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Douleur à la hanche : Guide complet

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Icône d'un fémur sur fond vert, guide « Douleur à la hanche : Guide complet » en physiothérapie chez Physioactif

Douleur à la hanche : Guide complet

Écrit par:
Philippe Paradis
Révisé scientifiquement par :
Stéphanie Desjardins

La douleur à la hanche peut gêner la marche, les escaliers et le sommeil. Plusieurs causes se traitent sans chirurgie. Une douleur intense après une chute, une incapacité à prendre appui ou une hanche chaude avec fièvre demande toutefois une évaluation rapide.

Pour l’arthrose, qui touche les tissus de l’articulation, les recommandations internationales incluent l’éducation et les exercices parmi les traitements de base1. Le conflit fémoro-acétabulaire, qui associe une forme osseuse particulière à des symptômes et à des signes à l’examen, peut aussi être traité sans chirurgie2. Ce guide présente les causes possibles, les signes d’alerte et les soins. Notre guide de physiothérapie pour la douleur à la hanche explique le suivi. Pour découvrir les approches utilisées, consultez notre guide complet sur la physiothérapie.

Qu'est-ce que la douleur à la hanche et d'où vient-elle?

La douleur à la hanche se ressent à l’aine, sur le côté de la hanche ou à la fesse, et peut venir de l’articulation, des muscles, des tendons ou du dos. Un tendon est le tissu qui relie un muscle à un os. L’endroit douloureux donne un indice, mais ne permet pas de poser seul un diagnostic.

Une douleur à l’aine peut orienter vers l’articulation. Une douleur sur le côté peut orienter vers les tendons des fessiers. Une douleur à la fesse peut aussi venir du dos. Plusieurs problèmes peuvent toutefois coexister. Les questions sur vos symptômes et l’examen physique permettent de départager ces causes3, 4.

10 mini-trucs pour comprendre votre douleur

Un conseil par jour pendant 10 jours pour mieux comprendre votre douleur. Environ 2 minutes de lecture.

Selon la cause, les soins peuvent comprendre des conseils, des exercices, de la physiothérapie ou un traitement médical. Le choix tient compte de la douleur, des mouvements limités et des activités que vous souhaitez reprendre.

Comment l’anatomie de la hanche aide-t-elle à comprendre la douleur?

L’anatomie de la hanche aide à comprendre les différentes sources possibles de douleur : l’articulation se trouve en profondeur, et des muscles, des tendons et de petits sacs de liquide l’entourent. La localisation de la douleur oriente l’examen sans désigner à elle seule la structure en cause. Notre page sur l’anatomie de la hanche présente ces structures en détail.

La hanche unit la tête ronde du fémur, l’os de la cuisse, à une cavité du bassin appelée acétabulum. Cette forme permet de lever la cuisse, de la reculer, de l’écarter et de la tourner. L’articulation supporte aussi le poids du corps pendant la marche, comme le décrit ce chapitre sur l’anatomie de la hanche.

Le cartilage est un tissu lisse qui recouvre les surfaces osseuses dans l’articulation et facilite leur glissement. Le labrum est un anneau de tissu résistant autour du bord de l’acétabulum. Il contribue à la stabilité de la hanche et aide à garder le liquide articulaire entre les surfaces5. Dans l’arthrose, le cartilage, l’os et les tissus voisins peuvent se modifier6.

Plusieurs groupes musculaires entourent la hanche :

  • Les muscles fessiers, à l’arrière et sur le côté, aident à reculer la cuisse, à l’écarter et à garder le bassin stable pendant la marche.

  • Les muscles fléchisseurs, à l’avant, lèvent la cuisse vers le tronc. L’iliopsoas fait partie de ce groupe.

  • Les muscles adducteurs, à l’intérieur de la cuisse, ramènent la jambe vers l’autre jambe.

  • Les muscles rotateurs profonds, sous les fessiers, aident à tourner la cuisse.

Les bourses séreuses sont de petits sacs de liquide qui facilitent le glissement entre les os, les muscles et les tendons7. La bourse trochantérienne se trouve sur le côté de la hanche, près du grand trochanter, la partie osseuse saillante où s’attachent plusieurs tendons fessiers.

L'évaluation peut considérer l'articulation, les muscles, les tendons, les bourses et les structures voisines, sans attribuer la douleur à l'une d'elles à partir de la localisation seule.

Où ressentez-vous votre douleur?

La localisation de votre douleur donne des indices importants sur sa cause. Une douleur à l'aine peut orienter vers l'articulation et une douleur latérale vers les tendons fessiers, sans permettre un diagnostic à elle seule.

Une douleur peut être ressentie à distance de la structure qui y contribue.

L’arthrose de la hanche peut produire une douleur qui descend vers le genou. Une série de 21 personnes illustre ce problème : elles avaient consulté pour le genou, mais le problème venait de la hanche. Parmi les 17 personnes opérées de la hanche dans cet établissement, 14 ont rapporté la disparition de la douleur au genou8. Cette petite étude ne permet pas de prévoir le résultat de toute douleur au genou.

Un problème du bas du dos peut aussi produire une douleur à la fesse ou à l’arrière de la hanche3. L’examen vérifie donc les régions voisines. La cuisse peut aussi présenter ses propres problèmes, expliqués dans notre guide sur la douleur à la cuisse.

Quels sont les principaux problèmes qui causent une douleur à la hanche?

Les principales causes de douleur à la hanche comprennent l’arthrose, les problèmes des tendons fessiers ou des adducteurs, la bursite et certaines blessures musculaires ou osseuses. Le conflit fémoro-acétabulaire et la hanche qui claque font aussi partie des possibilités. Les sections suivantes expliquent ces problèmes, leurs symptômes et les soins possibles.

