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Périostite tibiale

C’est une inflammation de l’enveloppe du tibia qu’on appelle le périoste.

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Périostite tibiale

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Périostite tibiale : causes, symptômes et traitement complet

Synonymes: Syndrome de stress tibial médial (SSTM), shin splints

La périostite tibiale est une inflammation du périoste, la membrane qui enveloppe le tibia. Cette blessure de surutilisation touche surtout les coureurs et cause une douleur sur la face interne de la jambe. La physiothérapie permet une guérison complète dans la grande majorité des cas.

Qu'est-ce qu'une périostite tibiale?

La périostite tibiale est une inflammation de l'enveloppe osseuse du tibia. Elle survient quand les muscles de la jambe tirent de façon répétée sur cette membrane, créant une irritation progressive du périoste.

Le périoste est une membrane fine qui contient des vaisseaux sanguins et des nerfs. Ces structures nourrissent l'os et lui permettent de se réparer. Quand le périoste est irrité, il devient sensible et douloureux. Cette inflammation peut aussi affecter les zones d'insertion musculaire sur l'os.

Plusieurs muscles s'attachent sur la face interne du tibia. Le soléaire (partie profonde du mollet), le tibial postérieur et les fléchisseurs des orteils exercent une traction sur le périoste à chaque pas. Quand cette traction se répète trop souvent ou trop fort, l'inflammation s'installe progressivement.

La périostite tibiale représente 13 à 17% des blessures en course à pied.1 Elle touche entre 4% et 35% des coureurs selon les études, et jusqu'à 35% des recrues militaires.2 Cette variation importante dépend du niveau d'activité, de la technique de course et de l'historique de blessures.

Anatomie du tibia et du périoste

Le tibia est l'os principal de la jambe, supportant environ 85% du poids du corps lors de la station debout. Le périoste qui l'enveloppe joue un rôle crucial dans la réparation osseuse et la transmission des forces musculaires. Cette membrane contient de nombreuses terminaisons nerveuses, ce qui explique pourquoi la périostite est si douloureuse.

Quelles sont les causes de la périostite tibiale?

La périostite survient quand les muscles de la jambe subissent un stress répétitif trop important. Les causes principales sont un changement soudain d'entraînement, une technique de course inadéquate ou des chaussures usées. Plusieurs facteurs contribuent souvent simultanément au développement de cette blessure.

Erreurs d'entraînement

L'augmentation trop rapide du volume de course est la cause la plus fréquente. Ajouter plus de 10% de distance par semaine dépasse souvent la capacité d'adaptation des tissus. Changer de surface (passer du sentier au béton) ou d'intensité peut aussi déclencher la blessure.

Les coureurs qui débutent un programme d'entraînement intensif sans progression graduelle sont particulièrement à risque. Le passage soudain de la marche à la course, ou l'ajout d'entraînements en intervalles sans préparation adéquate, surcharge rapidement les structures de la jambe. Une douleur au genou peut aussi apparaître simultanément si la charge d'entraînement augmente trop vite.

Facteurs biomécaniques

Une pronation excessive augmente la traction sur la face interne du tibia. Un valgus du genou amplifie ce problème. L'impact au sol génère des forces de 2 à 3 fois votre poids à chaque foulée.3 Une cadence faible (moins de 160 pas par minute) augmente ces forces d'impact de façon importante.

La faiblesse des muscles stabilisateurs de la hanche peut aussi contribuer. Quand les muscles fessiers et les rotateurs externes de la hanche sont faibles, le genou tombe vers l'intérieur (valgus dynamique), augmentant le stress sur le tibia. Cette faiblesse peut aussi mener à d'autres blessures comme le syndrome fémoro-patellaire.

Équipement inadapté

Les souliers de course perdent 25 à 40% de leur capacité d'absorption après 500 à 800 km d'utilisation. Des chaussures usées ou mal adaptées à votre pied contribuent au problème. Le port de chaussures trop rigides ou trop souples pour votre type de pied peut aussi créer des compensations biomécaniques problématiques.

