Syndrome d'accrochage de l'épaule
C’est lorsque certaines structures de l’épaule (un tendon ou la bourse sous-acromiale) sont coincées ou pincées pendant les mouvements de l’épaule. Ces structures deviennent donc irritées et douloureuses. Ce pincement se fait dans la région de l’épaule qu’on appelle l’espace sous-acromial.

La douleur liée à la coiffe des rotateurs est un motif fréquent de consultation pour l'épaule. Si lever le bras vous fait mal, une évaluation peut aider à comprendre ce qui limite vos mouvements.
Les exercices progressifs peuvent améliorer la douleur et les capacités de l'épaule. Une revue d'essais cliniques rapporte de petits avantages des programmes de contrôle du mouvement sur les capacités à court et à moyen terme, par rapport à des exercices plus généraux. Cette revue ne détermine pas un dosage idéal pour tous1.
Ce guide décrit les symptômes, l'évaluation et les traitements possibles de cette douleur.
Qu'est-ce que le syndrome d'accrochage de l'épaule?
Le syndrome d'accrochage est un ancien nom donné à un ensemble de douleurs de l'épaule souvent liées à la coiffe des rotateurs. Ce nom ne prouve pas qu'un tendon ou une bourse se coince2.
10 mini-trucs pour comprendre votre douleur
Un conseil par jour pendant 10 jours pour mieux comprendre votre douleur. Environ 2 minutes de lecture.
Les tendons relient les muscles de la coiffe aux os. Une bourse, une petite poche de liquide, facilite le glissement entre certaines structures de l'épaule.
La coiffe des rotateurs regroupe quatre muscles qui stabilisent et font bouger l'épaule. La bourse sous-acromiale se trouve entre les tendons de la coiffe et l'acromion, la partie de l'omoplate qui forme le dessus de l'épaule.
Cette douleur peut toucher des adultes d'âges différents. L'âge et l'apparence des tissus ne suffisent pas pour poser le diagnostic.
Comment différencier le syndrome d'accrochage des autres problèmes d'épaule?
Le professionnel distingue les problèmes d'épaule en comparant l'histoire des symptômes, la mobilité et la force. Une douleur liée à la coiffe, une bursite et une tendinopathie de la coiffe peuvent donner des symptômes semblables. L'examen ne permet pas toujours d'identifier un seul tissu responsable.
La bursite sous-acromiale désigne une inflammation de la bourse qui peut accompagner une douleur à l'épaule. Un symptôme isolé ne suffit pas à déterminer la part de la bourse dans cette douleur.
Une capsulite limite habituellement beaucoup les mouvements, même quand une autre personne déplace votre bras. Une douleur liée à la coiffe gêne souvent certains gestes, mais ces problèmes peuvent se ressembler.
Le professionnel choisit les soins selon vos symptômes, vos capacités et les résultats de l'examen.
Quels sont les symptômes du syndrome d'accrochage de l'épaule?
Le syndrome d'accrochage peut causer une douleur à l'avant ou sur le côté de l'épaule, surtout quand vous levez le bras. La douleur peut aussi vous réveiller la nuit ou gêner certains gestes. Ces signes ne suffisent pas seuls pour poser le diagnostic.
La douleur pendant une partie du mouvement
La douleur peut apparaître pendant une partie du mouvement quand vous levez le bras. Le professionnel appelle ce phénomène un arc douloureux. Ce signe contribue à l'examen, mais il n'identifie pas à lui seul le tissu en cause.
Localisation et type de douleur
La douleur peut se situer à l'avant ou sur le côté de l'épaule et parfois descendre vers le bras. Certaines personnes décrivent un pincement pendant un mouvement. Au repos, la douleur peut être absente, intermittente ou plus présente selon la personne et la période.
Douleur nocturne
Certaines personnes ressentent davantage de douleur la nuit ou dans certaines positions de sommeil.
Activités problématiques
Les tâches suivantes peuvent provoquer une douleur :
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Se laver ou sécher les cheveux
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Mettre la main dans le dos (attacher un soutien-gorge, sortir un portefeuille)
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Ranger des objets en hauteur
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Enfiler un manteau
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Pratiquer des sports avec les bras levés, comme le tennis, le volleyball ou la natation
Les symptômes peuvent apparaître graduellement ou après un événement. Après un traumatisme, une déchirure aiguë de la coiffe fait partie des hypothèses; une perte de force importante ou une incapacité à utiliser le bras justifie une évaluation rapide.
