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Vertiges et étourdissements

Le vertige est une perception où on se sent nous-même en train de tourner dans l’environnement (vertige interne) ou lorsque l’environnement autour de nous tourne (vertige externe). L’exemple classique d’un vertige est lorsqu’on a l’impression que les murs autour de nous sont en train de tourner.

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Illustration de profil d'une tête avec spirale, guide « Vertiges et étourdissements » en physiothérapie Physioactif

Vertiges et étourdissements

Écrit par:
Sylvain St-Amour
Révisé scientifiquement par :
Chloé Roy

Vertiges et étourdissements : comment les comprendre et les traiter?

Les vertiges et les étourdissements se comprennent par leur durée, leurs déclencheurs et les symptômes qui les accompagnent, puis se traitent selon leur cause probable. Un vertige donne une fausse impression de mouvement, comme une rotation, un balancement ou un tangage. Un étourdissement décrit plutôt une tête légère, une instabilité ou un malaise. Certaines causes répondent bien à la physiothérapie, tandis que d’autres demandent une évaluation médicale. Notre guide de physiothérapie vestibulaire explique le suivi.

Comment différencier un vertige d'un étourdissement?

Le vertige donne l’impression que vous bougez ou que votre environnement bouge, par exemple en tournant, tandis que l’étourdissement donne plutôt une sensation de tête légère, d’instabilité ou de malaise sans fausse impression de mouvement. La durée, les déclencheurs et les autres symptômes aident ensuite le professionnel à chercher les causes possibles.

Un vertige interne donne l’impression que votre corps tourne. Un vertige externe donne l’impression que la pièce ou les objets tournent autour de vous, même si vous êtes immobile.

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Un étourdissement peut ressembler à une tête légère, une désorientation, une sensation de flotter ou une instabilité semblable à celle ressentie après avoir bu de l’alcool. La description varie d’une personne à l’autre.

Ces symptômes peuvent venir du système vestibulaire dans votre oreille interne. Ce système agit comme un gyroscope interne. Il informe votre cerveau de la position de la tête.1 Lors d'un trouble vestibulaire, les informations sur le mouvement et la position peuvent devenir moins cohérentes. Cette explication ne couvre toutefois pas toutes les causes de vertige ou d'étourdissement.

Les deux peuvent coexister chez la même personne. Parfois, un épisode de vertige intense laisse place à des étourdissements persistants. La persistance ou la transformation des symptômes mérite une réévaluation, surtout si de nouveaux signes apparaissent.

Les symptômes associés au vertige et aux étourdissements varient selon la cause, mais les plus courants sont la sensation de rotation ou de tangage, l'instabilité en marchant, les nausées et vomissements, les difficultés à fixer le regard pendant les mouvements, et la fatigue et l'anxiété liées aux épisodes.

Qu'est-ce que le vertige positionnel paroxystique bénin (VPPB)?

Le VPPB est un trouble de l’oreille interne qui provoque de brefs vertiges quand la tête change de position. De petits cristaux de calcium se déplacent dans un canal de l’oreille interne et perturbent temporairement le signal d’équilibre2. Le VPPB est le trouble vestibulaire, c’est-à-dire un trouble du système de l’équilibre de l’oreille interne, le plus fréquent3. Une étude de population estime que 2,4 % des adultes en font l’expérience au cours de leur vie4.

Quand la tête bouge, ces cristaux déplacent le liquide dans un canal de l’oreille interne. Le canal envoie alors au cerveau un faux signal de rotation, même quand la tête s’est arrêtée. Ce faux signal produit un vertige intense, mais habituellement bref2.

Quels sont les symptômes d'un VPPB?

Le VPPB provoque habituellement un vertige intense qui dure moins d’une minute4. Se coucher, se relever, se retourner dans le lit, se pencher ou regarder vers le haut peut déclencher un épisode.