L'utilisation de chaussures minimalistes sans adaptation progressive est une cause fréquente de périostite. Le passage soudain à des chaussures avec moins d'amorti augmente le stress sur le mollet et le tibia.

Surfaces d'entraînement

Courir exclusivement sur des surfaces dures comme le béton ou l'asphalte augmente les forces d'impact. Varier les surfaces d'entraînement (sentiers, piste, gazon) permet de répartir le stress de façon différente et réduit le risque de blessures par surutilisation.

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Quels sont les symptômes d'une périostite tibiale?

La périostite cause une douleur diffuse sur la face interne du tibia, surtout pendant la course. La douleur s'aggrave avec l'activité et diminue au repos. Le tibia peut être sensible au toucher sur plusieurs centimètres.

Localisation typique

La douleur se situe sur la face postéro-médiale du tibia (côté interne). Elle couvre une zone de 5 à 15 cm, dans le tiers moyen ou inférieur de la jambe. Cette zone correspond à l'insertion des muscles fléchisseurs profonds du pied.

Contrairement à une douleur musculaire au mollet, la douleur de la périostite est localisée directement sur l'os et non dans le ventre musculaire. La palpation le long du bord interne du tibia reproduit la douleur.

Pattern de douleur caractéristique

Le pattern classique de la périostite suit cette progression:

  • Douleur au début de la course
  • Diminution pendant l'échauffement
  • Réapparition si l'effort se prolonge
  • Disparition avec le repos

Dans les cas sévères, la douleur persiste après l'exercice ou apparaît à la marche. La douleur peut aussi se manifester le matin au réveil ou après une période prolongée en position assise. Ces symptômes indiquent une inflammation plus importante qui nécessite une attention immédiate.

Signes à surveiller

La périostite ne cause pas d'enflure visible ni de chaleur locale. Si vous ressentez des engourdissements, picotements ou fourmillements dans la jambe, vous avez peut-être une névralgie de la jambe. Ces symptômes neurologiques suggèrent une atteinte nerveuse plutôt qu'une inflammation du périoste.

Si vous remarquez une enflure importante ou une rougeur locale, consultez rapidement. Ces signes peuvent indiquer une complication comme un syndrome de loge ou une infection, bien que ces conditions soient rares.

Différence avec d'autres douleurs de jambe

La périostite se distingue d'un claquage du mollet par sa localisation sur l'os plutôt que dans le muscle. Elle diffère aussi d'une tendinopathie du tendon d'Achille qui cause une douleur à l'arrière de la cheville plutôt que sur le tibia.

Comment différencier la périostite d'une fracture de stress?

La périostite cause une douleur diffuse sur plusieurs centimètres du tibia. La fracture de stress provoque une douleur localisée sur un point précis et fait mal au repos, parfois la nuit.

Caractéristique Périostite tibiale Fracture de stress
Zone douloureuse Diffuse (5-15 cm) Focale (moins de 5 cm)
Localisation Face postéro-médiale Souvent face antérieure
Douleur au repos Non ou légère Oui, peut être sévère
Douleur nocturne Rare Fréquente
Enflure locale Absente Parfois présente
Radiographie Normale Normale au début, puis positive

Quand l'imagerie est nécessaire

La radiographie est souvent normale dans les deux cas au début. Si votre physiothérapeute suspecte une fracture de stress après l'évaluation, une IRM peut confirmer le diagnostic.4 Cette imagerie permet de détecter les changements dans l'os avant qu'ils ne soient visibles sur une radiographie standard.

Le test du diapason est parfois utilisé en clinique pour différencier une périostite d'une fracture de stress. La vibration du diapason placé sur le tibia reproduit fortement la douleur dans le cas d'une fracture, mais pas dans le cas d'une périostite.

Quels sont les facteurs de risque?

