Physiothérapie pour commotion cérébrale : évaluation et traitement
Après une commotion, la physiothérapie adapte les soins du cou, de l’équilibre, du regard et de l’effort aux difficultés trouvées à l’évaluation. Découvrez comment le suivi accompagne la reprise des activités.

La physiothérapie aide à réduire certains symptômes et à reprendre les activités après une commotion cérébrale. Le traitement peut combiner des exercices d’équilibre, des soins du cou, des exercices pour les yeux et un effort physique progressif. Les recherches sur les commotions sportives appuient une reprise active et dosée, plutôt qu’un repos strict prolongé1, 2.
Les maux de tête, les étourdissements et les difficultés de concentration peuvent compliquer votre quotidien après un impact. Beaucoup de personnes récupèrent, mais le délai varie et certains symptômes persistent. Une commotion soupçonnée demande une évaluation médicale. En sport, quittez le jeu dès qu’une commotion est soupçonnée. Une commotion confirmée interdit le retour au jeu le jour même. Le consensus d’Amsterdam décrit cette évaluation et le retrait du jeu2.
Un mal de tête très fort ou qui s’aggrave, des vomissements répétés ou une détérioration de l’éveil demandent une évaluation immédiate à l’urgence après un impact. Notre guide complet sur la commotion cérébrale présente les autres signes d’alerte. N’attendez pas une séance de physiothérapie ni l’effet des exercices devant ces signes.
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Quelles difficultés la physiothérapie peut-elle aider à traiter?
La physiothérapie peut aider à soulager les maux de tête liés au cou, les étourdissements et vertiges, les troubles d’équilibre et les douleurs cervicales. Elle aide aussi à reprendre l’effort. La fatigue, la sensibilité à la lumière ou au bruit, les troubles visuels et les difficultés de concentration doivent être évalués; leur traitement peut demander la collaboration de plusieurs professionnels.
Une commotion peut s’accompagner de plusieurs difficultés en même temps. Un physiothérapeute formé à leur prise en charge évalue les composantes pertinentes et construit un plan selon vos symptômes, vos activités et vos objectifs.
Une commotion peut s’accompagner d’une blessure du cou et de troubles d’équilibre3, 4. Ces difficultés demandent leur propre évaluation. Leur présence ne permet pas, à elle seule, de dire que le cerveau a récupéré ou de mesurer la gravité de la commotion. Traiter les difficultés du cou, de l’équilibre et du regard fait partie d’une prise en charge adaptée.
Comment se déroule la première évaluation?
Au premier rendez-vous, le physiothérapeute examine vos symptômes, vos mouvements et les activités difficiles pour construire un plan avec vous. L’entretien porte sur l’accident et l’évolution depuis la blessure. Les tests du cou, de l’équilibre, des yeux ou de l’effort sont choisis selon votre état et les précautions nécessaires. Les objectifs et les premières consignes sont ensuite discutés.
Le questionnaire initial
Le physiothérapeute vous demande comment l’accident s’est produit, quels symptômes ont changé et ce qui les aggrave ou les soulage. Il s’informe aussi de votre travail, de vos études, de vos sports et loisirs, de votre activité physique actuelle, ainsi que de vos anciennes commotions ou de vos maux de tête. Ces réponses aident à choisir les tests et les objectifs du traitement.
L'évaluation physique
L’examen de l’équilibre peut inclure la station debout les yeux ouverts ou fermés et la marche en tandem, où un pied se place juste devant l’autre. Certains tests observent les yeux pendant un bref mouvement de tête ou vérifient quels mouvements provoquent les symptômes. Le professionnel vérifie leur pertinence après la blessure.
L’examen du cou observe jusqu’où vous pouvez bouger, la force de vos muscles, les zones sensibles sous une pression des doigts et la réponse aux mouvements. L’examen des yeux peut vérifier le suivi d’un objet, le passage du regard entre deux cibles, la vision d’un objet qui approche du nez et la stabilité du regard quand la tête bouge.
Si votre état le permet, un test de marche sur tapis roulant, comme le test de Buffalo, mesure votre tolérance à un effort progressif et les changements de symptômes5. Le test d’effort peut aussi se faire sur vélo stationnaire. Ce test sert à guider la prescription d’exercice; il ne doit pas être reproduit seul à domicile.