Le vertige peut s’accompagner de nausées, de vomissements ou d’une perte d’équilibre. Certaines personnes évitent alors tous les mouvements déclencheurs. Une prudence temporaire peut réduire le risque de chute, mais l’évaluation permet de choisir une reprise sécuritaire des mouvements.

Quelles sont les causes d'un VPPB?

Un VPPB peut apparaître sans cause claire ou après un traumatisme, comme une commotion cérébrale ou une blessure à la tête ou au cou. Après un traumatisme, les deux oreilles ou plusieurs canaux peuvent être touchés plus souvent que dans un VPPB sans cause connue3, 5.

L’oreille interne contient trois canaux semi-circulaires qui détectent les rotations de la tête. Le canal postérieur est touché dans environ 80 à 90 % des VPPB, et le canal horizontal dans environ 5 à 30 %3. Le canal atteint change les signes observés et la manœuvre utilisée. Plusieurs canaux peuvent être touchés en même temps3. Dans une série de 583 personnes, 8 % avaient un VPPB dans plusieurs canaux6.

Comment diagnostiquer un VPPB?

Le physiothérapeute formé en réadaptation vestibulaire diagnostique un VPPB à partir de l’histoire des symptômes et de manœuvres qui placent la tête dans des positions précises. Il observe alors les symptômes et les mouvements involontaires des yeux pour déterminer le canal probablement touché. Il vérifie aussi les mouvements des yeux, l’équilibre et le cou lorsque la situation le demande.

Pour un VPPB qui répond aux critères diagnostiques et sans signe incompatible, la ligne directrice déconseille l'imagerie de routine. Dans les autres portraits, la décision d'imagerie relève de l'évaluation médicale et des signes associés.

Quels sont les traitements pour le VPPB?

Le traitement du VPPB utilise une manœuvre de repositionnement adaptée au canal touché : une suite de positions de la tête qui guide les cristaux hors de ce canal, vers leur place habituelle dans l’oreille interne. Pour le canal postérieur, la manœuvre d’Epley améliore la disparition du vertige à court terme comparativement à une fausse manœuvre ou à l’absence de traitement7, 2. Le nombre de séances varie selon le canal, la cause et la réponse au traitement. Une revue clinique décrit un traitement rapide et efficace dans plus de 90 % des cas, sans fixer un nombre précis de séances8. Le VPPB peut revenir après un traitement réussi. Cette même revue rapporte une récidive chez 40 à 50 % des personnes sur une période moyenne de cinq ans8. Une récidive ne signifie donc pas que la première manœuvre a échoué3.

En attendant l’évaluation, ralentissez les changements de position et demandez de l’aide si vous risquez de tomber. Certains épisodes cessent spontanément, mais leur durée varie. Dans une étude de population, la durée médiane était de deux semaines3, 4. Vous n’avez toutefois pas besoin d’attendre une disparition spontanée avant de demander une évaluation.

Oui, un VPPB peut disparaître sans traitement. Après confirmation du diagnostic, une période d’observation avec suivi peut être une option. Des manœuvres de repositionnement peuvent aussi le traiter. Si les symptômes persistent ou changent, une réévaluation recherche un VPPB encore présent ou une autre cause.

Une enquête allemande a estimé que le risque cumulé d’avoir eu un VPPB atteignait presque 10 % à 80 ans. Ce calcul repose sur les âges de première crise rapportés rétrospectivement, donc après les événements. L’enquête estimait aussi à 2,4 % la proportion d’adultes ayant déjà vécu un VPPB au moment de l’entretien. Ces deux chiffres décrivent des mesures différentes, et le souvenir d’anciennes crises peut être incomplet.4

Le VPPB peut se résorber spontanément en quelques jours ou semaines, mais certains épisodes durent plus longtemps. Des récidives, c’est-à-dire de nouvelles crises après une amélioration, restent possibles.3 Une revue de 30 études rapporte des récidives après traitement chez 13,7 % à 48 % des personnes suivies moins d’un an, et chez 13,3 % à 65 % de celles suivies au moins deux ans. Les populations et les durées de suivi diffèrent entre les études.9

Qu'est-ce qu'un étourdissement cervicogénique?