Les principaux facteurs de risque sont l'augmentation rapide du volume de course, une biomécanique inadéquate et un historique de blessures similaires. Les femmes et les coureurs débutants sont plus à risque.

Facteurs modifiables

  • Augmentation de plus de 10% par semaine du volume ou de l'intensité
  • Souliers usés (plus de 500-800 km d'utilisation)
  • Course sur béton exclusivement sans variation de surface
  • Faiblesse des muscles du mollet et du pied
  • Cadence faible (moins de 160 pas par minute)
  • Manque de renforcement musculaire complémentaire
  • Technique de course inadéquate (attaque talon prononcée)
  • Absence de récupération adéquate entre les entraînements

Facteurs non modifiables

  • Sexe féminin (risque 1,5 à 3 fois plus élevé)
  • Historique de périostite (principal facteur de récidive)
  • Hyperpronation structurelle du pied
  • Valgus du genou
  • Dysfonction tibiale (torsion tibiale interne excessive)

Facteurs nutritionnels

Une carence en vitamine D ou en calcium peut affecter la santé osseuse et augmenter le risque de blessures de stress. Une alimentation inadéquate, surtout chez les athlètes féminines, peut compromettre la densité osseuse et ralentir la guérison.

Comment la physiothérapie traite la périostite tibiale?

Le traitement en physiothérapie comprend une analyse de la course, des exercices de renforcement et une gestion progressive de la charge d'entraînement. L'objectif est de traiter la cause, pas juste la douleur.

Évaluation complète

Votre physiothérapeute évaluera:

  • Votre historique de course et d'entraînement récent
  • La mobilité de votre cheville et de votre pied
  • La force des muscles du mollet, du pied et de la hanche
  • Votre technique de course (analyse vidéo si indiqué)
  • Les facteurs biomécaniques contributifs (pronation, valgus)
  • La souplesse des muscles de la jambe
  • La stabilité du tronc et du bassin

Cette évaluation permet d'identifier les facteurs spécifiques qui ont contribué à votre blessure. Une évaluation biomécanique détaillée peut révéler des déséquilibres musculaires ou des compensations qui doivent être corrigés.

Plan de traitement personnalisé

Gestion de la charge: Le repos complet n'est généralement pas nécessaire. Vous pouvez souvent continuer à courir en réduisant le volume et l'intensité. La règle générale est de maintenir la douleur sous 3/10 pendant et après l'activité. Exercices spécifiques: Les exercices de renforcement ciblent les muscles du mollet et du pied pour améliorer leur capacité à absorber les forces. Le renforcement des muscles de la hanche est aussi crucial pour contrôler l'alignement de la jambe. Optimisation de la technique: Augmenter votre cadence de 5-10% réduit les forces d'impact sur le tibia. Modifier votre pattern d'attaque au sol (passer d'une attaque talon à une attaque médio-pied) peut aussi diminuer le stress sur le périoste. Techniques manuelles: Mobilisation articulaire de la cheville si la dorsiflexion est limitée. Relâchement myofascial des muscles du mollet et du pied pour diminuer la traction sur le périoste. Modalités complémentaires: L'utilisation de glace peut aider à contrôler l'inflammation dans la phase aiguë. Certains physiothérapeutes utilisent aussi l'ultrason thérapeutique ou le laser pour stimuler la guérison du périoste.

Progression du traitement

La progression suit généralement ces étapes:

  • Phase aiguë (semaines 1-2): Réduction de l'inflammation, modification des activités
  • Phase de renforcement (semaines 3-4): Progression des exercices, reprise graduelle
  • Phase fonctionnelle (semaines 5-6): Retour progressif à la course, optimisation de la technique
  • Phase de prévention (semaine 7+): Maintien des acquis, progression contrôlée

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Nos physiothérapeutes peuvent évaluer votre condition et vous proposer un plan de traitement personnalisé.

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Quels exercices faire pour guérir une périostite?