Ce qui se passe ensuite
Après l’évaluation, le physiothérapeute explique les difficultés observées et les options possibles. Vous convenez d’objectifs, d’un suivi et de critères de progression. Quelques exercices peuvent commencer à domicile si votre état le permet. Le plan et les attentes de récupération sont révisés selon les progrès.
Quels traitements peuvent faire partie du plan?
Le plan peut combiner des exercices d’équilibre, des soins du cou, un effort physique progressif, des exercices des yeux et des conseils pour gérer les activités et ajuster temporairement les positions qui augmentent vos symptômes. Le physiothérapeute choisit leur combinaison selon les difficultés observées et les activités que vous voulez reprendre.
La neuroplasticité désigne la capacité du système nerveux, qui transmet les messages dans le corps, à modifier ses connexions et son fonctionnement. Les mécanismes précis par lesquels chaque exercice aide après une commotion restent étudiés. La physiothérapie entraîne des capacités observables, comme marcher, garder l’équilibre et tolérer un effort.
Retrouver la tolérance à l’effort
L’exercice aérobique est un effort soutenu qui augmente les battements du cœur et la respiration, comme marcher ou pédaler. Lorsqu’il est dosé selon les symptômes, il peut aider la récupération après une commotion; son mécanisme précis reste étudié1, 6. Un test d’effort sur tapis roulant peut aider à repérer l’intensité où les symptômes augmentent5, 7. Le professionnel s’appuie sur cette réponse pour choisir un entraînement toléré.
Certains programmes utilisent une proportion des battements du cœur mesurés au seuil d’augmentation des symptômes. Une étude préliminaire de 2010 chez 12 personnes avec des symptômes persistants utilisait environ 80 % de ce seuil, cinq à six jours par semaine. Il s’agissait d’un petit suivi sans groupe comparateur réparti au hasard, pas d’une dose universelle. Leddy décrit ce programme8.
Le professionnel fixe votre durée et votre intensité, puis les ajuste à la tolérance et aux nouveaux tests. La marche rapide, le vélo stationnaire ou un appareil elliptique peuvent être utilisés si l’équilibre et l’environnement le permettent. Le but est d’entraîner l’effort sans risque de coup à la tête ni de chute.
Dans un essai chez 103 sportifs de 13 à 18 ans vus dans les dix jours suivant une commotion, l’exercice aérobique adapté a donné une récupération médiane de 13 jours, contre 17 jours avec un programme d’étirements. La médiane signifie que la moitié avait récupéré avant ce moment et l’autre moitié après. L’essai de Leddy décrit ce bénéfice9. Le résultat ne fixe pas le délai de chaque personne.
Traiter les difficultés du cou et certains maux de tête
Les maux de tête sont fréquents après une commotion. Des douleurs ou raideurs du cou peuvent y contribuer, mais elles ne sont pas la seule explication possible. L’évaluation tient aussi compte des migraines, du sommeil et des autres symptômes. Une zone sensible ne suffit pas à identifier la cause exacte de chaque mal de tête.
Un impact peut à la fois causer une commotion et blesser le cou. Les muscles, les articulations et les ligaments, ces bandes qui relient les os, peuvent être touchés. Une raideur importante peut rappeler un torticolis, mais l’évaluation doit vérifier les conséquences du traumatisme. Les douleurs du cou peuvent contribuer aux maux de tête ou accompagner les étourdissements. C’est pourquoi l’évaluation du cou fait partie du suivi après une commotion.4
Le traitement du cou, aussi appelé traitement cervical, peut associer des exercices des muscles qui soutiennent le cou, des mouvements doux, des mobilisations articulaires guidées par le physiothérapeute pour améliorer la mobilité et des techniques manuelles sur les muscles du cou, pour chercher un soulagement à court terme. Le professionnel vérifie d’abord si ces soins conviennent après le traumatisme. Un petit mouvement du menton vers l’arrière peut faire partie des exercices de contrôle du cou. Le choix et la progression suivent l’évaluation.
La physiothérapie cherche les facteurs qui contribuent à vos maux de tête et choisit des soins adaptés. Une rééducation du cou et de l’équilibre, qui entraîne les mouvements et les capacités devenus difficiles, est recommandée lorsque des étourdissements, des douleurs au cou ou des maux de tête persistent plus de 10 jours après une commotion sportive2, 10. Dans un petit essai qui répartissait les participants au hasard, chez 31 personnes de 12 à 30 ans avec ces symptômes persistants, l’ajout de soins du cou et de l’équilibre a permis une autorisation médicale de retour au sport dans les huit semaines chez 11 personnes sur 15, contre 1 sur 14 dans le groupe comparateur. Les deux groupes recevaient déjà des conseils, des exercices de mouvement et une reprise graduelle de l’effort11. Ce résultat soutient les soins combinés; il ne prédit pas votre délai individuel.