Le terme « étourdissement cervicogénique » désigne une hypothèse selon laquelle un problème du cou provoquerait les étourdissements. Une explication proposée concerne des signaux provenant du cou qui concorderaient mal avec ceux des yeux et de l’oreille interne. Ce lien causal reste incertain10, 11.

Quels sont les symptômes d'un étourdissement cervicogénique?

Un étourdissement associé au cou peut donner une sensation de désorientation, de tête légère, de flottement ou d’instabilité. Cette sensation ne suffit pas, à elle seule, à prouver que le cou en est la cause.

Une douleur ou une raideur au cou accompagne habituellement les étourdissements retenus comme cervicogéniques. Des maux de tête ou une mobilité réduite du cou peuvent aussi être présents.

Quelles sont les causes d'un étourdissement cervicogénique?

La cause précise de l’étourdissement cervicogénique demeure incertaine. Une hypothèse propose que le cerveau reçoit des informations moins précises sur la position et les mouvements du cou.

La douleur au cou et les maux de tête peuvent accompagner les étourdissements. Ceux-ci peuvent apparaître pendant un épisode de douleur cervicale ou après une entorse cervicale, parfois appelée whiplash, lors d’une collision.

Comment diagnostiquer un étourdissement cervicogénique?

L’évaluation cherche les causes possibles des étourdissements et les problèmes du cou présents en même temps; elle ne permet pas, à elle seule, de confirmer que le cou provoque les étourdissements. Le physiothérapeute vérifie notamment si certains mouvements du cou reproduisent les symptômes et mesure la mobilité, la force et l’équilibre.

Le physiothérapeute peut aussi examiner le contrôle des mouvements des yeux et le système de l’équilibre de l’oreille interne. Ces vérifications l’aident à reconnaître une autre cause possible ou plusieurs facteurs présents en même temps.

Aucun test ni ensemble de critères reconnus ne confirme actuellement une origine cervicale11. Certaines publications proposent une démarche fondée sur l’histoire, l’examen et la recherche d’autres causes12, 10. Le professionnel vérifie donc si une autre cause explique mieux les symptômes, sans considérer son exclusion comme une preuve d’origine cervicale.

Quels sont les traitements pour un étourdissement cervicogénique?

Le traitement dépend des limites trouvées pendant l’évaluation. Le physiothérapeute examine notamment les mouvements et la force du cou, l’équilibre, la qualité des mouvements et, au besoin, le contrôle des yeux et le système de l’oreille interne.

Selon les résultats, le physiothérapeute peut proposer des mobilisations articulaires et des exercices graduels. Une revue systématique conclut que la thérapie manuelle peut réduire les étourdissements, les symptômes du cou et les problèmes d’équilibre chez certaines personnes. Les preuves sont de qualité modérée pour la thérapie manuelle seule et très faible lorsqu’elle est combinée aux exercices13. Les exercices à domicile visent à améliorer les mouvements, la force ou l’équilibre selon les difficultés observées pendant l’évaluation.

Si l’évaluation trouve aussi un problème de contrôle des yeux ou d’équilibre provenant de l’oreille interne, le programme peut inclure des exercices propres à ces fonctions. La physiothérapie pour la douleur cervicale peut compléter ce programme lorsqu’une douleur au cou accompagne les étourdissements.

Des étourdissements peuvent survenir après un coup du lapin, soit un mouvement brusque de la tête et du cou. Plusieurs causes sont possibles après ce traumatisme. L’évaluation guide les soins nécessaires. La physiothérapie pour douleur cervicale peut traiter les problèmes du cou constatés, mais une amélioration des étourdissements ne confirme pas une origine cervicale.11

Quels sont les symptômes d'alerte qui nécessitent un avis médical urgent?