Une évaluation tient compte de ces symptômes et de leur effet sur vos activités.
Quels facteurs peuvent contribuer au syndrome d'accrochage de l'épaule?
La douleur liée à la coiffe peut dépendre de plusieurs facteurs, dont les activités et la capacité de l'épaule à tolérer les efforts. L'évaluation examine la force, la mobilité, les gestes bras levé et les positions confortables, dont la posture. Leur rôle varie selon la personne.
Le nom « accrochage » évoque un frottement entre l'acromion, la bourse et les tendons. Il ne démontre toutefois pas que ce frottement explique votre douleur et ne suffit pas pour choisir un traitement.2 Le professionnel interprète la forme des os avec vos symptômes, vos capacités et l'examen.
Les premières recherches ont étudié le lien entre la forme de l'acromion et les lésions de la coiffe3, 4. Ces observations ne permettent pas d'attribuer votre douleur à cette forme seulement. L'évaluation tient aussi compte de vos capacités et de vos activités.
Mouvement de l'omoplate
Le mouvement de l'omoplate varie selon la tâche et la personne5. Quand certains mouvements ou certaines charges sont difficiles, des exercices de contrôle et de force peuvent être essayés puis ajustés selon leur effet.
Force musculaire
La force de la coiffe et des muscles de l'omoplate peut être évaluée lorsqu'elle limite les gestes importants pour vous. Le programme cible alors les capacités à développer.
Mobilité à l'arrière de l'épaule
Une étude a observé une raideur à l'arrière de l'épaule chez des personnes ayant ce type de douleur6. Cette association ne prouve pas que la raideur cause la douleur. Si elle gêne vos gestes, le physiothérapeute peut proposer des exercices de mobilité et vérifier leur effet.
Positions et tolérance
Une étude menée chez des personnes sans douleur a observé des mouvements de l'omoplate différents selon la position de leur tête et de leurs épaules7. Ces résultats ne prouvent pas qu'une posture cause la douleur. Au travail, vous pouvez varier les positions, prendre des pauses et ajuster le poste selon votre confort.
Facteurs anatomiques
La forme de l'acromion varie entre les personnes. Cette forme ne permet pas, à elle seule, de savoir qui aura mal ni d'expliquer les symptômes.
Ce que cela signifie pour vous
Une particularité osseuse visible sur une image n'impose pas une chirurgie. Le physiothérapeute peut vous aider à développer la force, la mobilité et la capacité à réaliser vos activités, selon vos besoins.
Une douleur ne signifie pas automatiquement que votre épaule est endommagée. Une amélioration de la force et de l'aisance dans vos mouvements reste possible.
Comment diagnostique-t-on le syndrome d'accrochage de l'épaule?
Le physiothérapeute évalue vos symptômes, vos mouvements et votre force pour poser son diagnostic en physiothérapie. Au Québec, vous pouvez le consulter directement en clinique privée. Si l'examen révèle un signe qui demande une évaluation médicale, il vous oriente vers la ressource appropriée.
L'historique des symptômes
Le physiothérapeute vous questionne sur le début et l'évolution des symptômes, la douleur la nuit et les activités qui provoquent ou soulagent la douleur. Il vous demande aussi ce que vous faites au travail et dans vos loisirs.
L'examen physique
Le physiothérapeute peut utiliser certains tests pour reproduire vos symptômes et orienter son évaluation :
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Test de Neer : Le professionnel lève votre bras pendant que vous le laissez relâché, avec l'épaule tournée vers l'intérieur.
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Test de Hawkins-Kennedy : Le professionnel place votre bras devant vous, coude plié, puis tourne doucement l'épaule vers l'intérieur.
-
Test de l'arc douloureux : Vous levez le bras et le professionnel repère la partie du mouvement qui provoque la douleur.
Le physiothérapeute évalue aussi la force, la mobilité et le mouvement de l'omoplate. Aucun de ces tests ne suffit à confirmer le diagnostic à lui seul.
Examens d'imagerie : utiles s'ils peuvent aider à choisir les soins
En l'absence de traumatisme ou de signe préoccupant, l'histoire des symptômes et l'examen guident habituellement les premiers soins. Le professionnel discute d'un examen d'imagerie si le résultat peut changer le traitement, notamment après certains traumatismes, une perte importante de capacité ou une évolution inattendue.
