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Entorse Cervicale

L’entorse cervicale est une blessure aux articulations des vertèbres du cou causée par un traumatisme. En général, il y a étirement d’un ou plusieurs ligaments des vertèbres du cou.

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Illustration d'une tête en rotation du cou, flèche courbée, guide « Entorse Cervicale » en physiothérapie Physioactif

Entorse Cervicale

Écrit par:
Lorianne Gonzalez-Bayard
Révisé scientifiquement par :
Stéphanie Desjardins

Une douleur et une raideur au cou peuvent apparaître après un accident de voiture, une chute ou un autre traumatisme. Une évaluation aide à préciser les soins appropriés selon les symptômes et le contexte.

La récupération après une blessure au cou varie d’une personne à l’autre. Le suivi porte sur les symptômes et sur les activités que vous voulez reprendre. Une revue systématique cherche et compare les études pertinentes sur une question. Une telle revue a réuni 38 groupes de personnes suivies après un coup de fouet cervical1. La douleur et les difficultés dans les activités diminuent surtout pendant les trois premiers mois, mais le rythme de récupération varie beaucoup entre les groupes.

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Une évaluation en physiothérapie peut aider à préciser les activités limitées et à élaborer un plan adapté à la situation.

  • Le retour au mouvement aide la récupération après l’évaluation : Une fois qu’un professionnel a écarté une blessure exigeant une protection particulière, le mouvement et les activités reprennent graduellement. Les études sur le coup de fouet cervical favorisent les soins actifs plutôt que le repos prolongé ou le collier souple pour diminuer la douleur2, 3. Ces résultats restent incertains, car les études sont peu nombreuses ou présentent des limites dans leur méthode. Dans un essai de 1986, 61 personnes ont reçu soit des mouvements actifs précoces, soit du repos avec un collier souple. À huit semaines, le premier groupe avait moins mal et bougeait mieux le cou.4 Les participants avaient été répartis au hasard entre les traitements. Le résultat indique un bénéfice possible; il ne garantit pas la même réponse pour chacun.
  • La règle canadienne pour les blessures du cou guide les examens : Les professionnels utilisent cette règle pour décider si des images de la colonne sont nécessaires après un traumatisme. Elle a été conçue pour des adultes bien éveillés dont la respiration, le pouls et la pression sont stables5. Elle doit être appliquée au complet par un professionnel.

Ce guide explique l’entorse cervicale, ses symptômes, ses causes et le rôle de la physiothérapie pour la douleur cervicale dans la récupération.

Qu'est-ce qu'une entorse cervicale?

Une entorse cervicale est un étirement ou une déchirure d’un ou de plusieurs ligaments du cou. Les ligaments relient les os de la colonne, appelés vertèbres, et contribuent à leur stabilité. En pratique, ce diagnostic est aussi utilisé pour décrire certaines blessures des tissus du cou après un traumatisme, sans qu’un ligament précis ait été identifié.

Un coup de fouet cervical correspond à une accélération puis un ralentissement brusques de la tête. Ce mouvement peut solliciter les muscles, les ligaments et les articulations du cou. Le mouvement rapporté ne suffit pas à identifier le tissu blessé.

Le professionnel distingue une douleur avec peu de signes à l’examen, une douleur accompagnée de raideur ou de sensibilité, et des signes touchant les nerfs. Il recherche aussi une fracture ou une articulation déplacée, appelée luxation. Ces dernières blessures demandent une prise en charge médicale particulière.6

Des images normales n’expliquent pas toujours la douleur après un traumatisme. L’évaluation combine les symptômes, les mouvements possibles et les signes qui demandent d’autres examens.6

Pour mieux comprendre la structure complexe de votre cou et comment les vertèbres fonctionnent ensemble, consultez notre guide sur l'anatomie cervicale.

Les symptômes varient selon la gravité de la blessure et peuvent se manifester immédiatement ou quelques heures après le traumatisme.

Quels sont les symptômes d'une entorse cervicale?

