de plusieurs façons. Une hausse importante du kilométrage, une longue descente inhabituelle ou une reprise sportive après un arrêt peuvent augmenter les efforts demandés au genou. La progression doit tenir compte de votre préparation et de vos symptômes.

Changement d’activité Efforts à ajuster selon la tolérance
Randonnée en montagne sans entraînement Une longue descente peut demander un effort inhabituel au genou
Début de saison de course Une reprise avec une distance importante peut dépasser la tolérance actuelle
Nouveau sport avec sauts Basketball, volleyball, soccer : sauts et accélérations à reprendre progressivement

Quels sont les facteurs de risque du syndrome fémoro-patellaire ?

Une faiblesse du quadriceps, le muscle qui étend le genou, a été associée à un risque plus élevé de syndrome fémoro-patellaire dans certaines études, surtout chez des recrues militaires. Les facteurs de risque restent toutefois imparfaitement connus.

Le syndrome fémoro-patellaire est fréquent chez les adolescents et les jeunes adultes actifs.8 Les études ne permettent pas d’attribuer cette douleur à une croissance du fémur plus rapide que celle des tissus qui l’entourent.

Les sauts et les sprints peuvent déclencher la douleur chez une personne déjà symptomatique. Une faiblesse des muscles de la hanche, notamment ceux qui écartent la jambe, peut être observée à l’évaluation. Cette observation ne prouve pas qu’elle a causé le problème.

Une faiblesse du quadriceps a été associée au risque dans des études de suivi, mais ce résultat ne permet pas de prédire à lui seul qui développera cette douleur.9

Quels sont les symptômes du syndrome fémoro-patellaire ?

La douleur en avant du genou est le symptôme principal du syndrome fémoro-patellaire. Elle apparaît généralement de façon progressive et s’aggrave lorsque vous vous accroupissez, lors de la montée ou descente d'escaliers, de la course et en position assise prolongée.

La douleur est souvent diffuse et difficile à localiser précisément, une caractéristique que le guide de pratique clinique de référence décrit comme une douleur qui commence souvent progressivement et qui est difficile à localiser, située en avant ou autour de la rotule10, 11. Les patients la décrivent typiquement « autour » ou « derrière » la rotule plutôt qu'à un point précis. La douleur revient souvent après une longue période assise, au cinéma ou en voiture par exemple; le temps avant qu'elle apparaisse varie beaucoup d'une personne à l'autre.

Activité Symptômes possibles
Accroupissement profond Peut augmenter la douleur lorsque le genou est plié sous charge
Descente d'escaliers Peut provoquer une douleur à l’avant du genou
Montée d'escaliers Peut provoquer une douleur à l’avant du genou
Course à pied Les appuis répétés peuvent augmenter les symptômes
Position assise prolongée Garder le genou plié peut réveiller la douleur

Comment diagnostique-t-on le syndrome fémoro-patellaire ?

Le diagnostic du syndrome fémoro-patellaire repose sur l'historique des symptômes et l'examen clinique réalisé par un professionnel de santé. Une radiographie n’est généralement pas nécessaire pour confirmer ce diagnostic, mais elle peut être indiquée si l’évaluation fait envisager une autre condition.1

L'évaluation clinique comprend une analyse détaillée de l'histoire de vos symptômes : quand la douleur a commencé, ce qui l'aggrave et ce qui la soulage. Votre physiothérapeute observe les mouvements qui reproduisent vos symptômes et peut examiner la sensibilité autour de la rotule. Les tests de compression de la rotule ont une utilité limitée; aucun test isolé ne confirme ce diagnostic.

Des personnes dont l'imagerie est parfaitement normale peuvent tout de même avoir mal au genou. Une image normale n'exclut pas la douleur.2

L’imagerie par résonance magnétique, ou IRM, produit des images détaillées de l’intérieur du genou. Elle est rarement nécessaire pour ce syndrome, mais elle peut aider lorsqu’un autre problème est soupçonné, par exemple une déchirure d’un ménisque, un coussin de cartilage, ou d’un ligament, une bande qui relie deux os. Pour en savoir plus sur une autre condition courante du genou, consultez notre guide sur la tendinopathie du tendon rotulien.

