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Commotion cérébrale : symptômes, récupération et traitement

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Commotion cérébrale : symptômes, récupération et traitement

Écrit par:
Sylvain St-Amour
Révisé scientifiquement par :
Claudine Farah

Qu'est-ce qu'une commotion cérébrale exactement?

La commotion cérébrale est une blessure causée par une force transmise au cerveau qui perturbe son fonctionnement. Elle fait partie des traumatismes craniocérébraux légers, abrégés TCCL. La réadaptation regroupe les soins et les exercices qui aident à retrouver ses capacités et à reprendre ses activités. Les experts en réadaptation permettent d’utiliser le terme commotion pour un TCCL lorsque les images du cerveau sont normales ou que ces examens ne sont pas nécessaires.[12] Une accélération ou un arrêt brusque de la tête peut déformer les tissus du cerveau, même sans coup direct à la tête.

Le terme TCCL couvre une catégorie plus large de blessures. Certains TCCL présentent des anomalies visibles aux examens d’imagerie. Le mot « léger » décrit la gravité initiale de la blessure; il ne signifie pas que les symptômes sont imaginaires ou qu’ils disparaîtront toujours rapidement.

Le cerveau est entouré d’un liquide protecteur. Lors d’une accélération brusque, ses tissus peuvent se déplacer et se déformer. Ces forces peuvent étirer les neurones, les cellules qui transmettent l’information, et leurs prolongements. La blessure peut modifier à la fois leur fonctionnement et leur structure microscopique. Elle déclenche aussi des mouvements d’ions, de petites particules chargées, et la libération de glutamate, une substance qui transmet des messages entre les cellules. Ces changements augmentent les besoins en énergie du cerveau. Cet ensemble de réactions porte le nom de cascade métabolique. Une grande partie de ces mécanismes a été étudiée dans des modèles expérimentaux; les examens d’imagerie courants ne montrent pas tous ces changements.[14]

Pourquoi les images du cerveau peuvent-elles être normales?

La commotion peut perturber le cerveau sans lésion visible aux examens courants. Des images normales n’excluent donc pas tous les changements microscopiques. Une synthèse des études diagnostiques montre aussi qu’aucun examen isolé ne reconnaît toutes les commotions.[15]

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La tomodensitométrie, souvent appelée scan, utilise des rayons X pour produire des images du cerveau. L’imagerie par résonance magnétique, ou IRM, utilise un champ magnétique. Ces examens peuvent repérer certaines lésions, mais un résultat normal n’exclut pas une commotion. Le professionnel choisit l’imagerie selon les signes observés et le risque d’une autre blessure.

Caractéristique Commotion cérébrale (TCCL) Traumatisme cérébral modéré ou sévère
Effets de la blessure Fonctionnement perturbé, avec des changements microscopiques possibles Atteintes plus importantes du cerveau et de son fonctionnement
Imagerie Souvent normale dans une commotion; une imagerie peut révéler une complication dans certains traumatismes cérébraux légers. Anomalies possibles selon la blessure.
Perte de conscience Souvent absente; une commotion reste possible sans perte de conscience Altération de la conscience généralement plus importante ou prolongée
Durée des symptômes Souvent quelques semaines; des symptômes peuvent persister plus longtemps Récupération parfois prolongée, avec des difficultés durables possibles
Évolution La plupart des personnes s’améliorent; certaines ont besoin d’une réadaptation Dépend des lésions, de la gravité initiale et de l’évolution

La gravité d’un traumatisme cérébral se juge avec l’état de conscience, la mémoire des événements et l’examen clinique, soit les observations et les tests faits par le professionnel de la santé. Les images et le suivi complètent ce portrait. La durée des symptômes, à elle seule, ne classe pas la gravité initiale.

Quelles sont les causes et les mécanismes de la commotion cérébrale?

La commotion cérébrale survient quand le cerveau subit une accélération rapide à l'intérieur du crâne. Les causes les plus fréquentes sont les sports de contact, les chutes, les accidents de la route et les impacts directs à la tête. L'ordre de ces causes n'est toutefois pas fixe: il change selon l'âge, le milieu de vie et le type de données recueillies. La synthèse du centre collaborateur de l'Organisation mondiale de la santé, qui a retenu 121 études, place les chutes et les collisions routières parmi les causes fréquentes de traumatisme cérébral léger[16]. Les mouvements en ligne droite et en rotation peuvent déformer les tissus du cerveau.

Les causes les plus fréquentes

Dans le sport :
  • Hockey sur glace (mise en échec)
  • Football (plaqué)
  • Soccer (coup de tête, collision)
  • Cyclisme (chute)
  • Ski alpin et planche à neige
Dans la vie quotidienne :
  • Chutes (escaliers, échelle, glace)
  • Accidents de voiture ou de moto
  • Coups directs à la tête
  • Accidents de travail

Fait important : Un coup direct à la tête n'est pas nécessaire. Une accélération soudaine du corps peut suffire. Le consensus international décrit d'ailleurs la commotion comme une lésion causée par un coup à la tête, au cou ou au corps qui transmet une force au cerveau[1], et les accélérations mesurées dans les cas confirmés varient beaucoup d'une personne à l'autre[13]. Par exemple, un plaqué au football sans contact à la tête peut causer une commotion si la tête subit une accélération rapide.

Le mécanisme coup-contrecoup

Un impact peut produire une contusion, une zone de tissu cérébral meurtri, du côté du coup ou du côté opposé. On parle alors de coup ou de contrecoup. Cette description de lésions localisées ne résume pas toutes les commotions. Une commotion peut survenir sans contusion visible, par les forces qui déforment le cerveau. L’Institut américain des troubles neurologiques explique ces différents types de blessures cérébrales.