Améliorer l’équilibre et la tolérance aux mouvements
Le système vestibulaire comprend des structures de l’oreille interne et leurs connexions avec le cerveau; il participe à l’équilibre et à la stabilité du regard.
Les étourdissements peuvent donner une impression que la pièce tourne, une sensation de flottement ou un déséquilibre. Ils peuvent être liés au système vestibulaire, mais leur présence ne suffit pas à situer le problème dans l’oreille interne. La rééducation vestibulaire utilise des exercices qui sollicitent progressivement l’équilibre et la stabilité du regard. Le protocole de recherche de Langevin décrit cette approche3.
La rééducation vestibulaire peut améliorer la stabilité du regard et l’équilibre. Elle utilise notamment des exercices de regard, d’habituation aux mouvements et d’équilibre. Le choix dépend des tests; tous les étourdissements ne demandent pas le même programme.
Dans une clinique spécialisée, des troubles combinés de l’équilibre et des mouvements des yeux touchaient 28,6 % des jeunes vus dans les 30 jours après une commotion. Ils touchaient 62,5 % de ceux qui avaient au moins trois symptômes depuis un mois ou plus.12 Une autre étude pédiatrique a aussi examiné ces troubles et les facteurs qui leur sont associés.13 Ces groupes de clinique spécialisée ne représentent pas tous les jeunes ayant une commotion.
Le cerveau combine la vision, les informations de l’oreille interne et la proprioception pour maintenir l’équilibre. La proprioception correspond à la perception de la position et du mouvement des parties du corps. Après une commotion, le traitement de ces informations peut être perturbé. L’évaluation cherche quelles tâches déclenchent les difficultés, sans attribuer tous les étourdissements à un seul mécanisme.
Pour travailler la stabilité du regard, vous fixez une cible pendant un mouvement de tête adapté. Cet exercice sollicite le réflexe vestibulo-oculaire, qui aide à garder une image stable quand la tête bouge. Les exercices d’habituation répètent progressivement certains mouvements qui dérangent. Les exercices d’équilibre peuvent commencer les pieds joints, puis évoluer vers un appui sur une jambe ou une surface instable. Fermer les yeux augmente aussi la difficulté. Ces progressions demandent un environnement protégé et l’accord du professionnel pour éviter une chute.
L’objectif est de rendre les mouvements utiles plus faciles et de reprendre les activités avec davantage de confiance. L’intensité et la durée restent ajustées aux symptômes; il ne s’agit pas de forcer malgré une aggravation importante.
Les exercices peuvent aider à mieux tolérer les mouvements et à stabiliser le regard. Dans un essai publié en 2022 chez 60 adultes avec des symptômes persistants, ajouter une rééducation du cou et de l’équilibre à l’exercice physique a amélioré certaines mesures du cou et de la stabilisation du regard. L’ajout n’a toutefois pas montré un avantage clair sur les symptômes globaux ou le retour aux activités, comparativement à l’exercice seul. Les deux groupes se sont améliorés. L’essai de Langevin précise ces résultats14.
Aider les mouvements des yeux et la lecture
Après une commotion, vos yeux peuvent avoir de la difficulté à suivre un objet, à se diriger ensemble vers un objet proche ou à coordonner le regard avec les mouvements de tête. Ces difficultés peuvent causer de la fatigue visuelle ou accompagner des maux de tête à la lecture et des problèmes de concentration.
Les exercices oculomoteurs entraînent des mouvements précis des yeux. Les poursuites consistent à suivre lentement un objet sans bouger la tête. Les saccades font passer le regard d’une cible à l’autre. La convergence dirige les deux yeux vers un objet proche, par exemple lorsqu’une cible se rapproche du nez. Leur choix et leur progression suivent un examen adapté.
Le professionnel choisit la durée et la progression des exercices selon la difficulté précise et votre tolérance. Les exercices proposés à domicile complètent le suivi; ils ne remplacent pas un examen de la vision lorsqu’il est nécessaire.