Les symptômes d’une entorse cervicale comprennent la douleur au cou, la raideur, les maux de tête et une difficulté à tourner ou à pencher la tête. Ces symptômes orientent l’examen sans identifier à eux seuls le tissu atteint.

Douleur et raideur du cou : La douleur au cou peut rester dans une petite zone ou s’étendre. La raideur peut donner l’impression que le cou est « bloqué » ou que tourner la tête demande beaucoup d’effort.

Tension musculaire : Les muscles du cou ou des épaules peuvent sembler tendus ou se contracter involontairement. L’examen vérifie cette sensation et ses effets sur vos mouvements.

Maux de tête : Un mal de tête peut accompagner la douleur au cou. Après un choc, le professionnel tient compte de son apparition et de son évolution pour rechercher les autres blessures possibles. Consultez notre guide sur les maux de tête ou céphalées.

Difficulté à bouger la tête : Tourner la tête à gauche ou à droite, regarder vers le bas ou incliner la tête sur le côté peut devenir difficile. Après un traumatisme, ne forcez pas un mouvement impossible avant l’évaluation.

Moment d’apparition des symptômes : La douleur peut commencer tout de suite ou plusieurs heures après la blessure. Ce délai ne permet pas, à lui seul, de juger sa gravité.

Douleur avec certains mouvements : Tourner la tête, regarder par-dessus l’épaule ou pencher la tête pour lire peut augmenter la douleur. Évitez de conduire si vous ne pouvez pas vérifier vos angles morts sans difficulté.

Une douleur au cou qui descend dans le bras peut venir de différentes causes, dont un nerf irrité dans le cou. Une évaluation précise les soins appropriés. Notre guide sur la douleur du cou qui descend dans le bras explique cette situation.

Certains symptômes nécessitent une attention médicale urgente et ne doivent jamais être ignorés.

Quels sont les symptômes graves d'une entorse cervicale à surveiller?

Une faiblesse, un engourdissement, une difficulté nouvelle à marcher ou une perte du contrôle de l’urine ou des selles après une blessure au cou demandent une évaluation médicale urgente. Ces signes peuvent venir d’une blessure plus grave qu’une entorse.

Les conseils du service de santé britannique, le NHS, sur le coup de fouet cervical et les signes urgents associés aux problèmes du cou distinguent ces alertes des symptômes ordinaires. Notre guide sur la hernie discale cervicale explique une autre cause possible de symptômes dans les bras.

Faiblesse ou paralysie : Une faiblesse nouvelle dans un bras, une main ou une jambe demande une évaluation urgente. Une faiblesse soudaine, l’impossibilité de garder un bras levé ou une paralysie demandent une aide immédiate.

Engourdissements ou perte de sensation : Des picotements ou un engourdissement nouveaux dans un bras ou une jambe après la blessure demandent une évaluation urgente. Il n’est pas nécessaire que plusieurs zones soient touchées.

Difficulté à marcher ou à garder l’équilibre : Une difficulté nouvelle à marcher, à rester assis droit ou à garder l’équilibre après le traumatisme demande une aide urgente. Des vertiges apparus après le traumatisme avec une douleur au cou demandent aussi une évaluation urgente, même sans difficulté à marcher. La fiche du NHS du Leicestershire sur le cou précise cette alerte.

Gestes soudainement maladroits : Échapper des objets, ne plus réussir à boutonner une chemise ou avoir soudainement du mal à utiliser les doigts peut signaler un problème qui exige une aide immédiate.

Changements urinaires, intestinaux ou de la sensation génitale : Une perte récente du contrôle de l’urine ou des selles demande une aide immédiate. Une difficulté nouvelle à uriner, des fuites ou une perte de sensation autour des fesses ou des organes génitaux après la blessure demandent aussi une évaluation urgente, même sans perte complète de contrôle. Cela comprend une sensation différente lors de l’essuyage après être allé à la selle. Ces signes sont décrits dans les conseils sur les blessures du cou du NHS inform.