Appelez le 911 si un vertige ou un étourdissement apparaît soudainement avec un visage qui s’affaisse, une faiblesse ou un engourdissement d’un côté, une difficulté soudaine à parler, un changement soudain de la vision, un mal de tête soudain et très intense, ou une incapacité soudaine à tenir debout ou à marcher14. Ces signes peuvent annoncer un accident vasculaire cérébral. Appelez aussi le 911 si une perte de conscience survient pendant un effort, si la personne ne se réveille pas en une minute, ou si le malaise s’accompagne d’une douleur à la poitrine, d’une difficulté à respirer ou de battements de cœur inhabituels15, 16.

Si une perte soudaine de l’audition survient avec ou sans vertige, consultez un médecin immédiatement. Une perte auditive soudaine constitue aussi une urgence médicale, même si elle ressemble à une oreille bouchée17. Une perte de conscience justifie aussi un avis médical, même après une récupération complète15. Des étourdissements pendant l’effort demandent une évaluation médicale rapide16. Des vomissements importants ou répétés avec des vertiges demandent également un avis médical urgent18.

Un vertige nouveau, soudain et continu demande une évaluation médicale urgente. Composez le 911 s’il s’accompagne d’une vision double, d’une faiblesse, d’un engourdissement soudain, d’une difficulté à parler, d’un mal de tête soudain inhabituel ou d’une nouvelle incapacité à marcher. Une atteinte de l’oreille interne ne doit pas être présumée sans examen.

Dans le doute, consultez. C'est toujours mieux de vérifier.

N’attendez pas que tous ces signes soient présents, et demandez de l’aide même s’ils disparaissent. Ne conduisez pas vous-même. Une perte soudaine d’audition avec un vertige demande aussi une évaluation immédiate à l’urgence.18 Des vertiges accompagnés d’un fort mal de tête, de vomissements importants, de fièvre élevée ou de sensations de chaud, de froid ou de frissons demandent également un avis médical urgent, même en l’absence des autres signes décrits.18 Si ce mal de tête est apparu soudainement et qu’il est très intense, appelez le 911.14

Quand consulter en physiothérapie pour des vertiges ou étourdissements?

Consultez un physiothérapeute formé en réadaptation vestibulaire lorsque de brefs vertiges reviennent avec certains mouvements de la tête, lorsque l’équilibre demeure perturbé ou lorsque les symptômes limitent vos activités. En présence d’un signe d’alerte décrit plus haut, demandez d’abord l’aide médicale indiquée.

Vous devriez consulter si votre vertige persiste, si vos étourdissements nuisent à votre travail ou à vos activités, si vous ressentez un déséquilibre en marchant, ou après un traumatisme.

Pour un VPPB probable, choisissez un physiothérapeute qui possède une formation en physiothérapie vestibulaire. Cette formation lui permet de choisir les tests et les manœuvres selon le canal possiblement touché.

Vous pouvez consulter directement en physiothérapie. Le physiothérapeute vous orientera vers un médecin ou l’urgence si l’histoire ou l’examen indique qu’une évaluation médicale est prioritaire.

Au Québec, vous pouvez consulter un physiothérapeute sans ordonnance. Il peut contribuer à l'évaluation d'un vertige et prendre en charge certaines causes qui relèvent de son champ de pratique. Votre médecin de famille peut faire un bilan général et exclure des causes médicales. Un oto-rhino-laryngologiste (ORL), un médecin spécialisé dans les oreilles, le nez et la gorge, traite les problèmes d'oreille complexes ou la maladie de Ménière. Un neurologue intervient si une cause neurologique est suspectée.

Quelles sont les autres causes de vertiges et d'étourdissements?