Les forces rotatoires

Une rotation rapide de la tête peut créer des déformations dans le tissu cérébral. Les différentes régions du cerveau ne se déplacent pas toutes de la même façon. Les axones, les longs prolongements des neurones, peuvent alors subir un étirement qui perturbe la transmission des messages. Les recherches étudient le rôle de ces déformations et leurs liens avec les commotions.[17]

Les accélérations en ligne droite et en rotation varient beaucoup entre les personnes ayant une commotion confirmée. Une revue de 2017 s’appuyait surtout sur des données de football américain. Ces mesures ne suffisent pas à déterminer, à elles seules, si une personne a subi une commotion. L’évaluation clinique reste nécessaire.[13]

Quels sont les symptômes d'une commotion cérébrale?

La commotion cérébrale peut causer des maux de tête, des étourdissements, de la fatigue et des difficultés à penser, à gérer ses émotions ou à dormir. Les symptômes se regroupent en quatre catégories : physiques, cognitifs, émotionnels et liés au sommeil. Les symptômes cognitifs touchent la pensée, la mémoire et la concentration. Un seul symptôme après un impact suffit à soupçonner une commotion.

Les symptômes physiques

Les symptômes physiques possibles :

  • Maux de tête
  • Étourdissements ou sensation de tête légère
  • Nausées ou vomissements
  • Fatigue excessive
  • Vision embrouillée ou double; une vision double nouvelle après l’impact demande une évaluation urgente
  • Sensibilité à la lumière (photophobie)
  • Sensibilité au bruit (phonophobie)
  • Problèmes d'équilibre
  • Acouphènes (bourdonnements dans les oreilles)

Les symptômes cognitifs

Les symptômes cognitifs affectent votre capacité à penser clairement :

  • Difficulté à se concentrer
  • Problèmes de mémoire
  • Sentiment de confusion ou de brouillard mental
  • Lenteur à traiter l'information
  • Difficulté à trouver ses mots
  • Temps de réaction ralenti

Les symptômes émotionnels

Les symptômes émotionnels sont bien réels et font partie du tableau clinique de la commotion :

  • Irritabilité
  • Tristesse ou humeur dépressive
  • Anxiété
  • Sautes d'humeur
  • Sentiment d'être "pas comme d'habitude"

Pour un portrait plus large de ces symptômes, lisez notre article les commotions cérébrales, c'est plus que des maux de tête.

Les troubles du sommeil

Le sommeil est fréquemment perturbé après une commotion :

  • Dormir plus que d'habitude
  • Dormir moins que d'habitude
  • Difficulté à s'endormir
  • Sommeil non réparateur

Quand les symptômes apparaissent-ils?

Les symptômes peuvent apparaître immédiatement après l'impact ou se développer graduellement dans les heures et les jours qui suivent. Dans une étude de 48 commotions chez des joueurs portant un casque muni de capteurs, les symptômes étaient immédiats dans 24 cas, retardés dans 11 cas et de moment indéterminé dans 13 cas, et le diagnostic est souvent venu plus tard, avec la moitié des diagnostics posés dans les 17 heures et l’autre moitié plus tard[19]. C'est pourquoi il faut garder un oeil sur la personne après un impact potentiel, et pas seulement sur le coup.

Important : Ce n'est pas parce que vous vous sentez bien dans les minutes suivant un impact que vous n'avez pas de commotion. En cas de commotion soupçonnée, quittez le jeu immédiatement et faites-vous évaluer. Ne reprenez pas le jeu le jour même tant qu’une commotion reste soupçonnée ou confirmée.

Comment la commotion cérébrale est-elle diagnostiquée?

Le diagnostic de commotion cérébrale repose sur les circonstances de la blessure, les symptômes et l’examen clinique. Aucun test de laboratoire ou d’imagerie ne suffit à lui seul à confirmer ou à exclure une commotion. Une synthèse des études a trouvé un bon rendement des outils d’évaluation des commotions dans le sport, appelés SCAT, sans test parfait pris isolément.[15] L’évaluation doit toujours combiner plusieurs éléments. Les outils sont particulièrement utiles dans les premiers jours; le suivi examine aussi la vision, l’équilibre, le cou et les symptômes qui persistent.[20]

L'évaluation clinique

Un professionnel de la santé formé en commotion vous posera des questions sur :

  • Les circonstances de l'impact (quoi, quand, comment)
  • Vos symptômes actuels et leur évolution
  • Toute perte de conscience ou amnésie, c’est-à-dire un trou de mémoire autour de l’accident
  • Vos antécédents de commotions
  • Vos problèmes de santé existants

Les outils d'évaluation standardisés

Le SCAT6, la sixième édition de l’outil d’évaluation des commotions dans le sport, aide les professionnels à examiner les athlètes de 13 ans et plus. Le Child SCAT6 est adapté aux enfants de 8 à 12 ans. Le SCAT6 sert surtout dans les 72 premières heures et jusqu’à une semaine après la blessure. Le SCOAT6, un outil d’évaluation en clinique, aide au suivi après les premiers jours. Le formulaire SCAT6 comprend notamment les éléments suivants. Il ne remplace pas le jugement clinique.

Composante Ce qu'elle évalue
Échelle de symptômes 22 symptômes évalués de 0, absent, à 6, très intense
Orientation Repères dans le temps: mois, date, jour, année et heure.
Mémoire immédiate Rappel de mots
Test de concentration Chiffres à l'envers, mois à l'envers
Rappel différé Mémoire à court terme
Examen neurologique État de conscience, signes du cou, force et sensation des membres, coordination et mouvements des yeux
Équilibre Maintien de positions debout, avec comptage des erreurs d’équilibre (mBESS), et marche un pied devant l’autre

Tests supplémentaires

Votre physiothérapeute ou médecin pourrait effectuer des tests additionnels :

Évaluation vestibulaire : le système vestibulaire relie les organes de l’équilibre dans l’oreille interne à des nerfs et à des régions du cerveau. Les tests cherchent les causes des étourdissements et des difficultés d’équilibre. Consultez notre guide sur les vertiges et les étourdissements pour en savoir plus.