Autres alertes après la blessure : Une douleur très forte au cou ou l’impossibilité de bouger la tête après le traumatisme demande une aide immédiate. Une douleur très forte malgré les médicaments habituels, ou une sensation de décharge électrique dans le cou ou le dos, parfois jusqu’aux membres, demande aussi une évaluation urgente. Ne conduisez pas vous-même si vous présentez ces signes.

Après un traumatisme, consultez sans délai pour l’un de ces signes. Appelez le 911 en cas de paralysie soudaine, de nouvelles difficultés à marcher, de perte du contrôle de l’urine ou des selles ou si vous ne pouvez pas vous déplacer en sécurité. En l’absence de signe urgent, une consultation en physiothérapie peut aider, après vérification que la blessure permet le traitement.

Le contexte d'apparition des symptômes peut orienter l'évaluation.

Quelles sont les causes d'une entorse cervicale?

Un accident de voiture, une chute ou un impact peut causer une entorse cervicale en sollicitant les tissus du cou. Certains mouvements ou efforts inhabituels peuvent aussi provoquer une douleur cervicale, sans prouver qu’un ligament est déchiré.

Accidents de voiture : Une collision peut accélérer puis ralentir brusquement la tête et provoquer un coup de fouet cervical. L’évaluation recherche les blessures possibles selon les symptômes et le déroulement de l’accident.

Le coup de fouet cervical décrit ce mouvement brusque. Il ne signifie pas qu’un ligament est nécessairement déchiré. Les symptômes et l’examen déterminent les soins nécessaires.

Chutes : Une chute peut solliciter le cou, même si la douleur apparaît plus tard. La hauteur de la chute et les symptômes aident le professionnel à choisir les examens nécessaires.

Impacts directs à la tête : Un coup à la tête peut s’accompagner d’une blessure au cou. L’évaluation recherche ces deux problèmes et les signes urgents.

Mouvements brusques du cou : Une torsion rapide ou un mouvement forcé peut précéder la douleur. Ce récit aide à l’évaluation, mais ne confirme pas à lui seul une entorse.

Effort inhabituel ou charge importante : Un effort inhabituel peut provoquer une douleur des muscles du cou. Le professionnel vérifie les tissus possiblement concernés et les gestes qui deviennent difficiles.

Pour comprendre la douleur cervicale dans un contexte plus large et comment différentes conditions peuvent affecter votre cou, notre guide complet offre une perspective approfondie.

Suite à un traumatisme, un diagnostic précis est important pour orienter le traitement approprié.

Comment diagnostique-t-on une entorse cervicale?

Le diagnostic d’une entorse cervicale repose sur le récit de la blessure et sur un examen des mouvements, de la force et de la sensibilité. Le professionnel recherche d’abord une fracture ou une autre blessure exigeant des soins médicaux. Chez un adulte bien éveillé et stable, la règle canadienne aide à décider si des images de la colonne du cou sont nécessaires5.

Examen du cou et des symptômes : Le professionnel vous demande quand et comment la blessure s’est produite, quels symptômes sont apparus et comment ils évoluent. Selon ce qui peut être fait en sécurité, il observe les mouvements, touche les zones sensibles et vérifie la force et la sensibilité. Il peut aussi tester les réflexes, les réactions automatiques des muscles à une stimulation.

Quand faut-il faire des images du cou?

Une entorse cervicale ne demande pas automatiquement une radiographie. Après un traumatisme, les examens servent notamment à rechercher une fracture ou une autre lésion importante. Lorsque la règle canadienne indique des images chez une personne de 16 ans ou plus, les recommandations de l’organisme britannique NICE privilégient une tomodensitométrie, appelée TDM ou scan, qui produit des images détaillées avec des rayons X. Une imagerie par résonance magnétique, ou IRM, produit des images à l’aide d’un champ magnétique. Cet examen peut compléter le scan si les signes font craindre une atteinte de la moelle épinière, le cordon nerveux dans la colonne qui transmet des messages entre le cerveau et le corps.

Dans l’étude qui a créé la règle canadienne, 8 924 adultes éveillés et stables ont été évalués après un choc. Parmi eux, 151 avaient une atteinte importante du cou, soit 1,7 %5. Ce pourcentage décrit les personnes vues à l’urgence dans cette étude; il ne s’applique pas à tous les traumatismes.