Qu'est-ce que la bursite de la hanche?

La bursite de la hanche est une inflammation d’une bourse, qui peut devenir douloureuse et gonflée. Lorsqu’elle touche la région du grand trochanter, la douleur se situe sur le côté de la hanche.

Le syndrome douloureux du grand trochanter regroupe plusieurs causes de douleur sur le côté de la hanche, dont les problèmes des tendons fessiers et parfois une bursite. Il ne s’agit donc pas toujours d’une bourse enflammée. Dans une étude portant sur 877 personnes examinées par échographie, un examen qui produit des images avec des ondes sonores, près de 80 % n’avaient pas de bursite visible9. D’autres études utilisent des définitions différentes des anomalies à l’échographie, ce qui explique en partie les écarts entre leurs résultats10.

Les symptômes typiques incluent :

  • Douleur sur le côté de la hanche

  • Douleur augmentée en dormant sur le côté affecté

  • Douleur en montant les escaliers ou en marchant longtemps

  • Sensibilité au toucher sur le côté de la hanche

La douleur sur le côté de la hanche peut durer longtemps. Dans une étude menée en soins de première ligne, 76 % des personnes ayant répondu au questionnaire rapportaient encore une douleur après un an et 63 % après cinq ans11. Près de la moitié des personnes sollicitées n’avaient pas répondu. Ces proportions ne décrivent donc pas avec certitude l’ensemble des personnes atteintes.

Les options comprennent notamment les exercices, les conseils et, dans certains cas, une injection ou une chirurgie. Une revue de 2011 rapporte des améliorations avec plusieurs traitements, mais elle repose surtout sur de petits groupes suivis sans comparaison, avec peu de comparaisons solides entre les traitements12. L’essai sur la tendinopathie fessière, présenté plus loin, permet une comparaison plus précise entre exercices, injection et attente. Notre guide complet sur la bursite de la hanche détaille les options.

Qu'est-ce que l'arthrose de la hanche?

L’arthrose de la hanche, aussi appelée coxarthrose, touche le cartilage, l’os et les autres tissus de l’articulation6. Sa fréquence augmente avec l’âge. Elle peut produire une douleur à l’aine, une raideur ou une difficulté à marcher13.

Des signes d’arthrose peuvent aussi apparaître à la radiographie sans douleur. Dans l’étude de Framingham auprès de 978 adultes de 50 ans et plus, la fréquence ajustée pour l’âge était d’environ 20 % pour l’arthrose visible à la radiographie et de 4 % pour l’arthrose accompagnée de douleur14. L’ajustement pour l’âge permet de tenir compte de la répartition des âges dans la population étudiée.

La physiothérapie vise à diminuer les symptômes et à faciliter les activités, sans promettre de faire disparaître l’arthrose. L’activité physique peut améliorer la douleur et les capacités dans l’arthrose de la hanche ou du genou15. Les effets sur les structures de l’articulation sont moins bien établis. Les symptômes possibles comprennent :

  • Douleur à l'aine qui peut irradier vers la cuisse

  • Raideur au réveil, souvent de moins d’une heure dans les critères cliniques de 201716. Les critères plus anciens de 1991 retenaient 60 minutes ou moins17. Cette durée est un indice parmi d’autres, et non une règle qui s’applique à chaque personne.

  • Perte progressive de mobilité

  • Douleur qui augmente avec l'activité

La radiographie ne résume pas la douleur d’une personne. Dans deux grandes études, beaucoup de hanches ayant des signes d’arthrose n’étaient pas fréquemment douloureuses, et beaucoup de hanches douloureuses n’avaient pas ces signes18. L’examen physique reste donc important.

L’imagerie par résonance magnétique, ou IRM, produit des images détaillées de l’intérieur du corps. Une revue de neuf études sur l’arthrose de la hanche trouve un lien assez constant entre certaines lésions de la moelle osseuse, le tissu à l’intérieur de l’os, et la douleur. Les liens sont moins clairs pour plusieurs autres observations19. Une image peut aider à comprendre les symptômes, sans les expliquer à elle seule.

Pour l’arthrose de la hanche qui produit des symptômes, les exercices peuvent aider. La revue Cochrane de 2026 rassemble 18 études. Par rapport à l’absence de traitement, aux soins usuels ou à de brefs conseils, les exercices réduisent probablement un peu la douleur et les difficultés physiques juste après le programme. Les gains moyens sont d’environ 7 et 9 points sur 100, ce que les auteurs jugent probablement trop faible pour être important au quotidien. Par rapport à un traitement simulé ou à un temps de contact comparable avec des soignants, le bénéfice sur la douleur est moins clair, et celui sur les capacités physiques demeure faible20.

La revue de 2023 trouvait aussi de petits bénéfices, dont l’importance pour les personnes demeurait incertaine21. Ces résultats moyens n’empêchent pas une amélioration individuelle. Le suivi compare donc votre douleur et vos activités avant et après le programme. La revue de 2014 trouvait aussi une diminution de la douleur et une amélioration des capacités après le programme et trois à six mois plus tard22.

Un remplacement de hanche peut être discuté lorsque la douleur et les limitations restent importantes malgré les soins non chirurgicaux. Notre guide complet sur l’arthrose de la hanche explore les options.

Qu'est-ce que le conflit fémoro-acétabulaire?

Le conflit fémoro-acétabulaire associe une douleur de hanche, des signes à l’examen et une forme osseuse pouvant créer un contact trop précoce entre le fémur et le bassin pendant certains mouvements. Le diagnostic exige la concordance de ces trois éléments2.