Évaluation oculomotrice : les tests vérifient les mouvements des yeux. Ils peuvent examiner la convergence, qui oriente les deux yeux vers une cible proche, le suivi d’une cible en mouvement et les saccades, les déplacements rapides du regard.

Évaluation cervicale : pour vérifier si le cou contribue aux symptômes. Le même impact peut blesser le cou et le cerveau, alors une entorse cervicale peut accompagner la commotion. Consultez notre guide sur l'entorse cervicale pour comprendre cette blessure associée.

Quand l'imagerie est-elle nécessaire?

Le scan et l’IRM ne confirment pas à eux seuls une commotion. Ils peuvent être nécessaires pour chercher une autre blessure, comme un saignement, selon les signes observés. Les signes d’alerte de la section « Signes d’alerte : quand aller à l’urgence » demandent une évaluation médicale immédiate.

Quelles sont les phases de la récupération après une commotion?

La récupération après une commotion commence par un repos relatif, puis une reprise graduelle des activités jusqu’au retour aux activités habituelles. Les trois phases ci-dessous servent à organiser ce parcours. Leur durée dépend des symptômes, des activités tolérées et de l’examen clinique. Le repos relatif permet déjà des activités légères; il ne demande pas l’arrêt de toute activité.[1]

Phase 1 : Repos relatif (24 à 48 heures)

Les premières 24 à 48 heures sont cruciales1. Le repos relatif signifie :

Ce qui est permis :
  • Activités légères qui n'augmentent pas significativement vos symptômes
  • Courtes marches
  • Lecture pour de courtes périodes
  • Conversations légères
  • Cuisiner un peu
Ce qui est à éviter :
  • Activités qui augmentent fortement vos symptômes
  • Sports et activités physiques intenses
  • Écrans prolongés (télévision, téléphone, ordinateur)
  • Alcool et drogues récréatives
  • Travail cognitif exigeant

Important : le repos complet dans le noir n’est plus recommandé. Des activités légères pendant les deux premiers jours, puis de l’exercice d’endurance adapté, comme la marche ou le vélo stationnaire, font partie de la récupération. Une synthèse rapporte un bénéfice de l’exercice prescrit entre le 2e et le 14e jour après une commotion sportive.[23] Une autre synthèse de 19 études et de plus de 4 000 personnes trouve un petit effet défavorable du repos prescrit sur les symptômes, comparé aux interventions actives.[24] Restez actif dans les limites précisées avec votre professionnel.

Phase 2 : Reprise graduelle

La reprise graduelle permet de bouger et de reprendre certaines tâches avant la disparition complète des symptômes. Une hausse légère et brève peut être acceptable : au plus 2 points sur une échelle de 0 à 10, pendant moins d’une heure. Si la hausse dépasse cette limite, faites une pause jusqu’au retour au niveau précédent, puis réduisez la durée ou l’intensité. Votre professionnel de la santé encadre cette progression.1 Le guide de l’INESSS distingue la reprise des activités intellectuelles et celle des activités physiques.

Retour aux activités cognitives :
  • Activités de lecture ou de réflexion légères, avec une durée qui augmente selon la tolérance
  • Demi-journées à l'école ou au travail
  • Journées complètes avec accommodements
  • Retour normal
Retour à l'activité physique :
  • Marche ou vélo stationnaire, d’abord léger puis modéré
  • Course légère ou exercices individuels propres au sport, sans risque de coup à la tête
  • Entraînements avec l'équipe (sans contact)
  • Entraînements complets avec contact
  • Retour au jeu ou à la compétition

Avant les activités à risque : les symptômes et les anomalies à l’examen liés à la commotion doivent avoir disparu, y compris pendant et après l’effort. Une autorisation professionnelle est nécessaire avant les activités qui exposent à une collision, une chute ou un coup à la tête. Les étapes détaillées plus bas précisent quand progresser et quand revenir en arrière.

Phase 3 : Récupération complète

Après une commotion sportive, une synthèse rapporte une disparition des symptômes après 14 jours en moyenne et un retour au sport après près de 20 jours. Les résultats varient beaucoup entre les études. Environ 93 % des athlètes avaient repris leurs études sans nouvel accommodement dans les 10 jours.[21] Une revue sur les adultes rappelle que jusqu’à 30 % des personnes ayant subi un TCCL peuvent développer des symptômes persistants. Ce chiffre décrit un ordre de grandeur, pas la probabilité exacte pour chaque personne.[22] Le retour au sport sans restriction nécessite :

  • Aucun symptôme lié à la commotion au repos et à l’effort
  • Disparition des difficultés de mémoire ou de concentration et des autres anomalies liées à la commotion à l’examen
  • Évaluation clinique confirmant la récupération et progression complétée
  • Autorisation d’un professionnel habilité avant les activités à risque; les modalités québécoises sont précisées plus bas

Le travail et l’école peuvent reprendre avec des adaptations pendant la récupération. Un travail en hauteur ou comportant d’autres risques exige un avis adapté à ces tâches. Chez l’étudiant athlète, le guide de l’INESSS demande un retour complet aux activités intellectuelles, dont les études, sans adaptation avant l’étape 4 du retour au sport.

Notre article traiter la commotion cérébrale une étape à la fois détaille cette progression.