Comment la physiothérapie traite-t-elle le syndrome fémoro-patellaire ?

La physiothérapie traite le syndrome fémoro-patellaire surtout par des exercices progressifs et des conseils pour ajuster vos activités. Votre physiothérapeute évalue la mobilité, les mouvements et la force pour adapter le programme. Des mobilisations, des mouvements guidés par le physiothérapeute, ou des exercices de coordination peuvent s’ajouter selon vos besoins.

Les exercices constituent la base du traitement, et leur efficacité est appuyée par la recherche.12 Dans un essai chez 54 femmes sédentaires de 20 à 40 ans, ajouter des exercices de la hanche au programme du genou a davantage réduit la douleur et amélioré la fonction13. Les résultats du traitement sans chirurgie varient. Dans un suivi à cinq à huit ans, 34 des 60 personnes ayant répondu, soit 57 %, jugeaient leur récupération défavorable. Seulement 19 % du groupe initial avait répondu14, et, dans une autre étude de filles ayant eu une douleur à l’avant du genou à l’adolescence, environ le quart rapportaient encore des symptômes importants après 14 à 20 ans15, 2.

Élément évalué Objectif de l'évaluation
Mobilité articulaire Identifier les restrictions de mouvement
Signes liés aux nerfs, si les symptômes le justifient Rechercher une perte de sensibilité ou de force et déterminer si une autre évaluation est nécessaire
Qualité des mouvements Observer comment vous vous accroupissez et marchez
Force et stabilité Évaluer les muscles du genou et de la hanche

Le traitement personnalisé peut inclure des mobilisations articulaires pour améliorer le glissement de la rotule, des exercices de renforcement ciblant le quadriceps et les muscles fessiers, ainsi que des exercices pour améliorer la coordination de vos mouvements. L'éducation sur le dosage de vos activités fait également partie intégrante du plan de traitement.

L'éducation du patient a sa place dans le traitement. Elle porte sur la gestion de la charge et sur la façon de doser les activités.10

Pourquoi le renforcement de la hanche est-il si important ?

Le renforcement des muscles de la hanche peut contribuer au traitement du syndrome fémoro-patellaire. Les muscles fessiers, particulièrement le moyen fessier, contrôlent la position du fémur lors des mouvements. Une hypothèse veut qu'un changement du contrôle de la hanche modifie la répartition des forces au genou, mais ce mécanisme n'est pas établi comme une chaîne causale16. Ce qui est mieux appuyé, c'est de combiner des exercices de la hanche et du genou pour améliorer la douleur et la fonction.

Le programme peut combiner les exercices du genou et de la hanche selon vos besoins. Leur bénéfice ne prouve pas que la douleur vient d’un défaut d’alignement. Une progression graduelle et structurée permet d’augmenter les efforts selon votre réponse.

La physiothérapie fonctionne-t-elle pour le syndrome fémoro-patellaire ?

La physiothérapie est reconnue comme un traitement efficace pour le syndrome fémoro-patellaire, avec des résultats soutenus par la recherche scientifique.

La physiothérapie s'appuie sur des exercices qui ciblent à la fois la hanche et le genou pour réduire la douleur.10 Les exercices et les conseils sur les activités forment la base du traitement. La thérapie manuelle peut compléter ce programme selon vos symptômes et vos préférences.

Le consensus de 2018 recommande les exercices, notamment ceux qui combinent la hanche et le genou, pour réduire la douleur et améliorer la fonction. Il recommande aussi certaines combinaisons d’interventions adaptées à la personne12. Le guide de pratique de 2019 appuie les exercices du genou et de la hanche10.

La réponse au traitement varie selon les personnes. Une évaluation permet d’adapter les exercices aux symptômes, aux capacités et aux activités visées, puis de les ajuster selon les progrès mesurés.

Quels exercices aident à soulager le syndrome fémoro-patellaire ?

Les exercices qui renforcent la hanche et le genou peuvent réduire la douleur et améliorer la fonction. Le vélo ou la natation peuvent aussi maintenir l’activité physique selon votre tolérance et la réponse de vos symptômes.