La présence de cette forme osseuse ne permet pas, à elle seule, de prévoir une douleur ou une détérioration. Des formes de type came ou pince et des lésions du labrum sont aussi observées chez des personnes sans douleur23. Cela ne prouve pas que ces structures ne peuvent jamais contribuer aux symptômes. Dans une étude de 720 personnes ayant des symptômes évoquant une arthrose débutante, la forme de type pince n’était pas associée à l’apparition d’une arthrose sur cinq ans, évaluée à partir des radiographies ou d’un remplacement de hanche24. Ce résultat concerne la forme en pince dans cette population.

Il existe trois types :

  • Came : une bosse à la jonction entre la tête du fémur et son col, la partie rétrécie qui relie la tête au reste de l’os25.

  • Pince : le bord de la cavité du bassin recouvre une plus grande partie de la tête du fémur25.

  • Mixte : Combinaison des types came et pince

Les symptômes incluent :

  • Douleur à l'aine pendant ou après l'activité

  • Sensation de cliquetis ou d'accrochage

  • Raideur après être resté assis longtemps

  • Mouvements moins amples, par exemple une difficulté à lever ou à tourner la cuisse.

Une revue de 26 études portant sur 2 114 hanches sans symptômes a trouvé une forme de type came dans 37 % des hanches en moyenne. La proportion variait beaucoup : environ 55 % chez les athlètes et 23 % dans les populations générales étudiées23. Une forme osseuse particulière ne correspond donc pas automatiquement à une maladie douloureuse. Une prise en charge non chirurgicale peut être essayée selon les symptômes, l’examen et les objectifs. Notre guide complet sur le conflit fémoro-acétabulaire explique aussi les situations où une chirurgie peut être discutée.

Qu'est-ce qu'une hanche qui claque?

La hanche qui claque, aussi appelée coxa saltans, produit un claquement que vous pouvez entendre ou sentir pendant un mouvement. Ce claquement est souvent indolore. On parle de syndrome lorsque le claquement s’accompagne de douleur ou de gêne26.

Il existe trois types :

  • Externe : la bandelette iliotibiale, une bande de tissu ferme sur le côté de la cuisse, ou le bord du grand fessier passe par-dessus le grand trochanter27.

  • Interne : le tendon de l’iliopsoas, qui aide à lever la cuisse, se déplace sur les structures devant la hanche, dont la tête du fémur27.

  • À l’intérieur de l’articulation : une lésion du labrum ou un fragment de cartilage ou d’os libre dans l’articulation peut produire un accrochage. L’examen et, au besoin, l’imagerie aident à en préciser la cause27.

Les activités et les mouvements qui reproduisent le claquement sont documentés pendant l'évaluation. Le claquement survient typiquement avec des mouvements spécifiques comme se lever d'une chaise ou pivoter.

Si le claquement n'est pas douloureux, il ne nécessite généralement pas de traitement. Quand le claquement est douloureux, les activités, la force et la mobilité peuvent être évaluées avant de choisir des exercices. Notre guide complet sur le syndrome d'accrochage détaille les approches thérapeutiques.

Qu'est-ce qu'une fracture de la hanche?

Une fracture de la hanche est une cassure de l’os près de l’articulation, généralement dans le haut du fémur. Elle demande une évaluation médicale urgente. Chez les personnes âgées, elle survient le plus souvent après une chute. Une revue de 2024 rappelle que plus de 90 % des fractures de la hanche sont liées à une chute28. L’équipe médicale choisit ensuite le traitement et le moment approprié.

Les facteurs de risque recensés dans les revues systématiques incluent notamment l'âge, les chutes, la faiblesse musculaire et une faible densité osseuse, c’est-à-dire des os moins riches en matière minérale29 :

  • L'ostéoporose (os fragilisés)

  • L'âge avancé

  • Les chutes

  • La faiblesse musculaire

Certains signes peuvent faire suspecter une fracture, mais leur absence n'exclut pas une fracture occulte, c'est-à-dire une fracture qui n'apparaît pas sur la première radiographie30; une personne âgée incapable de prendre appui après une chute doit être réévaluée même si ses radiographies sont normales31 :

  • Douleur sévère à la hanche ou à l'aine après une chute

  • Incapacité de porter du poids sur la jambe

  • Jambe qui paraît raccourcie et tournée vers l'extérieur

Action requise : Après une chute ou un traumatisme, appelez les services d'urgence si la personne ne peut pas se relever, ne peut pas prendre appui sur la jambe ou présente une déformation évidente. Le moment d'une chirurgie éventuelle est décidé par l'équipe médicale selon l’état de santé de la personne et la préparation médicale nécessaire.

Après une fracture de la hanche, la réadaptation aide à reprendre les déplacements et les activités. Elle tient compte de l’état médical, des capacités avant la fracture et des objectifs de la personne. Notre guide complet sur la fracture de la hanche explique ce parcours.

Qu'est-ce que la tendinopathie des adducteurs?

La tendinopathie des adducteurs est une douleur liée aux tendons des muscles de l’intérieur de la cuisse, souvent près de leur attache au pubis, l’os à l’avant du bassin. Elle peut gêner les coups de pied, la course et les changements de direction.

Le terme « tendinopathie » décrit un problème douloureux du tendon. Il ne signifie pas qu’une inflammation ou une détérioration du tissu explique à elle seule tous les symptômes. Le diagnostic repose sur vos symptômes et l’examen32.