Quelles sont les options de traitement de la commotion cérébrale?

Le traitement de la commotion cérébrale associe un repos relatif bref, une reprise graduelle des activités et des soins adaptés aux problèmes trouvés à l’évaluation. La réadaptation peut viser l’équilibre, les mouvements des yeux et le cou. L’exercice d’endurance adapté aide la récupération après une commotion sportive.[23] Pour les symptômes persistants, une revue de 12 études décrit cette approche comme prometteuse. Les programmes variaient beaucoup et comprenaient souvent d’autres soins, ce qui limite les conclusions sur l’exercice seul.[25]

Le repos relatif initial

Le repos relatif dans les premières 24 à 48 heures permet au cerveau de commencer sa guérison. Limitez les stimulations intenses tout en restant légèrement actif.

La réadaptation active

La science a évolué : le traitement actif est maintenant préféré au repos prolongé. Les approches actives incluent :

Exercice d’endurance adapté : une activité légère, comme la marche, peut commencer pendant les premières 24 à 48 heures si elle n’augmente pas les symptômes de façon importante. Un programme prescrit peut ensuite débuter entre 2 et 10 jours, selon l’évaluation.1 Le professionnel règle l’intensité pour éviter une hausse qui dépasse la limite légère et brève décrite plus haut.

Réadaptation vestibulaire : des exercices peuvent aider les personnes ayant des étourdissements ou des problèmes d’équilibre. Le système vestibulaire comprend des organes de l’oreille interne, des nerfs et des régions du cerveau. Une revue de sept essais avec répartition au hasard trouve une diminution des difficultés quotidiennes liées aux étourdissements. Les résultats sur l’équilibre et les autres symptômes sont moins constants. Les études sont peu nombreuses et très différentes entre elles.[26]

Réadaptation des mouvements des yeux : les exercices dépendent du problème visuel confirmé à l’évaluation. En 2021, une revue n’avait trouvé aucun essai comparatif admissible sur cette intervention; sa recommandation reposait sur un avis d’experts.[27] Une revue de 2024 portant sur 12 études chez l’adulte observait des améliorations possibles, avec une faible confiance dans les résultats à cause des limites des études.[28]

Un essai plus récent, CONCUSS, apporte une preuve pour un problème précis : une difficulté à orienter les deux yeux ensemble vers une cible proche. Il concernait des personnes de 11 à 25 ans ayant ce trouble et des symptômes depuis 4 à 24 semaines. Après six semaines, 46 personnes sur 52 traitées immédiatement s’étaient améliorées selon deux tests de convergence, contre 4 sur 52 dans le groupe en attente. Le programme comprenait deux séances en clinique par semaine, en plus des soins habituels. Ce résultat concerne ce trouble visuel et ce programme; il ne mesure pas la guérison de tous les symptômes de commotion.[36]

Traitement cervical : le même impact peut toucher la tête et le cou. Une atteinte au cou peut donc accompagner une commotion. C'est pourquoi l'évaluation en physiothérapie regarde aussi la région cervicale, et le traitement du cou peut faire partie du plan quand des maux de tête persistent.10 La physiothérapie pour douleur cervicale peut faire partie d'un plan individualisé lorsque l'évaluation relève un problème du cou. Si vous avez aussi des maux de tête persistants, consultez notre guide sur les maux de tête et céphalées. Quand ces maux de tête viennent du cou, on parle de céphalées cervicogéniques.

Le traitement psychologique

L'anxiété, le stress et les symptômes dépressifs sont fréquents après une commotion. Un soutien psychologique peut faire partie du plan de traitement, surtout si les symptômes persistent. Une synthèse statistique de plusieurs études montre que les symptômes qui persistent après une commotion vont de pair avec une probabilité nettement plus élevée de symptômes dépressifs[29]. Le soutien psychologique fait partie des options recommandées. Les auteurs restent prudents, car les limites des études réduisent la confiance dans les résultats[27].

Comment la physiothérapie aide-t-elle après une commotion?

La physiothérapie après une commotion guide la reprise des activités et traite les problèmes d’équilibre, de mouvements des yeux ou de cou trouvés à l’évaluation. Ces problèmes ne sont pas présents chez tout le monde. Le physiothérapeute choisit les exercices, les conseils et les soins selon vos symptômes et vos objectifs.

L'évaluation complète

Votre physiothérapeute effectuera une évaluation détaillée incluant :

Évaluation des symptômes : questionnaires avec les mêmes questions à chaque suivi pour mesurer vos symptômes et leur évolution.

Évaluation vestibulaire : tests de l’équilibre et des réactions qui stabilisent le regard quand la tête bouge. Ces fonctions font intervenir l’oreille interne et le cerveau.

Évaluation oculomotrice : Tests des mouvements oculaires, de la convergence et du suivi visuel.

Évaluation cervicale : Examen de la mobilité, de la force et de la sensibilité de votre cou.

Test d'effort : Évaluation de votre tolérance à l'exercice sur tapis roulant ou vélo stationnaire.