Les exercices clés ciblent les muscles du mollet et du pied. La progression doit être graduelle et guidée par la douleur. Ne jamais dépasser une douleur de 3/10 pendant ou après les exercices.

Programme de renforcement du mollet

Élévations du talon (mollet):
  • Debout sur une marche, talons dans le vide
  • Monter sur la pointe des pieds lentement (2 secondes)
  • Descendre encore plus lentement (4 secondes)
  • 3 séries de 15 répétitions
  • Progression: une seule jambe, puis avec poids
Exercice excentrique du mollet:
  • Monter sur la pointe des deux pieds
  • Descendre lentement sur une seule jambe (5 secondes)
  • 3 séries de 10 répétitions par jambe
  • Cet exercice est particulièrement efficace pour renforcer le tendon

Renforcement des muscles intrinsèques du pied

Renforcement du tibial postérieur:
  • Assis avec élastique autour du pied
  • Tourner le pied vers l'intérieur et vers le bas contre résistance
  • Maintenir 3 secondes en position maximale
  • 3 séries de 15 répétitions
Exercice de l'arche (short foot):
  • Assis ou debout, pieds à plat
  • Activer l'arche du pied en rapprochant l'avant-pied du talon
  • Maintenir 5 secondes sans recroqueviller les orteils
  • 3 séries de 10 répétitions
Exercices des orteils:
  • Attraper une serviette avec les orteils
  • Séparer et écarter les orteils
  • Ces exercices renforcent les muscles fléchisseurs qui s'attachent sur le tibia

Exercices de stabilité et contrôle

Équilibre sur une jambe:
  • Tenir 30-60 secondes les yeux ouverts
  • Progresser vers yeux fermés
  • Ajouter des perturbations (lancer et attraper une balle)
Step-downs contrôlés:
  • Debout sur une marche
  • Descendre lentement en contrôlant que le genou reste aligné
  • Ne pas laisser le genou tomber vers l'intérieur
  • 3 séries de 10 répétitions
Squats sur une jambe partiels:
  • Descendre à 45-60 degrés de flexion
  • Maintenir l'alignement du genou
  • 3 séries de 10 répétitions

Renforcement de la hanche

Le renforcement des muscles de la hanche est crucial pour contrôler l'alignement de la jambe:

Abduction de la hanche (couchée sur le côté):
  • Lever la jambe du dessus vers le plafond
  • 3 séries de 15 répétitions
Pont sur une jambe:
  • Position de pont, lever une jambe
  • Maintenir 20-30 secondes
  • 3 répétitions par côté

Ces exercices aident à prévenir le valgus dynamique du genou qui augmente le stress sur le tibia.

Activités de transfert

Maintenez votre forme cardiovasculaire avec des activités sans impact: vélo, natation, elliptique ou randonnée légère. L'aquajogging (course dans l'eau profonde avec une ceinture de flottaison) est particulièrement utile car il permet de maintenir le geste de la course sans impact.

Si vous avez d'autres douleurs au membre inférieur, comme une fasciite plantaire ou une douleur au pied, ces activités de transfert permettent de maintenir la condition physique tout en protégeant les structures blessées.

Combien de temps dure la guérison?

La guérison d'une périostite tibiale prend 2 à 6 semaines avec un traitement approprié. Le retour à la course se fait progressivement sur 4 à 8 semaines.

