Syndrome fémoro-patellaire
Il n’existe pas de définition claire du syndrome fémoro-patellaire. C’est lorsqu’il y a une surcharge entre le fémur et la rotule par un effet de compression qui mène à l’irritation de cette articulation.
Le syndrome fémoro-patellaire, aussi appelé "genou du coureur" ou syndrome rotulien, représente 25 à 40 % de toutes les consultations pour douleur au genou en clinique sportive.1 Cette condition touche particulièrement les personnes actives et les sportifs qui augmentent trop rapidement leur volume d'entraînement. Comme physiothérapeutes spécialisés dans les blessures sportives, nous accompagnons régulièrement des patients vers une récupération complète.
Voici la bonne nouvelle: avec le bon traitement, la grande majorité des gens retrouvent leurs activités normales. Voyons ensemble ce qui cause cette douleur et comment vous en débarrasser.
Qu'est-ce que le syndrome fémoro-patellaire ?
Le syndrome fémoro-patellaire est une douleur en avant du genou causée par une surcharge entre la rotule et le fémur. Cette condition survient quand l'articulation subit un stress mécanique qui dépasse sa capacité d'adaptation.
La rotule, cet os en forme de triangle situé à l'avant du genou, joue un rôle essentiel dans le mouvement. Elle agit comme une poulie pour le muscle quadriceps et augmente son bras de levier de 30 à 50 %, ce qui permet au muscle de développer plus de force.2
Quel est le rôle de la rotule dans le genou ?
La rotule est un os dit « sésamoïde » parce qu'elle est située à l'intérieur du tendon du quadriceps. Cette position particulière lui permet de faciliter le glissement du tendon lors des mouvements de flexion et d'extension du genou.
L'articulation fémoro-patellaire est conçue pour supporter des charges importantes. Lors de la descente d'escaliers, les forces qui s'exercent sur cette articulation peuvent atteindre jusqu'à 7 fois le poids du corps.3 Cette capacité remarquable explique pourquoi un déséquilibre entre la charge appliquée et la capacité d'adaptation peut mener à des symptômes.
Quelles sont les causes du syndrome fémoro-patellaire ?
Le syndrome fémoro-patellaire est causé par une surcharge mécanique sur l'articulation rotule-fémur. Une augmentation trop rapide du volume d'entraînement, un changement d'activité ou un manque de préparation physique sont les causes les plus fréquentes.
Les erreurs d'entraînement représentent 60 à 80 % des causes de blessures de surcharge chez les coureurs.4 Le principe est simple : quand le stress appliqué sur l'articulation dépasse sa capacité de récupération, les tissus s'irritent et la douleur apparaît. Les études montrent qu'une augmentation du volume d'entraînement de plus de 10 % par semaine constitue un facteur de risque documenté.5
Pensez à votre articulation fémoro-patellaire comme à un compte bancaire : chaque activité représente un retrait, et le repos permet les dépôts. Si vous retirez plus que ce que vous déposez pendant plusieurs jours consécutifs, vous vous retrouvez en déficit. C'est exactement ce qui se produit lors d'une surcharge : vos tissus n'ont pas le temps de se réparer entre les sessions d'entraînement.
Cette surcharge peut survenir de plusieurs façons. Un coureur qui passe de 20 à 40 kilomètres par semaine en deux semaines, un amateur de randonnée qui fait une longue descente en montagne sans entraînement préalable, ou un joueur de basketball qui reprend après plusieurs mois d'arrêt sont tous à risque. La clé réside dans la progressivité.
| Situation à risque | Mécanisme de surcharge |
|---|---|
| Randonnée en montagne sans entraînement | 4-8 heures de descente créent un stress inhabituel sur la rotule |
| Début de saison de course | Passage de 0 à 30 km/semaine trop rapidement |
| Nouveau sport avec sauts | Basketball, volleyball, soccer : charge répétitive non progressive |
Quels sont les facteurs de risque du syndrome fémoro-patellaire ?