Le traitement des problèmes vestibulaires

Dans une clinique spécialisée, des troubles combinés de l’équilibre et des mouvements des yeux touchaient 28,6 % des jeunes vus dans les 30 jours après une commotion. Ils touchaient 62,5 % de ceux qui avaient au moins trois symptômes depuis un mois ou plus.7[7] Une autre étude pédiatrique a aussi examiné ces troubles et les facteurs qui leur sont associés.8 Ces groupes de clinique spécialisée ne représentent pas tous les jeunes ayant une commotion. La réadaptation vestibulaire peut comprendre :

  • Exercices de stabilisation du regard (fixer une cible en bougeant la tête)
  • Exercices d'habituation (exposition graduelle aux mouvements provocateurs)
  • Entraînement de l'équilibre (surfaces instables, yeux fermés)

Dans un essai chez des jeunes et jeunes adultes ayant des symptômes persistants, 11 sur 15 personnes du groupe recevant un traitement du cou et de l’équilibre ont reçu l'autorisation médicale de reprendre le sport dans les huit semaines, contre 1 sur 14 dans le groupe de comparaison, qui recevait les soins de base prévus par l’essai9. Cet essai, qui répartissait les participants au hasard, portait sur 31 personnes de 12 à 30 ans qui avaient des étourdissements, une douleur au cou ou des maux de tête persistants[9]. C'est un petit groupe bien précis, pas l'ensemble des commotions. D'autres essais chez l'adulte donnent des résultats plus nuancés.

Ces exercices relèvent de la physiothérapie vestibulaire, qui traite l'équilibre et les étourdissements.

Le traitement des problèmes oculomoteurs

Les problèmes de vision sont fréquents : difficulté à fixer, vision double, sensibilité à la lumière. Les exercices oculomoteurs peuvent inclure :

  • Exercices de convergence (orienter les deux yeux vers une cible proche)
  • Exercices de saccades (déplacer rapidement le regard)
  • Exercices de poursuite (suivre une cible en mouvement)

Le traitement du cou

Le cou peut être blessé en même temps que la commotion. Quand la tête subit une accélération brusque, le cou encaisse aussi. C'est pourquoi l'évaluation du cou fait partie du suivi après une commotion.10 La physiothérapie cervicale comprend :

  • Mobilisations articulaires, des mouvements guidés par le physiothérapeute pour améliorer la mobilité
  • Techniques manuelles sur les muscles du cou, pour chercher un soulagement à court terme
  • Exercices pour renforcer le cou et améliorer le contrôle de ses mouvements
  • Conseils pour ajuster temporairement les positions qui augmentent vos symptômes

Le cou peut contribuer aux maux de tête et aux étourdissements après une commotion. Une revue des études rapporte de nombreux points communs entre le coup de fouet cervical et le traumatisme cérébral léger, et note qu'un trouble des articulations du cou peut alimenter la douleur cervicale et les maux de tête quand les symptômes persistent[10]. Cela dit, le cou n'explique pas à lui seul tous les maux de tête ni tous les étourdissements après une commotion. C'est un aspect à évaluer dans la prise en charge. Pour plus d'information, consultez notre guide sur la douleur cervicale.

Après une collision routière, une étude a suivi des personnes vues à l’urgence pour une blessure de type coup de fouet cervical. Parmi les 480 personnes ayant répondu aux trois suivis, 128, soit 27 %, rapportaient une douleur au cou à 1, 3 et 12 mois.[11] Quand la commotion survient dans un accident de la route, l’évaluation du cou reste utile, même si les symptômes de tête attirent surtout l’attention.11

Dans cette étude, une détresse psychologique importante mesurée après l’accident et des douleurs répandues présentes avant l’accident étaient associées à une douleur au cou plus persistante. Ces liens ne prouvent pas que le stress cause à lui seul la douleur. Parler du sommeil, du stress et des douleurs antérieures aide à adapter le suivi.11

Le mouvement ressemble à celui du whiplash, le coup de fouet cervical : la tête est projetée d'un côté puis de l'autre, et le cou encaisse le mouvement. Un même accident peut d'ailleurs causer les deux à la fois. Ce ne sont par contre pas deux noms pour la même blessure: une revue systématique trouve des ressemblances de mécanisme et de symptômes, mais aussi des différences, sans frontière nette entre les deux, et chacune demande sa propre évaluation[10].

Le protocole de retour au jeu

Votre physiothérapeute peut guider une reprise graduelle du sport. Les étapes ci-dessous résument le guide de l’INESSS et le consensus international. Chaque étape demande au moins 24 heures. La progression dépend aussi de l’examen clinique.

Étape Activité Objectif
1 Activités quotidiennes légères pendant le repos relatif Reprendre les activités simples selon la tolérance
2 Marche ou vélo stationnaire léger, puis modéré Augmenter progressivement l’effort
3 Exercices individuels du sport, sans risque de coup à la tête Ajouter des mouvements et changements de direction
4 Entraînement intense sans contact, après autorisation Exercices plus complexes
5 Entraînement complet avec contact, après autorisation Pleine participation
6 Retour au jeu Compétition

Aux étapes 1 à 3, une hausse d’au plus 2 points sur 10 pendant moins d’une heure peut être acceptable. Si elle dépasse cette limite, arrêtez l’exercice et réessayez le lendemain à un niveau adapté. Avant l’étape 4, les symptômes et les anomalies liées à la commotion doivent avoir disparu, même à l’effort. Le guide de l’INESSS demande aussi d’avoir repris complètement les activités intellectuelles, sans adaptation, avant cette étape. Une autorisation est nécessaire avant toute activité à risque de coup à la tête, y compris plus tôt si votre sport comporte ce risque. Si les symptômes reviennent aux étapes 4 à 6, retournez à l’étape 3 et consultez votre professionnel avant de reprendre les activités à risque. Les principes d’un retour au sport après une blessure comprennent aussi une progression adaptée.

Au Québec, un physiothérapeute formé qui suit régulièrement ce type de problème peut autoriser le retour aux activités sportives à risque après une récupération clinique. Un médecin ou une infirmière praticienne spécialisée, appelée IPS, doit participer à la décision lorsque les symptômes persistent. Une nouvelle évaluation médicale est aussi requise en présence de signes d’alerte, d’une aggravation anormale, d’une maladie qui peut perturber l’examen du système nerveux, d’une commotion dans l’année précédente ou d’au moins deux commotions antérieures. De nouveaux symptômes au retour au jeu demandent également cette consultation. L’avis conjoint québécois précise ces conditions.