Les symptômes incluent :

  • Douleur à l'aine ou à l'intérieur de la cuisse

  • Douleur qui augmente avec les coups de pied, les sprints ou les changements de direction

  • Raideur matinale

  • Sensibilité au toucher près du pubis

Chez les sportifs, plusieurs facteurs sont associés à une blessure à l’aine. Ils ne prédisent pas avec certitude ce qui arrivera à une personne33 :

  • Une ancienne blessure à l’aine.
  • Une force réduite des muscles adducteurs.
  • Un niveau de compétition élevé ou moins d’entraînement propre au sport pratiqué.

Un programme peut renforcer progressivement les adducteurs et entraîner les gestes sportifs. Dans un essai portant sur 68 athlètes ayant une douleur persistante liée aux adducteurs, 23 personnes du groupe de force et de coordination ont repris leur sport sans douleur à l’aine, contre 4 dans le groupe recevant une physiothérapie sans entraînement actif. Le bilan avait lieu quatre mois après le traitement34. La coordination désigne ici la façon de faire travailler les muscles ensemble pendant les gestes. Les exercices sont adaptés à la force, aux symptômes et au sport à reprendre. Notre guide complet sur la tendinopathie des adducteurs décrit cette progression.

Qu'est-ce que la tendinopathie des fessiers?

La tendinopathie des fessiers est une douleur liée aux tendons du moyen et du petit fessier, sur le côté de la hanche. Elle fait partie du syndrome douloureux du grand trochanter. Une étude auprès de 3 026 adultes de 50 à 79 ans trouvait ce syndrome plus souvent chez les femmes : 15 % avaient un seul côté atteint et 8,5 % les deux côtés, contre 6,6 % et 1,9 % chez les hommes35. Ces chiffres décrivent le syndrome dans son ensemble, pas seulement les tendinopathies.

Le moyen et le petit fessier s’attachent au grand trochanter. Ils aident à écarter la cuisse et à maintenir le bassin pendant la marche ou l’appui sur une jambe36.

Les symptômes typiques :

  • Douleur sur le côté de la hanche
  • Douleur en dormant sur le côté affecté

  • Douleur en montant les escaliers

  • Douleur en marchant longtemps

  • Douleur nocturne qui perturbe le sommeil

La douleur peut perturber le sommeil, les escaliers et les promenades. Une hausse des symptômes ne prouve pas à elle seule que le tendon se détériore. L’IRM peut montrer des anomalies dans des hanches douloureuses et dans des hanches indolores37. Ces observations doivent être interprétées avec vos symptômes et votre examen.

Un essai a réparti au hasard 204 personnes de 35 à 70 ans ayant une tendinopathie fessière et une douleur depuis plus de trois mois. Le programme combinait 14 séances de conseils et d’exercices sur huit semaines. À huit semaines, ce groupe rapportait moins de douleur et une meilleure amélioration globale que les groupes ayant reçu une injection de cortisone ou une approche d’attente. La cortisone est un médicament qui réduit l’inflammation. À 52 semaines, l’amélioration globale restait supérieure avec les conseils et les exercices, mais la douleur moyenne ne différait pas clairement de celle du groupe injection38. L’amélioration globale reflète le jugement des personnes sur l’évolution de leur problème, et non seulement leur douleur. Notre guide complet sur la tendinopathie des fessiers explique les exercices et les adaptations possibles.

Qu'est-ce qu'un claquage des adducteurs?

Un claquage des adducteurs est une blessure soudaine des muscles de l’intérieur de la cuisse. Il peut survenir lors d’un sprint, d’un tir au soccer ou d’un changement de direction. Une analyse vidéo de 17 joueurs professionnels de soccer blessés au long adducteur décrit surtout des changements de direction, des coups de pied, des gestes pour atteindre le ballon et des sauts39. Dans ces situations, le muscle peut se contracter rapidement pendant qu’il s’allonge.

Les grades 1 à 3 décrivent habituellement la gravité d’une blessure musculaire. Leur sens varie toutefois selon le classement utilisé. Une revue a recensé 24 systèmes de classement et des résultats inconstants pour prévoir le retour au sport40. L’IRM apporte des informations utiles, mais les décisions tiennent aussi compte de la douleur, de la force et des gestes possibles41 :

  • Grade 1 : une atteinte légère, avec une douleur et une perte de capacité généralement limitées.

  • Grade 2 : une déchirure partielle, qui laisse une partie du muscle ou de son attache intacte.

  • Grade 3 : une rupture complète du muscle ou de son attache. Une évaluation médicale est nécessaire.

Les symptômes incluent :

  • Douleur soudaine et vive à l'aine ou à l'intérieur de la cuisse

  • Sensation de claquement possible au moment de la blessure.

  • Ecchymose (bleu) qui peut apparaître après quelques jours

  • Difficulté à marcher ou à écarter la jambe

Au début, protégez la région des gestes franchement douloureux. Le retour se prépare progressivement, selon la gravité de la blessure, la marche et les autres mouvements possibles.

Le retour aux activités se décide selon la marche, la force, les gestes requis et la réponse aux efforts :

  • Déchirure légère à modérée : le suivi vérifie la marche, la force et la tolérance aux gestes du sport, comme accélérer, changer de direction ou frapper le ballon.

  • Déchirure complète : le médecin précise le traitement et le suivi avant une reprise des efforts importants.

Une reprise trop rapide peut augmenter les symptômes. Les décisions de retour s’appuient sur les gestes du sport et les capacités retrouvées, avec l’examen et l’imagerie lorsque celle-ci est utile41. Notre guide complet sur le claquage des adducteurs décrit la progression.

Quand devriez-vous consulter un médecin?