Dans l’essai CONCUSS, des jeunes de 11 à 25 ans avaient une difficulté de convergence confirmée et des symptômes persistants de 4 à 24 semaines après une commotion. Le programme comprenait deux séances en clinique par semaine, en plus des soins habituels. Après six semaines, 88 % du groupe traité immédiatement en clinique remplissait les critères d’amélioration des deux mesures principales de convergence, contre 8 % du groupe dont ce traitement était retardé. Chaque groupe comptait 52 personnes. Les deux groupes recevaient les soins habituels de commotion. Ce résultat appuie ce programme encadré pour cette difficulté précise; il ne valide pas chaque exercice isolé pour tous les troubles visuels. L’essai CONCUSS décrit les participants et les résultats15.
Comment les exercices progressent-ils entre les rencontres?
Les exercices à domicile permettent de pratiquer entre les rencontres. Le professionnel précise les mouvements, leur fréquence et les signes qui demandent de réduire ou d’arrêter. Notez les exercices réalisés, les activités redevenues possibles et la durée des symptômes après l’effort. Ces informations servent à ajuster le programme. Si une consigne est difficile à suivre, discutez-en plutôt que de forcer.
Le suivi mesure vos symptômes avec les mêmes questions à chaque visite, ainsi que votre capacité à reprendre les activités. Ces mesures permettent d’adapter le traitement à vos progrès. Le programme à domicile doit rester réalisable et être ajusté si les symptômes ou les contraintes empêchent de le suivre.
Bouger avec un repos relatif au début
On recommandait autrefois le repos complet, parfois dans le noir et sans activité jusqu’à la disparition des symptômes. Les recommandations actuelles privilégient un repos relatif pendant les premières 24 à 48 heures : réduire les activités exigeantes tout en gardant des tâches légères tolérées. Le repos strict prolongé n’améliore pas la récupération2. C’est un des mythes sur la commotion cérébrale.
Même au début, le repos relatif ne demande pas de rester isolé. Des contacts avec les proches et des activités quotidiennes légères peuvent être maintenus selon la tolérance. Évitez les activités qui exposent à un nouveau coup à la tête, une collision ou une chute.
Ajuster les exercices à la réaction des symptômes
Une hausse légère et brève des symptômes peut survenir pendant les premiers exercices et ne signifie pas nécessairement que la récupération est retardée16, 9. Les critères sportifs sont précisés dans la section suivante. Une aggravation plus importante ou prolongée demande d’arrêter et d’adapter l’activité. Ces repères ne donnent pas une permission de reprendre une activité à risque de coup à la tête, de collision ou de chute.
Comment préparer la reprise des études, du travail et du sport?
Le programme de réadaptation organise la reprise des études, du travail et du sport en étapes. La réadaptation aide à retrouver des capacités utiles au quotidien. Les symptômes, les activités tolérées et l’examen guident les progrès; le nombre de jours écoulés ne suffit pas à autoriser les activités à risque.
Les étapes du retour aux activités cognitives
La reprise des activités cognitives, celles qui demandent de réfléchir ou de se concentrer, progresse selon la tolérance. Après 24 à 48 heures de repos relatif, les activités peuvent augmenter progressivement :
- Activités quotidiennes légères, dont de courtes lectures si elles sont tolérées, avec moins d’écran au début.
- Lecture, devoirs ou autres tâches intellectuelles à domicile, avec des pauses.
- Retour partiel à l’école, avec des journées plus courtes, du temps supplémentaire ou une charge de devoirs adaptée.
- Retour aux journées et activités scolaires habituelles, sans adaptations supplémentaires une fois la tolérance retrouvée.
La marche légère peut reprendre en parallèle. Les activités physiques et intellectuelles ne doivent pas attendre la fin l’une de l’autre. Le dépliant québécois de l’INESSS accompagne cette reprise17.
Le retour à l’école peut inclure des examens adaptés, des pauses, plus de temps pour les tâches ou une réduction temporaire du travail demandé. Le but est de reprendre l’apprentissage et la vie scolaire sans hausse importante ou prolongée des symptômes. Les adaptations diminuent à mesure que la tolérance s’améliore.
Retour au travail
Le retour au travail se construit selon les tâches et les risques du poste. Des heures réduites, des pauses plus fréquentes, un endroit calme, un éclairage confortable ou des tâches moins exigeantes pour la concentration peuvent aider. Ces adaptations diminuent avec les progrès. Un avis professionnel est nécessaire avant de reprendre des tâches à risque, comme travailler en hauteur ou conduire si les symptômes compromettent la sécurité. L’INESSS décrit les adaptations du travail17.