Les exercices du genou et de la hanche peuvent renforcer les muscles et faciliter vos activités. Un programme d’exercices progressif adapte les mouvements et les efforts à votre situation.

Stratégie Bénéfice
Renforcement des fessiers Renforcement des muscles de la hanche; contribution possible à la diminution de la douleur
Natation ou vélo selon la tolérance Maintien de l’activité physique si les symptômes le permettent; durée et intensité à ajuster
Genouillère temporaire Peut apporter du confort à certaines personnes; son effet sur l’évolution du syndrome reste incertain12
Adapter temporairement les activités qui aggravent les symptômes Ajuster temporairement la charge sur le genou

La progression dépend de votre tolérance. Le programme peut comprendre des contractions musculaires sans mouvement du genou, des exercices où vous pliez et dépliez le genou, puis des gestes liés à votre sport. Votre physiothérapeute ajuste l’amplitude, la résistance et la fréquence selon vos symptômes et vos progrès.

Combien de temps dure la récupération ?

La durée de récupération varie selon plusieurs facteurs : la sévérité de vos symptômes, votre niveau d'activité, et votre assiduité dans le programme d'exercices. Une amélioration est souvent au rendez-vous après quelques semaines de traitement en physiothérapie, mais le délai n'est pas le même pour tout le monde.

Certaines personnes ressentent un soulagement dans les premières semaines, mais le délai varie. La régularité des exercices et l’ajustement des activités font partie du suivi.

La baisse de la douleur aide à guider la reprise, mais la tolérance à l’effort compte aussi. Votre physiothérapeute peut vous aider à augmenter progressivement la course ou le sport et à ajuster le programme si les symptômes s’aggravent.

Peut-on traiter le syndrome fémoro-patellaire soi-même ?

Limites de l’autogestion:

L’autogestion peut aider dans un syndrome fémoro-patellaire léger en ajustant les activités et en commençant des exercices tolérables. Une évaluation devient utile si la douleur persiste, si la fonction diminue ou si le diagnostic reste incertain.

Rôle du physiothérapeute:

Le physiothérapeute évalue le genou, la force et les façons de bouger qui comptent pour vos activités. L’évaluation sert à vérifier les signes qui demandent une autre consultation et à construire un programme progressif adapté à votre situation.

Combiner le suivi et les exercices à domicile:

Le suivi peut combiner une évaluation professionnelle et un programme d’exercices à domicile ajusté au fil des progrès.

Quand consulter un physiothérapeute pour un syndrome fémoro-patellaire ?

Consultez un physiothérapeute si votre douleur persiste ou limite vos activités malgré des ajustements raisonnables. En clinique privée au Québec, vous pouvez consulter directement sans prescription médicale; certaines règles administratives ou d’assurance peuvent toutefois demander une référence. Demandez rapidement une évaluation médicale si le genou est très douloureux, très gonflé ou déformé, si vous ne pouvez pas le bouger ou prendre appui, s’il se bloque ou se dérobe, ou si de la fièvre ou des frissons accompagnent un genou rouge ou chaud.

L'accès direct en physiothérapie permet de consulter en clinique privée sans prescription médicale préalable. Si votre condition nécessite une évaluation médicale complémentaire, votre physiothérapeute sera en mesure de vous orienter vers le professionnel approprié.

La physiothérapie est un traitement efficace pour cette condition. La guérison complète n'est toutefois pas garantie. Une douleur peut persister plusieurs années après la réadaptation chez une bonne partie des personnes.2 Un programme d’exercices adapté et réévalué selon votre réponse peut soutenir l’amélioration.

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Références

Les références de cet article comprennent des consensus, des guides de pratique et des études sur le syndrome fémoro-patellaire.

Les références s’ouvrent dans un nouvel onglet.