Une consultation médicale est indiquée si votre douleur à la hanche persiste, s’aggrave ou s’accompagne de signes préoccupants, comme une fièvre, une perte de poids inexpliquée ou une douleur après une chute. Une douleur qui vous réveille sans être soulagée par une autre position, ou une nouvelle douleur avec des antécédents de cancer, mérite aussi une évaluation.

Après une chute, l'incapacité de porter du poids, une jambe raccourcie ou tournée vers l'extérieur sont des signes d'alerte qui font suspecter une fracture de la hanche et justifient une évaluation urgente; leur absence n'exclut pas une fracture occulte.

Une douleur intense apparue soudainement sans blessure, une hanche gonflée et chaude, ou une douleur à la hanche avec fièvre et malaise demande une consultation urgente. Allez à l’urgence si vous ne pouvez pas marcher ou prendre appui, même sans blessure. Après une chute ou une blessure, une douleur intense, de nouveaux picotements ou engourdissements, ou une perte de sensibilité de la hanche ou de la jambe demandent aussi une évaluation à l’urgence. Appelez le 911 si vous ne pouvez pas vous déplacer de façon sécuritaire. Une faiblesse soudaine doit aussi être évaluée sans attendre. Ces distinctions suivent les signes d’alerte du service public de santé britannique. Les autres signes préoccupants incluent :

  • Douleur nocturne sévère qui ne change pas avec les positions

  • Perte de poids inexpliquée avec douleur à la hanche

  • Antécédents de cancer avec nouvelle douleur à la hanche

Rassurez-vous : plusieurs douleurs à la hanche ne relèvent pas d'une urgence, mais les signes précédents exigent l'évaluation indiquée.

Comment les professionnels diagnostiquent-ils la douleur à la hanche?

Les professionnels déterminent la cause probable d’une douleur à la hanche avec vos symptômes, l’examen physique et, au besoin, des images médicales. L’imagerie est surtout utile lorsque son résultat peut changer le traitement. Votre professionnel vous posera des questions sur :

  • Où exactement vous ressentez la douleur

  • Quand elle a commencé

  • Ce qui l'aggrave et ce qui la soulage

  • Vos activités et sports pratiqués

L'examen physique comprend plusieurs tests spécifiques :

  • Test FADIR : le professionnel plie votre hanche, rapproche la cuisse de l’autre jambe et la tourne vers l’intérieur. Il vérifie si ces mouvements reproduisent votre douleur. Ce test ne confirme pas seul un diagnostic.

  • Test FABER : le professionnel place votre cheville près du genou opposé et laisse le genou testé s’ouvrir sur le côté. Il observe le mouvement et l’endroit douloureux, puis compare ces informations aux autres résultats.

  • Test de Trendelenburg : le professionnel regarde si le bassin descend du côté de la jambe levée quand vous êtes en appui sur une jambe. Ce signe ne mesure pas à lui seul la force d’un muscle ou l’état d’un tendon.

  • Palpation : le professionnel touche les muscles, les tendons et le grand trochanter pour repérer les zones sensibles.

Une étude de 72 personnes de plus de 40 ans ayant une douleur d’un seul côté a proposé un regroupement de cinq signes pour repérer l’arthrose visible à la radiographie42 :

  • La personne rapporte que s’accroupir augmente sa douleur.
  • Lever soi-même la cuisse produit une douleur sur le côté de la hanche.
  • Un mouvement guidé par le professionnel, avec pression dans l’axe de la cuisse et rapprochement vers l’autre jambe, produit une douleur à l’aine ou sur le côté.
  • Reculer soi-même la cuisse produit une douleur à la hanche.
  • La rotation de la cuisse vers l’intérieur, réalisée par le professionnel, ne dépasse pas 25 degrés.

Dans cette étude, au moins quatre de ces cinq signes faisaient passer la probabilité d’arthrose radiographique de 29 % à 91 %. Cette estimation était imprécise, et les auteurs demandaient une validation avant l’utilisation courante du regroupement. Ces tests doivent être interprétés par un professionnel.

L'imagerie n'est pas toujours nécessaire. Elle est indiquée quand :

  • Des signes d’alerte font suspecter une fracture, une infection ou une autre cause nécessitant une évaluation médicale.

  • La douleur ou les capacités n’évoluent pas comme prévu et le résultat pourrait changer le traitement.

  • Une décision chirurgicale doit être prise

Les radiographies montrent les os et certains signes d’arthrose. L’IRM peut aussi montrer les muscles, les tendons, le labrum et d’autres tissus. Le professionnel compare toujours les images aux symptômes et à l’examen3.

Pourquoi l'imagerie ne prédit-elle pas toujours la douleur?

Des formes de type came ou pince existent chez des personnes sans douleur. Une revue de 26 études portant sur des hanches sans symptômes montre que l’image doit être interprétée avec les symptômes et l’examen23. Notre article l’imagerie médicale vous aide-t-elle vraiment pour vos bobos explique cette distinction.

Par exemple :

  • Une forme de type came était présente dans 37 % des hanches en moyenne, avec de grands écarts entre les études23.

  • Une forme de type pince était présente dans environ 67 % des hanches des études qui la mesuraient. Seulement quatre études la décrivaient, avec des définitions différentes23.

  • Une lésion du labrum était visible dans environ 68 % des hanches des sept études qui l’évaluaient par IRM23.

Ces observations ne permettent pas, à elles seules, d’expliquer la douleur d’une personne. Elles n’excluent pas non plus qu’une structure puisse contribuer à ses symptômes.