Sévérité Durée de guérison Caractéristiques
Légère 2-3 semaines Douleur en fin d'activité seulement
Modérée 4-6 semaines Douleur pendant l'activité
Sévère 6-12 semaines Douleur au repos ou à la marche

Protocole de retour à la course

Le retour progressif à la course est essentiel pour éviter les récidives:

Semaine 1-2: Phase de repos relatif
  • Marche sans douleur 20-30 minutes par jour
  • Exercices de renforcement quotidiens
  • Activités de transfert (vélo, natation) 3-4 fois par semaine
  • Glace après les activités si nécessaire
Semaine 3-4: Phase de transition
  • Alternance marche/jogging (ex: 1 min jogging, 2 min marche)
  • Total de 15-20 minutes, 3 fois par semaine
  • Continuer le renforcement
  • Surveiller la douleur (maximum 3/10)
Semaine 5-6: Phase de progression
  • Augmentation progressive des intervalles de jogging
  • Diminution des périodes de marche
  • Total de 20-30 minutes, 3-4 fois par semaine
  • Varier les surfaces d'entraînement
Semaine 7-8: Phase de consolidation
  • Course continue de 20-30 minutes
  • Augmentation graduelle du volume (maximum 10% par semaine)
  • Intégration progressive d'intervalles légers
Semaine 9+: Retour complet
  • Retour graduel au volume d'entraînement habituel
  • Maintien du renforcement 2-3 fois par semaine
  • Surveillance continue des symptômes

Règles d'or du retour à la course

La douleur ne doit pas dépasser 3/10 pendant ou après la course. Si la douleur augmente, revenez à l'étape précédente du programme pour 3-5 jours supplémentaires. Plus de 90% des cas guérissent complètement avec un traitement conservateur.1

Ne jamais augmenter simultanément le volume ET l'intensité. Augmentez d'abord le volume (distance totale), puis seulement après 2-3 semaines, vous pouvez ajouter des intervalles ou du travail de vitesse.

Comment prévenir les récidives?

La prévention passe par une progression graduelle de l'entraînement, un renforcement régulier et une attention à la technique de course. La règle des 10% d'augmentation hebdomadaire est un bon guide de base.

Stratégies de prévention efficaces

Progression de l'entraînement:
  • Respecter la règle des 10% d'augmentation hebdomadaire
  • Ne jamais augmenter volume et intensité simultanément
  • Prévoir des semaines de récupération (diminution de 20-30% du volume) toutes les 3-4 semaines
  • Varier les types d'entraînement (course continue, intervalles, fartlek)
Surfaces et équipement:
  • Varier les surfaces (béton, terre battue, sentier, piste)
  • Remplacer vos souliers aux 500-800 km d'utilisation
  • Avoir deux paires de souliers en alternance
  • Éviter les surfaces trop dures ou inclinées de façon prolongée
Renforcement et préparation physique:
  • Maintenir le renforcement 2-3 fois par semaine même après guérison
  • Inclure des exercices de stabilité et de contrôle moteur
  • Travailler la force des muscles de la hanche
  • Maintenir la souplesse des mollets et des ischio-jambiers
Technique de course:
  • Viser une cadence de 170-180 pas par minute
  • Favoriser une attaque médio-pied plutôt que talon
  • Maintenir un tronc stable et un bassin horizontal
  • Éviter la sur-extension à l'attaque au sol

Écouter les signaux de votre corps

Une douleur légère (1-2/10) est un signal de modifier temporairement votre entraînement: réduire le volume de 20-30%, éviter les surfaces dures, ajouter une journée de repos. Si la douleur s'aggrave ou persiste malgré ces modifications, consultez un professionnel.

Les coureurs avec périostite tibiale sont aussi plus à risque de développer d'autres blessures de surutilisation comme une tendinopathie rotulienne ou un syndrome de la bandelette ilio-tibiale. Une approche préventive globale incluant le renforcement et une progression contrôlée est donc essentielle.

Surveillance à long terme

Même après guérison complète, continuez à surveiller ces indicateurs:

  • Augmentation soudaine de la raideur matinale
  • Douleur qui réapparaît après des courses longues
  • Sensibilité au toucher le long du tibia
  • Fatigue musculaire excessive

Ces signes peuvent indiquer que vous approchez de votre seuil de tolérance et qu'une modification temporaire est nécessaire.

Quand consulter un physiothérapeute?