Une étude a comparé les deux épaules de personnes ayant mal d'un seul côté, avec l'imagerie par résonance magnétique (IRM). Plusieurs changements des tissus étaient aussi fréquents dans l'épaule sans douleur. Ce résultat ne concernait toutefois pas toutes les lésions. Le professionnel interprète donc l'image avec vos symptômes et l'examen.8
Les résultats de l'évaluation aident à choisir un traitement adapté à vos besoins.
Quel est le traitement en physiothérapie pour le syndrome d'accrochage?
La physiothérapie pour le syndrome d'accrochage comprend généralement des exercices progressifs, des explications et des ajustements d'activités. Le professionnel adapte le programme à votre situation; des soins sans chirurgie sont habituellement proposés d'abord.
Pour un guide complet, consultez notre article sur la physiothérapie pour la douleur à l'épaule.
Les objectifs
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Calmer la douleur et rendre les mouvements du quotidien plus tolérables
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Restaurer l'amplitude de mouvement utile aux activités visées
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Développer la force utile aux activités visées
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Améliorer le contrôle du mouvement, soit la coordination du bras et de l'omoplate
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Modifier les positions ou les habitudes qui rendent certaines tâches moins tolérables
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Préparer une reprise graduelle des activités et savoir ajuster la charge si les symptômes reviennent
Thérapie manuelle
Le physiothérapeute peut mobiliser doucement votre épaule ou utiliser d'autres techniques manuelles si certains mouvements sont difficiles.
Leur effet est réévalué avec celui des exercices; ces techniques sont conservées seulement si elles apportent un changement utile et tolérable.
Programme d'exercices progressif
Point de départ : rendre certains mouvements plus tolérables
Des mouvements pendulaires, des étirements doux ou un travail de l'omoplate peuvent être essayés; les mouvements très douloureux sont modifiés temporairement.
Progression : développer la force de la coiffe et des muscles de l'omoplate selon la tolérance
Un travail de la coiffe des rotateurs, des muscles de l'omoplate et du contrôle du mouvement peut être proposé selon les capacités à développer.
Progression fonctionnelle : préparer graduellement les mouvements et les charges propres à vos activités
Vous pratiquez des mouvements et des exercices avec des charges qui préparent vos activités. Le physiothérapeute ajuste leur progression selon votre réponse.
Éducation
L'éducation peut porter sur l'ajustement temporaire des activités, les positions de travail et de sommeil, et le dosage des efforts selon leur effet.
Durée du traitement
La durée du suivi varie selon les symptômes, la fonction, les activités visées et la réponse au programme.
Le suivi tient compte de votre capacité à faire le programme, des activités importantes pour vous et des obstacles à la progression.
Quand considérer d'autres traitements
Si le programme n'apporte pas le changement attendu, une réévaluation permet de vérifier le diagnostic, le dosage et les autres options avec vous. Chez les adultes étudiés ayant une douleur sous-acromiale sans déchirure complète de la coiffe, la chirurgie de décompression n'a pas apporté d'amélioration importante de la douleur ou des capacités par rapport à une chirurgie simulée, sans décompression, jusqu'à un an après l'opération. Ce résultat ne concerne pas toutes les opérations de l'épaule.9 Le nom « accrochage » ne suffit pas à expliquer la douleur ni à choisir un traitement.2 La décision de poursuivre la prise en charge sans chirurgie ou de discuter d'une autre option dépend de l'évolution, des objectifs, des risques et des préférences.
Le programme se construit avec vous et s'ajuste si les exercices, l'horaire ou les résultats ne conviennent pas.
Nos physiothérapeutes peuvent évaluer votre condition et vous proposer un plan de traitement personnalisé.
Quels exercices faire à la maison pour le syndrome d'accrochage?
Les exercices à la maison peuvent inclure des mouvements pendulaires, des étirements doux et des exercices de force avec un élastique. Le physiothérapeute choisit les exercices selon vos besoins et adapte la charge, l'amplitude et la fréquence. Notre guide des exercices thérapeutiques explique cette progression.
Exercices de mobilité
1. Exercices pendulaires (Codman)
Penchez-vous vers l'avant et placez la main moins douloureuse sur une table. Laissez le bras douloureux pendre librement. Faites de petits mouvements dans une amplitude confortable. Le nombre de répétitions et la fréquence se choisissent selon l'effet pendant et après l'exercice.