Certains facteurs augmentent le risque de développer un syndrome fémoro-patellaire : les poussées de croissance chez les adolescents, la pratique de sports avec sauts ou sprints répétitifs, et le sexe masculin qui semble légèrement plus touché dans la population jeune.
La prévalence du syndrome fémoro-patellaire atteint 22 à 40 % chez les adolescents actifs.6 Les poussées de croissance constituent un facteur de risque particulier : le fémur grandit plus rapidement que les tissus mous environnants, ce qui crée une tension accrue sur l'articulation.
Les sports qui impliquent des sauts et des sprints répétitifs augmentent également le risque. La faiblesse des muscles de la hanche, particulièrement les abducteurs, est un autre facteur souvent identifié lors de l'évaluation en physiothérapie.
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Quels sont les symptômes du syndrome fémoro-patellaire ?
La douleur en avant du genou est le symptôme principal du syndrome fémoro-patellaire. Elle apparaît généralement de façon progressive et s'aggrave lors des squats, de la montée ou descente d'escaliers, de la course et en position assise prolongée.
La douleur est souvent diffuse et difficile à localiser précisément.7 Les patients la décrivent typiquement « autour » ou « derrière » la rotule plutôt qu'à un point précis. Un signe caractéristique est la douleur qui apparaît après 20-30 minutes en position assise, parfois appelé « signe du cinéma ».
| Activité | Niveau de stress sur la rotule | Squat profond | Compression maximale |
|---|---|---|---|
| Descente d'escaliers | 3,3 fois le poids du corps | Course à pied | 2,5 fois le poids du corps |
| Montée d'escaliers | 2,5 fois le poids du corps | Position assise prolongée | Pression statique continue |
Comment diagnostique-t-on le syndrome fémoro-patellaire ?
Le diagnostic du syndrome fémoro-patellaire repose sur l'historique des symptômes et l'examen clinique réalisé par un professionnel de santé. La radiographie n'est généralement pas utile car elle ne permet pas de visualiser ce type de problème tissulaire.8
L'évaluation clinique comprend une analyse détaillée de l'histoire de vos symptômes : quand la douleur a commencé, ce qui l'aggrave et ce qui la soulage. Votre physiothérapeute effectue également des tests spécifiques comme la palpation des facettes de la rotule et des tests de compression.
L'IRM est rarement nécessaire sauf si nous suspectons une lésion structurelle comme une déchirure de ménisque ou une lésion ligamentaire. Le syndrome fémoro-patellaire est un diagnostic clinique qui ne nécessite pas d'imagerie coûteuse. Pour en savoir plus sur une autre condition courante du genou, consultez notre guide sur la tendinopathie du tendon rotulien.
Comment la physiothérapie traite-t-elle le syndrome fémoro-patellaire ?
Votre physiothérapeute évalue votre mobilité articulaire, la qualité de vos mouvements et votre force musculaire pour identifier la cause de votre syndrome fémoro-patellaire. Le traitement comprend des mobilisations, des exercices de renforcement et une rééducation du contrôle moteur.
L'exercice thérapeutique constitue le traitement de première ligne avec des preuves scientifiques solides.9 Les études démontrent que le renforcement combiné du genou et de la hanche est supérieur au renforcement du genou seul.^10 Le taux de succès du traitement conservateur atteint 80 à 90 % des cas, avec une durée typique de traitement de 6 à 12 semaines.
| Élément évalué | Objectif de l'évaluation |
|---|---|
| Mobilité articulaire | Identifier les restrictions de mouvement |
| Glissement des nerfs | Vérifier l'absence de tension neurale |
| Qualité des mouvements | Analyser le patron moteur (squat, marche) |
| Force et stabilité | Évaluer les muscles du genou et de la hanche |
Le traitement personnalisé peut inclure des mobilisations articulaires pour améliorer le glissement de la rotule, des exercices de renforcement ciblant le quadriceps et les muscles fessiers, ainsi qu'une rééducation du contrôle moteur pour optimiser votre façon de bouger. L'éducation sur le dosage de vos activités fait également partie intégrante du plan de traitement.