Consultez en physiothérapie si la douleur persiste après quelques jours de repos, si elle limite vos activités ou si vous voulez reprendre la course en toute sécurité. Vous n'avez pas besoin de voir un médecin avant de consulter en physiothérapie.

Signes qui justifient une consultation

  • Douleur qui persiste plus de 3 à 5 jours malgré le repos relatif
  • Douleur qui vous empêche de courir normalement
  • Douleur présente à la marche ou au repos
  • Douleur nocturne qui perturbe le sommeil (pour éliminer une fracture de stress)
  • Récidives fréquentes malgré vos efforts de prévention
  • Désir d'optimiser votre technique de course
  • Préparation à un événement sportif spécifique (marathon, triathlon)

Ce que l'évaluation comprend

Une évaluation typique dure 45 à 60 minutes. Votre physiothérapeute examinera votre force, votre mobilité et votre biomécanique. Si pertinent, une analyse vidéo de votre course peut être réalisée pour identifier les facteurs techniques contributifs.

L'évaluation inclut aussi:

  • Tests de mobilité de la cheville (dorsiflexion)
  • Évaluation de la force du mollet et du pied
  • Tests de contrôle moteur et de stabilité
  • Analyse de l'alignement de la jambe
  • Discussion de votre programme d'entraînement

Au Québec, vous avez accès direct à la physiothérapie. Aucune référence médicale n'est nécessaire. Si votre condition nécessite une investigation plus poussée (imagerie, consultation médicale), votre physiothérapeute vous orientera vers le bon professionnel.

Options de traitement disponibles

Nos cliniques offrent plusieurs services pour traiter la périostite tibiale:

La plupart des périostites se traitent en 6 à 12 séances de physiothérapie réparties sur 6 à 8 semaines.

Questions fréquentes

Puis-je continuer à courir avec une périostite?

Vous pouvez généralement continuer à courir si la douleur reste sous 3/10 pendant et après l'activité. Réduisez le volume et l'intensité de 30-50% et évitez les surfaces dures. Si la douleur augmente, arrêtez la course et optez pour des activités sans impact.

Le port de bas de compression aide-t-il?

Les bas de compression peuvent aider certaines personnes en diminuant les vibrations musculaires et en améliorant le retour veineux. L'effet est variable selon les individus. Essayez-les pendant 2-3 semaines pour voir si vous remarquez une différence.

Dois-je appliquer de la glace ou de la chaleur?

Dans la phase aiguë (premiers jours), la glace est préférable pour contrôler l'inflammation. Appliquez 15-20 minutes, 3-4 fois par jour. Après quelques jours, la chaleur peut aider à relaxer les muscles du mollet avant les exercices.

Le taping peut-il aider?

Le taping peut offrir un soutien temporaire et diminuer la traction sur le périoste. Votre physiothérapeute peut vous montrer des techniques de taping appropriées. Ce n'est toutefois qu'un outil complémentaire et ne remplace pas le renforcement et la correction des facteurs causaux.

Combien de temps avant de pouvoir participer à une course?

Planifiez au minimum 8 à 12 semaines entre le début des symptômes et une course importante. Pour un marathon, prévoyez 12 à 16 semaines. Consultez votre physiothérapeute pour établir un plan de retour adapté à vos objectifs.

Références

  • Galbraith RM, Lavallee ME. Medial tibial stress syndrome: conservative treatment options. Curr Rev Musculoskelet Med. 2009;2(3):127-133.
  • McClure CJ, Oh R. Medial Tibial Stress Syndrome. StatPearls. 2019.
  • Heiderscheit BC, Chumanov ES, Michalski MP, et al. Effects of step rate manipulation on joint mechanics during running. Med Sci Sports Exerc. 2011;43(2):296-302.
  • Fredericson M, Bergman AG, Hoffman KL, Dillingham MS. Tibial stress reactions in runners: correlation of clinical symptoms and scintigraphy with a new magnetic resonance imaging grading system. Am J Sports Med. 1995;23(4):472-481.

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