La règle canadienne pour la colonne du cou : Ian Stiell et son équipe à l’Université d’Ottawa ont développé cette règle pour guider les professionnels.5 Dans l’étude de validation de 2003, 8 283 personnes traumatisées éveillées et stables ont été évaluées; 169 avaient une atteinte importante. Lorsque la règle avait été appliquée au complet, elle en repérait 99,4 % et en manquait une7. Ce résultat soutient son usage professionnel, sans garantir qu’aucune blessure ne puisse être manquée.

Les mécanismes suivants font partie des situations à risque élevé qui demandent une évaluation médicale et des images selon la règle. La fiche clinique d’Emergency Care BC en précise les critères :

  • Chute d’au moins un mètre ou dans au moins cinq marches : La hauteur et le nombre de marches font partie des critères de risque.
  • Choc qui comprime la tête vers le cou : Par exemple, frapper le fond d’une piscine avec la tête en plongeant, ou recevoir une charge sur le dessus de la tête.
  • Accident de voiture à haute vitesse : Une collision à plus de 100 km/h, des tonneaux ou une éjection du véhicule font partie des critères.
  • Accident en véhicule récréatif motorisé : Cela comprend notamment la motoneige, le quatre-roues ou la moto hors route.
  • Collision à vélo : Ce critère ne se limite pas à une collision avec une automobile.

Un âge de 65 ans ou plus, ou des picotements dans un bras ou une jambe, fait aussi partie des critères de risque élevé. En l’absence de ces critères, le professionnel vérifie des éléments de faible risque, comme une collision arrière mineure ou le fait d’avoir pu marcher depuis l’accident. Il évalue ensuite, seulement si c’est sécuritaire, la capacité de tourner la tête de 45 degrés de chaque côté5. N’essayez pas cette règle vous-même et ne forcez pas le cou pour vérifier ce mouvement. Chaque étape doit être appliquée dans l’ordre. L’absence d’indication d’imagerie ne confirme pas à elle seule une entorse.

Le diagnostic établi, la question devient : quand consulter pour optimiser votre récupération?

Quand consulter en physiothérapie pour une entorse cervicale?

Une consultation en physiothérapie est appropriée quand une douleur ou une raideur après l’entorse limite vos mouvements ou vos activités, une fois les urgences écartées. Le physiothérapeute vérifie si une évaluation médicale est nécessaire avant de poursuivre les soins.

Accès direct à la physiothérapie : Au Québec, vous pouvez consulter un physiothérapeute en pratique privée sans ordonnance médicale. Certains contrats d’assurance en demandent toutefois une pour le remboursement, comme le précise l’Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec. Confirmez les conditions de couverture et le prochain rendez-vous auprès de la clinique.

Pourquoi consulter : Le physiothérapeute aide à reprendre les mouvements et les activités qui sont devenus difficiles. Une synthèse des études sur le coup de fouet cervical rapporte des bénéfices de l’information, de mouvements guidés par les mains du thérapeute, appelés mobilisations, et d’exercices par rapport aux soins habituels ou à certains soins reçus sans participation active.8

Notre guide sur la physiothérapie pour le coup de fouet cervical détaille cette approche étape par étape.

Éviter le repos prolongé après l’évaluation : Quand une blessure exigeant une immobilisation a été écartée, une reprise graduelle du mouvement est généralement préférable au repos prolongé.8 Les comparaisons avec le collier souple favorisent surtout le mouvement pour la douleur. Elles donnent des résultats variables pour la capacité de bouger le cou2. Une autre revue favorise les soins actifs, tout en signalant des limites importantes dans les études3. Ces comparaisons ne remplacent pas une consigne de protection pour une blessure grave.