Votre physiothérapeute, souvent en collaboration avec le médecin, planifie aussi la progression du retour au travail ou à l’école dès que la reprise devient possible. Il peut conseiller sur les adaptations nécessaires, comme restreindre la quantité de charges physiques au travail.
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Les étapes du retour au sport
Le retour au sport suit une progression en six étapes. Chaque étape prend généralement au moins 24 heures. Les premières étapes servent aussi au traitement; les dernières réintroduisent les exigences du sport. Les règles de symptômes et d’autorisation deviennent plus strictes avant les activités à risque.
La progression proposée par le consensus d’Amsterdam comprend les étapes suivantes :
- Activités quotidiennes tolérées. Réintroduire des tâches légères, comme marcher, pendant le repos relatif initial.
- Effort aérobique léger, puis modéré. Marcher ou pédaler sur un vélo stationnaire selon la tolérance et les consignes.
- Exercices individuels propres au sport. Courir ou pratiquer des changements de direction à l’écart du groupe, sans risque de coup à la tête. Une autorisation d’un professionnel de santé compétent doit précéder cette étape si un impact accidentel est possible.
- Entraînement sans contact. Reprendre une intensité plus élevée et des exercices complexes, comme des passes ou des exercices de groupe, après l’autorisation et les critères ci-dessous.
- Entraînement complet avec contact. Participer à l’entraînement habituel après l’étape précédente réussie.
- Retour au jeu et à la compétition. Reprendre la participation habituelle après un entraînement complet toléré.
Le consensus décrit cette progression sportive2. Le protocole peut être adapté au sport, à l’âge et aux règles de l’organisation.
Critères de progression
Aux étapes 1 à 3, une hausse légère et brève des symptômes peut être tolérée : au plus 2 points sur une échelle de 0 à 10, pendant moins d’une heure, par rapport au niveau avant l’activité. Si la hausse dépasse ce niveau ou dure davantage, arrêtez l’activité et attendez le retour au niveau antérieur. Pour la progression sportive, retentez l’exercice le lendemain en ajustant l’effort.
Avant les étapes 4 à 6, les symptômes liés à la commotion doivent avoir disparu au repos, pendant l’effort et après celui-ci. Les difficultés de réflexion et les anomalies pertinentes à l’examen doivent aussi être résolues. Une autorisation d’un professionnel de santé compétent doit précéder ces étapes et, si un impact accidentel est possible, l’étape 3. Les exigences médicales de votre organisation sportive s’appliquent aussi.
Si des symptômes liés à la commotion reviennent aux étapes 4 à 6, retournez à l’étape 3 et faites réévaluer la progression avant de reprendre une activité à risque. Attendre 24 heures ne suffit pas, à lui seul, pour passer une étape.
Le repère québécois pour reprendre les activités intellectuelles
Le consensus d’Amsterdam demande un retour complet aux études avant le sport sans restriction. Le dépliant de l’INESSS place un repère plus tôt dans sa progression : les activités intellectuelles doivent être entièrement reprises sans adaptation avant l’étape 4, celle des exercices avec ou sans coéquipier, sans contact. Le consensus international2 et le dépliant québécois17 ne formulent donc pas ce critère de la même façon.
Pour suivre le repère québécois, attendez la reprise complète des activités intellectuelles sans adaptation avant cette étape 4, en plus des critères de symptômes et d’autorisation décrits plus haut. La reprise graduelle des études et de l’activité physique peut se faire en parallèle dès les premières étapes. Votre professionnel adapte la progression à votre situation et aux règles de votre organisation sportive.
Comment décide-t-on de la durée et de la fréquence du suivi?
La durée et la fréquence du suivi se décident selon vos besoins, vos progrès et les ajustements nécessaires au programme. Les programmes étudiés de physiothérapie durent plusieurs semaines; certains prévoient une séance hebdomadaire en clinique et des exercices à domicile. Par exemple, l’essai de Schneider11 prévoyait des rencontres hebdomadaires pendant un maximum de huit semaines, jusqu’à l’autorisation de retour au sport. Ce calendrier de recherche ne fixe pas votre nombre de visites.
Quand faut-il ajuster le plan ou consulter un autre professionnel?