La douleur comprend des sensations et des émotions. Elle peut être influencée par les tissus et les nerfs, mais aussi par le stress, les attentes, le travail et les relations43, 44. Cela ne rend pas la douleur imaginaire. Une même observation sur une image peut s’accompagner d’expériences différentes.

Si votre rapport d’imagerie mentionne de l’usure, de l’arthrose ou des changements dégénératifs, c’est-à-dire des modifications des tissus, demandez comment ces observations correspondent à vos symptômes et à l’examen. Notre article est-ce réellement votre arthrose qui vous fait mal approfondit la question.

Comment la physiothérapie et les exercices aident-ils à gérer la douleur à la hanche?

La physiothérapie aide à gérer certaines douleurs à la hanche avec des conseils, des exercices adaptés et, selon le problème, des techniques manuelles. Pour l’arthrose, l’éducation et les exercices font partie des traitements de base recommandés1. Pour la tendinopathie fessière, un programme de conseils et d’exercices a amélioré la douleur et l’évolution rapportée par les personnes38. Les autres diagnostics demandent des soins adaptés.

Les composantes principales du traitement en physiothérapie :

Éducation

Le physiothérapeute explique la cause probable, les options et les signes à surveiller. Il vous aide à choisir les activités à maintenir ou à modifier. Par exemple, le plan peut répartir les promenades en sorties plus courtes si une longue marche augmente durablement la douleur.

Exercices progressifs

Les exercices travaillent les capacités limitées à l’examen. Ils peuvent renforcer les fessiers, faciliter les mouvements de la hanche et entraîner des gestes comme se lever d’une chaise ou monter une marche.

Thérapie manuelle

10 mini-trucs pour comprendre votre douleur

Un conseil par jour pendant 10 jours pour mieux comprendre votre douleur. Environ 2 minutes de lecture.

Le physiothérapeute peut utiliser ses mains pour mobiliser doucement la hanche, c’est-à-dire accompagner ses mouvements. Dans l’arthrose légère à modérée avec douleur ou mouvements limités, les recommandations de 2017 incluent la thérapie manuelle pour améliorer la douleur et la mobilité16. Son ajout aux exercices ne donne toutefois pas toujours un bénéfice supplémentaire. L’utilité est réévaluée selon votre réponse. Notre guide complet sur la thérapie manuelle décrit ces techniques.

Gestion de la charge

La gestion de la charge consiste à ajuster la quantité et l’intensité des activités. Le suivi tient compte des symptômes pendant l’effort et après. Le plan peut réduire temporairement une distance de marche, le nombre d’escaliers ou la résistance d’un exercice, puis augmenter l’effort selon la tolérance.

Pour la tendinopathie des fessiers, les conseils portent notamment sur les activités et les positions qui augmentent les symptômes. Dans l’essai comparatif, le programme de conseils et d’exercices a donné une meilleure amélioration globale à 52 semaines que l’injection, alors que la douleur moyenne ne différait pas clairement entre ces deux groupes38. Ces résultats n’indiquent pas un effet universel de la cortisone sur l’état du tendon.

Quels exercices spécifiques aident?

Les exercices peuvent renforcer les fessiers et les adducteurs, améliorer les mouvements de la hanche et entraîner le contrôle du tronc. Le choix dépend des mouvements limités et des activités à reprendre. Les exemples suivants sont à adapter avec le physiothérapeute; ils ne conviennent pas automatiquement après une fracture ou une rupture complète.

Renforcement des muscles fessiers

Pour travailler les fessiers sur le côté de la hanche, vous pouvez écarter lentement la jambe du dessus en position couchée sur le côté, puis la redescendre. Le bassin reste stable. L’Académie américaine des chirurgiens orthopédistes présente cet exercice dans son programme de renforcement de la hanche. D’autres options comprennent les élévations de jambe debout, les pas sur le côté avec une bande élastique et les petits accroupissements sur une jambe avec appui. Notre guide sur les exercices de renforcement et d’endurance explique la progression.

Travail des adducteurs

Pour travailler les adducteurs, un exemple consiste à vous coucher sur le côté, à plier la jambe du dessus devant vous, puis à soulever doucement la jambe du dessous restée allongée. Redescendez lentement. Ce mouvement figure dans le programme de hanche de l’Académie américaine des chirurgiens orthopédistes. Selon les symptômes, le physiothérapeute peut aussi choisir une contraction sans mouvement, puis ajouter une résistance.

Mobilité de la hanche

Les exercices de mobilité travaillent les mouvements limités. Par exemple, en position couchée sur le dos, vous pouvez plier la hanche et ramener doucement le genou vers la poitrine, dans une zone confortable (exemple du programme de hanche). Le choix dépend de l’examen, car certaines positions peuvent reproduire une douleur de conflit ou de tendon.

Stabilité du tronc

Le contrôle du tronc aide à garder le bassin stable pendant un geste. Le physiothérapeute peut, par exemple, vous faire pratiquer une montée de marche en observant le bassin et le tronc, puis ajuster l’appui ou la hauteur de la marche.

Points importants à retenir :

  • Pour la douleur sur le côté de la hanche : repérez les positions qui l’augmentent, comme dormir sur le côté douloureux. Changez temporairement de position si elle vous gêne, puis réévaluez sa tolérance. Les conseils sur les positions et la progression des exercices faisaient partie du programme étudié pour la tendinopathie fessière38.

  • Pour les tendinopathies : augmentez l’effort selon les symptômes et les activités visées. Une hausse nette et persistante des symptômes invite à réduire ou à modifier le prochain effort. Notre guide sur la progression des exercices en réadaptation explique comment ajuster les exercices.