Le rôle du physiothérapeute : Lors de la première évaluation, votre physiothérapeute :

  • Évalue les symptômes et les activités devenues difficiles
  • Évalue la gravité de la blessure
  • Recherche les signes d’alarme qui demandent une consultation médicale
  • Établit un plan de traitement adapté à votre condition spécifique
  • Vous guide sur les mouvements sécuritaires et ceux à éviter temporairement

Quand le physiothérapeute vous dirige vers un médecin : Une fracture possible, un signe d’alarme ou des symptômes qui ne concordent pas avec une entorse simple demandent une évaluation médicale. Le physiothérapeute vous oriente selon l’urgence de la situation.

Notre guide sur la physiothérapie pour la douleur cervicale présente les différents soins possibles pour le cou.

Le plan peut réunir de l’information, des mouvements et des exercices. Ajouter des séances ou des interventions ne garantit pas un meilleur résultat. Une revue Cochrane de 2007 a examiné 23 études sur les coups de fouet cervicaux avec douleur seule ou signes musculaires et articulaires. Les traitements, les populations et les mesures différaient trop pour regrouper les résultats; la qualité des études était souvent faible9. Cette limite de comparaison ne signifie pas que toute la physiothérapie est inefficace.

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Dans l’essai PROMISE, 172 personnes avaient des symptômes depuis plus de trois mois et moins de cinq ans. Un programme de 20 séances d’exercices n’a pas réduit la douleur davantage qu’une séance de conseils avec soutien téléphonique, aux suivis de 14 semaines, six mois et un an10. Ce résultat concerne ces deux programmes pour des symptômes persistants, et non les soins urgents après l’accident.

Quels sont les traitements en physiothérapie pour une entorse cervicale?

La physiothérapie pour une entorse cervicale combine des conseils, des mouvements progressifs, des exercices et, au besoin, des mobilisations pour retrouver l’usage du cou. Le physiothérapeute ajuste ces soins selon les symptômes et les activités à reprendre.

Thérapie manuelle : Le physiothérapeute peut faire bouger doucement certaines articulations avec ses mains. Ces mobilisations peuvent aider à diminuer la douleur et à retrouver du mouvement, en complément de l’information et des exercices. La synthèse de Hurwitz rapporte des résultats favorables pour les interventions qui aident à reprendre les activités.8 Le professionnel vérifie la réponse au traitement et l’adapte.

Exercices progressifs : Les exercices peuvent travailler les mouvements, la force et la capacité des muscles à soutenir une activité. Le programme peut inclure le renforcement des muscles du cou et des épaules. La quantité d’exercice et sa progression s’adaptent à votre réponse. Une revue Cochrane sur les douleurs au cou persistantes rapporte des bénéfices du renforcement et de l’endurance sur la douleur et les activités. Ce résultat concerne des douleurs persistantes du cou; il ne démontre pas le même effet pour une entorse récente.11

Confort au début : Le froid peut être essayé pour soulager la douleur, et la chaleur pour la détente. Protégez la peau et arrêtez si l’application est désagréable. Dans une petite étude, une application de chaud ou de froid accompagnait un médicament; le résultat ne permet pas de séparer leurs effets.12 Ces mesures peuvent accompagner les mouvements et les exercices adaptés.8

Information et adaptation des activités : Vous pouvez discuter des gestes de travail, de la position de sommeil et des tâches quotidiennes qui augmentent la douleur. Le physiothérapeute propose des ajustements selon vos besoins. Consultez nos conseils pour votre poste de travail.

Gestion de la douleur et retour aux activités : Le physiothérapeute vous aide à comprendre les variations de douleur et à choisir les activités à reprendre. Vous ajustez ensemble leur durée et leur intensité selon votre réponse, plutôt que de suivre un rythme identique pour tous.

Protection et reprise du mouvement : Une minerve est un collier qui limite les mouvements du cou. Si un professionnel vous en a prescrit une, suivez ses consignes. Les résultats favorables au mouvement plutôt qu’au collier souple concernent des personnes dont la blessure permettait cette approche.4

Le suivi sert à vérifier les progrès : tourner la tête, dormir, travailler ou reprendre un loisir. Un symptôme nouveau ou une aggravation importante demande de réévaluer le plan.

Combien de temps dure une entorse cervicale?