Les autres causes de vertiges et d’étourdissements comprennent des troubles de l’oreille interne, la migraine, certains médicaments, une baisse de pression lorsqu’on se lève et des irrégularités du rythme cardiaque. La névrite vestibulaire est attribuée à une inflammation du nerf qui transmet les informations d’équilibre de l’oreille au cerveau. La labyrinthite touche l’oreille interne et peut aussi affecter l’audition. La maladie de Ménière est un trouble de l’oreille interne qui peut associer des crises de vertige, des bourdonnements et une baisse de l’audition18.

La névrite vestibulaire correspond à une diminution soudaine de la fonction vestibulaire d'un côté. La cause précise n'est pas toujours établie.19 Une atteinte de l'audition oriente vers un autre portrait, qui doit être évalué.

La maladie de Ménière est un trouble de l’oreille interne qui peut provoquer des épisodes de vertige, une baisse de l’audition qui fluctue, des bourdonnements appelés acouphènes ou une sensation de pression dans l’oreille. Les épisodes et les symptômes varient. Une perte auditive soudaine demande une évaluation médicale immédiate.

La maladie de Ménière n’a pas de cause unique confirmée. Un excès de liquide est souvent observé dans l’oreille interne, mais son rôle exact dans les épisodes demeure incertain20. La fréquence de la maladie ne permet pas d’expliquer les symptômes d’une personne.

Votre médecin ou un ORL assure le suivi médical de la maladie de Ménière. Des changements alimentaires, comme réduire le sel, sont souvent proposés, mais leurs effets demeurent incertains.21 La physiothérapie vestibulaire peut aider si un trouble de l’équilibre persiste entre les crises; elle ne sert pas à traiter une crise aiguë de Ménière.

Pour la névrite vestibulaire, la maladie de Ménière et les autres troubles vestibulaires, le traitement peut combiner différentes approches. En phase aiguë, le médecin prescrit parfois des médicaments contre le vertige ou les nausées, comme les antivertigineux et les antiémétiques. Ils visent à soulager de façon passagère, sans traiter la cause.22

L’anxiété et les étourdissements persistants peuvent aussi se renforcer l’un l’autre. Plus rarement, une maladie neurologique, comme un accident vasculaire cérébral, la sclérose en plaques ou une tumeur cérébrale, peut provoquer ces symptômes. Cette diversité explique pourquoi l’évaluation tient compte du début, de la durée, des déclencheurs et des signes associés.

Un vertige provenant du cerveau peut parfois ressembler à un VPPB. Des mouvements des yeux inhabituels, une faiblesse, une difficulté à parler ou une grande instabilité à la marche demandent une évaluation médicale.

Quel est le lien entre l'anxiété et les problèmes vestibulaires?

L’anxiété et les symptômes vestibulaires peuvent se renforcer l’un l’autre. L’inquiétude peut augmenter l’attention portée aux sensations et favoriser l’évitement des mouvements, tandis que des symptômes imprévisibles peuvent alimenter l’anxiété. Une revue systématique décrit ce lien chez des personnes ayant des étourdissements persistants accompagnés d’anxiété23.

Le stress peut modifier certains symptômes, mais il ne permet pas d'en déterminer la cause. Un vertige ou un étourdissement nouveau mérite la même évaluation, qu'une période stressante soit présente ou non.

Une attention constante aux sensations peut rendre chaque signal du corps plus menaçant. Chez les personnes ayant des étourdissements persistants accompagnés d’anxiété, la réadaptation vestibulaire peut réduire l’incapacité liée aux étourdissements. Les améliorations rapportées sont petites à moyennes et la certitude des preuves varie de très faible à modérée23.

Certaines personnes craignent de conduire, d'aller dans les grandes surfaces ou de marcher seules. Le plan peut cibler progressivement les activités qui leur importent, selon la sécurité, les symptômes et la réponse observée.

Quelles conditions sont associées aux vertiges et étourdissements?