  1. Crossley KM, Stefanik JJ, Selfe J, Collins NJ, Davis IS, Powers CM, et al. 2016 Patellofemoral pain consensus statement from the 4th International Patellofemoral Pain Research Retreat, Manchester. Part 1: Terminology, definitions, clinical examination, natural history, patellofemoral osteoarthritis and patient-reported outcome measures. Br J Sports Med. 2016;50(14):839-43. (Retour aux passages : 1, 2)
  2. Kasitinon D, Li WX, Wang EXS, Fredericson M. Physical Examination and Patellofemoral Pain Syndrome: an Updated Review. Curr Rev Musculoskelet Med. 2021;14(6):406-412. (Retour aux passages : 1, 2, 3, 4)
  3. Grelsamer RP, Weinstein CH. Applied biomechanics of the patella. Clin Orthop Relat Res. 2001(389):9-14. (Retour au passage : 1)
  4. Reilly DT, Martens M. Experimental analysis of the quadriceps muscle force and patello-femoral joint reaction force for various activities. Acta Orthop Scand. 1972;43(2):126-37. (Retour au passage : 1)
  5. Nielsen RO, Buist I, Sørensen H, Lind M, Rasmussen S. Training errors and running related injuries: a systematic review. Int J Sports Phys Ther. 2012;7(1):58-75. (Retour au passage : 1)
  6. Schuster Brandt Frandsen J, Hulme A, Parner ET, Møller M, Lindman I, Abrahamson J, et al. How much running is too much? Identifying high-risk running sessions in a 5200-person cohort study. Br J Sports Med. 2025;59(17):1203-1210. (Retour au passage : 1)
  7. Buist I, Bredeweg SW, Bessem B, van Mechelen W, Lemmink KA, Diercks RL. Incidence and risk factors of running-related injuries during preparation for a 4-mile recreational running event. Br J Sports Med. 2010;44(8):598-604. (Retour au passage : 1)
  8. Witvrouw E, Lysens R, Bellemans J, Cambier D, Vanderstraeten G. Intrinsic risk factors for the development of anterior knee pain in an athletic population. A two-year prospective study. Am J Sports Med. 2000;28(4):480-9. (Retour au passage : 1)
  9. Pappas E, Wong-Tom WM. Prospective Predictors of Patellofemoral Pain Syndrome: A Systematic Review With Meta-analysis. Sports Health. 2012;4(2):115-20. (Retour au passage : 1)
  10. Willy RW, Hoglund LT, Barton CJ, Bolgla LA, Scalzitti DA, Logerstedt DS, et al. Patellofemoral Pain. J Orthop Sports Phys Ther. 2019;49(9):CPG1-CPG95. (Retour aux passages : 1, 2, 3, 4)
  11. Cook C, Mabry L, Reiman MP, Hegedus EJ. Best tests/clinical findings for screening and diagnosis of patellofemoral pain syndrome: a systematic review. Physiotherapy. 2012;98(2):93-100. (Retour au passage : 1)
  12. Collins NJ, Barton CJ, van Middelkoop M, Callaghan MJ, Rathleff MS, Vicenzino BT, et al. 2018 Consensus statement on exercise therapy and physical interventions (orthoses, taping and manual therapy) to treat patellofemoral pain: recommendations from the 5th International Patellofemoral Pain Research Retreat, Gold Coast, Australia, 2017. Br J Sports Med. 2018;52(18):1170-1178. (Retour aux passages : 1, 2, 3)
  13. Fukuda TY, Melo WP, Zaffalon BM, Rossetto FM, Magalhães E, Bryk FF, et al. Hip posterolateral musculature strengthening in sedentary women with patellofemoral pain syndrome: a randomized controlled clinical trial with 1-year follow-up. J Orthop Sports Phys Ther. 2012;42(10):823-30. (Retour au passage : 1)
  14. Lankhorst NE, van Middelkoop M, Crossley KM, Bierma-Zeinstra SM, Oei EH, Vicenzino B, et al. Factors that predict a poor outcome 5-8 years after the diagnosis of patellofemoral pain: a multicentre observational analysis. Br J Sports Med. 2016;50(14):881-6. (Retour au passage : 1)
  15. Nimon G, Murray D, Sandow M, Goodfellow J. Natural history of anterior knee pain: a 14- to 20-year follow-up of nonoperative management. J Pediatr Orthop. 1998;18(1):118-22. (Retour au passage : 1)
  16. Powers CM. The influence of abnormal hip mechanics on knee injury: a biomechanical perspective. J Orthop Sports Phys Ther. 2010;40(2):42-51. (Retour au passage : 1)

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