2. Étirement de l'avant de l'épaule
Placez l'avant-bras contre le cadre d'une porte, le coude plié. Avancez légèrement un pied et tournez le corps dans la direction opposée. Cherchez une tension confortable, sans forcer. La durée et la fréquence s'ajustent selon la réponse de votre épaule.
3. Étirement de l'arrière de l'épaule
Couchez-vous sur le côté de l'épaule à étirer, le haut du bras devant vous, le coude plié à angle droit et la main vers le plafond. Avec l'autre main, poussez doucement l'avant-bras vers le sol, sans appuyer sur le poignet. Arrêtez au premier étirement confortable; cessez si la position provoque une douleur. Le physiothérapeute vérifie si cet exercice convient à votre mobilité et ajuste sa durée.
Exercices de renforcement
4. Rotation externe avec élastique
Fixez l'élastique à un point stable, à hauteur du coude. Gardez le coude plié à angle droit près du corps et l'avant-bras à l'horizontale. Éloignez la main du ventre en tournant l'épaule vers l'extérieur, sans décoller le coude. Choisissez une résistance qui permet un mouvement contrôlé. Les séries, répétitions et jours de récupération s'ajustent selon votre réponse.
5. Tirage avec un élastique
Fixez l'élastique devant vous à un point stable, à hauteur de poitrine. Tirez les coudes vers l'arrière et rapprochez doucement les omoplates. Le physiothérapeute adapte la résistance, les répétitions et la fréquence selon votre capacité et l'effet après la séance.
10 mini-trucs pour comprendre votre douleur
Un conseil par jour pendant 10 jours pour mieux comprendre votre douleur. Environ 2 minutes de lecture.
6. Glissement des bras au mur
Placez-vous face au mur, les avant-bras contre le mur et les coudes pliés. Faites glisser les avant-bras vers le haut dans une amplitude confortable. Le physiothérapeute ajuste l'amplitude, les répétitions et la fréquence selon votre réponse.
Principes importants
Progression graduelle : La mobilité et le renforcement peuvent progresser ensemble ou séparément selon vos besoins.
Douleur acceptable : La douleur pendant et après l'exercice sert à ajuster l'amplitude, la charge et la récupération. Le seuil retenu est convenu avec vous.
Constance : choisissez avec votre physiothérapeute une fréquence réaliste et ajustez-la selon votre réponse.
Patience : Les changements de douleur, de force et de fonction peuvent avancer à des rythmes différents. Le programme s'ajuste à ce que vous observez.
Un physiothérapeute peut vous aider à choisir un point de départ, puis à ajuster les exercices selon leur effet et vos objectifs.
Peut-on traiter soi-même un syndrome d'accrochage à l'épaule?
Si les symptômes sont peu limitants et sans signal d'alarme, vous pouvez ajuster temporairement les activités et observer l'évolution. Des conseils généraux peuvent convenir à certaines personnes. Une évaluation devient utile si les symptômes persistent, si la fonction diminue ou si vous ne savez pas comment ajuster les exercices.
Le physiothérapeute peut travailler la force, la mobilité et la tolérance aux mouvements qui sont difficiles pour vous. Une évaluation aide à préciser les hypothèses, à vérifier les signes qui nécessitent une référence médicale et à choisir une progression adaptée. Le programme tient compte de vos capacités, de vos activités et de votre réponse aux exercices.
L'évaluation peut aider à choisir les exercices, puis à les ajuster selon leur effet et vos objectifs.
Comment gérer les activités exigeantes pour l'épaule?
Vous pouvez gérer les activités exigeantes en ajustant leur durée, leur charge et votre posture selon la réponse de l'épaule. Une préparation graduelle des gestes bras levé peut aussi faire partie du programme. Ces mesures ne garantissent pas l'absence de symptômes.
Développer les capacités utiles à vos activités
Les exercices de renforcement ou de mobilité sont choisis selon les activités à préparer et les capacités à développer. Leur fréquence est individualisée.
Varier les positions
Au travail, différentes positions, hauteurs d'écran, formes d'appui et pauses peuvent être essayées, puis conservées seulement si elles rendent la tâche plus tolérable.
Position générale : essayez, si c'est confortable, de redresser le tronc, de ramener légèrement le menton et de laisser les omoplates descendre. Cette position est une option parmi d'autres; changez-la si elle n'est pas confortable.
Modifier les techniques de mouvement
Pour les gestes bras levé ou le sport, augmentez graduellement la charge et la durée, puis ajustez selon la réponse de l'épaule.