La commotion cérébrale, la douleur au cou et la migraine peuvent être associées aux vertiges et aux étourdissements. Une commotion cérébrale peut notamment perturber l’équilibre et le contrôle des yeux. L’évaluation précise quelles fonctions semblent contribuer aux symptômes.

Une douleur cervicale peut accompagner les étourdissements, surtout après une blessure au cou. Une migraine peut aussi s’accompagner de vertige, même sans mal de tête au même moment.

La migraine vestibulaire peut comprendre des épisodes de vertige et d'autres symptômes associés à la migraine. La récurrence des épisodes ne suffit pas à établir ce diagnostic. Les épisodes peuvent comprendre un vertige d'une durée variable, avec ou sans mal de tête, ainsi qu'une sensibilité à la lumière ou au son et des nausées. Ces éléments ne suffisent pas, à eux seuls, à confirmer le diagnostic.

Des antécédents de migraines et des épisodes de vertige peuvent mener le médecin à considérer une migraine vestibulaire parmi d'autres possibilités. Le traitement relève d'une évaluation médicale individualisée. Pour en savoir plus sur les migraines, consultez notre guide sur les maux de tête et céphalées.

Dans une étude portant sur 343 adultes ayant subi un traumatisme crânien léger, une blessure qui perturbe le fonctionnement du cerveau, 18,7 % rapportaient encore au moins trois symptômes en moyenne sept mois après la blessure. Les plus fréquents étaient la fatigue et les oublis; les étourdissements faisaient partie des symptômes moins souvent rapportés. Ce résultat dépend du groupe étudié et de la définition des symptômes persistants.24

Comment obtenir de l'aide pour vos vertiges ou étourdissements?

Vous pouvez obtenir de l’aide en prenant rendez-vous avec un physiothérapeute formé en réadaptation vestibulaire, sauf si les signes d’alerte décrits plus haut demandent d’abord une aide médicale. Le physiothérapeute peut évaluer vos symptômes, vérifier les fonctions du cou, des yeux et de l’équilibre, puis proposer un plan adapté aux résultats. L’évaluation cherche les causes probables et les signes qui demandent une orientation médicale, sans garantir qu’une cause unique sera trouvée.

L’évolution dépend de la cause, de la durée des symptômes et des problèmes associés. Prenez rendez-vous si les symptômes limitent vos activités ou si vous souhaitez une évaluation de votre équilibre.

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Sources

Les sources de cet article comprennent les recommandations et les études suivantes.