  • Pour l’arthrose : les exercices restent recommandés même si les gains moyens de douleur et de capacités sont souvent modestes20. Une analyse portant sur l’arthrose de la hanche ou du genou montre que les personnes ayant plus de douleur et de limitations au départ bénéficiaient généralement davantage des exercices, surtout à court terme45. Les mécanismes précis de ces améliorations ne sont pas tous connus.

Un physiothérapeute peut évaluer vos symptômes et vous proposer un programme adapté. Notre guide sur la physiothérapie pour la douleur à la hanche décrit l’évaluation et le suivi.

Peut-on traiter soi-même la douleur à la hanche?

Vous pouvez parfois diminuer l’inconfort en conservant les mouvements tolérables et en réduisant temporairement les activités qui aggravent nettement la douleur. Une promenade plus courte ou des pauses entre les tâches peuvent être des essais utiles. Une douleur qui s’aggrave, gêne le sommeil ou ne s’améliore pas après deux semaines de soins à la maison mérite une consultation (repères du service public de santé britannique). Après une blessure ou devant un signe d’alerte, suivez les consignes d’évaluation urgente présentées plus haut.

Le physiothérapeute vérifie si la douleur semble venir de l’articulation, d’un tendon, d’un muscle ou d’une région voisine. Il recherche les signes qui demandent un avis médical et choisit des exercices adaptés à votre situation.

Notre approche comprend une évaluation et un programme à domicile révisé selon les changements observés.

La physiothérapie fonctionne-t-elle vraiment pour la douleur à la hanche?

La physiothérapie peut améliorer la douleur et les activités dans plusieurs problèmes de hanche, avec des résultats qui dépendent du diagnostic et du programme. Dans l’arthrose, les exercices donnent en moyenne de petits bénéfices par rapport à l’absence de traitement, aux soins usuels ou à de brefs conseils20. Pour la tendinopathie fessière, le programme de conseils et d’exercices a obtenu de meilleurs résultats de douleur et d’amélioration globale à huit semaines que l’injection ou l’attente38. Dans le conflit fémoro-acétabulaire, la physiothérapie peut améliorer la douleur et les capacités et peut être essayée avant d’envisager une chirurgie25. Notre page sur la physiothérapie pour la douleur à la hanche détaille le suivi.

Des exercices, de l'éducation ou une intervention manuelle peuvent être retenus séparément ou ensemble selon le diagnostic, les objectifs et la réponse observée.

Le suivi tient compte de l'évolution des symptômes, des activités visées et de la réponse au programme. Une évaluation complète permet d'adapter le traitement à votre situation spécifique.

Quels sont les mythes courants sur la douleur à la hanche?

Les mythes les plus courants sur la douleur à la hanche sont de croire que la hanche est une articulation fragile, qu'une anomalie vue à l'imagerie explique forcément la douleur, que le repos vaut mieux que le mouvement, et que la chirurgie finit toujours par s'imposer. Ces idées doivent être nuancées à partir du diagnostic, de l'imagerie, des options de traitement et des objectifs de la personne.

« Ma hanche douloureuse est forcément fragile. » La douleur seule ne permet pas de mesurer la solidité d’un os ou d’un tendon. L’examen recherche les signes d’une blessure, notamment après une chute.

« L’image explique forcément ma douleur. » Des formes de type came ou pince et des lésions du labrum existent chez des personnes sans douleur23. Le résultat doit être comparé aux symptômes.

« Le repos complet vaut toujours mieux que le mouvement. » Dans l’arthrose et la tendinopathie fessière, les exercices adaptés peuvent aider20, 38. Une fracture ou une rupture complète demande toutefois une évaluation avant la reprise.

« La chirurgie est inévitable. » Plusieurs soins non chirurgicaux sont possibles. Une chirurgie reste une option quand elle est indiquée, selon le diagnostic, les limitations et les préférences2, 6.

Comment évolue la douleur à la hanche?

L’évolution de la douleur à la hanche dépend de sa cause : les tendinopathies peuvent durer plusieurs mois, l’arthrose peut fluctuer, et une fracture demande une récupération suivie par une équipe de soins. Les capacités à marcher, dormir et reprendre vos activités permettent de suivre les changements.

Tendinopathie fessière: évolution et suivi

La tendinopathie fessière peut durer plusieurs mois. Dans l’essai de conseils et d’exercices, une amélioration était déjà mesurée à huit semaines, mais le suivi se poursuivait jusqu’à un an38. Le suivi individuel compare la douleur, le sommeil et les activités importantes, sans fixer une même date de récupération pour tous.

Arthrose de la hanche

L’arthrose de la hanche n’évolue pas de la même façon chez tout le monde. Une revue de 57 articles portant sur 154 facteurs trouve des résultats surtout limités ou contradictoires. Elle relève toutefois des associations plus constantes entre certaines autres maladies et une aggravation clinique, ainsi qu’entre des signes radiographiques avancés et le recours au remplacement de hanche46. Le choix des soins tient compte de la douleur, des activités limitées, de l’état de santé et des préférences.

Conflit fémoro-acétabulaire

Les soins non chirurgicaux peuvent améliorer la douleur et les capacités dans le conflit fémoro-acétabulaire25. Si les limitations restent importantes, un avis chirurgical peut être discuté après vérification du diagnostic et des traitements essayés.

Tendinopathie fessière: comparaison à 52 semaines

À 52 semaines, les conseils et les exercices avaient donné un meilleur résultat global rapporté que l’injection de cortisone ou l’attente surveillée. Ce résultat global ne prédit pas l’évolution individuelle.