Le retour au travail ou à l’école

Votre physiothérapeute, souvent en collaboration avec le médecin, planifie aussi la progression du retour au travail ou à l'école dès que la reprise devient possible. Il peut conseiller sur les adaptations nécessaires :

  • Limiter la quantité de devoirs et d'examens à l'école
  • Gérer la quantité de temps passé devant les écrans
  • Restreindre la quantité de charges physiques au travail

10 mini-trucs pour comprendre votre douleur

Un conseil par jour pendant 10 jours pour mieux comprendre votre douleur. Environ 2 minutes de lecture.

Le retour à l’école peut inclure des examens adaptés, des pauses, plus de temps pour les tâches ou une réduction temporaire du travail demandé. Le but est de reprendre l’apprentissage et la vie scolaire sans hausse importante ou prolongée des symptômes. Les adaptations diminuent à mesure que la tolérance s’améliore.

Que sont les symptômes persistants après une commotion?

Les symptômes persistants après une commotion sont ceux qui durent plus de quatre semaines. Cette définition s’applique aux enfants, aux adolescents et aux adultes dans le consensus international.1 Une revue clinique de 2021 utilise aussi ce repère chez l’adulte.[27] Une revue plus récente rappelle que jusqu’à 30 % des adultes peuvent développer des symptômes persistants, selon les populations étudiées.[22] Une nouvelle évaluation cherche les problèmes à traiter et les facteurs qui peuvent compliquer la récupération.

Pourquoi les symptômes persistent-ils?

Plusieurs facteurs peuvent expliquer la persistance des symptômes :

Problème vestibulaire : un trouble de l’oreille interne ou de ses connexions dans le cerveau peut contribuer aux étourdissements et aux difficultés d’équilibre.

Blessure cervicale non traitée : Le cou peut continuer à contribuer aux maux de tête et étourdissements.

Problèmes des mouvements des yeux : une difficulté de convergence ou de suivi visuel peut rendre la lecture et certaines activités plus difficiles.

Dysfonction autonomique : le système qui règle tout seul le coeur et la respiration (le système nerveux autonome) peut rester déréglé un moment, et l'effort devient alors moins bien toléré5. Une revue qui fait le portrait de 17 études appuie cette hypothèse pour expliquer une partie de l'intolérance à l'effort, mais les méthodes varient beaucoup d'une étude à l'autre et le mécanisme exact reste à préciser[30]. On observe entre autres une fréquence cardiaque plus élevée et une variabilité cardiaque réduite, c’est-à-dire moins de variation du temps entre deux battements, pendant un effort léger, jusqu'à une dizaine de jours après la blessure, avec des résultats contradictoires au repos[31].

Facteurs psychologiques : L'anxiété, la dépression et le stress post-traumatique peuvent amplifier et maintenir les symptômes.

Symptômes pouvant persister après une commotion

  • Maux de tête persistants
  • Fatigue chronique
  • Difficultés de concentration
  • Troubles de mémoire
  • Irritabilité et changements d'humeur
  • Troubles du sommeil
  • Sensibilité à la lumière et au bruit
  • Étourdissements

Options lorsque les symptômes persistent après une commotion

Une évaluation des symptômes persistants après une commotion cherche les facteurs pertinents et permet de discuter des options selon les besoins.

Physiothérapie spécialisée : soins pour les problèmes d’équilibre, de mouvements des yeux et de cou trouvés à l’évaluation.

Exercice d’endurance adapté : programme progressif dont la durée et l’intensité respectent la tolérance aux symptômes définie avec le professionnel.

Soutien psychologique : une thérapie peut aider à gérer l’anxiété, les réactions au stress et les difficultés d’adaptation.

Gestion médicale : médicaments pour les maux de tête ou d'autres symptômes précis, au besoin.

Une amélioration reste possible avec un plan adapté aux problèmes trouvés. Les options comprennent l’information, l’exercice gradué, les exercices d’équilibre, le traitement du cou, le soutien psychologique et des soins coordonnés entre professionnels. La revue de 2021 formulait des recommandations faibles, à cause de la faible confiance dans les études disponibles.[27] Les résultats plus récents sur certaines interventions, comme le programme visuel décrit plus haut, complètent ce portrait. Chaque soin doit être choisi pour votre problème précis et réévalué selon vos progrès.

Quand consulter et quels sont les signes d’alerte?

Une commotion soupçonnée demande une évaluation rapide; certains signes exigent une consultation à l’urgence immédiatement. Les maux de tête sévères ou qui s’aggravent, les vomissements répétés, une faiblesse ou une difficulté à rester éveillé font partie de ces signes. La consultation permet de chercher une autre blessure et d’obtenir des conseils adaptés.

Bonnes raisons de consulter rapidement

Consultez rapidement après un impact à la tête, au cou ou au corps si un symptôme fait soupçonner une commotion. Consultez aussi si vos symptômes limitent vos activités, si vous avez déjà eu une commotion ou avant de reprendre un sport à risque. Une réévaluation est utile si l’état ne s’améliore pas après deux semaines, si les symptômes persistent après un mois ou si vous avez de la difficulté à progresser.

Signes d’alerte : quand aller à l’urgence

Après un impact, les signes suivants peuvent indiquer une blessure plus grave. Un seul signe suffit pour demander une évaluation à l’urgence immédiatement. Appelez le 911 si la personne est difficile à réveiller, convulse ou présente une détérioration importante. Ces signes ne permettent pas de poser soi-même un diagnostic.