La récupération après une entorse cervicale varie de quelques semaines à plusieurs mois. Pour le coup de fouet cervical, le NHS donne un repère de deux à trois mois, tout en précisant que certaines personnes gardent des symptômes plus longtemps. Ce repère ne fixe pas le délai individuel de réparation d’un ligament.

Premiers mois : La douleur et les difficultés dans les activités diminuent surtout durant les trois premiers mois après un coup de fouet cervical. Les résultats des 38 groupes suivis par Kamper diffèrent toutefois beaucoup1.

Après les premiers mois : La revue de Kamper observe peu de progrès supplémentaires en moyenne après trois mois. Cette moyenne ne signifie pas qu’une personne ne peut plus s’améliorer. Si les symptômes persistent, le suivi tient compte des activités encore difficiles.

Quels facteurs sont associés à une récupération plus difficile?

Une synthèse de 12 revues a étudié les facteurs associés à des symptômes persistants13. Une douleur plus forte et des activités plus limitées au départ, ainsi que certaines inquiétudes ou difficultés psychologiques et sociales, étaient associées à la suite de la récupération. Cette association ne prouve pas que ces facteurs causent la persistance de la douleur. Les caractéristiques de la collision et les anomalies à la radiographie ou à l’IRM n’étaient pas associées à sa persistance dans cette synthèse. Ces images restent utiles lorsqu’il faut rechercher une blessure grave.

Une évaluation précoce peut aider à préciser les signes nécessitant une orientation médicale, les activités limitées et les options de soins. Consultez aussi notre guide pour comprendre la douleur chronique.

Le programme d’exercices peut continuer à évoluer si les symptômes persistent. Une revue consacrée aux adultes avec un coup de fouet cervical persistant rapporte que les interventions axées sur les exercices du cou semblent les plus bénéfiques parmi celles examinées14. Ce résultat aide au choix des soins, mais ne fixe pas le nombre de séances nécessaire.

La reprise du travail ou des loisirs se planifie selon les gestes possibles et les réactions aux essais. Une activité peut reprendre par étapes, avec des pauses ou une durée réduite au besoin.

Savoir quoi faire après la blessure vous aide à rester actif et à reconnaître quand consulter rapidement. Votre physiothérapeute peut vous guider pour bouger de façon sécuritaire et choisir le bon moment pour consulter.3

Que faire immédiatement après une entorse cervicale?

Les soins immédiats après une blessure au cou commencent par la recherche de signes urgents, avant les exercices. Une fois une blessure grave écartée, les soins combinent le confort, les mouvements permis et une reprise graduelle des activités.

Froid et chaleur : Le froid peut être essayé pour soulager la douleur, et la chaleur pour la détente. Une étude a comparé 30 minutes de chaud et de froid chez 60 adultes avec une blessure récente du cou ou du dos; tous recevaient aussi de l’ibuprofène. La douleur a légèrement diminué dans les deux groupes, sans différence claire entre eux12. Le médicament pouvait expliquer une partie ou la totalité de ce soulagement. Placez un linge entre l’application et votre peau pour la protéger, et arrêtez si cela augmente l’inconfort.

Reprendre des mouvements doux : Après l’évaluation, reprenez les mouvements autorisés sans forcer. Le physiothérapeute peut préciser leur quantité et les ajuster selon la douleur et la capacité de bouger.

Médicaments contre la douleur : Un pharmacien ou un médecin peut vous conseiller sur l’acétaminophène ou l’ibuprofène. Respectez les doses indiquées et vérifiez si un médicament convient à votre santé et à ceux que vous prenez déjà. Une douleur très forte malgré ces mesures demande une évaluation médicale urgente.

Que faut-il éviter?

Évitez de rester immobile longtemps sans indication médicale. Dans l’essai de 1986 auprès de 61 personnes, les mouvements actifs ont donné de meilleurs résultats sur la douleur et la capacité de bouger à huit semaines que le repos avec un collier souple.4 La revue de 2021 confirme un avantage possible pour la douleur, mais des résultats variables pour le mouvement du cou2. Ces données soutiennent une reprise adaptée après l’évaluation.