Pourquoi le renforcement de la hanche est-il si important ?
Plusieurs études ont démontré l'importance cruciale du renforcement des muscles de la hanche dans le traitement du syndrome fémoro-patellaire. Les muscles fessiers, particulièrement le moyen fessier, contrôlent la position du fémur lors des mouvements. Quand ces muscles sont faibles, le fémur a tendance à tourner vers l'intérieur, ce qui augmente la pression sur la face externe de la rotule.
Cette relation entre la hanche et le genou explique pourquoi le traitement doit cibler l'ensemble de la chaîne cinétique plutôt que le genou seul. Un programme qui combine le renforcement de la hanche et du genou produit de meilleurs résultats qu'un programme qui cible uniquement le quadriceps. Cette approche suit une progression graduelle et structurée, permettant aux tissus de s'adapter progressivement aux charges croissantes.
Est-ce que la Physiothérapie Fonctionne pour le syndrome fémoro-patellaire?
La physiothérapie est reconnue comme un traitement efficace pour le syndrome fémoro-patellaire, avec des résultats soutenus par la recherche scientifique.
Les études démontrent un taux de succès de 75-85% pour le traitement de le syndrome fémoro-patellaire par la physiothérapie. La combinaison d'exercices thérapeutiques, de thérapie manuelle et d'éducation s'avère particulièrement efficace pour réduire la douleur et améliorer la fonction.
L'efficacité du traitement dépend de plusieurs facteurs: la précocité de la consultation (plus tôt = meilleurs résultats), l'assiduité aux exercices à domicile, la force du quadriceps, le contrôle neuromusculaire, la biomécanique du genou. Une évaluation complète permet d'adapter le traitement à votre situation spécifique.
La plupart des patients constatent une amélioration dans les 3-4 semaines premières séances, avec une résolution complète en 8-12 semaines.
Vous souffrez de le syndrome fémoro-patellaire? Prenez rendez-vous pour une évaluation complète et un plan de traitement personnalisé.
Quels exercices aident à soulager le syndrome fémoro-patellaire ?
Les exercices de renforcement des fessiers et du quadriceps sont essentiels pour traiter le syndrome fémoro-patellaire. Le vélo et la natation permettent de maintenir votre activité physique sans aggraver les symptômes pendant la phase de récupération.
Le renforcement des muscles fessiers constitue la pierre angulaire du traitement. Ces muscles contrôlent l'alignement du genou lors des activités fonctionnelles. Un programme d'exercices progressif permet de restaurer la force et le contrôle moteur nécessaires au retour aux activités.
| Stratégie | Bénéfice |
|---|---|
| Renforcement des fessiers | Meilleur contrôle de l'alignement du genou |
| Natation (sauf brasse) ou vélo | Maintien de la condition physique sans stress |
| Genouillère temporaire | Réduction de l'inconfort lors des activités |
| Éviter temporairement les activités douloureuses | Permettre la guérison des tissus |
La progression se fait généralement en trois phases : d'abord des exercices isométriques avec vélo léger et natation, puis un renforcement avec charge partielle, et finalement un retour progressif à vos activités sportives. Votre physiothérapeute adapte ce protocole selon votre évolution.
Combien de temps dure la récupération ?
La durée de récupération varie selon plusieurs facteurs : la sévérité de vos symptômes, votre niveau d'activité, et votre assiduité dans le programme d'exercices. En général, vous pouvez vous attendre à une amélioration significative après 6 à 8 semaines de traitement en physiothérapie.
Certains patients ressentent un soulagement dès les premières semaines, particulièrement si nous attrapons le problème tôt. D'autres, surtout ceux qui souffrent depuis plusieurs mois, peuvent nécessiter 12 à 16 semaines pour une récupération complète. L'important est de suivre le programme de façon régulière et de ne pas reprendre les activités trop rapidement.
La patience est essentielle. Beaucoup de patients font l'erreur de reprendre la course ou leur sport dès que la douleur diminue. Cette approche mène souvent à une récidive. Votre physiothérapeute vous guide dans le retour progressif aux activités pour minimiser le risque de rechute.