Symptôme Signification possible
Mal de tête sévère ou qui s’aggrave Saignement cérébral possible
Vomissements répétés Peut accompagner une complication après la blessure; examen urgent
Convulsions Peut signaler une atteinte du cerveau ou des nerfs
Faiblesse ou perte de sensation d’un côté du corps Peut signaler une atteinte du cerveau ou de ses voies nerveuses
Difficulté à parler ou comprendre Peut signaler une atteinte du cerveau ou des nerfs
Confusion qui s’aggrave, personnes ou lieux non reconnus, agitation inhabituelle Détérioration de l'état
Somnolence excessive ou incapacité de réveiller Peut signaler une atteinte du cerveau; évaluation urgente
Une pupille plus grande que l’autre, au centre de l’œil Peut signaler une atteinte du cerveau; évaluation urgente
Perte de conscience, surtout si elle se prolonge ou si l’état se détériore Nécessite une évaluation médicale urgente de la gravité
Liquide clair du nez ou des oreilles Peut signaler une fracture du crâne

Une vision double nouvelle, une perte de vision ou une difficulté nouvelle à marcher après l’impact demandent aussi une évaluation urgente. Le guide de l’INESSS détaille les signes à surveiller. Les signes de ce tableau demandent une évaluation médicale sans tarder; dans le doute, consultez.

Qui consulter?

Physiothérapeute formé en commotion : Peut évaluer et traiter la commotion cérébrale, les problèmes vestibulaires et cervicaux, et superviser votre retour aux activités. Au Québec, vous pouvez consulter sans ordonnance.

Médecin ou IPS : peut poser le diagnostic, prescrire des médicaments au besoin et vous orienter vers des spécialistes. Une IPS est une infirmière praticienne spécialisée.

Neuropsychologue : peut examiner en détail la mémoire, l’attention et les autres capacités de pensée lorsque les difficultés persistent.

Quelles sont les questions fréquentes sur la commotion cérébrale?

Les questions fréquentes sur la commotion cérébrale concernent la perte de conscience, les délais de récupération, le casque, les écrans, le repos, le retour au sport, les commotions répétées et la physiothérapie. La commotion cérébrale peut survenir sans perte de conscience et demande une reprise graduelle des activités. Le casque réduit certaines blessures sans éliminer les commotions, et la physiothérapie peut traiter des problèmes précis trouvés à l’évaluation. Les réponses ci-dessous précisent les délais et les précautions.

Faut-il perdre conscience pour avoir une commotion?

Non. La grande majorité des commotions cérébrales surviennent sans perte de conscience6. Dans une cohorte portant sur sept sports du secondaire et du collégial, la perte de conscience était présente dans 9 % des commotions[18]. La présence d'un seul symptôme après un impact suffit à soupçonner une commotion.

Combien de temps dure une commotion cérébrale?

Chez la plupart des personnes, les symptômes diminuent dans les deux premières semaines et disparaissent dans le mois, selon le guide de l’INESSS. Certaines personnes récupèrent plus lentement. Consultez si les symptômes ne s’améliorent pas, persistent après quatre semaines ou empêchent la progression de vos activités. Le retour au sport dépend aussi des étapes franchies et de l’évaluation.

Est-ce que le casque protège contre les commotions?

Le casque réduit nettement le risque de blessure grave au crâne, comme une fracture. Par contre, il ne met pas le cerveau à l'abri d'une accélération brusque, donc il ne garantit pas d'éviter la commotion. La protection contre les blessures graves à la tête est bien démontrée à vélo: chez les cyclistes tombés ou heurtés, le port du casque va de pair avec moins de blessures à la tête, moins de blessures graves et moins de décès[32]. Pour la commotion, c'est autre chose: dans les essais randomisés menés au soccer et au rugby, le couvre-chef n'a pas réduit le nombre de commotions[33]. L'effet dépend donc du sport et du type de protection. Un casque adapté et bien ajusté reste important pour prévenir les blessures graves. Il ne remplace pas les règles de jeu et les mesures qui évitent les impacts.

Puis-je regarder des écrans après une commotion?

Les premières 24 à 48 heures, limitez les écrans. Par la suite, vous pouvez les utiliser si ça n'augmente pas significativement vos symptômes. Commencez par de courtes périodes et augmentez graduellement.

Dois-je rester dans le noir?

Non. Après une courte période de repos relatif, reprenez graduellement les activités selon votre tolérance.

Quand puis-je reprendre le sport?

Une activité légère peut commencer pendant le repos relatif, selon la tolérance.1 Les premières étapes suivent la limite de hausse légère et brève des symptômes. Avant l’étape 4 et toute activité à risque de coup à la tête, la récupération clinique et l’autorisation professionnelle sont nécessaires. Le guide de l’INESSS demande aussi une reprise complète des activités intellectuelles, sans adaptation, avant l’étape 4. Le protocole détaillé plus haut explique cette progression.

Une deuxième commotion est-elle plus grave?

Une deuxième commotion peut entraîner une récupération plus difficile, mais son évolution doit être évaluée individuellement. Le cerveau peut aussi être plus vulnérable à une autre blessure pendant sa récupération.[14] Les antécédents augmentent le risque de subir une nouvelle commotion dans les études sportives.[18] Au Québec, une commotion dans l’année précédente ou au moins deux commotions antérieures exige une nouvelle évaluation par un médecin ou une IPS avant la décision de retour aux activités à risque.

La physiothérapie peut-elle vraiment aider?

Oui, elle peut aider. Chez des personnes dont les symptômes persistaient, un essai a montré que le traitement du cou et de l'équilibre aidait à obtenir plus tôt l'autorisation de reprendre le sport9. L'évaluation permet de cibler ce qui est en cause chez vous : l'équilibre, le contrôle des yeux ou le cou.