Fracture de la hanche

Après une fracture de la hanche, beaucoup de personnes ne retrouvent pas toutes leurs capacités de déplacement antérieures. Une revue de 29 essais souligne que les études mesurent surtout la vitesse de marche dans un cadre clinique, ce qui décrit imparfaitement les déplacements dans la vie quotidienne47. Le suivi tient compte de la marche avant la fracture, de l’état médical et des objectifs pour adapter la réadaptation.

Les éléments à discuter et à suivre avec votre professionnel :

  • Objectifs et préférences discutés avec la personne

  • Activités que la personne souhaite maintenir

  • Informations comprises et questions restantes

  • Soutien disponible selon les besoins

  • Pensées et inquiétudes au sujet de la douleur, décrites sans blâmer la personne

Que devriez-vous retenir et comment agir?

Les actions à retenir pour une douleur à la hanche sont de maintenir les activités tolérables, de faire évaluer une douleur persistante et de consulter rapidement devant un signe d’alerte. Les soins dépendent de la cause. Une douleur seule ne prouve pas que la hanche est fragile. La chirurgie reste utile dans certaines situations.

Comment prévenir la douleur à la hanche?

L’activité physique et le renforcement soutiennent les capacités de la hanche, mais aucun programme ne garantit d’éviter toute douleur. Les choix suivants aident à préparer les activités et à ajuster l’effort à votre situation.

Choisissez une activité adaptée

L’activité régulière peut soutenir la force et la mobilité. Chez les personnes atteintes d’arthrose de la hanche ou du genou, elle peut réduire la douleur et améliorer les capacités physiques par rapport à une activité moindre15. La marche, la natation ou le vélo sont des possibilités à choisir selon votre santé, vos capacités et vos préférences.

Travaillez la force selon les besoins

Le renforcement des fessiers peut préparer des gestes comme monter un escalier ou se lever d’une chaise. Les exercices et leur fréquence dépendent de vos capacités et de vos objectifs. Ce travail ne garantit pas l’absence de douleur.

Ajustez les changements de charge

Augmentez progressivement la durée ou l’intensité des activités selon votre tolérance. Si une douleur apparaît après un changement important d’effort, discutez de cet ajustement avec votre professionnel.

Discutez du poids sans l'isoler

Le poids peut être discuté avec respect selon le diagnostic et les objectifs. Il fait partie de plusieurs facteurs et n’explique pas à lui seul la douleur d’une personne.

Préparez les gestes sportifs

Un échauffement reprend progressivement les gestes prévus, par exemple marcher avant de courir. Son effet sur les blessures dépend du programme et du sport. Une revue de 2006 portant sur cinq essais trouvait moins de blessures dans trois essais et aucun effet clair dans deux. Les résultats penchaient en faveur d’un bénéfice, mais les auteurs jugeaient les preuves insuffisantes pour recommander ou abandonner systématiquement l’échauffement à des fins préventives48.

Faites réévaluer une douleur persistante

Une douleur qui dure, revient souvent ou limite vos activités mérite une nouvelle évaluation. Le professionnel vérifie le diagnostic, la progression et les ajustements possibles.

Quelles questions poser à votre professionnel de santé?

Ces questions peuvent vous aider à participer aux décisions. Voici des questions utiles :

  • Quelle est la cause la plus probable de ma douleur? Demandez une explication claire.

  • Quelles preuves appuient ce diagnostic? Est-ce basé sur l'examen physique? L'imagerie? Demandez comment l'histoire, l'examen et l'imagerie appuient ou limitent l'hypothèse.

  • Comment mon problème peut-il évoluer? Quels changements devrions-nous suivre et quand réévaluer le plan?

  • Quels signes d’alerte dois-je surveiller? Quels symptômes devraient me ramener consulter?

  • Comment puis-je rester actif en toute sécurité? Quelles activités puis-je continuer? Lesquelles modifier temporairement?

  • Pourquoi recommandez-vous ce traitement? Quelles sont les alternatives? Quelles sont les preuves de son efficacité?

  • Quand devrais-je revenir si ça ne s'améliore pas? Combien de temps donner au traitement avant de réévaluer?

Quels sont les points clés à retenir?

1. L’examen tient compte de vos capacités. La marche, les escaliers et les mouvements de la hanche aident à choisir les soins.
2. Plusieurs soins sont possibles sans chirurgie. Les exercices, les conseils et certains traitements médicaux sont choisis selon le diagnostic.
3. Le mouvement peut être adapté. Ajustez l’activité aux capacités et à la réponse aux efforts.
4. L’image n’explique pas toute la douleur. Certaines observations existent aussi chez des personnes sans symptômes.
5. Les bénéfices dépendent du problème traité. Les résultats des exercices pour l’arthrose ne sont pas ceux du programme pour une tendinopathie fessière.
6. Les signes d’alerte demandent une action. Une incapacité à marcher ou à prendre appui exige une évaluation à l’urgence, même sans blessure. Une hanche gonflée et chaude, ou une douleur à la hanche avec fièvre et malaise demande aussi une consultation urgente.
7. Une tendinopathie se suit avec des repères concrets. Comparez la douleur, le sommeil et les activités plutôt qu’une date de récupération fixe.
8. Vos préférences comptent. Discutez de vos objectifs, de vos inquiétudes et des ajustements possibles sans vous attribuer la responsabilité de l’évolution.

Ces principes ne garantissent pas une guérison rapide pour tous. La douleur à la hanche reste complexe et parfois tenace. Ces repères peuvent soutenir des décisions plus éclairées pendant le suivi.


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Références

Les références s’ouvrent dans un nouvel onglet.

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