  1. Casale J, Browne T, Murray IV, Gupta G. Physiology, Vestibular System. StatPearls. 2023. ↩ Retour au texte
  2. Bhattacharyya N, Gubbels SP, Schwartz SR, Edlow JA, El-Kashlan H, Fife T, et al. Clinical Practice Guideline: Benign Paroxysmal Positional Vertigo (Update). Otolaryngol Head Neck Surg. 2017;156(3_suppl):S1-S47. ↩ Retour au texte : 1re, 2e, 3e mentions
  3. von Brevern M, Bertholon P, Brandt T, Fife T, Imai T, Nuti D, et al. Benign paroxysmal positional vertigo: Diagnostic criteria. J Vestib Res. 2015;25(3-4):105-17. ↩ Retour au texte : 1re, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e mentions
  4. von Brevern M, Radtke A, Lezius F, Feldmann M, Ziese T, Lempert T, et al. Epidemiology of benign paroxysmal positional vertigo: a population based study. J Neurol Neurosurg Psychiatry. 2007;78(7):710-5. ↩ Retour au texte : 1re, 2e, 3e, 4e mentions
  5. Fu Y, Zhao Z. Meta-analysis of the therapeutic effects of traumatic BPPV and idiopathic BPPV. Front Neurol. 2026;17:1834081. ↩ Retour au texte
  6. Soto-Varela A, Rossi-Izquierdo M, Santos-Pérez S. Benign paroxysmal positional vertigo simultaneously affecting several canals: a 46-patient series. Eur Arch Otorhinolaryngol. 2013;270(3):817-22. ↩ Retour au texte
  7. Hilton MP, Pinder DK. The Epley (canalith repositioning) manoeuvre for benign paroxysmal positional vertigo. Cochrane Database Syst Rev. 2014;2014(12):CD003162. ↩ Retour au texte
  8. Xiang-Dong G. Benign paroxysmal positional vertigo. J Neurosci Rural Pract. 2011;2(1):109-10. ↩ Retour au texte : 1re, 2e mentions
  9. Sfakianaki I, Binos P, Karkos P, Dimas GG, Psillas G. Risk Factors for Recurrence of Benign Paroxysmal Positional Vertigo. A Clinical Review. J Clin Med. 2021;10(19). ↩ Retour au texte
  10. Knapstad MK, Nordahl SHG, Goplen FK. Clinical characteristics in patients with cervicogenic dizziness: A systematic review. Health Sci Rep. 2019;2(9):e134. ↩ Retour au texte : 1re, 2e mentions
  11. Seemungal BM, Agrawal Y, Bisdorff A, Bronstein A, Cullen KE, Goadsby PJ, et al. The Bárány Society position on 'Cervical Dizziness'. J Vestib Res. 2022;32(6):487-499. ↩ Retour au texte : 1re, 2e, 3e mentions
  12. Reiley AS, Vickory FM, Funderburg SE, Cesario RA, Clendaniel RA. How to diagnose cervicogenic dizziness. Arch Physiother. 2017;7:12. ↩ Retour au texte
  13. De Vestel C, Vereeck L, Reid SA, Van Rompaey V, Lemmens J, De Hertogh W. Systematic review and meta-analysis of the therapeutic management of patients with cervicogenic dizziness. J Man Manip Ther. 2022;30(5):273-283. ↩ Retour au texte
  14. Heart and Stroke Foundation of Canada. FAST Signs of Stroke... are there other signs? ↩ Retour au texte : 1re, 2e mentions
  15. nhs.uk. Fainting. 2018. ↩ Retour au texte : 1re, 2e mentions
  16. Dizziness – SW London Integrated Medicines Optimisation Committee. ↩ Retour au texte : 1re, 2e mentions
  17. NIDCD. Sudden Deafness. ↩ Retour au texte
  18. nhs.uk. Vertigo. 2017. ↩ Retour au texte : 1re, 2e, 3e, 4e mentions
  19. Strupp M, Magnusson M. Acute Unilateral Vestibulopathy. Neurol Clin. 2015;33(3):669-85, x. ↩ Retour au texte
  20. Semaan MT, Megerian CA. Contemporary perspectives on the pathophysiology of Meniere's disease: implications for treatment. Curr Opin Otolaryngol Head Neck Surg. 2010;18(5):392-8. ↩ Retour au texte
  21. Webster KE, George B, Lee A, Galbraith K, Harrington-Benton NA, Judd O, et al. Lifestyle and dietary interventions for Ménière’s disease. Cochrane Database of Systematic Reviews. 2023;2023(2). ↩ Retour au texte
  22. Hain TC, Uddin M. Pharmacological treatment of vertigo. CNS Drugs. 2003;17(2):85-100. ↩ Retour au texte
  23. Ferlito R, Cannistrà F, Giunta S, Pennisi M, Concerto C, Signorelli MS, et al. Anxiety-Related Functional Dizziness: A Systematic Review of the Recent Evidence on Vestibular, Cognitive Behavioral, and Integrative Therapies. Life (Basel). 2026;16(1). ↩ Retour au texte : 1re, 2e mentions
  24. Ponsford J, Nguyen S, Downing M, Bosch M, McKenzie JE, Turner S, et al. Factors associated with persistent post-concussion symptoms following mild traumatic brain injury in adults. J Rehabil Med. 2019;51(1):32-39. ↩ Retour au texte

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