Le plan doit être réévalué lorsque votre état se détériore, que les progrès restent limités ou que vous avez du mal à reprendre les activités. L’INESSS conseille de consulter si l’état s’améliore peu après deux semaines, si des symptômes limitent encore les activités après un mois ou si plusieurs essais ne permettent pas de franchir une étape. Une inquiétude importante justifie aussi une consultation. Le dépliant de l’INESSS précise ces motifs de suivi17. Les signes d’alerte présentés au début demandent des soins urgents, sans attendre ces délais.
La prise en charge d’une commotion demande des connaissances et des compétences propres à cette condition. Le physiothérapeute doit savoir évaluer les troubles d’équilibre, les difficultés du cou et du regard, puis encadrer la reprise des activités. Une formation supplémentaire peut soutenir ces compétences. Un autre professionnel, notamment un optométriste ou un médecin, peut participer au traitement selon les problèmes observés.
Des soins pour les migraines, le sommeil, l’anxiété ou d’autres problèmes peuvent compléter la physiothérapie. Le physiothérapeute examine les interactions entre les difficultés, adapte son intervention et vous oriente lorsque les besoins dépassent les soins qu’il peut offrir. Même après plusieurs semaines de symptômes, des traitements adaptés peuvent aider à reprendre des activités. Notre équipe peut vous accompagner et vous orienter selon les besoins.
Questions fréquentes sur la physiothérapie après une commotion
Les questions fréquentes concernent le moment pour commencer, les écrans, le retour au sport et l’accès direct à la physiothérapie.
Faut-il attendre de ne plus avoir de symptômes pour commencer?
Vous n’avez pas à attendre la disparition de tous les symptômes pour marcher ou faire les exercices légers prescrits. Une prise en charge active peut commencer tôt, selon l’évaluation. L’intensité et la durée restent adaptées à votre réponse; les activités à risque de nouveau coup à la tête demandent des précautions supplémentaires.
Quand puis-je reprendre les écrans?
Réduisez les écrans pendant les deux premiers jours. Reprenez ensuite progressivement selon la tolérance, en faisant des pauses si les symptômes augmentent. Il n’est pas nécessaire de fixer la même limite de temps pour tous. La lecture et le travail sur écran peuvent demander des adaptations temporaires.
Une marche tolérée veut-elle dire que je peux reprendre mon sport?
La marche ou le vélo stationnaire peuvent reprendre tôt si l’activité reste tolérée et sans risque de chute ou de coup à la tête. Les sports de contact, les collisions et les activités à risque attendent l’autorisation et les critères de la progression sportive. Une légère hausse de symptômes pendant un exercice autorisé n’équivaut pas à une permission de reprendre le contact.
Ai-je besoin d’une ordonnance médicale?
Au Québec, vous pouvez consulter directement un physiothérapeute sans ordonnance médicale. L’Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec explique l’accès à la physiothérapie18. Une commotion soupçonnée demande aussi une évaluation médicale. La physiothérapie peut ensuite contribuer au traitement et orienter vers d’autres professionnels, sans retarder les soins urgents.
Une évaluation permet de choisir les soins, de définir des objectifs et de suivre les progrès. Le but est de retrouver les activités importantes pour vous, avec les adaptations nécessaires pendant la récupération. Le plan et les étapes sont réévalués ensemble.
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Prendre rendez-vousSources
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- Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS). Traumatisme craniocérébral léger (commotion cérébrale). Octobre 2024. ↩ Retour au texte : 1re, 2e, 3e, 4e mentions
- Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec (OPPQ). Comment ça fonctionne? ↩ Retour au texte
Nos physiothérapeutes ont défini la stratégie de recherche, le plan et le contenu clinique de cet article. Un outil d’IA a soutenu la recherche documentaire et la révision du texte pour assurer une cohérence du contenu et du style d’écriture.
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C’est une usure normale de l’articulation du genou. On dit souvent que l’arthrose est une usure du cartilage entre nos os. C’est vrai, mais c’est plus que juste le cartilage. Le cartilage est un tissu qui est comme un coussin entre les surfaces de nos os et permet à nos articulations de bien glisser et bouger de façon fluide.
C’est une inflammation de la bourse sous-acromiale dans l’articulation de l’épaule.
Une bourse est comme un petit sac très mince et rempli de liquide qu’on trouve dans plusieurs articulations du corps. Ce petit sac agit comme un coussin dans l’articulation et lubrifie les structures qui sont exposées à plus de friction.
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