Peut-on Traiter le syndrome fémoro-patellaire Soi-Même?
Limitations auto-traitement (40 words):L'auto-traitement peut soulager le syndrome fémoro-patellaire légère (glace, repos, étirements légers). Cependant, sans analyse biomécanique, vous risquez de renforcer dans de mauvais patterns qui aggravent le problème. Sans diagnostic précis, vous risquez de maintenir des compensations ou de faire des exercices contre-productifs qui retardent la guérison.
Rôle du physiothérapeute (40 words):Le physiothérapeute analyse la biomécanique du genou et corrige les patterns de mouvement déficients. Une évaluation permet d'identifier la cause exacte, d'éliminer les drapeaux rouges, et de créer un plan de traitement progressif. Les exercices sont adaptés à votre condition spécifique, pas génériques.
Approche hybride (20 words):Notre approche: évaluation professionnelle + programme d'exercices à domicile supervisé = meilleurs résultats à long terme.
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Quand consulter un physiothérapeute pour un syndrome fémoro-patellaire ?
Consultez un physiothérapeute si vous présentez une douleur persistante en avant du genou ou si vos symptômes ne s'améliorent pas après 10 jours d'auto-gestion. Vous n'avez pas besoin de voir un médecin avant de consulter en physiothérapie au Québec.
L'accès direct en physiothérapie permet une prise en charge rapide sans attendre une référence médicale. Si votre condition nécessite une évaluation médicale complémentaire, votre physiothérapeute sera en mesure de vous orienter vers le professionnel approprié.
Le pronostic du syndrome fémoro-patellaire est excellent avec un traitement approprié. La grande majorité des patients retrouvent leurs activités normales après un programme de réadaptation bien conduit. La clé du succès réside dans une prise en charge précoce et un programme d'exercices adapté à votre condition.
Références- Crossley KM, et al. 2016 Patellofemoral pain consensus statement. Br J Sports Med. 2016;50(14):839-843.
- Powers CM. The influence of abnormal hip mechanics on knee injury. J Orthop Sports Phys Ther. 2010;40(2):42-51.
- Reilly DT, Martens M. Experimental analysis of the quadriceps muscle force and patello-femoral joint reaction force. J Bone Joint Surg Am. 1972;54(4):749-756.
- Nielsen RO, et al. Training errors and running related injuries. Int J Sports Phys Ther. 2012;7(1):58-75.
- Buist I, et al. Incidence and risk factors of running-related injuries. Am J Sports Med. 2010;38(2):273-280.
- Witvrouw E, et al. Intrinsic risk factors for the development of anterior knee pain. Am J Sports Med. 2000;28(4):480-489.
- Cook C, et al. Best tests/clinical findings for screening and diagnosis of patellofemoral pain. Int J Sports Phys Ther. 2012;7(2):144-152.
- Crossley KM, et al. Patellofemoral pain. Br J Sports Med. 2016;50(14):839-843.
- Collins NJ, et al. 2018 Consensus statement on exercise therapy. Br J Sports Med. 2018;52(18):1170-1178.
- Fukuda TY, et al. Hip posterolateral musculature strengthening in women with patellofemoral pain syndrome. J Orthop Sports Phys Ther. 2012;42(1):22-29.
Autres pathologies
L’arthrose de la hanche est une usure normale de l’articulation de la hanche. On dit souvent que l’arthrose est une usure du cartilage entre nos os. C’est vrai, mais c’est plus que juste le cartilage. Le cartilage est un tissu qui est comme un coussin entre les surfaces de nos os et permet à nos articulations de bien glisser et bouger de façon fluide.
C’est une usure normale de l’articulation du genou. On dit souvent que l’arthrose est une usure du cartilage entre nos os. C’est vrai, mais c’est plus que juste le cartilage. Le cartilage est un tissu qui est comme un coussin entre les surfaces de nos os et permet à nos articulations de bien glisser et bouger de façon fluide.
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