N’utilisez pas une minerve pour éviter tout mouvement sans avoir reçu cette consigne. Si une minerve a été prescrite, sa durée d’utilisation dépend de la blessure : suivez les directives du professionnel, même si elles diffèrent des conseils pour une entorse simple.

Ne forcez pas un mouvement pour « tester » votre cou après le traumatisme. Si vous ne savez pas quels mouvements sont permis, demandez une évaluation avant de les essayer.

Quand consulter : Les signes d’alarme décrits plus haut demandent une évaluation urgente. Si les symptômes ne commencent pas à s’améliorer après environ une semaine, si les médicaments ne soulagent pas ou si vous êtes inquiet, consultez un professionnel, comme le recommande le NHS.

Reprise des activités : Les activités quotidiennes peuvent reprendre graduellement lorsque la blessure le permet. Un peu d’inconfort peut survenir; une aggravation importante ou un nouveau signe demande une réévaluation. Le retour se planifie selon vos tâches et vos symptômes.

La récupération et la reprise des activités varient d’une personne à l’autre. Si les symptômes persistent, le suivi s’adapte aux activités encore difficiles et à celles que vous voulez reprendre.

Si vous ressentez des symptômes d'entorse cervicale, n'hésitez pas à consulter l'une de nos cliniques Physioactif pour une évaluation complète et un plan de traitement personnalisé adapté à votre condition spécifique.

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Sur quelles sources ce guide s'appuie-t-il?

Ce guide s'appuie sur les études cliniques et les revues scientifiques listées ci-dessous, dont la plupart sont consultables en ligne.

Les références s’ouvrent dans un nouvel onglet.

  1. Kamper SJ, Rebbeck TJ, Maher CG, McAuley JH, Sterling M. Course and prognostic factors of whiplash: a systematic review and meta-analysis. Pain. 2008;138(3):617-629. (Retour aux passages : 1, 2)
  2. Christensen SWM, Rasmussen MB, Jespersen CL, Sterling M, Skou ST. Soft-collar use in rehabilitation of whiplash-associated disorders - A systematic review and meta-analysis. Musculoskelet Sci Pract. 2021;55:102426. (Retour aux passages : 1, 2, 3)
  3. Wiangkham T, Duda J, Haque S, Madi M, Rushton A. The Effectiveness of Conservative Management for Acute Whiplash Associated Disorder (WAD) II: A Systematic Review and Meta-Analysis of Randomised Controlled Trials. PLoS One. 2015;10(7):e0133415. (Retour aux passages : 1, 2, 3)
  4. Mealy K, Brennan H, Fenelon GC. Early mobilization of acute whiplash injuries. Br Med J (Clin Res Ed). 1986;292(6521):656-7. (Retour aux passages : 1, 2, 3)
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  6. Lehman A, Margetis K. Cervical Sprain. [Updated 2026-4-12]. In: StatPearls [Internet]. Treasure Island (FL): StatPearls Publishing; 2026. (Retour aux passages : 1, 2)
  7. Stiell IG, Clement CM, McKnight RD, Brison R, Schull MJ, Rowe BH, et al. The Canadian C-spine rule versus the NEXUS low-risk criteria in patients with trauma. N Engl J Med. 2003;349(26):2510-8. (Retour au passage : 1)
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  12. Garra G, Singer AJ, Leno R, Taira BR, Gupta N, Mathaikutty B, et al. Heat or cold packs for neck and back strain: a randomized controlled trial of efficacy. Acad Emerg Med. 2010;17(5):484-9. (Retour aux passages : 1, 2)
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  14. Anderson C, Yeung E, Toong T, Tong T, Reed N. A narrative review on cervical interventions in adults with chronic whiplash-associated disorder. BMJ Open Sport Exerc Med. 2018;4(1):e000299. (Retour au passage : 1)
  15. Cassidy JD, Carroll LJ, Côté P, Lemstra M, Berglund A, Nygren A. Effect of eliminating compensation for pain and suffering on the outcome of insurance claims for whiplash injury. N Engl J Med. 2000;342(16):1179-86.
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