Gestion du sommeil
Essayez différentes positions et utilisez un oreiller si cela améliore votre confort. Aucune position n'est obligatoire.
Dosage et gestion de la charge
Reprenez graduellement une activité après un arrêt. Observez l'effet de l'activité sur votre épaule. Une légère raideur peut survenir après une nouvelle activité; vérifiez comment elle évolue. Si les symptômes augmentent après l'activité ou gênent davantage la fonction, ajustez la charge et observez la réponse avant la prochaine séance.
Maintenir la mobilité
Des mouvements du haut du dos, comme des rotations ou des extensions douces, peuvent faire partie du programme selon vos besoins. Après le suivi, vous pouvez conserver les exercices qui restent utiles à vos activités, à une fréquence adaptée.
Comment évolue le syndrome d'accrochage de l'épaule?
L'évolution du syndrome d'accrochage varie selon les personnes; une amélioration de la douleur et des activités reste possible. Le programme sans chirurgie s'ajuste selon votre réponse et vos objectifs.
Réponse au traitement La douleur, la fonction et les activités importantes sont suivies pendant le programme; la réponse individuelle varie.
Délai de récupération
La durée des symptômes aide le professionnel à comprendre votre situation, mais elle ne suffit pas pour prévoir la récupération.
Évolution possible
Les symptômes peuvent persister, fluctuer ou s'améliorer. Dans une étude de personnes ayant une déchirure de la coiffe, la taille de la déchirure n'était pas associée à l'intensité de la douleur ou aux limitations au moment de l'évaluation10. Cette observation ne prédit pas l'évolution d'un tendon.
Consultez selon l'importance des symptômes et leurs effets sur vos activités, sans supposer qu'attendre entraîne automatiquement un dommage permanent.
Risque de récidive
Certaines personnes gardent des symptômes ou en voient revenir. Une réévaluation peut alors vérifier les activités, le programme, les objectifs et les autres facteurs pertinents, sans attribuer la situation à un manque d'effort.
Certains exercices peuvent être maintenus s'ils restent utiles aux activités et aux objectifs de la personne.
Les objectifs de récupération
Une prise en charge sans chirurgie peut aider. Le programme est choisi avec vous, puis ajusté selon la douleur, la fonction, vos activités et les obstacles rencontrés.
Une amélioration reste possible. Les objectifs se définissent selon les activités que vous souhaitez reprendre et l'évolution observée.
Quand consulter pour un syndrome d'accrochage de l'épaule?
Une douleur à l'épaule qui persiste, vous réveille ou limite vos activités justifie une consultation en physiothérapie. Un traumatisme important, une perte de force soudaine ou de la fièvre demande un avis médical rapide. Au Québec, vous pouvez consulter directement un physiothérapeute en clinique privée pour une douleur à l'épaule et au bras.
Quand consulter un physiothérapeute
Consultez un physiothérapeute dans les situations suivantes :
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Votre douleur persiste malgré un ajustement des activités.
-
Lever le bras continue de provoquer une douleur qui limite vos activités.
-
La douleur vous réveille régulièrement.
-
La douleur gêne vos activités quotidiennes.
Certaines assurances demandent une prescription pour rembourser les soins. L'accès dans le réseau public dépend aussi des règles de l'établissement.
Quand consulter un médecin
Consultez rapidement un médecin dans les situations suivantes :
Signaux d'alarme :
-
Votre douleur à l'épaule s'accompagne d'une douleur thoracique ou d'un essoufflement : appelez le 911.
-
Votre douleur apparaît après un traumatisme important, ou votre épaule est déformée.
-
Vous perdez soudainement beaucoup de force dans l'épaule ou vous ne pouvez plus utiliser le bras.
-
Des engourdissements persistent dans votre bras ou votre main.
-
Votre douleur s'accompagne de fièvre, de frissons, d'une rougeur ou d'une chaleur importante.
-
Vous avez un antécédent de cancer et une douleur nouvelle inexpliquée, ou des signes comme une perte de poids involontaire.
Absence de réponse au traitement :
-
Vos symptômes évoluent de façon inattendue ou ne changent pas malgré un programme ajusté.
-
Votre douleur ou vos difficultés augmentent malgré le traitement.
Si l'évolution vous inquiète ou si un signe nouveau apparaît, demandez un avis professionnel.