Le casque et le protège-dents préviennent-ils la commotion cérébrale?

Le casque réduit certaines blessures graves à la tête, et le protège-dents peut diminuer la fréquence des commotions dans certains sports de collision. Aucun de ces équipements n’élimine le risque. Leur effet dépend du sport, du type de protection et de son utilisation.

Le casque

Le casque ne supprime pas le risque de commotion. Son effet protecteur varie selon le sport, le type de casque et son ajustement, mais il demeure important pour réduire les blessures à la tête et au visage.

Se sentir protégé par un casque peut donner envie de jouer plus dur. Le casque ne rend pas les coups à la tête sans conséquence : s'en servir pour foncer reste une mauvaise idée.

Le protège-dents

Le protège-dents réduit les blessures de la bouche et des dents. Son choix et son ajustement comptent; demandez conseil pour un modèle adapté à votre sport. Pour les commotions, une synthèse de cinq cohortes publiée en 2019 ne permettait pas de conclure.[34] Une revue de 2023 observe un taux de commotions environ 26 % plus faible chez les porteurs de protège-dents dans les sports de collision étudiés.[35] Ce taux compare la fréquence des commotions pendant l’exposition au sport; il ne signifie pas que toutes les personnes ou tous les modèles ont la même protection. Pour démêler le vrai du faux sur la prévention, lisez mythes et réalités de la commotion cérébrale.

Quels problèmes associés explorer après une commotion cérébrale?

Les problèmes associés à explorer après une commotion comprennent l’entorse cervicale, la douleur au cou, les maux de tête et les étourdissements. Le même impact peut toucher la tête et le cou. L’évaluation aide à distinguer leurs contributions.

Ressources sur les problèmes associés

Les ressources suivantes expliquent les blessures et les symptômes qui peuvent accompagner une commotion.

Que faut-il retenir sur la commotion cérébrale?

La commotion cérébrale perturbe le fonctionnement du cerveau et demande une reprise graduelle des activités adaptée aux symptômes et à l’évaluation. Des images normales n’excluent pas cette blessure.

Points essentiels à retenir

La récupération varie d’une personne à l’autre. Le repos complet prolongé n’est plus recommandé. L’exercice adapté et les soins ciblés peuvent aider à reprendre les activités. La physiothérapie examine notamment l’équilibre, les mouvements des yeux et le cou. Consultez rapidement après un impact suspect et immédiatement en présence d’un signe d’alerte.

Comment prendre rendez-vous avec un physiothérapeute?

La prise de rendez-vous chez Physioactif se fait directement, sans ordonnance médicale. Nos physiothérapeutes formés en commotion peuvent évaluer vos difficultés, proposer des soins adaptés et guider votre reprise des activités. Une suspicion de blessure grave ou un signe d’alerte demande l’urgence, plutôt qu’un rendez-vous en clinique.

Besoin d'un avis professionnel?

Nos physiothérapeutes peuvent évaluer vos difficultés et vous proposer un plan de traitement personnalisé.

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Références

  1. Patricios JS, Schneider KJ, Dvorak J, et al. Consensus statement on concussion in sport: the 6th International Conference on Concussion in Sport-Amsterdam, October 2022. British Journal of Sports Medicine. 2023;57(11):695-711. PubMed
  2. Schneider KJ, Leddy JJ, Guskiewicz KM, et al. Rest and treatment/rehabilitation following sport-related concussion: a systematic review. British Journal of Sports Medicine. 2017;51(12):930-934. PubMed
  3. Leddy JJ, Haider MN, Ellis MJ, Willer BS. Exercise is medicine for concussion. Current Sports Medicine Reports. 2018;17(8):262-270. PubMed
  4. Reneker JC, Clay Moughiman M, Cook CE. The diagnostic utility of clinical tests for differentiating between cervicogenic and other causes of dizziness after a sports-related concussion: An international Delphi study. Journal of Science and Medicine in Sport. 2015;18(4):366-372. PubMed
  5. Ellis MJ, Leddy JJ, Willer B. Physiological, vestibulo-ocular and cervicogenic post-concussion disorders: an evidence-based classification system with directions for treatment. Brain Injury. 2015;29(2):238-248. PubMed
  6. National Research Council, Committee on Sports-Related Concussions in Youth. Sports-related concussions in youth: improving the science, changing the culture. National Academies Press; 2014 Feb 4.
  7. Ellis MJ, Cordingley D, Vis S, et al. Vestibulo-ocular dysfunction in pediatric sports-related concussion. Journal of Neurosurgery: Pediatrics. 2015;16(3):248-255. PubMed
  8. Ellis MJ, Cordingley DM, Vis S, et al. Clinical predictors of vestibulo-ocular dysfunction in pediatric sports-related concussion. Journal of Neurosurgery: Pediatrics. 2017;19(1):38-45. PubMed
  9. Schneider KJ, Meeuwisse WH, Nettel-Aguirre A, et al. Cervicovestibular rehabilitation in sport-related concussion: a randomised controlled trial. British Journal of Sports Medicine. 2014;48(17):1294-1298. PubMed
  10. Gil C, Decq P. How similar are whiplash and mild traumatic brain injury? A systematic review. Neurochirurgie. 2021;67(3):238-243. PubMed
  11. Atherton K, Wiles NJ, Lecky FE, et al. Predictors of persistent neck pain after whiplash injury. Emerg Med J. 2006;23(3):195-201.
  12. Alvarez TL, Scheiman M, Hajebrahimi F, et al. CONCUSS randomised clinical trial of vergence/accommodative therapy for concussion-related symptomatic convergence insufficiency. British Journal of Sports Medicine. 2026;60(5):340-354. PubMed.

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