Pour explorer toutes les options de traitement, consultez notre guide complet sur la douleur à l'épaule.
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Prendre rendez-vousRéférences
Les références suivantes présentent les travaux sur les causes proposées, l'évaluation et les traitements de la douleur à l'épaule.
Les références s’ouvrent dans un nouvel onglet.
- Lafrance S, Charron M, Dubé MO, Desmeules F, Roy JS, Juul-Kristensen B, et al. The Efficacy of Exercise Therapy for Rotator Cuff-Related Shoulder Pain According to the FITT Principle: A Systematic Review With Meta-analyses. J Orthop Sports Phys Ther. 2024;54(8):499-512. (Retour au passage : 1)
- Lewis J, Mintken PE, McDevitt AW. What's in a Name? The Case for Using "Rotator Cuff-Related Shoulder Pain" in Clinical Practice. J Orthop Sports Phys Ther. 2025;55(7):1-3. (Retour aux passages : 1, 2, 3)
- Bigliani LU, Morrison DS, April EW. The morphology of the acromion and its relationship to rotator cuff tears. Orthop Trans. 1986;10:228. (Retour au passage : 1)
- Michener LA, McClure PW, Karduna AR. Anatomical and biomechanical mechanisms of subacromial impingement syndrome. Clinical Biomechanics. 2003;18(5):369-379. (Retour au passage : 1)
- Ludewig PM, Reynolds JF. The Association of Scapular Kinematics and Glenohumeral Joint Pathologies. Journal of Orthopaedic & Sports Physical Therapy. 2009;39(2):90-104. (Retour au passage : 1)
- Tyler TF, Nicholas SJ, Roy T, Gleim GW. Quantification of Posterior Capsule Tightness and Motion Loss in Patients with Shoulder Impingement. The American Journal of Sports Medicine. 2000;28(5):668-673. (Retour au passage : 1)
- Thigpen CA, Padua DA, Michener LA, Guskiewicz K, Giuliani C, Keener JD, et al. Head and shoulder posture affect scapular mechanics and muscle activity in overhead tasks. Journal of Electromyography and Kinesiology. 2010;20(4):701-709. (Retour au passage : 1)
- Barreto RPG, Braman JP, Ludewig PM, Ribeiro LP, Camargo PR. Bilateral magnetic resonance imaging findings in individuals with unilateral shoulder pain. J Shoulder Elbow Surg. 2019;28(9):1699-1706. (Retour au passage : 1)
- Karjalainen TV, Jain NB, Page CM, Lähdeoja TA, Johnston RV, Salamh P, et al. Subacromial decompression surgery for rotator cuff disease. Cochrane Database Syst Rev. 2019;1(1):CD005619. (Retour au passage : 1)
- Curry EJ, Matzkin EE, Dong Y, Higgins LD, Katz JN, Jain NB. Structural Characteristics Are Not Associated With Pain and Function in Rotator Cuff Tears: The ROW Cohort Study. Orthop J Sports Med. 2015;3(5):2325967115584596. (Retour au passage : 1)
Autres pathologies
L’arthrose de la hanche est une usure normale de l’articulation de la hanche. On dit souvent que l’arthrose est une usure du cartilage entre nos os. C’est vrai, mais c’est plus que juste le cartilage. Le cartilage est un tissu qui est comme un coussin entre les surfaces de nos os et permet à nos articulations de bien glisser et bouger de façon fluide.
C’est une usure normale de l’articulation du genou. On dit souvent que l’arthrose est une usure du cartilage entre nos os. C’est vrai, mais c’est plus que juste le cartilage. Le cartilage est un tissu qui est comme un coussin entre les surfaces de nos os et permet à nos articulations de bien glisser et bouger de façon fluide.
C’est une inflammation de la bourse sous-acromiale dans l’articulation de l’épaule.
Une bourse est comme un petit sac très mince et rempli de liquide qu’on trouve dans plusieurs articulations du corps. Ce petit sac agit comme un coussin dans l’articulation et lubrifie les structures qui sont exposées à plus de friction.
C’est un tissu qui enveloppe l’épaule et permet à l’os de l’épaule de rester en place dans l’articulation. La capsule permet à l’articulation d’être stable.
La cervicalgie est un terme général pour décrire une douleur au cou qui n’a pas de cause spécifique comme un accident ou un faux mouvement. Cervicalgie est donc synonyme de ‘’j’ai mal au cou et rien de particulier n’est arrivé’’.
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